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Lettre de Droit -Solidarité

Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 18:00

 

aijd LALETTREde DROIT-SOLIDARITE

(Association adhérente à l'Association Internationale des Juristes Démocrates)

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c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - neuvième année. Septembre 2012 n° 102

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SI VITE, L'USURE DU POUVOIR ? Deux courbes qui se croisent : le chômage en hausse et la popularité présidentielle en baisse. On peut voir une cohérence dans cette complémentarité inverse. Mais on peut aussi nous répondre que l'un ne suffit pas à expliquer l'autre, parce que la hausse du chômage n'est pas le fait du nouveau pouvoir mais des effets à retardement de l'ancien; Mais la courbe en baisse exprime alors d'autres déceptions, peut-être à la mesure d'illusions perdues.On dit que les peuples ne font pas leur éducation politique à l'écoute de discours mais à l'épreuve de leur expérience..Ne font-ils pas celle de la différence entre alternance et alternative ? S'agit-il seulement aujourd'hui de gérer mieux qu'hier ? Plus « socialement »? Rendre l'austérité plus digérable ? Ou de rompre avec toutes les malfaisances de la loi des « marchés » ? Y a-t-il une façon moins bonne ou meilleure de renoncer à la maîtrise de notre budget ou faut-il refuser d'y renoncer ? Seulement retirer nos troupes d'Afghanistan, en continuant à y financer l'OTAN ou rompre avec l'OTAN ? Et la même question se poserait dans un tour d'horizon complet de l'actualité politique et de ses impératifs de choix, qui ne doivent pas être seulement quantitatifs mais qualitatifs. Si l'expérience populaire débouche sur l'exigence de plus de souveraineté populaire elle aura été positive. Mais elle peut aussi être récupérée par les prédateurs populistes. Alors il y a urgence.. .

IMPRESCRIPTIBLE ET INALIENABLE Exiger un référendum sur la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité est un minimum. En effet, dès lors qu'il comporte des mutilations de la souveraineté nationale, seul le peuple peut en décider. C'est la conséquence évidente de l'article 3 de la Constitution, aux termes duquel la souveraineté nationale appartient au peuple français. Certes il l'exerce par ses représentants élus. Mais ceux-ci n'ont de compétence et de pouvoir que comme moyen pour le peuple d'exercer sa souveraineté et non d'en disposer pour l'aliéner. D'ailleurs même en l'absence d'une telle disposition, le droit des peuples à la maîtrise de leurs affaires est un droit fondamental résultant de la Charte des Nations Unies. Il fait partie de l'ordre public international, et comme tout droit d'ordre public, il ne peut y être valablement ni dérogé ni renoncé. Cela est du même ordre que l'interdiction de l'esclavage :Si quiconque acceptait de se réduire en esclavage, son accord serait nul. Il en est d'ailleurs de même pour cette forme légale de l'esclavage qu'est le salariat : la portée d'ordre public du Code du Travail fait qu'un salarié qui accepterait d'y renoncer pourrait néanmoins s'en prévaloir. En matière de maîtrise collective des peuples sur eux-mêmes, c'est dès la constitution de 1791 que la souveraineté de la nation était proclamée comme « imprescriptible et inaliénable ». Il en résulte que même si le référendum concluait en faveur du renoncement, fut-il partiel, ce serait nul, et à tout moment le peuple pourrait reprendre sa liberté..Raison de plus pour que les parlementaires ne puissent pas s'arroger le droit de disposer de cette souveraineté à la place du peuple au nom duquel leur mandat électif ne leur donne aucun pouvoir de le faire .

LES VRAIS DETENTEURS DU POUVOIR SUPREME Le principe fondamental de la démocratie doit être que le pouvoir suprême appartient au collectif de ses représentants, c'est-à-dire l'Assemblée Nationale. C'était le cas de la 4è et ce n'est pas un des moindres vices de la 5è que d'y avoir substitué la suprématie du Président et du gouvernement. On a même pu dire que l'existence d'un Conseil Constitutionnel non élu et s'inscrivant en autorité de contrôle; donc en contre-pouvoir était contraire à l'exigence de la suprématie de l'Assemblée. Mais voilà que se découvre un autre pouvoir de censure de l'Assemblée Nationale, supérieur même au Président de la République et au Conseil Constitutionnel. Un parlementaire du Front de Gauche ayant prétendu déposer une proposition de loi remettant en question la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité les députés n'ont pas eu le droit d'en débattre parce que le projet n'a pas pu franchir l'épreuve et le barrage..de l'enregistrement, au motif que ce ne serait pas permis par la constitution ! On aurait pu penser que, ne s'agissant que d'une proposition, il ne devait pas être interdit aux parlementaires d'en délibérer. Et si elle était anticonstitutionnelle, mais néanmoins adoptée; de la faire censurer par le Conseil Constitutionnel. Non : il y a un juge préalable, qui est juge de l'interprétation de la constitution, et décideur de ce que les parlementaires ont le droit d'examiner ou non. C'est le bureau d'enregistrement. Vive la République !



INVESTISSONS LES INVESTISSEURS ! Il est actuellement beaucoup question des «investisseurs ». Si vous cherchez dans un grand Larousse pas trop récent, vous ne trouverez pas ce mot. Mais vous trouverez le mot « investir », avec deux sens possibles : mil (itaire). « Cerner» et fin(ancier). « Placer des fonds », avec la précision (anglicisme de « to invest ». Dont acte. Donc, placer des fonds est un mot venu soit de Wall Street soit de la Cité, mais en bon vieux français, cela veut dire cerner, faire le siège, pour obliger à capituler et conquérir. et au Robert contemporain, est rappelée l'étymologie, de «vêtir», prendre le vêtement qui constitue l'attribut du pouvoir. Donc les investisseurs n'investissent, placent des fonds, que pour investir, prendre possession..D'ailleurs, n'a-t-on pas lu récemment qu'en Espagne, le peuple investit la rue ? Alors à investisseurs, investisseurs et demi ! :

SI PEU DE PERSONNEL POUR TANT DE TRAVAIL ! La formule peut surprendre en période de chômage en hausse. Car le chômage, c'est beaucoup de monde pour peu de travail. Mais là c'est de la police qu'il s'agit : il faut augmenter les effectifs, car comment voulez-vous qu'ils puissent faire face à tout le travail qu'ils ont ? Certes, les termes sont exacts : plus de travail que de monde pour le faire. Mais si contre le chômage on ne peut pas réduire le nombre de demandeurs d'emploi, et la seule variante possible c'est de trouver du travail à donner, ici c'est le contraire : pour rétablir l'équilibre, il faut augmenter le personnel. Comme si l'autre solution n'était pas de diminuer le travail à faire ? Le chômage est une maladie d'une société en crise, mais la surcharge de travail de police l'est tout autant. Pour réduire ce travail, il suffirait qu'il y ait moins de délinquance, et pour cela, qu'il y ait moins de causes de désespérance, que baisse l'invasion de la violence dans les films télé et les jeux vidéo, que les trésors d'énergie de la jeunesse trouvent des objets constructifs de réalisation dont la frustration tient une si grande part dans leur dévoiement. Mais vous rendez-vous compte de ce que vous proposez ? Non seulement il n'y aura plus de manque de policiers, mais vous allez en mettre au chômage !

LE « RITZ » EN TRAVAUX, LE « RITZ » EN MEMOIRE L'Hotel Ritz, Place Vendôme à Paris, va faire peau neuve, pour garder ses galons de palace. Mais qui sait encore que pendant l'occupation il était un des Q.G. de la Wehrmacht, mitoyen du ministère de la Justice ? Et qu'il l'était encore quand, tout à côté, à leur barbe, en juillet 44, quatre avocats, Marcel Willard, Joe Nordmann, Pierre Kaldor, et Solange Morin (devenue plus tard Bouvier Ajam), révolver en poche se faisaient ouvrir la porte du ministère par le magistrat résistant René Brunet qui les attendait, et, montant à l'étage, mettaient en état d'arrestation le ministre kollabo Gabolde, et de son bureau, destituaient par téléphone les hauts magistrats félons et nommaient leurs successeurs ?

L'OTAN A LA CONQUETE DE MARSEt pourquoi pas pour la libération des Martiens, pendant qu'on y est ? Ce n'est qu'une plaisanterie, mais pourrait l'être autant le fait que l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) opère en Extrême-Orient. Et c'est pourtant ce qu'a décidé le sommet de Chicago. On avait déjà dénoncé le fait que l'OTAN n'avait rien d'Atlantique Nord, puisque comportant des pays qui n'en sont pas riverains, et qu'il fallait un considérable réchauffement climatique pour que les rives de l'Atlantique Nord aillent jusqu'en Afghanistan. On avait dénoncé (et DS y avait consacré une rencontre) l'illégalité de l'OTAN comme étant au regard des règles et principes de sécurité collective universelle et égalitaire de la Charte, une véritable milice privée de quelques États faisant leur police aux autres.en se substituant aux organes universels compétents, mais l'officialisation cynique de sa mondialisation en parachève l'évidence. Plus que jamais l'exigence doit être la dissolution de ce qui n'est en Droit qu'une association de malfaiteurs, et que d'ores et déjà nos représentants gouvernementaux mettent fin à une participation de la France qui nous y compromet en y détournant de surcroît des ressources qui seraient autant d'économie aux prétendues nécessités d'austérité.

LA SYRIE AU CARREFOUR DE TOUTES LES DERIVES Quiconque a pu voir la Syrie d'hier sans les lunettes des prédateurs mondiaux sait que ce n'était pas le paradis des libertés; que le Parti Baas, comme en Irak, avait commencé par une dure répression contre les communistes. On savait aussi que d'autres se plaignaient aussi d'un manque de liberté mais certains parce que cela entravait leurs relations d'affaires avec les Etats-Unis. Les visiteurs, dont de nombreux touristes, constataient aussi qu'y régnait la laïcité et que les femmes y jouissaient d'une indiscutable modernité. Aujourd'hui on retiendra seulement les méfaits non pas (les mots des médias ont leur sens) du gouvernement syrien, mais « du régime El Assad », et les vertus de l'Armée de Libération, en mettant entre parenthèse son armement par le Qatar, l'Arabie et les Etats-Unis, et la place qu'y tiennent les intégristes islamiques (n'a-t-on pas eu droit sur France Inter le matin de ce 28 août, à une interview d'un militant d'Al Qaida ?) C'est donc en bonne logique que le « nouveau philosophe » Gluksmann prend le relais du « nouveau philosophe » BHL pour exhorter à faire en Syrie ce qu'on a méfait en Libye, que font chœur les condamnations de la Russie et de la Chine qui ne veulent pas se laisser piéger à refaire leur erreur d'alors, que les États-Unis s'arrogent de rencontrer les Turcs pour conférer de l'«après-Assad».Et maintenant les armes chimiques, comme si l'expérience Bush et Blair n'avait pas suffi. Et pour la Syrie, la grande perdante sera dans tous les cas l'opposition démocratique.

PUISQUE CE NE SONT PAS DES ARMES LETALES Les États-Unis n'envoient pas (pas encore !) de troupes en Syrie. Ils n'osent quand même pas le faire hors décision du Conseil de Sécurité. Mais ils ont décidé d'envoyer leurs agents de la CIA aider l'Armée déjà essentiellement fournie en armements par leurs alliés Qataris et Saoudiens. On explique qu'elle va leur fournir matériel et aide logistique pour leur réseau de communication, et que c'est essentiel pour leur activité militaire. Mais ce n'est pas une intervention militaire puisque ce n'est que de la communication. .En dernière heure on apprend que notre gouvernement du changement, après des concertations bilatérales avec le si démocratique Qatar, a décidé aussi l'envoi de matériel militaire, mais en précisant « non létal »? Et alors ???

SANCTIONS ET USURPATION DE POUVOIR On apprend que dans la mesure où l'ONU ne prend pas contre l'Iran des sanctions suffisantes, les États-Unis vont le faire, et aussi l'Union Européenne. Sans doute un peuple peut, par son État, prendre toute mesure inamicale à l'égard d'un autre, tant qu'il ne l'attaque pas, et que, selon l'article 2.4 de la Charte, il ne porte pas atteinte de quelque manière à son indépendance. Cela fait partie de l'exercice de sa souveraineté, de sa libre administration qui comporte son droit de choisir ses relations. Autre chose est quand les sanctions qu'ils prennent n'affectent pas seulement leurs relations bilatérales, mais les relations de l’État adverse avec des unités tierces, telles que sociétés étrangères aux deux pays. C'est alors s'immiscer dans les relations des tiers avec cet État et donc exercer une police internationale; ce qui une fois de plus est un insolent pied-de-nez aux règles de sécurité collective instituées par la Charte des Nations Unies. Ce qui n' a pas empêché une certaine presse de se référer au précédent de l'Afrique du Sud de l'Apartheid, alors qu'en l'espèce, les sanctions avaient résulté d'une résolution du Conseil de Sécurité, ayant comporté l'unanimité des 5 membres permanents.

ISRAEL, LE VICE ET LA VERTU Israël se fait de plus en plus menaçant contre l'Iran; Il est vrai que l'Iran a pris une initiative menaçante pour une issue pacifique en Syrie. Rendez-vous compte : ce serait la faillite d'une situation qui sert de prétexte à toutes les interventions. Le bombardement israélien de sites iraniens devient une hypothèse couramment envisagée, sans qu'on mesure vraiment l'explosion que peut déclencher cette façon inconsciente de jouer avec les allumettes. Mais cela s'inscrit tellement bien dans la stratégie des puissances occidentales dominantes.! Voilà cependant un couac dans ce concert. Des impertinents qui se permettent de troubler la messe : et des soldats, en plus !.Qui dénoncent publiquement les atrocités commises par leur armée. Il fallait le faire, avec ce que cela représente de lucidité et de courage. Est-ce l'hirondelle d'un autre printemps ? Celui de la conquête par les peuples de leur solidarité dans leur intérêt commun à la paix dans leur respect mutuel?. :

BAS LES PATTES EN COREE ! Nous avons reçu de l'association des juristes démocrates de Corée du Nord un appel contre les manœuvres militaires communes des États-Unis et de la Corée du Sud, dont leur république est la cible. On a le droit d'être critique à l'égard du fonctionnement des institutions de Corée du Nord (en se gardant cependant de la tendance habituelle au paternalisme plus ou moins colonialiste). Mais cela ne peut en aucune manière justifier ni conduire à admettre les menées bellicistes dont les manœuvres militaires la prennent pour cible. En tant que combattants du Droit, nous ne dirons jamais assez l'illégalité, qui l'apparente à une bande armée, voire à une association de malfaiteurs, de ce type de menées. Elles sont illégales au regard du système de sécurité collective dont la Charte a fait la base de la légalité internationale, qui conditionne tout recours à la force aux critères d'universalité et d'égalité, et dans les strictes limites de maintien ou de rétablissement de la paix. Les manœuvres militaires séparées de certains pays ou groupes de pays constituent la violation de l'article 2.4 de la Charte qui interdit le recours à la force ou à la menace de la forcedans les relations internationales. Mais dans l'état du rapport de forces entre les peuples et ceux qui dominent le monde, l'insolence de la force l'emporte sur le respect de la loi. C'est tout le sens de l'alternative dont dépend aujourd'hui l'avenir de l'Humanité...

LE MALI AUX MALIENS !Le Mali était un pays d'Afrique auquel son riche patrimoine culturel avait valu jusqu'ici d'être à l'abri des déchirements dont souffrent tant d'autres, de se développer dans l'indépendance et l'unité de sa diversité et de faire bénéficier la communauté mondiale d’une précieuse audience internationale de nombre de ses nationaux. Ce n'est pas par hasard si l'un des premiers forums sociaux mondiaux s'était tenu à Bamako. Ce n'était pas tolérable pour les maîtres mondiaux de l'exploitation des peuples. Bon ordre devait y être mis, par la sainte alliance entre le centre USA des intérêts de la finance mondiale et le terrorisme intégriste islamiste, dans cette continuité initiée avec la promotion de Ben Laden comme artisan de la « ceinture verte » contre l'URSS, jusqu'à la fourniture des armes; des moyens financiers et du support médiatique contre une Syrie qui, même si elle n'était certes pas un modèle de démocratie, était un obstacle à leur maîtrise de la région. Ce sont les mêmes auxquels sont adossés ces touaregs venus de Libye pour imposer ici la charia et créer les bases de cet État saharien central dont rêvent les spéculateurs de sous-sols. Plus que jamais le devoir est la solidarité avec le peuple malien dans la recouvrance de son unité dans la démocratie et l'indépendance

ELECTIONS, PIEGE A QUOI ?Est-ce à propos du durcissement à l'égard de l'Iran, ou à propos de l'envoi de la CIA en Syrie, ou des deux ? Qu'importe, c'est en tout cas au moins pour l'un des deux que les médias nous ont expliqué pourquoi Obama prenait cette ou ces décisions : Droits de l'Homme ? Nenni. Intérêts stratégiques ou économiques supérieurs des États-Unis ? Même pas : parce qu'il en a besoin dans sa campagne électorale ! Car quand la politique au vieux sens de jadis a cédé le pas à la politique politicienne promue en valeur mondiale, on n'élit pas des personnages pour qu'ils fassent une politique, mais ils font une politique pour être élus.

De l'AIJD et d'ailleurs

On annonce

Un mois de septembre chargé

Un juriste du Guatemalaviendra à Paris conférer des moyens juridiques de mise en jeu de la responsabilité d'une multinationale du pétrole ayant son siège à Paris etLondres et causant au Guatemala de considérables dommages humains et environnementaux. DS participera à son accueil

Du 17 au 21 septembre à Séoulse tiendra une conférence internationale pour l'abrogation de la loi de sécurité nationale. L'AIJD et DS y participeront.

Du 24 au 29 septembre à Gaza L'AIJD tiendra sa prochaine réunion de bureau,

Les 26 et 27 septembre à Santiago du Chili se tiendra l'Assemblée Générale de l'Association Américaine (continentale) de Juristes.

Et pour la suite

Avant la fin de l'année une rencontre organisée par DS sur « Le Droit à l'information ».

En mai 2013 à Paris une conférence internationale de l'AIJD sur l'exigence d'un Nouvel Ordre Économique International Démocratique.

Pas de quoi rire

Une ile qui rapporteC'est l'ile des Seychelles que la bonne Mme Bettencourt avait achetée 18 millions de dollars et qu'elle vient de revendre 60 millions. Il n'y a pourtant pas d'élections en vue dont prévoir le financement occulte.

Une nouvelle ONG en Europe. On annonce la création d'une ONG d'ores et déjà assurée d'importants moyens financiers, et d'un bienveillant soutien des gouvernements. Tenant compte de la réussite de Médecins sans frontières, d’Éducation sans frontières, de Reporters sans frontières, elle va s’appeler Capitalistes Sans Frontières.

Nouvelle liaison aérienne Corrèze-HollandeL'info a ému. Est-ce « normal », de faire une liaison aérienne spéciale entre la Corrèze et l'Elysée ? Il n'y avait pas eu dans le passé de liaison Corrèze-Chirac. Sauf que, enseignements pris, c'est une liaison Brives -Amsterdam. Dont acte.

.Les statistiques seront sauvesGrâce aux éthylomètres il va certes y avoir beaucoup plus de décès par cancers, mais il y en aura un peu moins sur les routes.

Dissensions chez les écologistes Déjà Cohn-Bendit avait mis à mal Eva Joly en lui reprochant de penser comme le Front de Gauche et en l'invitant à retourner en Norvège. Mais voici maintenant que les écologistes s'en prennent aux chasseurs de requins. Il est évident que respecter les lois de la nature c'est leur laisser la liberté de se nourrir de surfeurs. Mais quand on pense à la chasse aux requins que faisait Eva Joly quand elle était juge d'instruction !



CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne

« le droit est un combat citoyen »!

 

DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines,celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DSest à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Mercredi 8 août 2012 3 08 /08 /Août /2012 06:00

 

aijd LALETTREde DROIT-SOLIDARITE

(Association adhérente à l'Association Internationale des Juristes Démocrates)

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c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - neuvième année. Août 2012 n° 101

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QUEL JEUDI ! Ce vendredi matin 27 juillet, les médias étaient débordés, submergés par une actualité particulièrement nourrie d’événements vitaux survenus la veille : Il fallait évidemment garder quelques secondes à la situation en Syrie, quelques unes à un fait-divers en Tarentaise, mais l'essentiel c'était l'ouverture des jeux, et puis le coup d'éclat de Madona. Ah! Et puis quelques secondes à Doux et autres. Nous vous demandons donc de nous excuser donc de parler surtout d'autre chose.

VIVE LE CHANGEMENT......QUANTITATIF OU QUALITATIF ? La droite pousse des cris d'orfraie (pardon : d'or frais) parce qu'on égratigne son patron de patronat. Pourtant ce n'est encore qu'un changement quantitatif, où l'on prend quelques miettes de plus aux féodaux de la finance, mais sans changer la logique fondamentale de leur domination. Le véritable changement ne peut être que qualitatif, dans une logique de libération à l'égard de cette féodalité par la mise en œuvre globale d'une logique inverse

QUI PAIE SES DETTES.... OUAIS..... MAIS CELLES DES AUTRES ? On ne parle plus d'austérité ni de rigueur; Ce sont des mots irrémédiablement compromis par l'usage qu'en ont fait les précédents. Le changement, c'est d'abord de changer les mots : on va seulement réduire les dépenses. Parce qu'il faut bien se désendetter. La dette, c'est la faute des précédents, et ce n'est qu'un héritage. Mais il fait bien l'assumer, en sachant seulement bien que c'est la faute des autres. Mais, question naïve : dans les héritages il n'y a pas la possibilité d'un « bénéfice d'inventaire »? Et est-on obligé de payer toutes les dettes ? Y compris celles contractées par les prédécesseurs dans des conditions d'immoralité, d'illégalité, de malhonnêteté (par détournement des deniers publics qui leur étaient confiés), que les créanciers qui en bénéficiaient ne pouvaient ignorer ? Pourquoi payer ces dettes-là ? Si l'on veut bien se rappeler l'article 14 de la Déclaration de 1789, « tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en contrôler l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée ».On a le droit, avant d'accepter de se restreindre pour payer, de demander au moins un audit et un compte-rendu de cet audit.

LE CHANGEMENT, CE SERAIT LA PRIORITE AU SOCIAL On a beau se gargariser d' « État moderne », disons-nous bien que nous en sommes restés au stade de l’État dont Louis XIV disait que c'était lui, l’État instrument de pouvoir sur le peuple, qu'en 1789 la bourgeoisie a pris au Roi, et qu'en 1958 le capitalisme financier a pris à la bourgeoisie foncière et commerçante. Le social y était jadis la charité du bon Roi, elle est devenue la bonne âme des « marchés ». Pourtant, l’État moderne se veut démocrate. « Démocratie » veut dire « pouvoir du peuple » et de fait même ceux qui prétendent la cantonner dans des élections, prétendent en organiser ainsi le pouvoir. Mieux: l'article 3 de l'actuelle Constitution (dont les constituants de 1958 n'ont pas osé ne pas reprendre ce passage de celle de 1946) précise que « La souveraineté nationale appartient au peuple français.»La fonction d'un État démocratique doit donc être d'abord de mettre en commun les ressources communes pour satisfaire aux besoins communs. Le social n'est donc pas ce qu'on gère avec ce qui reste, mais la priorité dans l’utilisation des ressources communes, et le reste ne peut être assuré que..;....par ce qui reste. C'est pourquoi le distraire pour d'autres dépenses, satisfaisant des besoins particulier, ou non nécessaires, constitue un détournement des deniers publics.

LES BRAVES GENS ! On n'aurait jamais imaginé cela. Pas Marx, mais pas non plus Rousseau, Marat, Babeuf et autres subversifs paranoïaques : Le patronat qui monte à l'assaut pour défendre la classe ouvrière ! Rendez-vous compte : la refiscalisation des heures supplémentaires ! Et ces pauvres salariés qui vont gagner moins en travaillant plus pour que d'autres qui ne travaillent pas puissent travailler un peu ! Vous dites que les patrons crient parce que c'est autant de travail qu'ils ne pourront plus exploiter sans payer de charges ? Quel mauvais esprit, comme si les patrons du patronat n'étaient pas d'abord mus par le désintéressement...



CES ETRANGERS QUI NOUS PRENNENT NOTRE BOULOT C'est vrai que le marché du travail se rétrécit. Et les Mariniers (que les marins de nos cours d'eau nous excusent) s'égosillent à dire que c'est la faute de ces immigrés qui viennent prendre le travail des bons Français. Mais quels sont donc ces immigrés qui ont mis des machines à la place des employés dans les guichets des gares? Et des machines à payer à la place des caissières dans les grandes surfaces ? Alors ? Vous êtes contre le progrès ? Simplement une question toute bête :L'économie sur les salaires profite à qui ? Aux consommateurs ou aux fournisseurs ?

QUAND l'ALLEMAGNE AUSSI PERD SON AAA. Cela signifie, parait-il, qu'elle perd son crédit. Mais n'est-ce pas plutôt le AAA qui perd le sien ? De savants économistes nous expliqueront le contraire, Mais cela ne convaincra pas le brave monsieur tout-le-monde, à qui il faudra expliquer pourquoi son raisonnement tout bête est vraiment stupide, quand, sans doute au niveau primitif de l'économie ménagère, il se dit : le AAA, ce sont les indices à l'aulne desquels les financiers acceptent de prêter. Et ils mettent leur taux plus cher quand ils sont mal remboursés. C'est pour cela qu'il y a la dette, et qu'il faut se serrer la ceinture. Mais ça ne peut poser problème que si on doit emprunter, et qu'on a déjà emprunté, mais trop pour pouvoir rembourser. Parce que si on doit emprunter, c'est parce qu'on n'a pas en poche de quoi faire ses dépenses. Mais quand on emprunte, c'est en sachant qu'on devra rembourser. Donc on n'emprunte que dans les limites où on sait qu'on aura les sous, les sous qu'on devrait dépenser si on les avait, plus les intérêts du crédit. Si on ne peut pas rembourser, c'est qu'on a emprunté plus qu'on savait pouvoir rembourser. Cela peut tenir à plusieurs raisons : D'abord parce pour emprunter,on n'a trouvé comme prêteurs que des usuriers avec des intérêts excessifs. Et puis parce qu'on a fait plus de dépenses qu'on ne pouvait les payer, en comptant sur des emprunts qu'on ne rembourserait pas. D'où les dépenses qu'on n'aurait pas dû faire, et ici se retrouvent les choix fondamentaux, de priorité aux dépenses profitant à certains ou servant aux besoins de tous. En conclusion : AAA = CQFD.

« LES PAYS DU SUD » Sic transit gloria ! Le temps n'est pas si loin où l'on entendait par là les « PVD » , pays en voie de développement, autrement dit pays ex-coloniaux empêtrés dans les dettes infligées par leur inégalité dans les rapports économiques internationaux. Pour eux étaient proclamées l'illégalité de la dette, et la nécessité d'un nouvel ordre économique international. Et voilà que surviennent de nouveaux « pays du Sud ». Ceux qu'on appelle aussi le « Club Med», les « PVSD », pays en voie de sous-développement », la Grèce, mais aussi l'Italie, l'Espagne, le Portugal, et pourquoi pas la France bien qu'elle s'en défende ? Et les conséquences en chaîne que cela entraîne : la découverte qu'il 'n'y a pas UNE Europe, mais DES Europes : la gréco-latine au Sud, mais aussi l'anglo-saxonne à l'Ouest, la scandinave au Nord, la slave à l'Est et la germanique au Centre, la généralisation de l'illégalité de la dette, et de l'exigence d'un nouvel Ordre Économique International, car peu à peu, les « Pays du Sud » vont s'étendre jusqu'au Pôle Nord.. .

SERVICE PUBLIC ?Il est difficile d'imaginer plus insolent pied-de-nez à un changement politique que cette délocalisation (et pas n'importe où : chez « l'ami le Roi » des vacanciers de Marrakech) d'un centre d'appel relevant d'un Conseil Régional, qui plus est à présidence PS et majorité de gauche. On peut souhaiter que cela ait un effet boomerang, en mettant sous la lumière la plus crue combien le service public est aujourd'hui sous la dépendance du privé. . Il fut un moment de notre Histoire où cela justifiait de reprendre en régie. Mais cela met aussi en évidence la scélératesse de la législation en matière de marchés publics et d'appel à la concurrence. Dès lors qu'une administration publique n'en reste pas à la régie directe,et doit recourir à des tiers, la lutte contre le favoritisme, et le respect de l'égalité des chances impose l'appel à la concurrence. Mais celle-ci doit reposer sur des règles et critères supposés objectifs, donc définissant les mérites attendus des candidats. La définition de ces objectifs a souvent des effets pervers. Ainsi, le prétendu critère objectif du volume des moyens que le candidat peut mettre en œuvre favorise la concentration vers des unités tentaculaires et monopolistes. Mais en l’espèce,ce qui semble avoir fonctionné est l'interdiction de certains critères considérés comme favoritistes, tels que celui de la localisation : il est interdit d'imposer au candidat un critère national. C'est alors la garantie de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l'Europe. Il faut parfois des accrocs pour voir où cela fait mal et pourquoi cela fait mal. Reste à soigner pour guérir...

ROSE ? OU BLEU HORIZON ? « Bleu Horizon », C'est ainsi que, dans les années 1925, fut qualifiée, par référence à la couleur des uniformes, la vague majoritaire de droite élue à la Chambre des Députés, pour en dénoncer,le militarisme. Elle n'aurait rien eu à redire à la militarissime célébration de ce 14 juillet, jusqu'à l'innovation de cette fraternisation organisée entre la pépinière pré-ado de futurs guerriers professionnels avec les chevaliers du droit, frais rescapés de Libye et d'Afghanistan, en attendant de repartir vers d'autres glorieuses aventures. Quelqu'un a osé dire que le 14 juillet était l'anniversaire d'une révolution ? Cachez ce malsain que nous ne saurions voir !



L'ARMEE DE METIER LE DEFEND (son métier, bien sûr). Les prévisions budgétaires ne sont pourtant pas révolutionnaires; Mais les nostalgiques des opérations en Cote d'ivoire, en Afghanistan, en Libye s'inquiètent de risquer se trouver en chômage technique. Mais pourquoi pas, là aussi des plans sociaux ?

LA BELLE HISTOIRE QUE VOILÀ ! Nous allons, paraît-il, célébrer le cinquantième anniversaire de la réconciliation franco-allemande.. Comme si ce n'avait pas été seulement la parure d'un accord De Gaulle-Cadenasser à tout autre contenu. Était-ce donc un accord avec l'Allemagne, ou avec une de ses moitiés en guerre froide contre son autre moitié ? Et un accord entre la droite allemande représentée par sa « démocratie chrétienne » et la droite française, portée au pouvoir par l'avènement de la 5è République depuis 5 ans à peine ? Alors que l'un des motifs qui avaient sonné l'assassinat de la 4è République avait été l'expérience tirée en 1954 du refus parlementaire français de ratifier la très franco-allemande « Communauté Européenne de Défense » ? Était-ce donc une réconciliation des peuples de France et d'Allemagne ou une conjuration des droites française et allemande contre leurs peuples respectifs ? Et si l'on situe l'accord dans un contexte européen, était-ce l'hirondelle d'un printemps européen de paix ou la base de la construction de l'Europe d'aujourd'hui autour d'un couple franco-allemand à la mode Merkoziste, en antidote à cette Europe des peuples dont, 12 ans plus tard, en 1975, l'Acte Final d'Helsinki était tellement prometteur qu'il y a fort à parier qu'on oubliera de le célébrer ?

L'AMP RESSUSCITEE Voilà une nouvelle naissance que nous ne saluerons pas de nos vœux. Certes la nature à horreur du vide, et depuis que la droite n'a plus l’Élysée pour assurer sa maîtrise sur les « petits pois », elle ne pouvait pas laisser la justice aux mains d'un SM et d' une USM qui unissent leurs différences dans un commun et pervers attachement à des principes fondamentaux. Il lui fallait bien organiser la résistance. D'où la constitution d'une organisation de magistrats de droite, dévoués à la judiciarisation de l'ordre moral. Ce qui est rassurant est qu'elle affirme être la renaissance de feue l'Association Professionnelle des Magistrats, qui n'avait pas survécu au poison qu'elle tenait en elle.

LA JUSTICE DES EXPERTS N'en ont-ils pas poussé, des cris de victoire (ou de soulagement ?) ceux qui ont proclamé que M. Woerth était blanchi. Blanchi parce qu'un expert a donné son avis. Il nous avait semblé que sous la justice française les experts donnent un avis au juge, mais que c'est le juge qui juge, en suivant l''expert ou en ne le suivant pas, après un débat contradictoire sur le rapport de l'expert. Alors il y a un rapport d'expert, mais pas encore de décision judiciaire.

DESARMANT !La Conférence sur le Commerce des armes n'aura pas réussi à résoudre la quadrature de son cercle,..Comme si l'on pouvait attendre de gouvernements en dépendance des « marchands de canons » qu'ils s'attaquent à leurs juteux bénéfices. Ce n'était pourtant pas la légitimité de leur activité qui était en question mais seulement leur limitation à ce qui ne risquait pas porter atteinte aux Droits de l'Homme. ! Comme si le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies ne venait pas d'adopter un texte proclamant que le plus fondamental des Droits de l'Homme est le Droit à la Paix et comme si le commerce des armes n'était pas par nature un défi au Droit à la Paix. Comme si la garantie du Droit à la Paix passait par la réglementation du commerce des armes et non par la désarmement et pour cela la mise des armes « hors commerce ». Comme si la Charte des Nations >Unies ne comportait pas un article 26 aux termes duquel « afin de favoriser l'établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales, en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde, le Conseil de Sécurité est chargé avec l'assistance du Comité d 'État-major prévu à l’article 47, d'élaborer des plans qui seront soumis aux membres de l'Organisation en vue d'établir un système de réglementation des armements » (et non pas « du commerce des armes »). Encore faudrait-il que les Peuples obligent leurs gouvernements à agir à l'ONU pour que ce texte soit appliqué, et pour cela qu'ils le connaissent. Mais qui sait encore que pendant les 4 ans de la 1ère guerre mondiale, le front était stabilisé sur le bassin de Briey, centre d'usines à canons, qui ne fut jamais bombardé de part ni d'autre, parce que les usines appartenaient à une famille représentée dans les deux parlements et alimentaient les deux cotés du front,?.

SYRIE (1) DETOURNEMENTS DE POUVOIR C'est bien ainsi, et au pluriel, que doit être qualifiée la demande par François Hollande d'intervention du Conseil de Sécurité : une telle intervention, comme celles en Libye et en Cote d'Ivoire, serait un détournement du pouvoir du Conseil de Sécurité qui n'a que celui d'intervenir dans les conflits internationaux,et à qui l'article 2.7 de la Charte interdit d’intervenir dans des affaires internes. Il n'aurait pu intervenir en Syrie que pour protéger le pays contre les envois de miliciens et d'armes étrangères. Et il ne le peut que sur la demande de l’État victime de l'agression étrangère, ce qui fait que la demande par un État tiers est aussi un détournement de pouvoir de la part de cet État, plus grave de la part d'un des 5 membres permanents, car leur seule prérogative est de veiller, par le veto, à ce qu'une majorité du Conseil ne prenne pas une décision qui serait un détournement de pouvoir. Le changement c'est quand même maintenant : pour la Libye c'était Sarkozy, pour la Syrie, c'est Hollande. Ce n'est pas la même chose

SYRIE (2) : LE BON GRAIN ET L'IVRAIEDepuis le début la question est posée que les problèmes réels de démocratie en Syrie ne servent pas d'alibi pour des intérêts inavouables dans lesquels les démocrates syriens ne se reconnaissent pas et dont le succès ne pourrait que les asservir plus dur encore par la perte de l'unité et de la laïcité dont au moins ils jouissaient d'une exceptionnalité dans la région. Une autre dimension survient aujourd'hui quand les Kurdes du Nord profitent de la situation pour affirmer leur identité. On ne saurait confondre leur irruption avec celle de l'intégrisme islamiste. Celui-ci, on le sait est fait d'intolérance et vecteur d'intérêts étrangers. Le mouvement kurde s'affirme laïque et sa revendication du marxisme en témoigne. Et on ne peut lui faire grief d'adossement à l'étranger alors que ce ne pourrait être que la Turquie, alors que celle-ci, chez elle et bien au-delà de ses frontières, est massacreuse des Kurdes, et notamment de ceux qui s'affirment aujourd'hui en Syrie. Ceux-là sont bien une minorité nationale au sein de la Syrie comme au sein de l'Irak et de la Turquie et une Syrie en défense contre l'agresseur gagnerait à en faire ses alliés au lieu d'ennemis supplémentaires.

LES ETATS-UNIS SOUHAITENT.....MAIS.....Il est toujours difficile de ne pas à un moment ou à un autre laisser passer le bout de l'oreille. Et là, ce qui dépasse, ce sont les bouts des deux oreilles.:Quand le Monde titre pour la Syrie sur ce que souhaitent les États-Unis, la lecteur devrait se dire « mais de quoi se mêlent-ils, et que peut nous faire ce que souhaitent les États-Unis ? » En effet,ce qui seul peut compter est ce que peuvent souhaiter les Syriens Mais la boucle est bouclée quand vient l'énoncé du problème : Ce que veulent les États-Unis dépend..... de leur dépendance à l'égard du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Car la seule chose qui compte dans tous les domaines,à chaque instant et dans tous les pays, c'est la loi des marchés.

De l'AIJD et d'ailleurs

On annonce

Un mois de septermbre chargé

Un juriste du Guatemalaviendra à Paris conférer des moyens juridiques de mise en jeu de la responsabilité d'une multinationale du pétrole ayant son siège à Paris et Londres et causant au Guatemala de considérables dommages humains et environnementaux. DS participera à son accueil

L'AIJD tiendra à Gaza sa prochaine réunion de bureau, à une date encore à préciser

Du 17 au 21 septembre à Séoulse tiendra une conférence internationale pour l'abrogation de la loi de sécurité nationale. L'AIJD et DS y participeront.

Les 26 et 27 septembre à Santiago du Chili se tiendra l'Assemblée Générale de l'Association Américaine (continentale) de Juristes.

 

Pas de quoi rire

 

Jeux Olympiques de Londres Les services de communication de Sa Majesté dément formellement qu'elle soit intervenue pour ajouter aux compétitions une épreuve de sport érotique.

Une grande réforme en perspective A l'expérience comparée du taux galopant d’abstentions aux élections, et de la place prise par les jeux olympiques, pourquoi ne pas remplacer les élections par des championnats de candidats ? Pour suivre, il faudrait payer, et aussi parier moyennant finances. On aurait vite de quoi se désendetter.

La devise des djihadistes du Sahel et surtout de leurs commanditaires : Honni soit qui Mali pense !

Prudence :Nous ne pouvons pas dire que nous sommes contre une intervention en Syrie, on va encore dire que nous sommes aux ordres de Moscou !

On n'arrêtera pas le progrès On nous dit maintenant que même le chômage « progresse ».

Plan d'urgence pour sauver le foie gras : Puisque tout le mal vient du boycott US, pourquoi pas, par rétorsion, boycotter la Coca Cola ? L'autre formule serait de compenser sur le marché intérieur;...en le mettant au menu des cantines scolaires.

 

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne

« le droit est un combat citoyen »!

 

DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines,celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DSest à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Dimanche 1 juillet 2012 7 01 /07 /Juil /2012 22:31

LALETTREde DROIT-SOLIDARITE

(Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

aijd

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c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - neuvième année. Juillet 2012 n° 100

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100 !Lorsque nous nous sommes risqués à sortir un premier numéro en novembre 2003, un scepticisme certain doutait que nous tenions seulement une année. Et nous fêtons le centième ! Sur papier, nous n'aurions financièrement pas pu. Grâce à l'informatique, nous diffusons à 300 adresses, en France et à nos amis étrangers francophones. Nous recevons au fil des mois félicitations et encouragements, mais sommes cependant en échec sur la participation des lecteurs. Ce bulletin nous et vous appartient à tous. N'hésitez pas à y contribuer, au moins pour la prochaine centaine.



ON « LUI » A DONNE UNE MAJORITECertes, mieux valait que ce soit celui-là, mais n'est-ce pas un des vices de la 5è que.la majorité qui importe soit celle dont dispose un moarque dont le Parlement doit être le serviteur ? C'est pourtant bien pourquoi le calendrier électoral a été modifié pour faire de l'élection de l'Assemblée une suite de l'élection du Président. Vous dites que dans une démocratie ce sont les citoyens qui doivent avoir le pouvoir et que c'est l'Assemblée de leurs représentants qui.doit être leur instrument en fonction de leur majorité ? Nous n'en sommes plus au temps où l'on s'ébaudissait d'avoir renversé la monarchie, où à l'école on apprenait de La Fnntaine les grenouilles qui demandent un roi.

ABSTENTION, PIEGE A ????La montée galopante de l'abstention est signe d'une grave crise d'anémie de la démocratie..Ceux qui s'abtiennent ne le font pas tous parce qu'ils font confiance à tout et son contraire. Ils démissionnent par sentiment d'inutilité, d'impossibilité de vrai chengement, ou ne croient pas à l'élection pour cela ( sans compter ceux dont l'extrême droite dévoie cette volonté de changement ).Et la délégation de pouvoir entretenue par la logique constitutionnelle de la 5è et par les médias, aggrave cette démission. Pourtant les abstentionnistes ne mesurent pas que tout pourrait dépendre de leur intervention, car l'avenir dépend du passage de l'infignation à la cioyenneté active... .

PENDANT CINQ ANS Nos médias l'ont ressassé : les électeurs avaient à choisir « ceux qui les représenteront » pendant 5 ans..Autrement dit, pendant cinq ans, nos élus feront en notre nom ce qui leur semblera conforme au mandat reçu C'était bien la doctrine de ce juge militaire qui en 1953 disait à un militant poursuivi pour son action contre la guerre du Vietnam « Pourquoi faites vous des réunions, des affiches, des manifestations ? Vous avez des dépités, si vous n'en êtes pas contents vous les changerez dans 5 ans.» Ce n'est évidemment pas cela qu'on appelle la « démo-cratie », et ceux qu'on élit pour 5 ans, c'est pour que pendant ces 5 ans ils fassent ce qu'on leur demandera de faire.

PRIORITAIRE, LE REGALIEN ? Nous avons assez souvent dénoncé la misère des personnels et moyens judiciaires pour ne pas nous plaindre de ce que le budget de la justice soit épargné Mais celui de la police ? Et celui de l'armée ? Il est significatif que nous en soyons encore à une sorte de logique post-féodale, du temps où Louis XIV disait « l'Etat c'est moi », et où le social restait le produit de sa bonté. C'est pourquoi sans doute ce sont les ministères « régaliens ». Pourtant, la fonction de l'Etat ne devrait-elle pas être d'abord de réunir les ressources communes pour assurer les besoins communs ? Et le secteur social ne devrait-il pas être le prioritaire, relevant de la fonction de service public qui devrait être celle de l'Etat ? La place nous manque pour développer, mais nous y reviendrons.

UN PEU, BEAUCOUP, PAS DU TOUT (de rigueur)De grâce, moins de rigueur.! Avec la droite il y en avait trop. Avec la gauche il y en aura moins. Parce qu'il n'est pas possible de dire « pas du tout de rigueur » ? A quoi tient-elle donc cette rigueur, sinon à l'accumulation de dettes dont il faudrait quand même inventorier les causes. Pourquoi la rigueur pour payer ces dettes et non pas plutôt refuser de les payer pour ne pas imposer la rigueur ?

SEULEMENT DIX PETITS MILLIARDS ! ET ALORS ? Il faudrait se serrer la ceinture pour les financer ? Il y a pourtant des économies faciles à faire : Arrêter toute contribution financière à l'OTAN, ça fait combien d'économie ? Mettre fin au coût représenté pour le service public par le profit prélevé par la privatisaton, ça ferait combien d'économies ? Supprimer les prébendes mensuelles payées à Sarkozy et d'autres comme «jetons de présence» au Conseil Constitutionnel ? On n'aurait pas besoin de continuer longtemps l'inventaire pour trouver les 10 milliards

AU SECOURS ! LES JUGES ARRIVENT ! Ils sont donc 82 qui signent ensemble un appel, pour une justice capable de faire le ménage dans la délinquance financière. Certes il y a de quoi faire, pour leur en donner les moyens, et ensuite pour les mettre en oeuvre, mais d'abord pour que leur appel soit entendu et que suite y soit donnée.

FAILLITE D'UN GROUPE OU D'UN SYSTEME ? Les grands défenseurs dont l'histoire judiciaire nous a laissé l'exemplarité auraient-ils imaginé cela ? On annonce la faillite d'un «cabinet d'avocats new-yorkais ». L'information ne vaudrait pas ce billet, si l'on n'apprenait pas à cette occasion que ce « cabinet » comportait la bagatelle de 1400 avocats (oui: mille quatre cents !) répartis dans des bureaux de Boston à Pékin, en passant par Paris et Bruxelles. Les droits de la défense à l'heure des « cabinets d'affaires ». Si les 82 juges s'étaient manifestés plus tôt, ils ne seraient pas tombés en faillite.

COMBATS DE CHEFS Le duel Fillon Copée n'est hélas pas le seul en son genre, mais combien significatif, à défaut d'être exemplaire. Tous les ingrédients y sont : La bataille pour une place, avec toute sa dose de carriérisme, où il ne s'agit pas de servir une formation politique mais de s'en servir, et la médiatisation à laquelle cela donne lieu au bénéfice d'une politique-spectacle strictement personnalisée.

UN PEU, BEAUCOUP, PAS DU TOUT ( d'abandon de souverainete)La solution de la crise serait dans une centralisation supra-étatique européenne, des abandons de souveraineté. Alors, un peu ou beaucoup ? Si on dit «pas du tout», on va hurler au « souverainisme »? Alors qu'il ne s'agit que du respect du principe ultradémocratique porté en valeur universelle par la Charte des Nations Unies du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ! Mais voilà qu'un peu partout ils commencent à le revendiquer. Alors « les marchés » doivent concentrer leur maitrise par le haut. Pourtant, même la Cour Constitutionnelle allemande vient de censurer toute atteinte à la souveraineté parlementaire allemande !

CANCER ET TRAVAIL DE NUIT On apprend qu'il est statistiquement établi que le travail de nuit prédispose les femmes au cancer du sein. Or notre droit social s'était enrichi de l'interdiction du travail de nuit des femmes, jusqu'à ce que la Cour Européenne la déclare contraire au principe d'égalité des sexes. Le drame est que le gouvernement de l'époque a obtempéré, et aujourd'hui on fait le bilan.

UN PEU, BEAUCOUP, OU PAS DU TOUT (d'arsenal nucleaire) L'heure serait à la répudiation de l'armement nucléaire....sauf pour la dissuasion. Or la dissuasion reste une menace d'utilisation. Ou c'est une menace dont on affrime en même temps qu'on ne s'en servira pas, et alors c'est inefficace et stupide, ou c'est une menace possible d'utilisation, et alors c'est une menace de commettre un crime. Menacer de commettre un crime, préparer la commission du crime ne serait-il pas criminel ? Il n'y a pas de place pour un plus ou moins dans l'exigence d'éradication totale de l'arme nucléaire, et il incombe à la France, en tant que puissance «dotée», de donner l'exemple, tout en militant pour l'universalité de cette éradication.

RIO + (G) 20 Les lamentations n'ont pas manqué sur l'échec du Rio + 20. Et de se désoler de cette déplorable ONU. C'était pourtant aussi l'ONU qui avait initié Rio. Mais l'ONU n'est plus ce qu'elle était. De 1945 à 1990, elle a d'abord été grandement influencée par une Union Soviétique qui, même si on a pu dire que ce n'était que pour contrer une domination occidentale, y a joué un rôle positif, notamment au soutien de la décolonisation, dont les Etats nouveaux ont alors, avec les Etats socialistes ormé une majorité contre la domination des puissances financières. Ce fut une grande période de l'ONU. Mais maintenant l'ONU est livrée au rapport d'influence entre les peuples dont elle est censée, aux tgermes ee la Charte, être l'instrument de pouvoir commun, et les puissances financières qui la récupèrent comme instrument de leur gouvernance mondiale sur les peuples. Il est donc logique que Rio ait basculé sous le poids d'un ordre économique confiscateur. Et cela renvoie encore à la nécessité d'un Nouvel Ordre Economique International Démocratique pour lequel l'AIJD programme une conférence internationale à Paris en 2013

LA LOGIQUE HONGROISEDéjà avait-on relevé que le facho norvégien avait fait son entrée à l'audience avec le salut nazi. A Budapest, ce n'est plus l'acte d'un isolé, ni même d'un groupe, mais d'un gouvernement, qui représente son pays dans les institutions de l'Union Européenne, et qui procède à la réhabilitation, avec remise en place de sa statue dans les lieux publics, du sinistrement célèbre Régent Horty, donnant ainsi toute la mesure du revanchisme qui sévit dans ces pays à l'encontre de l'épisode communiste de leur passé. On s'est ému à juste titre de l'amnistie à Franco, mais on ne s'émeut pas de la remise sur le pavois d'Horty, qui a alimenté les camps de concentration et les chambres à gaz hitlériennes, et engagé son pays dans la guerre aux cotés d'Hitler. Il faut être clair : sa réhabilitation par le régime en place à Budapest n'est autre que la réhabilitation du nazisme et de tous ses crimes. Cela mériterait un peu plus de condamnation que ce qu'on constate.

CETTE PAUVRE ET BONNE TURQUIECriminels, les Syriens qui ont abattu leur avion. Certes, ils auraient dû commencer par des sommations. Mais l'idée ne viendrait pas de quereller la Turquie parce qu'un de ses avions militaires se promenait dans le ciel syrien. Pas plus que d'être la base notoire et complaisante de l'armée d'opposition syrienne, pas plus que cela ne serait venu à l'idée quand elle a bombardé les kurdes en territoire irakien, ni quand elle s'oppose à une réunification binationale de Chypre, ou quand elle retient massivement emprisonnés les démocrates kurdes de Turquie, On ne saurait oublier que sa situation géographique entre l'Islande et la Grande-Bretagne en fait un membre essentiel de l'alliance de l'Atlantique Nord.

« LES ARMES AFFLUENT DE TOUTES PARTS »C'est bien ce qu'il a fallu qu'on soit obligé de finir par nous dire à propos de la Syrie. Mais alors, dans quelle trappe est-elle donc tombée pour être à ce point oubliée, cette définition de l'agression qui inclut comme telle la fourniture, directe ou par interposition, d'armes à des insurgés contre leurs institutions régulières ? A bien y réfléchir, si l'on se tient sur le strict terrain du droit, faute de quoi n'importe quoi est possible, le tort du régime syrien n'a-t-il pas été de ne pas prendre les devants à saisir le Conseil de Sécurité de l'agression dont il était victime et de lui demander protection et interposition ?

BOYCOTT, UN COUPABLE DE CHOIXOn sait que les campagnes de boycott des produits d'Israel ont fait l'objet de poursuites pénales, au prétexte que c'était de la discrimination fautive. Ce ne fut pas faute de rappeler que c'était le boycott qui était du côté du droit, face à l'illégalité du comportement d'Israel à l'égard des territoires occupés. Mais voici que nous parvient un renfort de taille, quand c'est d'Israel même que nous vient un mot d'ordre de boycott des produits en provenance des colonies israéliennes de Cisjordanie, comme contraires au droit (et en défnitive nuisibles aux intérêts d'Israel bien compris). Et de qui vient ce mot d'ordre ? D'un ancien président de la Knesseth, le Parlement israélien. Si bien que pénaliser le boycott revient à soutenir une politique condamnée par des Israéliens parmi les plus notables. Dont acte.

MARE NOSTRUMC'est sans doute parce que parée du cynisme de l'anti-sinisme que l'information a pu bénéficier de la banalisation du quotidien. Mais enfin, quand on nous annonce que les Etats-Unis vont renforcer leurs forces navales en Asie, et notamment en Mer de Chine, la première question n'est-elle pas de se demander ce qu'ils font là et de quel droit, sinon parce qu'ils se sont institués les gendarmes de leur domination mondiale ? Qu'aurait-on entendu si une petite unité navale chinoise s'était aventurée au large de la Californie !

LA LOI DES RICHES Il était le « Président des pauvres ». Le président du Paraguay a été destitué par une décision d'un Parlement resté entre les mains de ceux que son élection offensait et menaçait dans leurs intérêts. Pire, cela s'est fait sous la caricature d'une comédie du parlement siégeant en formation judiciaire, et statuant sur des accusations affirmées comme évidentes, sans souvi de preuves ou de contradiction ni de défense d'un accusé pas même invité à en présenter, et d'une motivation éloquente puisque notamment pour « promotion de la haine entre les classes sociales » Déjà martyrisé par des années de dictature terroriste, le peuple du Paraguay ne méritait pas cela.

On rend compte

Le 19 juin a eu lieu à Paris une conférence à laquelle DS a été fortement représentée, en solidarité avec les démocrates sud-coréens pour l'abrogation de la loi de sécurité nationale instituée dans ce pays par le régime fasciste mis en place par les Etats-Unis lors de la guerre de 1950 et demeurée en vigueur depuis lors Il a été mis en évidence que cette loi constitue le maintien du peuple sud coréen en une situation de véritable état de siège, où est punissable (jusqu'à la peine de mort !) tout ce qui pourrait être considéré comme nuisant à l'Etat, ou étant sous influence de tels comportements ! Cela cible notamment tout ce qui milite, même au niveau des simples expressions d'opinion, pour une réunification pacifique et démocratique des deux Corées. Cette conférence préface une conférence internationale qui doit se tenir à Séoul en septembre, et dont nous rendrons compte.

Corée encore :L'association des juristes de Corée du Nord appelle notre attention sur le mitraillage par une unité des Etats-Unis le 22 juin, dans la zone frontalière de séparation des deux Corées, du drapeau Nord-Coréen,.L'acte en lui-même pourrait paraître bénin en ce qu'il n'a pas eu de conséquences, mais il mérite d'être signalé dans la mesure où il donne une idée du climat de provocation dont il est un épisode parmi d'autres.

La continuite de l'Etat made in USA Nous avons reçu de notre amie Marjorie Cohn, professeure à l'école de droit Thomas Jefferson (USA) et membre du bureau de l'AIJD, deux articles, appuyés d'ailleurs de références à d'autres auteurs US, qui méritent d'y faire uci écho. L'un d'eux dénonce les assassinats politiques ciblés, en territoire étranger et à coup de drones, organisés par Bush en guerre contre la terreur, et continués par Obama en guerre contre Al-Quaida. Elle souligne que ces actes sont contraires au droit international comme commis en territoire étranger, et aux droits civils et politiques internationalement proclamés ainsi qu'aux lois des Etats-Unis elles-mêmes, comme constituant des exécutions sans procès. Elle souligne même que ces drones sont indifféremment dirigés vers des zones suspectes, tuant de nombreux civils, et que c'est contre-productif comme provoquant la haine des Etats-Unis et donc la propagation du terrorisme, et plus largement le discrédit et l'hostilité générale. L'autre article dénonce le fait qu'alors qu'Obama s'était engagé à supprimer le camp de Guantanamo, il y reste 169 détenus. Elle en cite notamment un qui, après un accident de la route au Yemen, a été envoyé se faire soigner au Pakistan, et, étant passé par l'Afghanistan, a été arrêté par les militaires US comme présumé taliban et pour cela depuis plusieurs années à Guantanamo

Mali :Dans notre précédent numéro nous disions notre préoccupation devant la situation infligée au peuple malien dans toutes ses composantes, et notre souci que l'arsenal juridique ne nous offre aucune réponse satisfaisante. Nous avons depuis lors reçu de nos amis les juristes démocrates maliens quelques éléments de réflexion auxquels nous donnons ici écho :Ils rappellent que la situation a son origine dans la façon dont le colonialisme a délibérément ignoré la réalité touareg, et qu'un accord est intervenu à Tamanrasset en janvier 1991 à la suite duquel un Pacte National de 1992 a institué un statut particulier de la partie septentrionale du territoire,mais qu'il a été voté en 1993 une loi de décentralisation qui n'est pas en cohérence avec les dispositions du Pacte et a généré un conflit de lois. Pourtant la difficulté était purgée en 2006 par l'«accord d'Alger». C'est dans ces conditions que les Touaregs venus de Libye ont «trouvé un terrain fertile pour assouvir leurs ambitions», en commettant massivement des crimes de guerre à l'égard des personnes, cela en méprisant et violant cette sécurité essentielle des Etats Africains et de leurs peuples qu'a constitué la décision de l'OUA sur le maintien des frontières forgées par l'Histoire, même si elles ont été héritées du colonialisme.

Pas de quoi rire

Orientation citoyenne On a tellement mis dans la tête des gens que la modernité c'était le radar, qu'ils ne se rappellent même plus où ils ont mis leur boussole. Et pourtant, si on n'a pas de boussole, à quoi sert le radar ?

Vatican 3 Le Pape s'apprête à réintégrer les intégristes. Après quoi, ce seront des réintégristes.

Un succès pour Merkelles performances des Grecs au foot en Ukraine, depuis qu'elle veut leur faire faire ballon.

Une preuve irréfutable :L'agenda de Sarkozy. Vous pensez bien que s'il était aller chercher des sous chez les Bettencourt, il l'aurait noté !

Il ne pouvait rien arriver de pire : On nous parle de la crise, de la situation en Grèce, de la faim en Afrique, de menaces de guerre un peu partoit dans le monde, mais tout cela, ce ne sont que des balivernes. Heureusement, les médias français ont été à la hauteur dans les moments cruels de la pire épreuve que nous pouvions imaginer. L'étonnant est qu'il n'y ait pas eu de deuil national, et que François Hollande n'ait pas offert sa démission. Rendez-ous compte, avec ce qui s'est passé en Ukraine : la défaite des Bleus ! :


CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne

« le droit est un combat citoyen »!

DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines,celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DSest à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 23:00

aijd LA LETTRE de DROIT-SOLIDARITE

(Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

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c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - neuvième année. Mai 2012 n° 98

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LE DERNIER ? Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours, et tout ne sera pas réglé, mais un pas essentiel aura quand même été franchi, et ce n'est sans doute pas faire preuve d'optimisme irraisonné et déraisonnable que de penser que ce numéro puises être le dernier de l'épisode sarkozien. Il nous manquera un bon sujet récurrent d'humeur amère, mais nous n'en aurons pas la nostalgie.

 

COMMENT S'ETONNER ? Du score du FN. Quand tout concourt à cultiver la désespérance, quand la situation requiert une alternative qui implique un rejet total du système en place, tant sur le plan économique que politique, quand alors pour détourner la colère des raisons profondes de cette situation, il faut la dévoyer sur des boucs émissaires, hier les juifs aujourd'hui les immigrés, et que le pouvoir en place y apporte le concours majeur de sa position médiatique privilégiée, quand s'y ajoute le cortège de violences criminelles tellement bienvenues qu'on se demande dans quelle mesure alles ne sont pas provoquées, qu'y est ajouté le vedettariat médiatique qui y est procuré, et quand tous les autres réunis accordent leurs voix dans le choeur de la phobie et du discrédit des véritables alternatives, quand cette belle unanimité à dissuader des véritables solutions offertes par la souveraineté populaire rabat la désespérance dans les pièges du populisme.

 

FOIN DE CES MAUDITES COMMUNES ! Mérite de la franchise (ou du cynisme) la déclaration de l'honorable mandataire du CAC 40, promettant que la rigueur devra d'abord être supportée par le budget des communes. L'un des fleurons de l'Histoire de France est la place qu'y a tenue depuis le 16è siècle, le mouvement communal. Cette culture de la souveraineté collective et délibérante de base a eu une influence déterminante sur tout ce qui a suivi, jalonné certes par la Commune de Paris, mais de façon plus constante préalablement par les révolutions de 1830 et 1848 et ultérieurement par les lois syndicale et municipale de 1884, de 1901 sur les associations, puis les comités d'entreprise.....la commune est la structure de base la plus proche des citoyens, le niveau où il est le plus facile de ne pas seulement déléguer le pouvoir mais l'exercer ensemble avec et par ses élus. Il est normal que pour un régime présidentiel, qui absorbe le pouvoir par en haut, ce soit la structure la plus contradictoire et le moins tolérable.

 

ET DONC AUSSI DE CES MAUDITS SYNDICATS ! Oui vraiment il faut en revenir avec le vrai travail à la vraie république, celle de ses débuts balbutiants, oui, celle à laquelle a fait écho, à la faveur de l'Occupation étrangère, l' « Etat Français » de Pétain, car on peu gloser sur le rappel d'une affiche, il reste que l'ordre patronal des années 40 avait mis hors la loi les syndicats, et que quand le candidat Sarkozy choisit de faire son propre (si l'on peut dire «propré») premier mai, il l'inscrit en opposition avec celui des syndicats, dénoncés déjà par lui comme les intermédiaires dont il faut se débarrasser. Maudits soient les syndicats, maudites les communes, maudits soient ces produits de ces maudites lois de 1884, maudits héritages de la Commune de Paris, et de la victoire républicaine sur ses dévoyeurs que furent Thiers et Mac Mahon. C'est l'Histoire que leur continuateur doit accuser de mensonge et d'excès.

 

RECYCLAGE ET PANTOUFLAGE Les barreaux s'élèvent contre l'annonce d'un traitement de faveur pour les anciens parlementaires et ministres qui seront dispensés de formation pour être admis dans la profession d'avocat; A une époque où de réforme en réforme l''intégration extensive d'autres professions juridiques ou para-juridiques a fait passer le barreau de Paris, pour ne citer que lui, de 3000 à 25000, on ne peut pas mettre cette réaction au compte de la crainte de la concurrence ! Mais il est effectivement quelque peu irritant de voir une profession qui naguère s'honorait d'un élitisme qui n'était pas de mauvais aloi dans la mesure où c'était un élitisme de défense, et donc de combat devenir en quelque sorte le réceptacle des épaves de la politique politicienne, leur lieu de repêchage, où, surtout quand les cabinets d'affaires ont pris cette importance dominante, les liens de cette politique politicienne avec les milieux d'affaires serait le critère de leurs compétence, et d'une sorte de continuité de carrière.

 

PARTOUT SAUF A L'ECOLE On a sanctionné une enseignante pour avoir donné un devoir sur la mort du tueur Merah. Et cela n'a pas semblé faire problème. Alors, puisqu'ici nous nous efforçons d'apporter autre chose que le ronron quotidien, osons prendre le risque de scandaliser : On a voulu faire croire qu'elle avait voulu faire de Merah une victime. Il aurait fallu citer son texte, où elle demandait aux élèves de dire si à leur avis il avait été bien que Merah soit tué, ce qui est une autre affaire. Il a été assez dit que cela pouvait avoir nui à la connaissance de la vérité sur ses attaches, et puis cela ramenait à la question de la peine de mort. Les élèves n'en entendaient-ils pas parlé à la maison ? Dans le métro ? À la radio et à la télé dont l'accès ne leur est pas interdit ? On se demande en quoi ce ne pouvait pas être un sujet d'instruction civique, voir de reboussolage de discussions de récrées. Mais qui se sent morveux se mouche : est-il interdit de se demander s'il a été bien que Mérah soit tué ? Ils vont maintenant savoir que la maitresse a été sanctionnée, et en discuter. Cela tendrait à suggérer un autre sujet de devoir à donner aux enfants :« Est-il bien que la maîtresse ait été punie ? ». :

 

PLUS QUE JAMAIS ARTICLE 11 ! Nos lecteurs savent déjà que DS a dans ses cartons un projet de campagne contre le désengagement social de l'Etat par application de l'article 11 du Pacte des Nations Unies sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels qui dispose que « Les Etats parties reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris comportant une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu'à une amélioration constante de ses conditions d'existence » et précise que Les Etats parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit . Nous avons à ce propos eu l'occasion de mettre en valeur un arrêt de la Cour de Cassation qui l'a appliqué en 2008 en droit du Travail. Pourtant, une juridiction administrative vient d'en rejeter l'application au motif que le Pacte « ne produit pas d'effet dans l'ordre juridique interne ». Cela oblige à revenir aux sources : l'article 55 de la Constitution, qui régit l'ordre juridique interne, dispose que Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie, ce qui signifie bien une intégration à l'ordre juridique interne. Or le Pacte a été ratifié par une loi n° 80-461 du 25 juin 1980, publiée au Journal Officiel du 26 juin 1980, et qui précise que le Pacte y a été annexé, donc publié du fait de la publication de la loi. O v oit mal comment dans ces conditions on peut dire qu'il n'a pas « autorité sur les lois », et donc qu'il est au plus fort dans l'ordre juridique interne avec une valeur législative supérieure. Mieux : :un décret 81-77 du 29 janvier 1981 publié au JO du 1er février 1981 en ordonne la publication, et son titre au JO porte en note « Conformément à son article 27,paragraphe 2, ce pacte entre en vigueur à l'égard de la France le 4 février 1981 » Que des juridictions puissent néanmoins dire que le pacte n'a pas d'effet juridique en ordre interne montre combien nécessaire en est le combat;

 

« QUI PAIE SES DETTES S'ENRICHIT » ? OUI, MAIS.... quand il paie les dettes des autres, il s'appauvrit ! Et « qui ne paie pas les dettes des autres cesse de s'appauvrir ».Pourquoi la rigueur sinon pour payer « la dette ». Nous l'avons déjà demandé mais ne le redemanderons jamais assez : quelle dette ? Aux divers producteurs d'armement pour faire la guerre en Afghanistan en Cote d'Ivoire et en Libye ? A ceux qui ont inséré leur profit privé dans la fourniture ou le remplacement des services publics ?

 

C'EST LA TOTAL ! L'empire Total s'était distingué en réussissant à occuper la scène judiciaire presque simultanément comme coupable de la méga-pollution de l'Erika et de la catastrophe d'AZF à Toulouse. Le hasard (ou son omniprésence influant sur le calcul des probabilités) fait qu'elle défraye à nouveau la chronique avec la fuite de gaz en Mer du Nord et que ce soit à ce moment qu'elle trouve le soutien d'un avocat général compréhensif pour préconiser de la débarrasser du fardeau de l'Erika. D'où cette idée toute bête : le pétrole et le gaz ne pourraient-ils pas être confiés au monopole d'exploitation d'une agence coopérative mondiale, d'une sorte de nationalisation mondiale à gestion démocratique des peuples ? Absurde ? Utopique ? Tout est absurde et utopique tant que ce n'est pas réalisé. Mais ce n'est réalisé que si l'ambition le donne à rêver.

 

SURPOPULATION CARCERALE : LE CHOIX DU BON SENS La encore, la France provisoirement sarkozienne a sa place au livre des records : la médaille d'or de la surpopulation carcérale. Vous dites que c'est le signe d'une surincarcération de gens qui pourraient ne pas être mis a trou ? Au moment même où cela nourrissait la chronique, un chauffeur routier cause un accident parce qu'il a continué à rouler bien qu'ayant constaté que ses freins répondaient mal. L'infraction pénale est certaine, encore qu'il faut savoir quelles étaient ses contraintes salariales pour en mesurer la culpabilité. Mais cela justifiait-il de le mettre en détention ? Vous dites qu'il pourrait être remédia à la surpopulation carcérale en incarcérant moins ? Non : il va falloir au contraire augmenter la population carcérale, car ce qui ne va pas ce n'est pas une surpopulation, c'est un déficit carcéral, et la solution, c'est d'augmenter le nombre de prisons, pour en incarcérer de plus en plus. Sinon; que deviendraient les Bouyghes et Compagnie qui les construisent ?


DEFENSE DE SE DEFENDRE ! La malfaisance du système aura fonctionné jusqu'au bout. La flèche du Parthe aura été cette prouesse d'audace et d'imagination consistant à créer un fichier spécial des automobilistes verbalisés …. qui contesteront le pv ! Vous avez pourtant le droit de contester. Il est même porté au pv une mention sur la procédure à suivre, et il arrive même que certaines réclamations soient accueillies. Mais, fondé ou pas, vous serez fiché, sur un fichier spécial de récalcitrants. Ca vous apprendra : si vous ne voulez pas être fiché, taisez-vous.

 

VICTIME DONC PRESUME COUPABLE La dernière (?) trouvaille du futur ex-président candidat : il avait déjà mérité le succès de sa formule du «présumé coupable». Il l'aura améliorée, en décrétant qu'un policier qui tue un civil d'une balle dans le dos doit être présumé en légitime défense, donc la victime présumée en état d'agression..On connaissait déjà les méfaits du principe selon lequel un agent verbalisateur est censé dire la vérité et ne pouvoir être contredit que par miracle. Voici un pas de plus dans l'adage selon lequel un policier a toujours raison, sauf aucune raison de se gêner. Impunité garantie..

 

LE COEUR A SES RAISONS que la raison ignore. C'est d'une façon inhabituelle qu'on aura été induit à cette réflexion en entendant et voyant les malheureux parents norvégiens dire leur satisfaction du vedettariat accordé à l'assassin de leurs enfants. Leur sentiment est ô combien respectable, mais il ne nous était pas facile pour autant d'accepter cette publicité faite à un produit monstrueux de la bête immonde d'un fascisme qui n'est pas mort, dont on sait les avancées résurgentes dans certains pays de Europe, publicité qui ne pouvait que combler et rémunérer le massacreur qui n'avait pas caché le vouloir, et qui ne pouvait être que l'exaltation du crime et lui donner valeur exemplaire. On ne joue pas comme cela avec le feu

 

C'EST GRAND, L'EUROPE ! Le FMI ne sait plus où donner de la tête. Heureusement, il y a l'Europe, nostalgique du bon temps de la Conférence de Berlin où, à la fin du 19è, les puissances européennes se partagèrent le domaine colonial du monde. L'Angleterre n'a avec l'Union Européenne que des relations de « je t'aime, moi non plus », mais quand sont en cause les intérêts fondamentaux de la concurrence libre et non faussée de par le monde, on a vite fait de retrouver les solidarités vitales :et voici qu'au moment où Londres s'inquiète de la mise en péril de sa couronne aux Maldives, l'Argentine commet l'impertinence de nationaliser un pétrolier. Aussitôt branle-bas de combat, et l'Europe de sommer l'Argentine de lever cette nationalisation, sous peine de sanctions ! Vous dites que l'Argentine n'est pas l'Europe, mais que faites-vous de la doctrine jadis inaugurée par les Etats-Unis, des « intérêts vitaux » ?

 

ALORS ? VOUS ETES POUR BACHAR EL ASSAD ? Nous ne sommes pour personne. Mais nous savons que l'opposition n'est pas unanime; qu'une grande partie est contre toute immixtion étrangère et surtout contre toute intervention armée; que l'opposition armée reçoit ses armes de l'Arabie Saoudite et du Qatar, que les Etats Unis, plus barackés que jamais, la soutiennent, que les islamistes du Liban la soutiennent. Alors, c'est vous qui voyez. Et quand on voit crier au scandale lorsque Damas conteste la qualité d'observateurs impartiaux aux nationaux des pays qui appartiennent au « club des amis de la Syrie », est-il interdit de rappeler l'article 27 de la Charte des Nations Unies aux termes duquel « une partie à u différend s'abstient de voter »?

 

CE N'EST VRAIMENT PAS UN TEMPS DE SAISON ! On pourrait aussi dire qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. N'était-ce pas un peu vite dit quand on a parlé de printemps arabe » ? Quand on voit la répression en Egypte, celle des manifestations démocratiques en Tunisie, on se dit qu'on a peut-être un peu vite idéalisé. Mais après tout, en 1789, il s'est bien vite avéré que c'était la bourgeoisie qui avait utilisé le peuple pour sa propre Révolution. Cela n'en a pas moins été la base de lancement de toutes les luttes ultérieures pour la démocratie, en son sens étymologique de souveraineté populaire. Alors, oui, quand même printemps, avec ses giboulées, et en n'oubliant pas que le printemps n'est pas l'été. L'image reste cependant prêter à réflexion, car le printemps n'est que saisonnier, que la rotation des saisons fait de l'automne et de l'hiver d'éternels retours. Les espoirs en l'avenir de l'Humanité ne peuvent pas être enfermés dans des fatalités cycliques. Alors non ! Cessons de nous laisser piéger à réduire à des printemps les mouvements de libération.

 

BRICS : FAUT VOIR..... L'information sur la Conférence des 5 « BRICS » à New Dehli selon laquelle ils veulent fonder une banque Sud-Sud pour faire échec à la domination du dollar est certes importante. Il n'est pas certain qu'il faille la surestimer. Il s'agit des « pays émergents », c'est-à-dire de puissants pays capitalistes. Cela peut s'avérer n'être qu'une conflit de puissance sur les « marchés », et une phase de fracture au sommet dans le jeu de la « concurrence libre et non faussée ».Sauf par l'affaiblissement du monopole du dollar, cela ne signifie pas nécessairement que ce soit un pas vers un nouvel ordre économique international démocratique, A suivre....

 

ISRAEL SUR TOUS LES FRONTS Il n'est plus de jour sans exploit démocratique de l'Etat Israelien : c'est d'abord la construction du mur le long de la frontière égyptienne qui en violation de l'article 2.4 de la Charte qui interdit le recours à la force dans les relations internationales, matérialise l'enfermement de Gaza, qui n'est pas un territoire israélien. Le lendemain, l'interdiction d'accès à Gunter Grass, puis là encore au mépris de ce que la Cisjordanie n'est pas un territoire relevant de la souveraineté israélienne, tous les aéroports du Monde aux ordres de Tel -Aviv pour en interdire l'accès aux voyageurs fichés ! Et ceux qui ne sont pas bloqués au départ sont arrêtés en arrivant, téléphones et appareils photo confisqués. « que fait l'ONU ? ». Elle s'occupe de la Syrie. Elle ne peut pas être partout, et tout faire et son contraire..Mais quand même l'ONU, c'est nous. Donc que faisons-nous ?

 

DU MEPRIS A LA RECONNAISSANCE Il nous est agréable de saluer ici l'ouvrage dont ceci est le sous-titre et dont le titre est « La condition politique des Français d'origine non européenne » que publie l'un des nôtres, Adda Bekkouche, aux Editions du Cygne, en en reproduisant la présentation :

L'exclusion des Français d'origine non européenne des responsabilités publiques constitue l'une des ségrégations les plus importantes à l'œuvre dans la société française. Parce que d'origine maghrébine, arabe, turque, africaine ou asiatique, les représentations sociales et politiques en font des étrangers. Leur condition politique ainsi infériorisée, par rapport aux autres Français, le champ politique et l'espace public en général leur sont bien moins ouverts.

Ces populations ne sont pas inactives. Comme elles l'ont fait par le passé contre le colonialisme, elles luttent pour leur émancipation, en mettant en avant la liberté et l'égalité, principes tant célébrés, à toutes les époques par les représentants de la République française, mais si peu appliqués à ces Français. Ceux-ci ont, aujourd'hui, obtenu une certaine reconnaissance qui, en raison des limites de leurs stratégies successives, demeure toutefois formelle.

Traiter de la condition de ces Français revient à s'interroger sur leur place au sein de la collectivité politiquement constituée.

Le propos de l'ouvrage s'appuie sur une hypothèse corroborée par des faits historiques et mise en œuvre, dans le champ politique, par ses acteurs dominants, les institutions et le droit : la mal-représentation est le résultat d'un processus fondé sur des représentations dévalorisantes dont le socle est idéologique. La condition politique de ces Français est ainsi déterminée en grande partie par ce caractère impensé, l'européocentrisme, qui est à l'œuvre dans leur différenciation du reste du corps social.

 

Pas de quoi rire

Valérie Pécresse promet une reprise après les élections Le système est tellement mité qu'il va falloir le repriser !:

 

NS promet de la rigueur : Il n'est pas rigoriste, nui rigoureux dans ses analyses : il est rigoureux comme l'est un mauvais hiver.

 

Cuba : Le Pape harangue des Fidel !


Une chaine de solidarité La solidarité ne se prête guère à l'humour. Mais nos lecteurs n'ayant sans doute pas tous reçu ce message, et la solidarité étant avec le droit notre bannière, nous ne faisons le devoir de relayer celle-ci :

> Chaîne de l'amour pour une enfant seule...Giulia est une petite fille de quelques mois qui n'aura pas eu, comme la plupart des enfants, la chance de grandir aux côtés de son papa. Pourtant il ne l'a pas abandonnée. Il n'est pas non plus décédé. Non, mais il fait tout simplement un métier qui l'oblige très souvent à s'absenter et à voyager en France et à l'étranger. Contrairement à d'autres enfants dont la situation est désespérée, vous pouvez vraiment aider la petite Giulia : Pour une fois, on ne vous demandera pas de donner votre sang, un organe ou même de l'argent....Non, c'est beaucoup plus simple que cela, gratuit et totalement indolore ! En mai 2012, ne votez pas pour son papa Nicolas ! ET SURTOUT NE BRISEZ PAS CETTE CHAINE, SINON VOUS RISQUEZ UN GRAND MALHEUR APRES MAI 2012

 


 

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Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 06:00

aijd

LA LETTRE de  DROIT-SOLIDARITE
                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)
                                   _________________________________________________________
               c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - neuvième année. Février 2012 n° 95           

« ET SURTOUT LA SANTE »  Pendant tout le début de ce mois de janvier ç'aura été la ritournelle consacrée: « Tous nos voeux, et surtout la santé » Comme si la santé ne dépendait pas de tout le reste. « Surtout la santé ? » D'accord, mais, pour cela, tout le reste : du travail, un logement, des vacances, pas de guerres, car sinon, la santé, ça va être difficile . 

LA DETTE ? LA RIGUEUR ? DE QUEL DROIT ?  Nous l'indiquons dans notre rubrique « on annonce », mais cela nous paraît assez important pour y consacrer ce billet en tête de ce numéro : DS organise le 3 mars à Paris, à la Bourse du Travail Boulevard du Temple, une rencontre sur ce thème : Ceux qui accaparent les instruments étatiques de notre droit à la souveraineté populaire nous imposent la rigueur sous prétexte de payer nos dettes. Mais ces dettes sont-elles les nôtres ? Et devons-nous sacrifier nos acquis sociaux sur l'autel de la finance ? On nous parle de la dette mais jamais des créanciers. Les « marchés » sont un lieu mais non des acteurs d'activité. La rigueur n'est que dans la logique d'un système dominé par les acteurs et bénéficiaires desdits marchés. Or la fonction de l'Etat ne doit pas être de les servir, mais de servir les intérêts du peuple, tels que proclamés par les textes internationaux donc par priorité les besoins sociaux. Mais cela suppose une inversion des rapports de pouvoir dans les domaines politique et économique. La question est assez important pour que nous souhaitions donner à  cette rencontre une dimension significative. Elle sera conçue dans la logique de cette inversion du pouvoir d'en haut en pouvoir d'en bas, donc sans orateurs programmés et de façon strictement interactive. Et nous y invitons le maximum des organisations concernées. Retenez le 3 mars et parlez-en !
LE SIECLE DU MARCHAND DE VENISE Que dirait Shakespeare aujourd'hui de la dette au nom de laquelle on nous impose la rigueur ? Quand on rogne sur l'emploi, sur la santé, n'est-ce pas d'une certaine manière prélever sur les peuples une « livre de chair » ? Comment expliquer la dette sinon parce que nous vivons l'époque du règne mondial des usuriers ? On prèche aux peuples la rigueur parce qu'il leur faudrait rembourser une dette. Mais ce ne sont pas eux qui l'ont contractée, ce ne sont pas eux les débiteurs. Ceux qui l'ont contractée en leur nom n'ont fait que commettre un abus de mandat et les créanciers ne pouvaient pas l'ignorer, qui ont fermé les yeux parce que cela n'était monté que pour leur plus grand avantage. Ce sont ceux-là les débiteurs, ceux qui doivent rembourser aux peuples le profit qu'ils ont injustement tiré de leur métier d'usuriers. Oui, parlons de la dette, mais de la leur et pas de la nôtre.
MEME PAS PEUR ! « Tu vas voir, si tu ne manges pas ta soupe, il va venir, le vilain monsieur » ou le «Père Fouettard; ou le Croquemitaine. Et comme on traite les citoyens comme des enfants qui doivent être bien sages et obéissants, la vieille recette est toujours valable. De Gaulle a fait passer la Constitution de la 5è en agitant la peur de la guerre civile, ou en tout cas du chaos. Et aujourd'hui on prétend faire passer la rigueur en agitant l'épouvantail des conséquences de la perte du triple A. Ei si finalement on prenait conscience de ce que la peur est en face ? La peur du peuple, Se donneraient-ils tant de mal pour falsifier le passé, charcuter l'Histoire, s'ils n'étaient pas dominés par la peur du retour à une logique de priorité sociale ?
FINIE, L'ECOLE REPUBLICAINE !  Il faut vraiment qu'avant de s'en aller ils cassent tout. L'apparence de pure technicité de certaines annonces déguise une véritable destruction. C'est le cas de l'école, où ce sont tous les fondements de l'école républicaine qui sont abattus : la suppression du collège unique ? C'est la suppression de la fonction d'unité citoyenne égalitaire de la formation scolaire  L'autonomie des établissements ? On nous précise déjà que cela permettra aux chefs d'établissment de recruter eux-mêmes. Autrement dit, c'est la fin de l'unité statutaire.de la fonction publique éducative. Il est important d'en prendre toute la mesure.  

LE COUP DE GRACE  A coups de canif ici et là, sournoisement, le Code du Travail était peu à peu grignotté. Mais cette fois, avec l'annonce de la flexibilité des rapports entreprise par entreprise, cela veut simplement dire qu'il n'y aura plus de loi générale et obligatoire. Le droit du travail était « d'ordre public », en ce sens que, son fondement procédant de ce que salarié et patronat n'ont pas une égale liberté de contracter, il n'était pas possible d'y déroiger par un contrat, et que toute clause contraire était nulle. La faculté de négocier entreprise par entreprise, cela veut dire, non seulement la fin des 35 heures, mais la fin du SMIC, la fin des 5 semaines de congés, etc.... Il paraît que Parizot trouve cela très bien.

DANS LES COMPTES DE CAMPAGNE !  Nous avons déjà eu l'occcasion, et n'avons été les seuls, de dire que, lrsque le « futur » candidat Sarkozy va, aux frais de sa fonction, faire des réunions manifestement électoralistes en province, les frais devraient en être comptés dans ses comptes de campagne. Mais quand le premier ministre se fait son agent électoral ?  quand, en déplacement en province en cette qualité, il discoure contre un candidat adverse, comment ne pas qualifier cela de disccours électoral et ne pas en inclure le coût dans les comptes de campagne du candidat ?

CIRCENSES....SINE PANEM  C'était l'habileté politicienne des empereurs romains, d'offrir au peuple la distraction des jeux du cirque, moyennant quoi ils s'accomodaient de n'avoir à manger que du pain : « Panem et circenses » était la recette de domination sur le bas peuple qui était satisfait s'il avait du pain et des jeux. On nous annonce aujourd'hui qu'il y a un secteur commercial qui ne souffre pas de la crise: la Française des jeux et ses homologues. Mais on a fait des progrès : les jeux permettent m$eme d'oublier quand on n'a pas de pain.

LE COUP DE LA TOBINETTE Du haut de ses talonnettes, Il avait dit non à la tace Tobin. Mais les élections approchent et en période électorale, on peut porter des vestes réversibles. Alors oui à la taxe Tobin ! Mais toute peite, pour qu'elle ne fasse pas mal, pendant que dans un beau partage des tâches, la Medefienne en chef crie que ça va faire mal. Si ça ne fait pas gagner les élections, ça vaudra bien, en consolation, un prix de comédie. 

LES MEDIAS INSUPPORTABLEMENT LE PENIBLES  On se demande à quoi peuvent jouer les médias, avec à leur tête la radio et la télévision, à nous servir à longueur de journées une telle quantité indigeste de plats marinés. Est-ce une campagne préférentielle ? Une prétendue habileté pour faire peur, ou finalement faire de Sarkozy un moindre mal ? Ou, plus simplement, de ces irresponsabilités qui conduisent à paraphraser la formule célèbre : irresponsables mais coupables ? 

FALLAIT-IL BAISSER PAVILLON ?  Le naufrage de Seefrance peut créer un sentiment d'amertume pas seulement chez ses salariés. Le fait est qu'avec ce naufrage, c'est le pavillon français qui disparaît du Transmanche. Il y avait pourtant un nombre suffisant d'offres de sauveteurs pour qu'on s'étonne que cela n'ait pas dissuadé le Tribunal d'en ordonner le sabordage

C'EST NECESSAIRE, ET C'EST POSSIBLE ! Sartre faisait dire parl'un des personnages de sa pièce « Nekrassov » : « ils veulent désespérer Billancourt »  L'effondrement des pays socialistes aidant, ils y ont réussi, le concert de la médiatisation chantant à longueur de temps la berceuse de la fatalité et de la délégation de pouvoir. Tout pourtant dépend de l'action citoyenne, et par voie de conséquence d'une remobilisation populaire qui suppose que le peuple soit convaincu que tout dépend de lui et qu'il peut gagner. Alors, faisons l'inventaire des problèmes qui nous assaillent (ou dans lesquels nous sommes enlisés) : Le refus de payer la dette illégitime ? C'est évidemment nécessaire. Et pourquoi serait-ce impossible ? En finir avec les aventures guerrières ? C'est évidemment nécessaire, et pourquoi serait-ce impossible ? Republiciser ce qui a été privatisé, c'est nécessaire, et pourquoi serait-ce impossible ? On peut passer en revue tous les problèmes et reprendre le même refrain: c'est nécessaire et c'est possible. Ce n'est qu'une question de savoir qui a le pouvoir sur quoi, donc de la puissance du mouvement populaire : Il était nécessaire de faire échec au CPE, et cela a été possible; il était nécessaire de menacer d'utiliser le veto contre la guerre d'Irak, et Chirac qui avait comencé par dire « on fera ce que dira l 'ONU » a fini par dire, « s'il le faut on utilisera le veto ». Tout ce qui est nécessaire est possible, à condition de ne pas se contenter de « laisser faire la politique par ceux qui savent ».
PAUVRE M. BOUYGHES !  Bouyghes demnnde quelques millions d'euros au « Canard » pour avoir médit de lui. On reste impatients de savoir comment Bouyghes justifie le montant du préjudice dont il demande réparation. Faut-il que le « Cnaard » soit puissant, pour, d'un trait de plume lui causer quelques millions d'euros de préjudice ! Mais il y a plus grave : même en plumant totalement le Canard, ils n'arrivetont jamais à en tirer plusieurs millions. Et s'ils ne les ont pas Bouygues et sa famille vont devoir aller aux Restos du Coeur. Un élan humanitaire s'impose : il faut lancer une souscription pour aider Bouyghes ! Et s'adresser d'abord aux chômeurs, qui lui doivent bien cela.

ARTICLE 11  DS adresse à toutes les organisations susceptibles d'être concernées, pour qu'elles s'y joignent et que ce soit un appel commun, pouvant être la matière d'un partenariat de campagne, l'appel ci-après :

        Au moment où, dans le cadre des orientations d'une Union Européenne au service des intérêts financiers internationaux, les actuels détenteurs du pouvoir d'Etat développent une politique de rigueur fondée sur le démantèlement systématique de toutes les conquêtes et garanties sociales, il semble nécessaire de leur rappeler les engagements auxquels ils sont internationalement tenus
       En effet l’article 11. du pacte des Nations Unies de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels dispose  que : « Les États parties au présent pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu’à une amélioration constante de ses conditions d’existence. Les Etats parties prendront des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit »
       Et ce n'est pas une simple déclaration d'intention, mais une obligation juridiquement contractée dans la mesure où l'article 2 a précédemment édicté que : « Les États parties au présent pacte s’engagent à respecter et à garantir à tous les individus se trouvant sur leur territoire et relevant de leur compétence les droits reconnus dans le présent pacte.... »
       Le désengagement social de l'Etat est donc une violation ouverte de ses obligations. Mais aucun droit ne vaut que par les luttes pour le faire respecter. Celui-ci existe et nous serions impardonnables de ne pas nous en servir.
       L'article 11 devrait donc être brandi par toutes les organisations en lutte contre le désegagement social de l'Etat. Nous pensons qu'elles pourraient en faire une grande campagne commune :
                          « Contre le désengagement sosial de l'Etat, respect de l'article 11 ! »



ELLE ETAIT AUSSI A MARSEILLE On ne parle jamais que de la Commune de Paris. Mais à Marseille aussi, il y a eu la Commune. Et il faut remercier un avocat marseilllais, Robert Vigneaud d'acoir eu cette idée, qui l'a mise à,l'honneur grâce au compte-rendu qui en a été fait par l'Humanité, mais qui aurait mérité une plus large diffusion et pas seulement après coup, mais qui a fait sur place plus que salle comble : la reconstitution au Palais de Justice de Marseille du procès de l'avocat Crémieux, communard condamné à mort et fusillé. Merci à Robert Vigneaud pour cette initiative. Cela donne à penser que nous ayons du grain à moudre ensemble.

TOUT EN UN  A Paris, en ce mois de janvier : sur le trottoir, des voyous osent vendre l'Humanité-Dimanche, et en plus ont mis des affiches.  Alertés sur ce comble du désordre des représentants de ce qu'on appelle les forces du maintien de l'ordre viennent y mettre bon ordre. Et comment ont-ils été alertés ? Parce qu'il y avait là, dans une encoignure de façade....une vidéo surveillance !  Comme disait une affichette en 14-18, « taisez-vous, méfiez-vous : des oreilles ennemies vous écoutent »

TOUJOURS ALLER AUX SOURCES POUR VERIFIER Quand récemment il avait été annoncé dans une grande orchestration médiatique que « l'ONU » avait déclaré légal le blocus de Gaza, nous avions montré que si on se reportait au texte on constatait qu'il s'agissait d'un simple rapport de consultants qui ne disait pas du tout cela. Cette fois, c'est tout un tapage autour du « coup de théatre » sur l'attentat contre l'avion présidentiel rwandais, où il serait maintenant démontré que ce sont des « hutus extrêmistes » qui ont lancé les missiles sur l'avion. Or tout procède d'une analyse sur la provenance des tirs. Mais il est notoire que le FPR avait infiltré l'armée (les derniers évènements en Afghanistan montrent que c'est possible partout) et quand on se reporte au document (ce que chacun peut faire), on constate 1) qu'il repose sur des déclarations de « témoins » dont les photographies annexées ùontrent que certains sont en blouse rose, donc que ce sont des pensionnaires des prisons rwandaises (ô liberté du témoignage !) 2) que la provenance des missiles est confirmée de fabrication russe, fourni par l'Ouganda, en guerre avec le Rwanda, et sur lequel était adossé le FPR de Kagamé, 3 et surtout) que le rapport lui-même écrit : «Le fait que nous privilégions  ces deux positions ne signifie pas que les missiles n'ont pas pu être techniquement mis en oeuvre dans un périmètre un peu plus étendu....une zone plus étendue... de l'ordre d'une centaine de mètres, voire plus,....peut être prise en  compte ...cette marge d'apppréiation est importante, puisqu'elle permet d'envisager que les tireurs aient été postés à l'extérieur »»  Et voilà sur quoi vos médias sont muets....

PAUVRE ALBION, VICTIME DU COLONIALISME ARGENTIN  Voilà Londres qui s'apprête a s'engager dans une lutte anticoloialiste, pour sa propre protection contre le colonialisme; La revendication argentine sur les Malouines serait une prétention colonialiste. A ceux qui s'en étonnent rappelons qu'après tout, les Malouines sont dans la même eau oécanique que Jersey et Guernesey. Il suffit pour les y inclure d'étendre un peu le périmètre de l'archipel anglo-normand. Après tout, « tout ce qui est insulaire n'est-il pas nôtre ? »

CURIEUSE PROPHYLAXIE Il fallait y penser : si on prend des sanctions contre l'Iran, ce serait pour éviter qu'Israel lui fasse la guerre ! Autrement dit, pour qu'Israel ne fasse pas la guerre, créons les conditions pour la faire à sa place.

« PAS FAIT EXPRES, M'SIEU ! »  Des organisations haitiennes ayant mis en cause la responsabilité de l'ONU dans l'épidémie de choléra, un rapport en défense répondrait que cela n'a pas été concerté ! Encore heureux ! Imaginerait-on que, pour nuire aux haitiens (après tout, pour avoir moins de gens à reloger ?) on ait volontairement calculé d'inoculer le choléra à des Napalais avant de les enoyer à Port-au-Prince ? Mais concerté ou pas, le dommage est là et celui qui le cause doit le réparer.

De l'AIJD et d'ailleurs

On annonce :.
24 février à Londres à l'«Amnesty International Human Rights Center » : La Haldane Society organise en partenariat avec Amnesty International et l'Association Européenne de juristes pour la Démocratie une conférence sur la Défense des Defenseurs des Droits de l'Homme, et annonce la participation de délégations des Philippines, de Palestine, de Colombie  de la région du Caucase, de Biélorussie, et de Turquie. 
Le 3 mars, à Paris, Bourse du Travail, Boulelvard du Temple, DS organise une journée d'échanges sur le thème : « La Dette, la rigueur, mais de quel droit ? »
Du 14 au 17 mars, à Marseille DS participera au Forum Alternatif International de l'Eau.
Courant mars (date à préciser) à (lieu à préciser): réunion semestrielle du bureau de l'AIJD
Fin 2012 à Paris Conférence internationale de l'AIJD pour un nouvel Ordre Economique International Démocratique.

Pas de quoi rire

Contre l'immunit&, le principe de précaution Si l'on ne pouvait pas penser qu'il y a une bonne majorité déjà pour ne pas maintenir au squatt de l'Elysée son occupant actruel, l'enseignement du procès Chirac en fournirait un motif supplémentaire : Voyez-vous que l'affaire de Karachi soit bloquée pendant 5 ans ?
La sanction scolaire :  Le petit Nicolas est si mauvais sur l' école qu'il ne devrait pas être autorisé à redoubler.
Sarkozy à Domrémy  Comme il a peur de manquer de voix, et qu'on lui a dit qu'elle en avait entendu, il est allé essayer de les récupérer; Seul avantage : ça aura fait tellement hurler Marine Le Pen que ça devrait lui donner ....une extinction de voix
Proposition de réforme constitutionnelle : A voir la différence de discours d'un Président à l'approche des élections et après l'élection, il faudrait ramenr la durée du mandat à 6 mois. Comme cela; on serait en permanence en période électorale.
Merci Ouattara !  Un accord vient d'être conclu d'assistance militaire réciproque entre la Cote d'Ivoire et la France. Autrment dit, des frégates ivoiriennes vont être ancrées à Brest pour protéger la Bretagne.
Les Anglais en lutte contre le colonialisme argentin : On dit que ce n'est qu'un début. Il se formerait à Hastings un comité pour la libération de l'Angleterre du colonialisme normand
Un comble ! Partout nous agressent des affiches de recrutement militariste effréné sous l'interpellation « et si vous étiez marin sans le savoir ? ». Etait-il décent, en pleine période électorale, de faire aux frais de l'Etat campagne pour la Marine ?
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CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !
Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!

                                 
                         DROIT-SOLIDARITE
Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)
c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

BULLETIN D’ADHESION

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN
Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.
C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.
Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité
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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 22:24

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LA LETTRE DE   DROIT-SOLIDARITE
                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)
                                   ________________________________________________________


                 c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - neuvième année. Janvier 2012 n° 94     

POUR LA NOUVELLE ANNEE
Les meilleurs voeux que nous puissions faire à nos lecteurs, c'est la réalisation de ceux de déconvenue, d'échecs, de déception et de défaite que nous faisons pour les apôtres de la rigueur, ses profiteurs, ses organisateurs et ses serviteurs, affirmés ou déguisés, 

« PAN SUR LE BEC », DIRIONS-NOUS SI NOUS ETIONS LE « CANARD »   Car nous avons commis une erreur en imputant au pouvoir en place l'idée que la France cède son siège de membre permanent à l'ONU à l'Union Européenne. Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches. Il semble au demeurant que cette idée saugrenue ait été abandonnée. Nous n'en maintenons pas moins ce que nous en disions, à toutes fins utiles.

ARTICLE 6 !!!!  « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit au travail qui comporte le droit qu'a toute personne d'obtenir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement choisi ou accepté et prendront les mesures appropriées pour sauvegarder ce droit ». En conséquence de quoi, nos gouvernants peuvent s'enorgueillir de battre les records de chômage. Déjà, à propos de l'article 11, nous proposons de rappeler à toute occasion à ceux qui ont l'impertinence de nous gouverner les obligations résultant du Pactes des Nations Unies sur les Droits Ecnomiques Sociaux et Cuilturels. Mais le chomage y est peut-être l'infraction la plus insupportable  On sait ce que représente pour les jeunes ce refus de leur permettre de construire leur avenir dans toutes ses composantes, mais plus généralement la forme d'exclusion que produit la privation de motivations et d'insertion socio-professionnelles et donc de désespérance.  Et pourtant ce chômage n'est pas une fatalité. Comment s'en étonner quand les délocalisations ne sont combattues que dans les mots électoralistes, quand on programme les coupes sombres dans la fonction publique, quand tout est subordonné au critère du profit privé aux dépens de l'utilité sociale. A lui seul, ce record de chômage est  le plus terrible acte d'accusation d'une politique et de ses coupables.


LA SNCF, SINISTRE NOVATRICE EN CONCURRENCE  FERROVIAIRE Les usagers, ce mois de décembre, ont eu avant l'heure leur cadeau de Noël : des horaires bousculés, obligeant nombre d'entre eux à ne plus pouvoir compter sur le train pour rejoindre leur lieu de travail....Et tout ça parce que l'introduction du privé oblige à leur faire de la place....et à leur convenance. On leur vend du rail, et il faut s'arranger avec ce qu'on garde. Pourquoi donc les transports resteraient-ils un service public ? Et pourquoi le sol destiné à sa desserte lui demeurerait exclusif. Cette nationalisation-là n'était même pas un méfait de la libération et du programme du CNR, mais du Front Populaire. Comme le disait Pétain (dont les mânes, fidélement célébrées à Douaumont voici quelques jours ont dû frémir d'aise), « Finis les mensonges qui nous ont fait tant de mal ! ». On ne peut pas satisfaire à la fois le privé et le puiblic. Alors, le public doit laisser la place au privé, et peut importent les usagers, qui ne sont plus que des clients.


OUI A LA RIGUEUR, MAIS PAS LA MEME !  La « rigueur » qu'on nous prêche, c'est celle au sens de laquelle on dit qu'un hiver va être « rigoureux », c'est-à-dire difficile à vivre. Mais il est un eutre sens de la rigueur, qui consiste à « faire preuve de rigueur ». Mais c'est alors du rigorisme, qui commande de faire preuve de rigueur dans l'application des principes et notamment de la part de ceux qui ont à gérer nos intérêts communs, et n'ont reçu mandat que pour cela, de les gérer dans l'intéret commun et non dans celui de quelques-uns.


DEMAGO « MADE IN FRANCE » L'Europe est trop compromise dans les rigueurs qu'on promet aux Français pour que la compétition électoaliste ne commande pas un assaut de cocoricos. Mais on est en droit de s'interroger sur leur sincérité et leur crédibilité quand rien n'est fait de sérieux pour combattre les délocalisations et que n'est pas mise en question l'obligation de respecter les règles de la concurrence libre et non faussée qui interdit le soutien aux entreprises nationales.


FINI LE ROUGE SUR LES PETITS POIS !  Annoncé, puis démenti : les magistrats vont-iis être interdits de légion d'honneur.  En « avocats du diable », on pourrait dire qu'aussi bien que la discrimination dans l'avancement a  longtemps été une façon de contourner une indépendance insuffisamment garantie par l'inamovibilité, l'octroi discriminé d'une décoration pourrait être un moyen de porter atteinte à cette indépendance. Pourtant il suffirait alors d'y porter le même remède que pour les garanties de carrière, en y introduisant la consultation du Conseil Supérieur. Mais quand la dite décoration vient d'être attribuée successivement à deux « héros » de l'OAS condamnés pour crimes de sang, il n'y aurait rien d'illogoique à ce qu'on ne puisse pas la donner à la fois aux coupables et aux justiciers.


CES PROCUREURS QUI OSENT SE PRETENDRE « DE LA REPUBLIQUE » Les procureurs en grève ! À presque 100 %; Pour pouvoir faire leur travail dans des conditions qui leur permettent d'assurer un procès régulier. Quelle satisfaction que voilà que ces procureurs nous  procurent !


GRANDEUR ET SERVITUDE DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Incontestablement, le suffrage universel a marqué la première étape essentielle  de la démocratie; La preuve en est dans le temps qu'il a mis à s'imposer comme vraiment universel, n'étant d'abord que censitaire, attendant un siècle et demi pour inclure les femmes ! Mais comme tant d'autres conquêtes il aura été récupéré au service de son contraire : d'abord par la réduction de la démocratie à l'élection, puis la dérive de celle-ci, moyen d'exercice d'une souveraineté populaire permanente, en moyen de transfert de ce pouvoir aux élus pour le temps de leur mandat, alos que l'article 3 de la Constitution dit «  la souveraineté nationale appartient au peuple français qui l'exerce par ses représentants » et non « dont les représentants l'exercent pour lui »). Mais le pire aura sans doute été l'élection du Président de la République au suffrage universel, dont l'évident caractère plébiscitaire, et donc populiste l'autorise à mettre sa légitimité en compétition avec celle du Parlement. Et voici que se préconiserait d'élection au suffrage universel d'un Président européen ! Au moment où les oracles des « marchés » revendiquent une centralisation européenne renforcée, et où l'expérience en a montré que le retour nécessaire à la démocratie comporte au premier plan l'abolition du Présidentialisme. Mais ce ne sont que des murmures.

QUI EN EUT DOUTE ?  C'était dans le Monde du 1er décembre, une tribune intitulée «  Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ». Nous entendons souvent cette exhortation de nos amis d'Outre Atlantique qui ne comprennent pas qu'à leur différence nos Etats ne sont pas comme les leurs des circonscriptions administratives d'un ensemble sans racines historiques différentes. Mais aujourd'hui c'est l'exhortation à un superétat européen, comme moyen plus efficace pour la domination des intérêts financiers qui veulent ainsi briser les instruments étatiques de résistance des peuples. De qui donc alors est cette tribune ? De Laurence Parizot, bien sûr, la fidèle et authentique porte-parole du patronat. On ne pouvait pas espérer certification de l'idée sous meilleure signature.

EUROPE : VERTICALE OU HORIZONTALE ? C'est l'affolement : l'Europe au bord de l'implosion. Le remède ?  De la poigne ! Madame Parizot l'a bien dit : des Etats-Unis d'Europe, ce qui permettrait une meilleure gouvernance des financiers sur les peuples. A la manière dont un militant de gauche peut se déterminer a contrario de ce que dit le Figaro, on  peut en déduire que le salut dees peuples est dans une inversion des rapports de pouvoir, et donc, comme le voudrait la Charte des Nations Unies, en substituant à une logique centralisée et « verticale » du pouvoir sur les peuples une logique décentralisée et « horizontale » de coopération de peuples libres et égaux. Cela ne demanderait pas un grand effort d'imagination, mais simplement de ressortir des cartons l'accord européen dit « Acte Final de la conférence d'Helsinki » de 1975; Helas ! c'était au temps où l'Europe était divisée en deux blocs, ce qui frappe le document d'infamie, mais quiconque.aura la curiosité d'en revisiter les trois « corbeilles », sur la sécurité mutuelle, les Droits de l'Homme et les relations économiques, se demandera pourquoi ce qui était possible quand l'Europe était divisée en deux blocs antagonistes ne le serait pas davantage encore aujourd'hui où elle ne l'est plus.


ON Y AVAIT CRU  Dans notre numéro de novembre, nous avions cru pouvoir saluer une « grande première » avec l'annonce que le Procureur de la CPI enquêtait en Cote d'Ivoire sur les crimes commis de part et d'autre. L'information était exacte, mais l'hommage était-il prématuré, et l'avenir le démentira-t-il ? C'est à craindre dans la mesure où à ce jour Bagbo est déféré, mais pas Ouattara ni personne de son camp. A suivre !

DEMOCRATIE MADE IN ANKARA  La répression contre les Kurdes vient de franchir une étape d'une extrême gravité que nous ne pouvons mieux exprimer qu'en reproduisant ci-après la déclaration que DS a émise à ce sujet : 
Droit Solidarité a été informée des faits extrêmement graves de répression contre les avocats turcs assurant la défense des militants kurdes. L'association s'apprêtait déjà à exprimer sa plus vive protestation, et à appeler toutes les organisations de défense des droits de l'Homme à exprimer la leur quand de surcroit est parvenue l'information qu'un avocat italien venu en mission d'observation et de défense avait été arrêté à la frontière et détenu avant d'être refoulé. Ces faits sont extrêmement graves et disqualifient toute prétention des autorités turques à une qualification démocratique. Il est urgent, si elles veulent bénéficier de ce crédit, qu'elles mettent fin à cette situation, reconnaissent et garantissent le dorit des kurdes à la libre expression de leurs droits, et à leurs défenseurs de bénéficier des garanties attachées à leur mission.


MUMIA : UNE VICTOIRE A PARACHEVER Sauvé de la mort, c'était la priorité et une preuve de plus que l'action paie.  Mais ce n'est pas suffisant. Mumia a été déclaré coupable à la faveur d'un procès où aucune des règles d'un procès équitable n'a été respectée. Il a été établi que les témoins à charge ont menti. Il ne doit pas rester en prison, et le principe de présomption d'innocence impose au minimum un procès en révision.  


UN « PHILOSOPHE » A PRENDRE TRES AU SERIEUX Jaurès n'a-t-il pas dit que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage » ? Marx n'a-t-l pas écrit que le capitalisme fait la guerre pour détruire du capital mort et se procurer ainsi le capital vivant de la reconstruction ? Des experts militaires mal pensant ne nous ont-ils pas expliqué que les guerres en Asie occidentale visaient de la part de l'Occident à s'assurer des positions dans la perpective stratégique d'une guerre avec un Orient axé sur le Russie et la Chine ? N'est-il pas vrai que l'acuité de la crise systémique actuelle du capitalisme peut faire craindre qu'il la résolve par une fuite en avant dans les pires aventures ? Et voilà que, dans le Monde l'éminent expert Gluksman prenant le relais de son confrère BHL  pourfend en bloc et dans un ciblage solidiaire « les autocrates post-soviétiques  et post-maoistes », dans une démarche ô combien prometteuse, puisque le titre est tout simplement « Après Khadafi, Poutine ?». On n'est pas obligé d'être un défenseur de Poutine pour en conclure qu'il ne s'impose pas d'envoyer sur Moscou les drones de l'OTAN.


LE NIVEAU DE L'ATLANTIQUE MONTE ENCORE On avait déjà remarqué depuis lontemps qu'avec le réchauffement climatique le niveau de l'Atlantique avait dû fortement monter pour que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord s'applique jusqu'en Afghanistan. Voilà maintenant qu'il étend ses compétences jusqu'au Pakistan Mais on dit que si les flots de l'Atlantique gonflent ce n'est pas en raison du réchauffement climatique, mais par l'apport de la bave de quelques bavures......


BILANS  Alors que les Etats Unis quittent l'Irak, après y avoir sévi neuf ans, de nombreux commentaires parmi les  moins suspects de complaisance s'accordent sur le mot « échec », en confrontant la place prise par les talibans et la facture en pertes humaines, et, comme le dénonce l'article 26 de la Charte, en sommes détournées des besoins de l'Humanité. Mais on ne pense pas toujours à y intégrer les bénéfices (notamment) d'Halliburton, dont l'un des principaux dirigeants des Etats-Unis était aussi l'un des principaux dirigeants, et acteurs de l'aventure, Mais comment donc se dit « conflit d'intérêts » en anglais ? Et pour faire pendant à ce glorieux bilan, on nous rapporte de Tripoli, que la population, comme à d'autres endroits majeurs tels que Syrte, ne supportent plus, en raison de leur brutalité et de leurs exactions, les Bons Héros Libérateurs, symboles de la liberté et de la démocratie made in BHL.Vive l'ingérence humanitaire !

De l'AIJD et d'ailleurs

On rend compte
9 décembre  DS a reçu une victime des attaques à l'acide qui sévissent au Bangla Desh et dans la région, et un représentant de la Fondation de solidarité. Plutôt qu'un résumé nous publierons un compte-rendu en annexe de notre prochain numéro.
15 décembre DS a fêté ses 20 ans. De nombrex amis s'étant excusés pour raison de santé ou d'autres obligations de cette fin d'année, nous publions ci-après l'allocution de notre co-président Manfred Gouett, où l'on verra combien, avec nos faibles moyens, le bilan est astisfaisant et encourageant.


On annonce :
Le 24 janvier à Paris de 18 à 20.30, Assemblée Nationale Salle 6403, 26 Rue de l'Université 75007 Paris            « Où va la politique extérieure de la France? Où va la France? » avec participation de Droit-Solidarité.   
Le 3 ou le 10 mars, à Paris, journée d'échanges sur le thème : « La Dette, la rigueur, mais de quel droit ? »
Du 14 au 17 mars, à Marseille DS participera au Forum Alternatif International de l'Eau.
Fin 2012 à Paris Conférence internationale de l'AIJD pour un nouvel Ordre Economique International Démocratique.
 
On nous écrit


Des Philippines Nous avons eu l'occasion en son temps de donner écho à l'action de l'AIJD pour les 43 médecins et infirmiers emprisonnés sous l'accusation de terrorisme sous la présidence d'Arroyo pour avoir participé à un stage de formation dans une structure populaire d'opppsition. Lors de la tenue à Manille de la 5è conférence des pays d'Asie et du Pacifique de l'AIJD une délégation avait rencontré la ministre de la justice sous la nouvelle présidence Aquino, et les 43 ont été libérés. Mais nos amis de l'association philippine (l'Union Nationale des Juristes du Peuple) agissent maintenant pour que les crimes commis par le régime Arroyo ne restent pas impunis.
De Colombie ;   Le syndicat des Travailleurs des entreprises de Cali a saisi l'OIT du cas des 51 travailleurs licenciés par l'entreprise Sitraemcali. La démarche est à suivre. Ils demandent l'appui de l'AIJD. Nous les avons assurés du nôtre.

Pas de quoi rire
« In cauda venenum » : « ils veulent abolir la prostitution.?...,.....Pu...tain! »
Aux écologistes : On ne commencera à vous situer à gauche que quand vous mettrez dans votre programme une réforme des règles de la circulation qui veulent que pour que les Verts puissent passer, il faut que les Rouges s'arrêtent !
Le parti communiste, première force d'opposition à Poutine : Au secours ! Les Russes reviennent !
De vrais sauvages  Les Coréens du Nord, bien sûr ! Rendez-vous compte: ils ne savent même pas compter sur leurs doigts. C'est le 3è Kim, et ils l'appellent Kim Jong Un !
Droit au logement :  Ils sont déjà combien sur la liste, pour avoir un logement social à l'Elysée ?
Rassurant: Dans le Monde du 23 décembre : « Les orang-outangs en péril d'être décimés ». Pas grave, ils ne seront pas exterminés, et il restera 9 sur 10.
« Rien de ce qui est humain ne nous est étranger »  Belle devise. Dommage que Claude Guéant soit dislexique . Ca donne : « Rien de ce qui est étranger ne m'est humain »
On n'avait pas compris Quand on nous a dit que pour enrayer le chômage il fallait remettre en question les 35 heures, on a crié au fou, car augmenter le temps de travail de chacun allait encore réduire les emplois disponibles. Mais après tout, s'ils veulent remettre en cause les 35 heures pour enrayer le chômage, c'est peut être pour faire la semaine  de 24 h ?

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !
Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!


ANNEXE


 15 décembre 2011 - 20 ANS DE DROIT-SOLIDARITE :
 Le mot du co-président, Manfred Gouett.
Chères dames, chers messieurs
  DROIT-SOLIDARITE a 20 ans. Mais avant de nous réjouir de cela, je voudrais vous inviter à revisiter ensemble notre parcours.
 L’association s’est créée en 1991, et l’objet indiqué par ses statuts est :
 Le développement et l’approfondissement de la coopération et de la solidarité des juristes et des non juristes qui veulent oeuvrer dans le domaine du droit, pour apporter, par l’outil du droit, notre contribution à l’action de tous ceux qui luttent contre un ordre fondé sur la domination, et pour l’instauration d’un nouvel ordre de libération, de justice et de paix, en France et dans le monde, par la coopération de peuples libres et égaux .


 DROIT-SOLIDARITE a ainsi œuvré à assurer la continuité, dans la nouvelle situation mondiale, de la présence des juristes français dans le mouvement international interdisciplinaire des juristes sur la base de la Charte des Nations Unies et des pactes de 1966 sur les Droits de l’Homme.
 Au plan national , DROIT-SOLIDARITE a organisé diverses réunions -débats, notamment pour la judiciarisation du Pacte de 1966 sur les Droits économiques, sociaux et culturels


.DROIT-SOLIDARITE  publie régulièrement depuis novembre 2003 une « Lettre » mensuelle de 4 pages diffusée par Internet à près de 300 adresses en France et une quarantaine d'adresses de juristes francophones de l'étranger, et a publié en son temps un supplément consacré au « NON » au projet de constitution européenne,


 DROIT-SOLIDARITE a engagé depuis octobre 2006, un cycle de débats sur « le Droit entre régression et progrès » pour valoriser la prééminence des textes de droits fondamentaux sur les « lois-écrans »
.Dans ce cadre elle a d’abord tenu une rencontre de mise en place générale, puis :
-une, sur le droit au logement,
 -une, sur le droit à la santé et sur le droit au travail avec en perspective d’autres dont, le droit à l’éducation, etc.…


 DROIT-SOLIDARITE a organisé en janvier 2011 une rencontre pour le lancement d'une campagne sur le thème « Le Droit est un combat citoyen », à laquelle elle en articule une autre, pour le respect de l'article 11 du Pacte des Nations Unies , reconnaissant le droit de toute personne et de sa famille à un niveau de vie suffisant.
  Cette campagne pour le DROIT COMBAT CITOYEN , a déjà donné lieu à de premières réunions-débats que nous ambitionnons de démultiplier.
  Nous projetons également pour le début de mars 2012 la tenue d'une rencontre-débat sur le thème « La dette, la rigueur, de quel droit ? »


  DROIT-SOLIDARITE a édité des brochures reproduisant nos débats sur les droits fondamentaux, sur le droit au logement et sur le droit à la santé, ainsi que sur « le Droit combat citoyen ».

  Au plan International,


 DROIT-SOLIDARITE a publié un guide de lecture de la Charte des Nations Unies sous le titre « La Paix, les Peuples, les Nations Unies » qui a été la matière dans diverses villes de France de nombreuses réunions débats organisées par divers comités de paix ou autres structures dont des établissements scolaires, ainsi qu'une brochure sur l'illégalité de l'OTAN ,au regard du Droit International.


  DROIT-SOLIDARITE, a participé et participe aux collectifs -contre l'OTAN et contre la guerre en Irak et en Afghanistan, -pour la Palestine, -pour la réparation des dommages causés au Vietnam par l’agent orange,
 Nous avons organisé en 2006, une conférence de solidarité avec les 5 cubains de Miami.

 Nous avons reçu en novembre 2006, une délégation de juristes japonais en lutte contre l’abrogation de l’art. 9 de leur constitution qui leur interdit les campagnes militaires, et avons lancé une campagne de pétition mondiale contre cette abrogation et pour l’inscription de cet article dans toutes les constitutions


  Depuis 2007, DROIT-SOLIDARITE a envoyé plusieurs missions d’observateurs et d’enquête au Sahara Occidental et participé à de nombreuses conférences de solidarité avec le peuple sahraoui.
  DROIT-SOLIDARITE vient de tenir une réunion d'information et de solidarité avec les femmes du Bangla Desh et de pays voisins, victimes d'attaques au vitriol.


 DROIT-SOLIDARITE fait également circuler actuellement une pétition pour le remboursement par la France à Haïti de la rançon dont le paiement a été exigé sous la menace d'une escadre pour en reconnaître l'indépendance


DROIT-SOLIDARITE
  -Participe activement à l’Association Internationale des Juristes Démocrates et
a été substantiellement représentée à ses congrès de 1996 au Cap, de 2000 à la Havane et de 2009 à Hanoi
      j’ouvre une parenthèse pour signaler avec fierté que deux de nos amis y occupent des fonctions importantes : Roland Weyl, celle de premier vice-président ; Augustin Kemadjou celle de trésorier.

 DROIT-SOLIDARITE a organisé pour l’Association Internationale
-    En 1999 à Paris une commission internationale de juristes pour l’évaluation de l’action de l’OTAN contre la Yougoslavie au regard du droit international
-    - En 2001 à Bobigny avec l’aide du Conseil Général, pour la protection du Peuple Palestinien, dans l’esprit d’une perspective de respect mutuel des peuples et des Etats israélien et palestinien
-  En mai 2003 à Marseille une autre, avec l’aide financière et dans les locaux du Conseil Régional PACA, pour une nouvelle conception  d’un Ordre Public International et Universel.
   En décembre 2004 une commission de juristes français pour l’évaluation de l’intervention de la coalition contre l’Irak
   En juin 2005 à Paris le 16ème congrès sur le thème « Le Droit et les juristes au service des peuples » qui a réuni 370 juristes de 50 pays
  - En octobre 2005 la tenue à Lille d’une coordination de la liaison des juristes des pays d’Europe, avec l’AIJD
 - En août 2006 à Bagnolet une conférence internationale d’urgence de l’AIJD sur l’agression israélienne contre le Liban
-    En décembre 2008 une conférence internationale de juristes à Paris pour la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
-     - En mai 2009 un Tribunal International d’opinion sur les responsabilités des Etats-Unis et des firmes productrices, pour les dommages causés au Vietnam par l’épandage des défoliants à base de dioxine.
 - En 2010 une conférence internationale pour l'éradication complète de l'arme nucléaire
-    Elle projette pour fin 2012  l'organisation d'une conférence internationale sur  l'exigence d'un Nouvel Ordre Economique International Démocratique.
-    En voilà pour un bilan rapide.
Ce travail est l’œuvre d’un groupe d’amis composé de juristes et de non juristes, qui se réunit une fois par mois, sans les nommer ( la liste est longue) je les invite à lever la main pour vous permettre de les repérer. Je tiens à excuser ma co-présidente, France  Weyl qui pour cas de force majeure n’est pas avec nous ce soir, croyez-moi, elle le regrette:

Mais je manquerais à mon devoir de reconnaissance ( je parle au nom de toute l’association ) si je ne vous présente pas  l’incarnation humaine de l’esprit et de la conscience de DROIT ET SOLIDARITE, cette cheville ouvrière de notre association n’est autre que Me Roland Weyl  ici présent. j’invite toute la salle à lui offrir une salve d’applaudissements bien méritée. Accepte nos remerciements Roland , c’est tout ce que nous avons à t’offrir, mais je sais que cela te suffit
Je ne saurais clore mon propos , en ce jour anniversaire, sans évoquer  la mémoire de certains membres fondateurs aujourd’hui disparus, ceux-là qui ont consacré l’essentiel de leur vie à la défense des valeurs que nous portons fièrement aujourd’hui, j’ai nommé MONIQUE WEYL, NURI ALBALA, et PIERRE KALDOR,mes dames messieurs je vous invite à observer  une minute de silence pour eux.
Je suis convaincu qu’il ne vous a pas échappé que le chantier est immense à en juger par les foyers de conflits et les violations de la charte des Nations Unis et des Pactes de 1966 sur les droits de l’homme à travers le monde. Alors soyons toutes et tous les acteurs du combat pour le droit et la solidarité dans le monde.
Je vous invite à lever nos verres pour fêter les vingt ans de DROIT ET SOLIDARITE,
mais avant cela,  permettez-moi de conclure cette brève intervention avec les mots de  France Weyl, ma co-présidente: « je nous souhaite à tous et à DROIT-SOLIDARITE, les meilleures choses dans les au moins vingt prochaines années , et que nos luttes à venir soient couronnées de succès
 Je vous remercie
                                              Manfred Gouett
                       Adjoint au Maire délégué à la démocratie locale, à la citoyenneté, et aux conseils de quartiers
                               
                         DROIT-SOLIDARITE
Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)
c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

BULLETIN D’ADHESION

                       -------------------------
LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN
Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.
C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.
Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité
                   ------------------------------
Nom :                                                                                 Prénom :

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 21:13

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LA LETTRE de 

                                                  DROIT-SOLIDARITE

                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

                                   _________________________________________________________

                        c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - neuvième année. novembre 2011 n° 92           

MERCI POUR LE CADEAU D'ANNIVERSAIRE ! On n'aura peut-être pas remarqué que ce numéro inaugure notre neuvième année de parution; Et c'est au moment de le diffuser qu'on apprend l'admission de la Palestine à l'UNESCO !

 

LA LOI ELECTORALE DOIT S'APPLIQUER AUSSI A L'ELYSEE Nous l'avions évoqué dans un « pas de quoi rire »,  mais cela devient sérieux : la campagne sarkozienne commence, et tandis que ses discours de Président sont déterminés par ses besoins électoraux, le premier Ministre fait partie de l'équipe de campagne, et on se réunit à l'Elysée. Il n'en faut pas tant pour faire invalider l'élection d'un maire sortant, au motif d'atteinte à l'égalité des candidats, et d'une utilisation des moyens publics, qualifiée de détournement de deniers publics, avec sanction d'inéligibilité sur la base du rejet des comptes de campagne qui ne l'intégrent pas. Mais à l'Elysée tout est permis.

 

«  DEMOCRATIE »   Les primaires, triomphe de la Démocratie, innovation de la Démocratie, progrès historique de la Démocratie !  Pourtant ces primaires, n'ayant officiellement d'autre but que de désigner un opposant à Sarkozy, sont un produit direct de ce que le deuxième tour ne peut être qu'entre le premier et le second, ce qui est contraire à la démocratie, comme le bipartisme que cela génère. Est-il démocratique d'enfermer dans ce bipartisme tous ceux qui veulent un changement radical par la gauche, et qui, en y incluant ceux qui ont fait le score imprévu de Montebourg, les électeurs du Front de Gauche, du NPA, de LO, réunis au deuxième tour, pourraient peut-être être majoritaires ?

 

LA SELECTION BIOLOGIQUE EST EN MARCHE ! Jusqu'à maitenant on tenait les programmes de sélection comme des démons racistes à ranger au musée des horreurs nazies. C'était compter sans l'audace novatrice qui règne à l'Elysée. Le dépistage des potentialités délinquantes dès la maternelle,  il fallait y penser, mais ce n'est que l'application de la science à la réponse aux besoins sécuritaires. Il faut vraiment de mauvais esprits pour ne pas le comprendre. Peut-être même pourrait-on dépister sur l'embryon, par échographie, et faire des stériListaions forcées ?

 

PLUS QUE JAMAIS TOUT SECURITAIRE  Cela commence à battre des records d'impudeur : outre la sélection biologique dans les maternelles, ce sont encadrement militaire des jeunes, le couvre-feu pour les mineurs sous pénalisation des parents.... Les jeunes, les enfants,voilà l'ennemi ! La Convention des Droits de l'Enfant, voilà l'Evangile du Diable ! La bataille contre la droite pour lui retirer le pouvoir va-t-elle devoir s'élever au rang d'une bataille pour la civilisation ? Il est vrai que le Monarque l'a dit : le recrutement d'enseignants, ce ne serait pas pour les besoins de l'éducation, ce serait pour faire plaisir aux syndicats. Les jeunes, cela ne s'éduquye pas, cela se dresse !

 

PAS TOUCHE AU PAPONT DE NEUILLY  Il y a cinquante ans au Pont de Neuilly, des Algériens étaient jetés à l'eau. L'organisateur de ce crime était le sinistre Papon. Ce 17 octobre devait  avoir lieu sur le Pont de Neuilly un devoir de mémoire. La mémoire des victimes algériennes, et la mémoire du crime de Papon. Le maire de la très sarkozienne ville de Neuilly a interdit la manifestation. La mémoire de Papon aura été protégée.

 

UN RUBAN ROUGE....SANG  Incroyable, mais vrai, et finalement pas tellement incroyable : 12 ans de réclusions et une Légion d'Honneur en réparation. 12 ans de réclusions pour quoi ? Une activité criminelle pour l'OAS au temps de la guerre d'Algérie  La célébration du 50è anniversaire du 17 octobre 1961 le justifiait bien ! Le nommé Jean François Colin peut dire merci à Sarkozy : Aux héros de l'Algérie Française, la « droite populaire » reconnaissante.

ENFIN REGLES LE DROIT AU TRAVAIL ET LE DROIT AU LOGEMENT !  En deux temps, deux mouvements, cela va se régler, il suffisait d'y penser : premier acte, on ne pourra avoir un logement que si on justifie qu'on a un travail; et deuxième acte, on n'aura un emploi que si on justifie qu'on a un logement. Il fallait bien cela quand l'augmentation record du chômage tombe au plus mal à l'aube de la campagne électorale du bateleur du « travailler plus pour gagner plus ». Il est vrai qu''il y en a qui ne peuvent pas se plaindre du chômage : à l'IGPN, police des polices  avec les ripoux à Lille, à Lyon, on ne sait plus où donner de la tête !

 

35 EUROS ! UN BAIN DE JOUVENCE Cerains des plus anciens d'entre nous ont conservé dans des archives de musée documentaire ces papiers timbrés sur lesquels devaient être  établis, voici un peu plus d'un demi-siècle, les actes de procédure judiciaire.  Un vent de folie, prétendant que l'accès à la justice devait être gratuit, avait balayé ces feuilles mortes. Mais voilà que sous l'impétuosité sarkozienne de progrès à tout prix (c'est le cas de le dire) la taxation de la justice est heureusement rétablie. Mais ce ne sera pas sur du papier timbré, mais par l'apposition de timbres-quittances, C'est quand même différent !

 

UNE DE MIEUX ! Sans nous égarer à idéaliser, mais quand les magistrats jouent leur rôle, et que la justice montre un visage autre que celui que flatte un certain manichéisme, cela mérite d'être salué. Nous l'avons fait dans notre dernier numéro pour saluer un ensemble de décisions positives. Il nous est d'autant plus d'agréable devoir de saluer la relaxe de l'inspecteur du travail Filoche que nous pouvons aussi en féliciter son avocat notre ami Dominique Tricaud.

 

UN PRESIDENT ATTEINT D'ALZHEIMER ! Pas Chirac, non : Sarhozy! Bien sûr ce cri pamphlétaire devrait être dans le « Pas de quoi rire » si ce n'était pas inconvenant en l'espèce : Il a refusé la grâce de Dany Leprince !  On peut espérer que celui-ci garde sa chance si 2012 met de l'ordre, mais, visiblement notre Ponce Pilate a oublié avoir été avocat, car contrairement à un usage qui est devenu une règle depuis bien longtemps, il a « omis » de convoquer les avocats pour les entendre au soutien de leur recours !

 

ET SALAH HAMOURI ! Que de tapage pour la libération du franco-israélien ! Au mérite des israéliens, bien sûr, et non du Hamas. Mais ce tapage a été tellement assourdissant qu'on n'a pas entendu une seule fois évoquer le sort de Salah Hamouri, détenu dans les geoles israéliennes. Mais depuis, le squatter de l'Elysée a fait comprendre que ce n'était pas par inadvertance. Il est vrai que ce n'est qu'un franco-palestinien. Alors.....

 

TOUT CELA POUR RIEN ????  C'est la grande déception : Toute une délégation de PME, cornaquée par le ministre Lelouche, est allée en Libye récolter les fruits du labourage de la terre libyenne sous les étendards de l'OTAN; et ils reviennent bredouilles ! Juppé avait cependant claironné qu'avec ce que les bombes avaient semé, l'heure était venue de récolter les marchés. Mais ils avaient oublié que, quand vient le moment de la curée, les gros carnassiers ne partagent pas avec les petits.

 

QUAND MEME, MERCI, BHL !  BHL croule sous les remerciements et les félicitations pour le rôle qu'il a joué pour que la France bombarde la Libye : non seulement les remerciements de Juppé, qui a claironné que nous allions, grâce à cela, avoir de juteux macrhés de reconstruction, mais les remerciements des femmes tunisiennes qui voient avec joie mettre la légalité libyenne au régime de la Charia,  Bien sûr, on va nous dire « alors, vous pleurez Khadafi ? » Donc, merci, BHL !

 

CPI : UNE GRANDE PREMIERE Le Procureur de la CPI vient d'annoncer qu'il va enquêter sur les crimes commis en Côte d'Ivoire, des deux cotés. C'est une grande première tant jusqu'à maintenant toutes les juridictions internationales ont pêché par unilatéralité. Et jusqu'à présent, dans le choix de ses proies, la CPI n'a pas fait exception. Puisque nous sommes des fervents de la présomption d'innocence, faisons à la CPI le crédit que ce soit l'hirondelle annonciatrice d'une maturité. Alors, à quand la traduction de Bush et compagnie, des bourreaux israéliens et d'autres?  Par exemple les auteurs d'exécutions sommaires en série à Syrte.

LE DROIT DE VETO, TOUJOURS ET ENCORE Voilà que le veto russo-chinois sur la Syrie fait scandale notmment parmi ceux qui s'accomodent du veto US sur Israël, ou français sur le Sahara. Pourtant  le Brésil et l'Inde, dont on fait couramment si grand cas, ont aussi refusé un vote favorable. Outre que l'opposition syrienne a dit son refus d'une intervention extérieure, il faut revenir aux fondamentaux : Le principe de non-ingérence reposant sur celui de maitrise exclusive de chaque peuple sur ses affaires, l'article 2.7 de la Charte interdit à l'Organisation d'intervenir dans des affaires de la compétence intérieure d'un Etat, et le Conseil de Sécurité n'a de pouvoir que pour le maintien ou le rétablissement de la paix.  Les Etats-Unis se sont d'ailleurs senris obligés de justifier le projet en affirmant, mais sans le démontrer, que la situation en Syrie constituait une menace pour la paix dans la région. Cela veut-il dire que l'on doive être indifférent à la situation en Syrie ? Certes non, mais rien n'empêcherait chaque Etat (dont les USA et la France), dans le simple exercice de sa souveraineté, de rompre ses relations, y compris économiques. Et puis la Charte connaît l'ultime solution de l'article 6  L'Assemblée Générale peut exclure un membre  qui enfreint  de manière persistante les principes de la Charte; Il est vrai que si cet article était appliqué, il ne resterait plus grand monde

 

« SAUVER L'EURO »...(pour) « RASSURER LES MARCHES »  Oui :bien que parallèles, les deux mots d'ordre dont on nous abreuve se rejoignaient, et, l'euro sauvé, les marchés sont rassurés. Comment dire mieux que l'euro est l'instrument de la domination des marchés. Des amis s'emploient à nous démontrer le contraire. Cela supposerait une Europe sociale. Mais l'Europe a été faite pour des motifs antisociaux. Est-elle réversible ? Certes, si c'était une Europe des Peuples. Le modèle en existe dans les cartons, avec l'Acte Final de la conférence d'Helsinki en 1975. Mais ce ne serait plus une Europe étatique. Et ce n'est pas une utopie, puisque se vérifie conbien l'exigence d'une souveraineté coopérative des peuples est tellement nécessaire qu'il n'a pas fallu longtemps ppur que l'Europe des marchés soit au bord de l'implosion.

 

PAS ENCORE L'OURAGAN, MAIS QUAND MEME UN PETIT VENT QUI SE LEVE On avait déjà pu souligner combien prêtait à nouvel inventaire le fait que même l'Etat des Etats-Unis est confronté aux problèmes de la dette. Cela jetait une lumière nouvelle sur la dimension des probkèmes structurels mondiaux d'où cela procède. Et voilà qu'aux Etats-Unis aussi des « indignés » manifestent contre le temple du capital. Est-ce un signe complémentaire qu'à la dimension mondiale de l'iniquité d'un système économique, s'amorce la réponse d'une exigence alternative également de dimension mondiale ? Après tout, le 1er mai ne nous vient-il pas d'une manifestation des ouvriers des Etats-Unis ?

 

LA PREUVE PAR MUMIA ET GONZALES  En quelques jours un beau doublé : la libération d'un des 5 de Miami, et le rejet de la demande du procureur en vue de la mise à mort de Mumia. Ce ne sont encore que des demi-victoires. Pour Mumia, c'est la libération qui reste à l'ordre du jour. Et pour Gonzalez, il est encore assigné à résidence aux Etats-Unis , sa famille n'obtient pas de visa de visite, et les 4 autres sont toujours en prison. Mais c'est un début, et là aussi, peut-être le vent qui tourne. Or il est difficile de ne pas voir dans les deux cas un fruit de l'action de l'opinion publique mondiale. Cela justifie de la poursuivre et d'en augmenter la pression.

   

MEME SI C'EST POUR LA BONNE CAUSE Nous avons fait spécialité de ne pas hésiter à prendre des positions inconfortables. En voilà bien une qui nous est offerte par le Kenya avec son expédition en Somalie. Certes nius entendons là encore « alors, vous êtes pour les terroristes enleveurs d'otages ? ». Pourtant, comme quand les droits de l'Homme servent d'alibi à des entreprises de domination post-coloniale, il y a la noblesse des motifs, l'alibi de l'utilité, et le prix que cela coûte en bradage des principes. Est-il donc satisfaisant que le Kenya fasse la guerre en Somalie ? Faut-il mettre en vacances quand le motif en est sympathique, le principe de l'artocle 2.4 de la Charte qui interdit à un Etat d'intervenir par la force sur le territoire de la compétence d'un autre Etat ? Va-t-on revenir à la notion de « guerres justes » ? Ou les principes de « sécurité collective » de la Charte finiront-ils par prévaloir ? Ce sont ceux qui réservent exclusivement auc organes de l'ONU, censés fonctionner sous les principes de la Charte, de soubveraineté des Peuples d'universalité et d'égalité, des pouvoirs de plice pondiale limutés au maintien et au rétablissement de la paix et à qui incomberait de fournir des forces d'interposition sous son autorité.

MAIS POURQUOI DONC SONT-ILS SERBES ?  D'abord Milosevic était Serbe. Donc nationaliste serbe. Quand les Oustachis Croates (dont l'ancêtre avait en 1934 assassiné sur la Canebière à Marseille pour le compte de Goering, le Roi de Yougoslavie et le ministre français Louis Barthou et qui ont ensuite gouverné la Croatie pour le compte d'Hitler de 40 à 45) décrétaient rompre les relations avec la Yougoslavie et proclamaient l'indépendance, ils avaient commencé par brûler des villages serbes de Croatie. Mais la Croatie fut reconnue, avec ce gouvernement oustachi, et ce fut le point de départ du dépeçage de la Yougoslavie que paracheva l'OTAN, au secours du Droit du Kosovo à l'indépendance. Et aujourd'hui, voilà que l'OTAN, toujours sur place pour assurer les droits du Kosovo, intervient contre l'expression de la minorité serbe dudit Kosovo. Logique......non ?

 

On nous écrit

Après la fermeture du Carlton de Lille :  Peut-on, sans risquer se faire accuser de complicité de proxénétisme, se scandaliser qu'il ait été procédé à la fermeture administrative de l'hotel et qu'ainsi les salariés de l'hotel aient été privés de leur emploi.  Le premier flic de l'Etat nous répondra peut-être que, selon le principe du présumé coupable, ils sont tous solidairement coupables : le cuisinier n'a-t-til rien fourni à manger aux call-girls et à leurs clients ? Et les femmes de chambre n'ont-elles pas nettoyé les sanitaires qu'ils ont utilisés ? (dernière heure : la juridiction administrative a annulé la fermeture : il y a donc des juges)

 

De l'AIJD et d'ailleurs

 

On rend compte

29-30 octobre à Alger DS et l'AIJD ont été représentés et ont participé à la 2è conférence de solidarité avec le Peuple Sahraoui.

 

On annonce

5 novembre au Sénat l'association « Pour Jerusalem » organise une rencontre au soutien de l'admission aux Nations Unies de l'Etat Palestinien avec pour capitale Jerusalem Est.

11- 13 novembre à Bayonne,  congrès du SAF

                            à Paris, congrès du Mouvement de la Paix, précédé d'un forum composé de tables rondes où DS a été invité à participer

18 novembre à Bagnolet, conférence-débat sur le Droit, combat citoyen

19 novembre à Paris au Sénat, rencontre du CVPR sur la Palestine à l'heure du printemps arabe. Les conclusions de la journée (introduite par son Présieent notre ami Maurice Buttin) seront tirées par Stéphane Hessel; Inscription obligatoire en raison du lieu, avant le 17 novembre au siège du CVPR 54 rue des Entrepreneurs 75015. 

15 décembre à 18.30 à Paris, au siège du Secours populaire Français, buffet paysan pour les 20 ans de DS

 

Pas de quoi rire

Présidentielles :  Tous ego

Rigueur :  Victoire : on vient de réduire de 45 milliards les dépenses publiques ! Tout ça de réduction des dépenses militaires ?

Encore et toujours ce problème des migrants !  En difficulté dans sa circonscription de la Sarthe, Fillon envisage de demander à Paris le statut de réfugié. Mais il est question que Rachida Dati lui opposer l'immigration choisie..

 

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!

 

                         DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

                       -------------------------

LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 05:53

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(LA LETTRE de 

                                                  DROIT-SOLIDARITE

                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

                                   _________________________________________________________

                        c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - huitième année. octobre 2011 n° 91           

 

« CE QUE JE FERAI SI VOUS VOTEZ POUR MOI » Vive celui qui dira « je scierai la branche sur laquelle je serai assis , je convoquerai une Constituante, pour mettre fin au régime présidentiel, rétablir la démocratie, où  le président (comme la reine d'Angleterre) n'aura d'autre fonction que, comme on disait jadis en ironisant bien à tort, « d'inaugurer les chrysanthèmes », une fonction de pure représentation ! Il n'y avait pas (il n'y aurait plus) un « premier Ministre » (à la manière d'un premier vizir) mais un « Président du Conseil (des Ministres ) », Conseil présidé par l'un d'eux et non par le Président de la République, et responsable devant le Parlement, exclusif organe de la souveraineté populaire. Ca s'est cassé parce que cela ne marchait pas, ou a été cassé parce que cela marchait trop bien ?

 

NOSTALGIE MAIS FUTURISTE  Ils l'ont cassée en 1958, cette République, parce que son caractère trop démocratique leur rendait difficile de la gouverner. La preuve en avait été quand en 1954, l'exercice de la souveraineté populaire institutionnalisée par la Constitution de 1946 avait permis de faire basculer en cours de débats la majorité de l'Assemblée Nationale et de faire rejeter la « Communauté Européenne de Défense ». Et ils ont pu la casser parce qu'elle n'était pas encore assez démocratique, après qu'en 1951 une réforme constitutionnelle eut abatardi les mécanismes de la représentation proportionnelle intégrale en y introduisant des possibilités de combinaisons politiciennes avec le système des « apparentements » et du « panachage » des listes de candidatures. L'Histoire de France de ces deux siècles est celle d'un constant balancier entre périodes démocratiques et césaristes. Mais à l'expérience de ces revanchismes alternés, chaque étape de retour démocratique est empreinte d'une nouvelle avancée. Le moment en est sans doute venu.

 

LES PRIMAIRES, PRODUIT ET COMPOSANTE DU MONARCHISME BIPARTISTEAvancée démocratique ? Ou produit de la plus antidémocratique de nos constitutions ? La réponse est donnée à l'évidence par les commentaires qui les entourent et leur contenu lui-même : non seulement il s'agit d'une compétition empreinte de la personnalisation délégataire de la politique, mais son objet comme son enjeu est de savoir qui sera le plus apte à être au deuxième tour. Cela n'a de sens que dans la mesure où le deuxième tour se joue à deux. Or la négation de la démocratie que constitue déjà l'élection plébiscitaire du Président au suffrage universel est parachevée avec cette réduction du deuxième tour à deux candidats. Jamais ne se serait posé un choix entre Le Pen et Chirac si les candidats de gauche avaient pu se regrouper sur un candidat unique au deuxième tour, car si aucun n'était le second, ensemble ils étaient majoritaires. Il se vérifie simplement que cette réduction du deuxième tour à deux candidats est un facteur de bipartisation, c'est-à-dire de négation de la démocratie, car, dans un fonctionnement démocratique, les primaires, c'est le premier tour. 

 

POUR UNE CITOYENNETE A PART ENTIERE, UN SONDAGE A FAIRE

Chaque matin, la mauvaise nouvelle : l'effondrement des banques, la baisse du CAC 40, du Nikei. Mais quel est le pourcentage des citoyens qui seraient capables de dire ce que sont le CAC 40, le Nikéi, et comment ils sont déterminés ?

POUR LA RIGUEUR, QUEL MANQUE DE RIGUEUR !  Encore une perle d'un de ces doctes donneurs de leçons radiophoniques : Comment peut-on se plaindre de ce que ceux qui nous gouvernent mettent l'Etat au service du privé aux dépens du public ? Au contraire, s'il faut se serrer la ceinture, c'est parce qu'on a trop de dépenses publiques. Jusqu'ici, le pays qui, réputé pour son démocratisme social, avait le taux le plus élevé de dépenses publiques était la Suède. Eh bien la France vient de largement la dépasser. Alors, de quoi se plaint-on ? Simple petit détail : dans les dépenses publiques payées par notre impôt, quelle est la part des dépenses militaires ????  No comments.

 

MALADE, LA JUSTICE ? Pas tellement ! Sans doute il y a la relaxe requise pour Chirac et consorts et la facilité dilatoire accordée aux époux Tibéri, mais pas si malade quand un procureur est mis en examen, quand le n° 2 de la police lyonnaise est mis au trou, quand les coups de Karachi tombent sur l'Elysée, quand les militnsts syndicaux de Riom poursuivis sur plainte d'une policière sont relaxés, que l'est aussi Serge Guichard poursuivi pour délit d'aide aux Roms, quand est refusée à Kagamé l'extradition de la veuve de l'ex Président du Rwanda..... Maudits petits pois !

 

EUTHANASIE (suite) : LE DESORDRE DES ORDRES  L'Ordre Départemental des Médecins a refusé de sanctionner le Dr Bonnemaison. Sur quoi, l'Ordre National l'a aussitôt désavoué !

Cela illustre et vérifie singulièrement ce qui avait été dit lors de la création de cet ordre (en même temps d'ailleurs que l'Ordre des Architectes)....par le gouvernement de Vichy sous l'occupation. Il était rappelé que les ordres d'avocats avaient été créés et s'étaient développés dans la même mouvance que le mouvement communal, comme procédant d'une démocratie de base, chaque ordre local, conçu comme institution de défense, ayant seul le pouvoir auto-disciplinaire, sans être chapeauté par aucun ordre national. Il en est toujours ainsi, le niveau national n'étant qu'un outil de défense commune sans compétence autoritaire sur les ordres locaux. Quand Vichy a créé les ordres de médecins et d'architectes, il est aussitôt apparu qu'au contraire c'était dans une logique d'encadrement hiérarchique. L'héritage est resté et fait ses preuves.

 

CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE  Heureusement que le Cour Européenne est là pour y veiller, et pour défendre les libertés ! Que ferions-nous sans cette Europe, si chaque pays pouvait à sa guise prendre des décisions injustes et attentatoires à cette liberté ? Pensez ! Sans cette Europe et sa Cour, Monsanto ne pourrait pas librement répandre ses OGM en France ? Vive l'Europe de Monsanto !

 

DESARMANT !  Coalition en Libye pour abattre Khadafi qui menaçait le peuple d'un bain de sang. Mais avec quelles armes ? Celles généreusemeent vendues par les pays de la coalition. Le scandale de Karachi, réseau de corruption nourri par le commerce des armes, après celui des frégates taiwanaises, et des ventes d'armes en Angola.  Le scandale écologique des truites du Nil, qui dévorent la faune fluviale et inondent nos marchés où elles sont livrées en échange de livraisons d'armes, en aide aux  « conflits locaux ». qui justifient l'intervention des puissances intéressées, Quelle calamité si le commerce des armes était interdit, si les productions d'armements étaient contingentés, si était appliqué

l'article 26 de la Charte des Nations Unies, qui charge le Conseil de Sécurité « d'établir un système de réglementation des armements » afin...de ne détourner vers les armements que le minImum des ressources économiques et humaines du monde ».

 

« LE MODELE AMERICAIN » Ou « la Liberté éclairant le Monde » Troy Davis clamait son innocence, et sa culpabilité était plus que douteuse, mais les Etats Unis de l'époque Obama restent fidèles à leurs racines, celles de l'assassinat de Sacco et Vanzetti, des Rosenberg.... Certes la peine de mort ne demeure en vigueur que dans certains Etats. Et n'est-ce pas la preuve du plus grand attahcmeent à la liberté que de laisser à des Etats (internes) celle de continuer à tuer judiciairement ?

ETAT PALESTINIEN : LE DROIT INTERNATIONAL EN JEU  Le droit du peuple palestinen à l'admission de son Etat à part entière dans la commnauté internationale ne devrait pas dépendre d'une délibération mais de l'obligation résultant d'un constat. Le droit international institué par la Charte des Nations Unies est fondé sur l'articulation de deux notions : l'universalité et l'égalité. Il procède de ce que ce sont les peuples qui sont les acteurs et les titulaires de droits de la société internationale, qu'ils sont pluriels, et différents, chacun compétent pour s'administrer librement sur son territoire. L'ONU est le lieu de leur coopération. Leurs Etats sont le moyen instrumental de leur administration et de leurs relations. Dès lors, ne pas admettre l'Etat Palestinien, c'est décider que le peuple palestinien doit demeurer hors la société internationale au mépris du double principe d'universalité et d'égalité. Tout le reste n'est que trompe l'oeil : « il n'y a jamais eu d'Etat Palestinien » ?Ce n'est qu'un manque à réparer ! « D'abord des négociations avec Israël » ? Et pourquoi ? De quel droit un Etat aurait-il le privilège de conditionner à son agrément l'admission d'un autre peuple ? « D'abord des engagements palestintiens à l'égard d'Israël » ? Le fait d'être membre des Nations Unies implique statutairement l'engagement de respect des principes de la Charte dans les relations internationales avec tous les autres Etats : pourquoi demander davantage ?  Il est clair que tous les prétextes invoqués pour faire échec à l'admission reviennent à établir un régime d'exception au préjudice du peuple palestinien et au profit d'Israël, et donc à faire échec au droit international, qui doit être respecté dans ce qui est pourtant simple : rien ne justifie de laisser un peuple hors la société commune.

 

LEUR AMI LE ROI  Encore un massacre marocain au Sahara Occidental, mais cela devient tellement répétitif que cela ne relève plus que du fait divers ! Et la MINURSO n'en a cure. Certes le Conseil de Sécurité, dans sa dérive, a refusé d'en étendre la compétence à la protection des Droits de l'Homme. Mais en était-il besoin ? Dès lors que la compétence du Conseil (si souvent peu gêné d'en déborder) est de maintenir ou rétablir la paix, la MINURSO devrait normalement assurer la protection du peuple sahraoui contre les attaques du pouvoir étranger qu'est le Maroc. Mais qu'avons-nous donc contre ce Maroc, dont le Roi est un si grand démocrate ?  Notre Souverain ne s'est-il pas rendu sur plcae pour lui rendre hommage ? Et un hommage de Sarkozy ne serait pas un brevet de démocratisme ?   

 

TERRORISME D'ETA OU D'ETAT ? C'est au moment où l'ETA annonce sa volo,nté de cesser le recours à la violence qu'un Tribunal condamne l'un des dirigeants du parti légal Batasuna à 15 ans de prison au seul motif que Batasuna ne serait que la couverture légale du terrorisme d'ETA !

 

On nous écrit

Autorité relative de la chose jugée  Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer le scandale qui fait que des personnalités rwandaises poursuivies pour génocide devant le TPIR mais acquitées par lui demeuraient bloquées à Arusha depuis plusieurs années, parce que le seul fait d'avoir été poursuivies les grevait d'une infamie en vertu (si l'on peut dire!) de laquelle aucun pays n'accepte de les recevoir. Les bradeurs actuels de l'honneur de la France s'y distinguent particulièrement: L'ancien général rwandais Kabiligi a été acquitté en 2008. Le Ministre de l'Intérieur lui a néanmoins refusé le droit de séjour par une décision que le Tribunal administratif de Nantes, sauvant cet honneur, annulait le 6 juin dernier. En bras de fer avec le Tribunal, le Ministre réitérait son refus, et vient d'essuyer une réitération de la censure du Tribunal. Mais on sait bien que, judiciaires ou administratifs, les juges ne sont que des petits pois.... (Et dernière heure, le Ministre s'acharne en saisissant le Conseil d'Etat !)

De Haiti  Tout un peuple dont les droits à sa souveraineté sont déniés :  des élections dont ont été exclus 14 partis dont le plus populaire,  des résultats proclamés par l'OEA, l'annonce d'un futur premier ministre ancien secrétaire de Clinton, et une mission de l'ONU, la MINUSTAH, qui n'a aucune justfication puisque Haiti n'était en guerre avec personne, et qui néanmoins comporte 10000 soldats dont les exactions ne se comptent plus. Et pourtant les forces démocratiques existent, et loin de s'entre-déchirer se sont unies. Mais qui le sait ?

De l'AIJD et d'ailleurs

On rend compte

16, 17-18 septembre Réunion à Genève des réseaus internationaux « Abolition 2000 »et « ICAN »pour l'élimination totale et définitive de l'arme nucléaire

24-25 septembre Réunion à San Jose du Costa Rica du Bureau de l'AIJD. Des décisions importantes ont été prises : Accord a été donné sur la proposition de DS de tenir à Paris sous l'égide de l'AIJD et de plusieurs partenaires, en novembre 2012, une conférence internationale pour un nouvel Ordre Economiqiue International Démocratique. Le bulletin trimestriel de liaison avec et entre les associations,  dont une tentative avait été amorcée en 2008 va être relancé. Il a été décidé également d'apporter une attention particulière à la place à donner aux problèmes d'Afrique. Un projet de contribution de l'AIJD à la formation permanente des juristes a été présenté et mis à l'étude, ainsi que la mise en oeuvre de la décision prise précédemment de créer un prix Monique Picard Weyl. Le prochain bureau aura lieu en mars à Bruxelles ou Genève et décidera de la convocation du prochain congrès pour 2013.

 

On annonce

11-13 novembre à Bayonne, congrès du SAF

                           à Paris congrès du Mouvement de la Paix

I9 novembre au Sénat, Colloque annuel du CSVR

 

Pas de quoi rire

La guerre des boutons  Non ce n'est pas celle qu'on imagine maintenant possible à l'Assemblée Nationale depuis que l'on sait qu'un député a donné deux voix au plan de rigueur....en se trompant de bouton !

« C'est fini » C'est Guaino qui l'a dit : « les baisses d'impôts ( pas les dégrèvements, les dispenses, les niches), c'est fini ! »...Ouais, jusqu'à ce que Guaino, ce soit fini.

Boucle bouclée, circuit fermé, et cercle vicieux Voilà maintenant qu'on nous révèle qu'avec leurs valises ce ne sont pas les gens du Nord qui corrompent ceux du Sud mais le contraire ! Pourtant le Sud est moins riche que le Nord. Mais ses dirigeants le sont davantage grâce aux copieuses commissions que leur prodiguent.... les puissantes sociétés qui leur sont présentées... par ceux du Nord... auxquels il leur reste à en ristourner une partie. C'est ainsi que lesdites sociétés financent les dirigeants du Nord en passant par ceux du Sud, auxquels ceux du Nord ont donc tout intérêt à présenter les dites sociétés, lesquelles ont tout intérêt.....

Aux Champs-Elysées Il n'y aura pas de panneaux de propagande électorale : la mendicité y est interdite.

Encre un scandale pharmaceutique !  Robert Bourgi et autres auraient été sponsorisés par des laboratoires produisant des médicaments contre la nausée.

Réengagement social de l'Etat  Promis,juré ! Si Sarkozy est élu, il va s'occuper du logement social : 30.000 places de prison !

Décolonisation Encore un peuple attend notre solidarité pour sa libération nationale : la lutte du peuple étatsunien  pour son indépendance d'Israël.

Tout est dit  Pour l'Elysée, ce Van Ruynbeck est vraiment karachiant !

 

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous nos campagnes « le droit est un combat citoyen », « article 11 ! » et « rembourser à Haiti la rançon d'indépendance ».

 

 

                         DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 00:59

LA LETTRE de 

                                                       DROIT-SOLIDARITE

                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

aijd

                                   _________________________________________________________

                        c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - huitième année. septembre 2011 n° 90           

 

DETTE : LA PRECISION QUI MANQUAIT  Nous soulignions avec insistance, dans notre précédent numéro, sur le fait que les déséquilibres budgétaires tenaient à l'incompatibilité entre les obligations publiques des Etats et leur coût en rémunérations privées. Mais encore faut-il de surcroit ne pas oublier la part, dans ce cout des rémunérations privées, des dépenses militaires, que ce soit de façon évènementiel le coût des campagnes en Afghanistan, en Irak, en Libye, ou en Cote d'Ivoire, ou de façon structurelle avec l'entretien d'une armée de métier, la production, les essais et le stockage des armes nucléaires, l'entretien des sous-marins idem, etc.....  Il y a bien là des dépenses improductives, et parmi les plus lourdes. Sans doute, cela occupe un personnel mais la suppression de leur emploi ne mettrait pas ceux-ci au chomage, si l'on songe à l'ampleur des reconversions qui leur seraient offertes par la réaffectation des ressources aux besoins sociaux, ne serait-ce, par exemple, qu'avec le rétablissement des postes que, pour entretenir les dépenses de guerre, on supprime dans l'enseignement.

 

DE NOUVEAU ET TOUJOURS, L'UNION SACREE  Jadis et naguère, c'était pour faire la guerre qu'on faisait vibrer la fibre partiotique. Et c'est ce qui, en 14-18 avait couté au parti socialiste de l'époque la rupture scellée par le congrès de Tours. Et voilà que Sarkozy chante le même chant de sirène pour rassembler sur la « règle d'or ». Anatole France avait écrit dans « l'Ile des pingouins » « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ». Et voilà que ceux qui nous rabâchent que l'idée de patrie doit céder la place à l'Europe,  nous appellent à l'Union sacrée, au nom de laquelle on se dépouillerait en croyant que c'est pour la patrie alors que ce ne serait que pour les industriels.

 

COMBATS DE CHEFS ? ET POUR QUAND LE PMU ?  On ne saitr plus qui incriminer, des médias pour l'imahge qu'ils donnent de la politique, ou les politiciens qui leur en fournissent la matière. Nous savons et avons souvent fustigé la stratégie qui tend à résumer la vie politique et l'intérêt des citoyens aux élections, et à faire de ces élections un simple moment de choix des professionnels à qui abandonner le pouvoir, et aussi combien ce spectacle de politique politicienne contribue à la désertification citoyenne le politique ou à offrir au populisùe la matière à ses mystifications fascisantes. Le festival atteint ses sommets quand aujourd'hui nous est offert le spectacle d'une alternative qui ne serait qu'une alternance, et dont l'enjeu serait de savoir qui va gagner, comme si la seule question n'était pas de savoir si le gagnant sera la victoire des privilèges du capital ou leur défaite.

 

VIVE LES « BAYONNAIS INTELLIGENTS » On enseignait naguère aux étudiants en Droit la théorie des « bayonnettes intelligentes », qui appliquaient la loi avec discernement. C'est bien le cas de ces magistrats de Bayonne qui n'ont mis en détention un médecin euthanasiste. On ne peut pas dire de même du procureur qui en a relevé appel, au prétexte qu'il avait violé la loi et que les faits étaient graves. Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer ce propos certes privé, d'un haut magistrat de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation qui avait dit être devenu partisan de l'euthanasie après avoir connu les derniers jours d'un de ses collègues. La criminalisation de l'euthanasie ne procède-t-elle pas d'une conception religieuse du devoir de ne pas s'opposer à la volonté divine, incompatible avec la laîcité de l'Etat, qui par contre connait la responsabilité pour les souffrances inutiles ? L'euthanasie individuelle n'indique-t-elle pas la vacance de la loi pour l'organiser ? Les bayonnais intelligents n'ont-ils pas eu le mérite, devant se résigner à appliquer la mauvaise loi d'en limiter les mauvaises conséquences ? Le bayonnais qui pour baillonner ces bayonnais-là a brandi le « dura lex sed lex » a q'ailleurs oublié que la loi elle-même est intelligente, qui exonère en toutes matières celui qui a agi sous l'empire d'une contrainte morale supérieure. Souhaitons à ce procureur que, lorsque viendront ses derniers jours, n'ait pas à implorer ce qu'il tient aujourd'hui à crime.

SUR LE FRONT DE LA RESISTANCE JUDICIAIRE  Nous allons finir par en faire une rubrique ! Voici une nouvelle incartade à saluer : un magistrat (à Dunkerque) qui se met en grève de mise en détentions, au motif de la surpopulation carcérale. Cela valait un coup de chapeau. Mais serait-il nécessaire d'en venir là, y aurait-il une telle surpopulation, si tant d'autres ne mettaient pas en détention sans discernement de ce qui le rend indispensable ?

 

CRISE; LA SOLUTION QUI « S'IMPOSE »  On nons l'annonce : un gouvernement de l'Europe . C'est logique. L'Europe est faite pour assurer la libre concurrence non faussée. Elle est forcément faussée si des peuples avides d'inconvenants privilèges sociaux s'avisent de limiter les profits qu'elle procure. Il faut donc prendre toutes les mesures de précaution pour que des peuples ne risquent pas fausser le jeu en se mêlant des affaires financières. Donc une seule solution, renforcer le pouvoir sur les peuples. On avait bien pensé déjà à soumettre les parlements nationaux à un feu vert préalable européen. Mais cela ne suffirait pas. C'est un gouvernement européen qu'il faut, et qui dit gouvernement aujourd'hui dit évidemment police pour demain, une police européenne contre les mouvements sociaux à Rennes ou Perpignan. Quand la crise est là, il faut ce qu'il faut ! Le gouvernement centralisé n'est qu'un début, mais sans ce gouvernement, à quoi servirait une Europe ?  Il y aurait bien la posibilité d'une autre Europe, telle qu'elle avait été projetée par l'Acte final de la conférence d'Helsinki en 1975  une Europe de concertation entre peuples libres, égaux et maitres de leurs affaires. Mais vous imaginez une Europe livrée aux intérêts égoistes des peuples ? Il faut bien un gouvenement central pour empêcher cela.

 

MONDIALISATION : LE FAUX DEBAT  Faux débat et trompeur : il s'inscrirait en alternative et en opposition entre mondialisation et « souverainisme ». Rien de tel que les étiquetages abstraits pour entretenir la confusion, voire la mystification. Car tout depend du contenu de la notion de mondialité, et du contenu de la notion de souveraineté, ce qui place le vrai débat entre mondialité contre les souverainetés et mondialisation des souverainetés. A la condition de restituer à la notion de souveraineté toute sa dynamique de progrès, la substitution à la vieille querelle des souverains se disputant leurs peuples de la souveraineté des peuples, maitres de leurs affaires, chacun chez soi et tous ensemble. Alors s'opposent une mondialisation de domination sur les peuples, mondialisée à la mesure de la concentration mondialisée du capitalisme financier, et à qui sa concentration au sommet du monde permet d'autant mieux d'échapper à la souveraineté des peuples, et une mondialisation de coopération de peuples libres et égaux,  une opposition non pas entre mondialistaion et souverainisme mais entre une mondialisation « verticale » contre les souverainetés des peuples, et une mondialisation « horizontale » de coopération de peuples souverains.

 

LETTRE OUVERTE A RTL Le 19 aout à 18.30, RTL consacrait à la prise de position d'Eva Joly contre l'arme atomique une émission donnant la parole aux auditeurs  Et nous avons eu droit d'abord à la dérive classique de la justification de l'arme par son effet de dissuasion, mais pire, à un délire de louanges de ses vertus  pour la grandeur française, à l'absurdité selon laquelle sans la bombe nous n'aurions pas eu le scanner, à une banalisation, selon laquelle, Japon compris, après tout, ce ne serait pas si grave que ça, et enfin, la dérision d'un simple truc de pub d'Eva Joly !  On a beau ne pas avoir d'illusions sur les méfaits que cause dans l'esprit de certains l'inégalité qui pèse sur le droit d'être informé, on ne fera pas croire que cette unanimité, sans aucune expression hostile à l'arme atomique, ne résulte pas d'un tri. Outre qu'il n'a pas fallu attendre Eva Joly pour mener campagne contre la bombe. Si RTL ne veut pas perdre toute décence, nous les invitons à organiser toutes affaires cessantes une autre émission, avec ceux qui se battent depuis des années pour le désarmement nucléaire : le Mouvement de la Paix, Les Femmes pour la Paix, l'AIJD qui tenait à Paris même en 2010 une conférence qui n'était qu'un jalon sur un combat plus que semi-séculaire, et nous invitons RTL à faire un reportage lors des assemblées à Genève en septembre prochain d'Abolition 2000, et de ICAN,  CHICHE !

 

QUAND JUPPE DONNE RAISON A MARX !  On sait que Marx avait dit que les guerres ont souvent eu pour mobile de détruire du capital mort pour donner du champ au capital vivant, en détruisant ce dont la construction a procuré profit, pour, par la reconstruction se procurer de nouveaux profits. On aurait dit que c'était le mobuile principal de l'engagement de la France (non : gouvernement actuel de la France, pardon à la France) en Libye, et de con oeuvre de destruction sur Tripoli et ailleurs, on aurait crié à la malveillance. Mais c'est Juppé qui le dit : maintenant, l'heure est venue où cela va nous valoir des marchés pour la reconstruction. BHL mériterait une commission. 

LA MORT D'UN SOLDAT La mort en Afghanistan du 22è soldat français en un mois aura donné à la TV la matière d'un festival : l'interview d'un chef de corps atterré qu' ait pu arriver, un si mauvais coup du sort, comme si, quand on fait la guerre ça ne devrait être que pour tuer les autres, sans qu'il soit prévisible ni normal qu'on courre soi-même aucun risque (sans compter le privilège que donne l'OTAN à la France de « nettoyer » la plus mauvaise des zones). Après quoi, l'incroyable prestation de l'occupant de l'Elysée, venu s'acquitter de son devoir, et dont on avait peine à se rappeler qu'il fut avocat en le voyant lire son texte avec application, comme si, fait par un collaborateur, il le découvrait en le lisant les yeux rivés dessus et sans l'effort du moindre trémolo d'émotion. Avec un point commun des deux prestations :  pas de raison de ne pas continuer. N'est-ce pas ce qu'on appelle « jouer » son rôle ? Mais ce n'était pas encore assez : Longuet allait encore y ajouter son chef d'oeuvre : il fallait y rester, parce que si les soldats français s'en allaient, leur sécurité ne serait plus assurée ! Pierre Dac, l'humoriste du loufoque, n'aurait pas imaginé mieux !

 

ET MAINTENANT UN PRINTEMPS ISRAELIEN ?  Quand les israéliens explosent à leur tour contre l'injustice sociale dont ils sont eux-mêmes vicimes on ne peut qu'être solidaires, en leur rappelant aussi qu'un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre, et que leur combat pour la reconnaissance de leurs droits est indissociable de celui des Palestiniens pour les leurs.

 

SEULEMENT UN « PRINTEMPS » ? .Le qualificatif était-il vraiment heureux ? Un printemps...ne dure jamais qu'un printemps. Certes, c'est la saison des bourgeons, prometteurs de fruits, à condition d'être cultivés, et protégés des intempéries, des parasites...et bien vite, trop vite, vient l'automne, saison des feuilles mortes. La référence à l'alternance et au caractère éphémère des saisons était-elle tellement heureuse ? On se prend à se le demander quand, effectivement, on s'interroge aujourd'hui sur les suites de ce printemps. Les cultivateurs savent que le printemps est bien le temps des semailles, mais que si ensuite on s'abandonne à la nature, la mauvaise herbe prend vite le dessus,. Si les semailles de ce printemps-là manquaient seulement de cultivateurs ?

 

LIBYE : VICTOIRE DE QUI POUR QUOI ?  Victoire de qui ? Aucun média, même les plus conformistes, n'a pu en faire l'économie : ce ne sont pas les « rebelles » qui auront fait tomber le régime, mais les bombardements de l'OTAN, ses fournitures d'armes, et même certaines présences au sol difficilement déniables. C'est une victoire de la coalition, en toute illégalité (avis à ses prochaines cibles). Et pour quoi ? L'oeuvre de la coalition, a eu un précédent lointain et à l'époque dénué d'ambiguité : c'était en 1982, l'escadre US qui croisait en Méditerranée, au nom de son droit de police mondiale, avait bombardé Syrte, parce que Khadafi symbolisait alors le danger pour la sécurité de l'Occident. Et la valeur symbolique de l'évènement pour les enjeux mondiaux avait motivé une déclaration de l'AIJD condamnant ce bombardement. Nous n'avons jamais été et ne sommes pas des zélateurs de Khadafi, mais sinistrement éloquent est le choeur des lamentations sur le désordre qui règne aujourd'hui et les interrogations sur l'avenir qui sortira de l'amalgame de composantes plus ou moins accordées. On peut de toutes manières inscrire au bilan une ligne d'actif : la prise de contrôle par « les marchés », et une ligne négative : avoir donné à Khadafi, dont il ne faut pas oublier qu'il fut un temps élu comme président de l'Union Africaine, l'auréole, que lui donnent déjà la presse du Mali et celle du Burkina, d'un champion et d'un martyr de la lutte contre cette domination. Merci BHL

 

SYRIE : ACCUSE, LEVEZ-VOUS !  Les informations qui se succèdent sur la répression des manifestations posent sérieusement problème. On doit a priori traiter avec précaution ce qui concerne la Syrie, mal aimée des maitres du Monde, et plus encore de son voisin qui occupe son Golan. Ceux-ci peuvent donc ne pas être étrangers aux soulèvements. Il n'est pas indifférent de constater que Russie et Chine ne leur manifestent pas la même complaisance coupable que pour la Libye, et ce peut ne pas être étranger à leur plus grande prudence ici. Il reste que le mitraillage de manifestants est insupportable, et plus encore, le satisfecit que le pouvoir délivre aux massacreurs. Mais le plus insupportable est le mépris que montre ce pouvoir envers l'opinion publique internationale, pas celle des Etats mais celle des peuples, à laquelle il ne se soucie pas de donner, à défaut de justifications, des explications. Ici comme ailleurs, le principe du contradictoire et des droits de la défense est pour nous essentiel. Si ce pouvoir estime avoir des motivations susceptibles d'être comprises de cette opinion publique, qu'il prenne la peine de leur dire lesquelles, en n'oubliant pas combien ce mépris a toujours coûté cher à ceux qui s'y sont enlisés.

SACREES GUERRES JUSTES !  C'est un festival que nous offre, jour après jour le spectacle des vertus des planches pourries sur laquelle nos champions internationaux de la vertu par les armes ont envoyé leurs troupes guerroyer. Un jour c'est la corruption en Afghanistan, le lendemain les dissensions en Irak, le jour suivant les avatars internes du CNT de Libye, suivi de la dénonciation des crimes du camp Ouattara....   Sans aucun doute, l'Histoire retiendra la gloire de ces croisés partis assainir le monde.

 

AU NIVEAU MONDIAL, CONTRE LE DROIT, LA LOI DE LA FORCE  Il existe pourtant, ce droit international. Ils ont pendant un temps, fait mine de s'y conformer, voire de s'en réclamer; Ce fut le plus souvent en le dénaturant, en le manipulant à leur service. Ainsi pour justifier d'abord l'agression contre la Yougoslavie, puis l'aventure en Afghanistan. Aujourd'hui, ils prennent cyniquement parti pour la plus évidente succession de violations du droit international d'Israël contre la bande de Gaza. Ils ont induit l'ONU à ignorer la Charte pour permettre l'intervention en Libye. Mais cela ne leur suffisait pas et, l'ONU leur ayant imorudemment donné les clefs de la Libye, ils en ont profité pour aller bien au-delà de ce qui leur avait été illégalement permis. Comment alors s'étonner qu'à leur exemple, éclatent partout des conflits armés, où chacun s'en remet à sa confiance en ses armes pour défaire l'autre, et pire, la généralisation des expéditions militaires de répression cintre les peuples, au point que voici la Turquie et l'Iran qui font terrorisme commun pour bombarder, tranquillement et impunément, les Kurdes.....d'Irak  En principe, le Conseil de Sécurité a pour mission (et seule mission) de séparer les combattants. Mais que vaut cette règle de droit quand règne en maitresse la seule loi de la force ouverte ? Et pourquoi se gêneraient -ils quand leur seul empêchement pourrait venir des peuples, à qui la Charte en a donné mission, mais que l'instrument médiatique dominant des plus foirts s'emploie à le leur faire ignorer, les en détourner et les en décourager ?

 

On nous écrit

De Corée du Nord  L'association des Juristes lance un appel pour que soit enfin signé le traité de paix entre les deux Corées, sur les bases de l'accord d'armistice  en soulignant que plus de 50 ans après la fin des hostilités ne peut être perpétué l'état juridique de guerre, au nom duquel se perpétuent les menées militaires contre la Corée du Nord. DS leur a répondu que leur demande que soient définitivement scellés les termes de l'armistice ne pouvait qu'être soutenue, mais tout en remarquant 1) que même en l'absence de traité de paix, les menées militaires étaient contraires à la Charte des Nations Unies qui est obligatoire pour tous,  2) que la revendication de donner un caractère définitif à ce traité semblait

 devoir être comprise comme en cohérence avec leur revendication de la réunification pacifique et démocratique de la Corée, pour laquelle ils lançaient un nouvel appel il y a quelques semaines seulement.

Du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie La militante tunisienne des Droits de l'Homme Fatma Ksila, récemment rentrée en Tunisie, a appris qu'elle avait été condamnée à 8 mois de prison par contumace pour outrage à fonctionnaire pour avoir, il y a 3 ans lors d'un passage à l'aéroport de Tunis Carthage protesté contre sa fouile au corps. Elle y a fait opposition et pouvait penser que dans la Tunisie de maintenant sa condamnation serait effacée. La condamnation a été certes annulée, mais remplacée par une amende de 100 dinars, qui montre que le printemps arabe n'est pas encore arrivé à l'été.   

 

De l'AIJD et d'ailleurs

 

On rend compte

Agent orange  Les 8, 9 et 10 aout s'est tenue à Hanoi  la deuxième conférence internationale de VAVA. L'AIJD y était représentée par sa Présidente J.Mirer, son précédent Président, J. Sharma et son Premier Vice Président, R.Weyl, qui représentait également D S, avec Nguyen Dat N hu Mai. Celle-ci, J. Sharma et R.Weyl ont insisté sur la nécessité de faire une meilleure utilisation du jugement du Tribunal Intarnational d'opinion tenu à Paris en 2009, en hommage à la tenue duquel, au cours de la cérémonie officielle d'ouverture, il avait été remis un diplôme d'Honneur à D S.

Union des Avocats Arabes Nous apprenons que le Libanais Zein vient d'être élu secrétaire général de l'Union, et donc va maintenant la représenter au bureau de l'AIJD où elle a le statut de l'un des vice Présidents. Nous adressons  à M. Zein nos félicitations et nos voeux de succès au service de nos combats partagés.

Etat palestinien Sur la proposition de Droit Solidarité, l'AIJD a envoyé à Ban Ky Moon, pris en sa qualité de chef des services administratifs de l'ONU, en lui demandant de le transmettre aux représentants de tous lss membres de l'Assembleé Générale, et au Président de l'Assemblée Générale le texte d'une analyse reprise de celle que nous avons donnée dans notre précédent bulletin, selon laquelle si une majortié du Conseil de Sécurité se prononce pour la reconnaissance de l'Etat Paletinien, même si un des membres permanents oppose son veto, celui-ci sera illégal, et l'Assemblée devra néanmoins admettre cet Etat parmi ses membres.

 

On annonce

 

16_19 septembre à Genève réunion de ICAN, réseau pour l'abolition de l'arme nucléaire, précédée d'une réunion du

 réseau « Abolition 2000 ».

21 septembre Journée internationale de la Culture de Paix

24-25 septembre au Costa Rica Réunion de Bureau de l'AIJD avec le 26  ine rencontre organisée par l'Associaton Américaine (continentale) de Juristes.

 

Pas de quoi rire

 

C'est arrivé demain ? Au 7 / 9 de France Inter le 4 août (il est vrai que c'était un anniversaire célèbre) : « les marchés voient rouge ». Si c'était vrai !

Emblêmes Pourquoi l'âne est-il l'emblème du Parti Démocrate US ? C'est pour ça que sur la dette Obama a le bonnet d'âne.

Remarque stupide (mais c'est la période des vacances) Le Bureau de l'AIJD va se réunir au Costa Rica. Mais pourquoi ne dit on pas « à la Costa Rica » ?  On ne dit pas le Côte d'ivoire, et on dit la Costa Brava. Quel est ce machisme qui a privé la Costa Rica de sa féminité ?

N'exagérons rien : Entendu le 9 aout à 15 heures sur TV 5 :  «  90 % des troupeaux est décimé ». Comme « décimé » veut dire Un sur Dix, ça ne fait jamais que 9 %.

Défense de la marque  Les Verts sont furieux : Ces présidentielles sont l'occasion de tous les coups bas. C'est manifestement pour leur faire du tort que ces petites herbes marines si contraires à l'écologie ont été appelées « algues vertes »

L'homme de l'emploi Avoir désigné le patron de Vivendi pour mener sa campagne est dans l(e dés)ordre des choses sarkoziennes. Mais pousser le cynisme jusqu'à mettre un nomme Fourtou à la tète d'une campagne attrape-tout, il fallait le faire !

La belle contradiction   On nous dit taxer les boissons sucrées pour lutter contre l'obésité, mais comme la taxe est faite pour contribuer à renflouer les caisses de l'Etat, il faut en gonfler le produit, donc pousser à la consommation de boissons sucrées. Mais puisqu'on vous dit que la taxe est pour lutter contre l'obésité.....

Et mauvais élève !  On apprend qu'en Allemagne la prostitution étant légale, ces dames vont devoir désormais  payer un droit de place sur le trottoir. Il a bonne mine, Fillon, avec sa taxe sur le tabac ! On se demande pourquoi  Sarko est allé demander des conseils à Merkel. 

Si  c'est vrai.....  que Sarkozy a touché des sous de la dame Bettencourt pour sa sampagne électorale en 2007 : il faudrait aller jusqu'au bout de la logique : le rejet de ses comptes de campagne, avec une inéligibilité pour 2012, et pourquoi pas l'annulation du scrutin de 2007, et par voie de conséquence l'annulation de tous les actes qui ont été effectués par le Président illégalement élu ? Heureusement que l'Elysée dément !

 

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous nos campagnes « le droit est un combat citoyen », « article 11 ! » et « rembourser à Haiti la rançon d'indépendance ».

 

 

                         DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

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LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

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Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 21:43

LA LETTRE de 

                                                       DROIT-SOLIDARITE

                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

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                                   _________________________________________________________

                        c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - huitième année. août 2011 n° 89           

 

« LA POLITIQUE, C'EST LES ELECTIONS » La réduction de la démocratie aux élections n'est pas nouvelle. Mais cela prend une saveur particulière quand on entend cela de la bouche de Rachida Dati, pour enchaîner sur « quand je suis entrée en politique ». En effet, il n'est pas nouveau non plus, au moins de notre part, de dénoncer cette conception de la « politique » réduite à la politique des politiciens professionnels qui en font carrière. Mais dit de l'une d'eux, pour bien marquer qu'ils ne conçoivent les élections que comme le tremplin de leur carriérisme, il fallait que ce soit dit. Merci Rachida !

 

C'EST CA, LA PIPEULARITE  La saison arrive où les coups bas fleurissent. « Vous ne saviez pas que Martine Aubry .....  et que François Hollande......? » Mais comment s'étonner ? Certes c'est la loi du « pipeul », qui ne peu pas avoir son versant actif sans avoir aussi son versant passif. C'est bon, c'est croustillant, surtout si c'est mystérieux, chuchoté, tenant en haleine : on croit savoir, demain on en saura plus.... Mais la pipeulisation de la politique n'est-elle pas le produit consubstantiel de la personnalisation de la politique ? Sauf que.....vous avez entendu parler du rôle d'un certain Nicolas Sarkozy dans le financement de la campagne électorale d'un certain Balladur ? Mais ce n'est pas intéressant : ce ne sont pas des on-dit.

 

DEUX « ALTERNITES » En ces heures frénétiquement plébiscitaires dont nous gratifie la 5è République, on parle beaucoup d'alternance. Mais on oublie parfois la cruauté des mots : une alternance, c'est chacun son tour, en balancier : aujourd'hui je te remplace, mais demain tu reviens. Car si je t' « alterne » aujourd'hui, tu m'opposeras demain ledit principe d'alternance, pour cette fois m' « alterner ». C'est une forme de partage du pouvoir dans le temps, sans en changer la nature. Il ne s'agit pas aujourd'hui d'alterner dans le plébiscite, mais d'en finir avec ce système, et avec la politique pour laquelle il est fait, et donc non pas de cultiver l'alternance, mais l'alternative, qui oppose à ce qui existe le changement nécessaire et qui est à son opposé. Alternance et alternative sont deux concepts opposés et qui s'excluent mutuellement.

 

Y PENSER POUR LA CSA ET LES COMPTES DE CAMPAGNE  L'intervention aussi électoraliste qu'Ouattarienne du Premier Ministre à Abidjan oblige à s'interroger : Quand le Premier Ministre (mais aussi quand un autre ministre, ou même le Président de la République, profite d'une intervention dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, donc avec le bénéfice de l'autorité et de l'ampleur de diffusion et des moyens matériels corrélatifs, cela n'est-il pas de nature 1) à tomber sous le coup d'un détournement des deniers publics ? 2) à entrer dans le cadre de ce que la jurisprudence en matière électorale considère comme une altération de l'égalité des candidats et donc de la sincérité du scrutin ? 3) à devoir être comptabilisé dans les comptes de campagne du candidat qui en bénéficie ? 

 

NORMAL PUISQU'IL EST SOCIAL  Le Président du « SAMU Social » vient de démissionner, à la suite d'une réduction de l'aide de l'Etat qui ne lui permet plus d'assurer sa mission. Mais c'est d'une logique inattaquable, dans une politique de désengagement social. Il faut se serrer la ceinture pour contribuer à ce que la Grèce paie les banquiers, et à travers eux les saigneurs de la marchandisation. Quand le SAMU social n'a plus les moyens de payer l'essence de ses bus, il est normal qu'on arrête le roulement des bus car les bénéfices des pétroliers sont intouchables. Aussi, pourquoi donc ce SAMU s'appelle-t-il « SAMU SOCIAL » ? « SAMU BANCAIRE », il n'aurait pas de problèmes avec l'Etat Sarkozien.

 

ELEVE FILLON, ZERO EN HISTOIRE Nous ne faisons pas ici la campagne d'Eva Joly, ni d'ailleurs d'aucun candidat, mais en contestant la forme militaire de la célébration du 14 juillet, elle a réinventé....l'oeuf de Colomb. En vertu de quoi Monsieur Fillon y voit-il une ignorance de la culture nationale ? En quoi celle-ci a-t-elle jamais fait du défilé militaire la substance de la fête nationale ?  Une chose est la fête nationale, une autre sa forme militaire. Monsieur Fillon devrait savoir que cette forme militaire a été conjoncturellement liée à la période où la France rêvait de reprendre l'Alsace et la Lorraine, puis à la victoire militaire qui y était parvenue, puis à celle de 1945, le tout d'ailleurs mâtiné, pollué, de la glorification de l'action coloniale des dites forces armées. Il est vrai qu'il pérorait depuis  Abidjan, où ces forces sont restées si récemment fidèles à ce rôle  Mais le 14 juillet 1789, ce ne sont pas des militaires qui ont pris la Bastille, puis ce sont des sans-culottes qui étaient à Valmy, c'est Paris lui-même qui s'est libéré, et Eisenhower a pu dire que les forces alliées arrivant en France ont pu constater que les résistants des maquis leur avaient déjà déblayé le terrain. De plus, les militaires qui défilaient étaient les enfants de la nation mis en uniforme par la conscription. Il faut beaucoup d'audace ou d'ignorance pour revendiquer cette paternité pour une armée de métier, qui, de plus, à l'heure de l'OTAN, n'est même plus nationale. Monsieur Fillon, il faut revoir votre copie.

 

MADAME (Le Pen) EST SERVIE  On connaît le génie du héros d'Alphonse Allais, le capitaine Cap, qui préconisait de résoudre la désertification des campagnes en mettant la campagne à la Ville et la Ville à la campagne. Il a trouvé un disciple avec le génial Eric Besson, qui pour diminuer le nombre des immigrés, a compris que, comme ils ne peuvent avoir de titre de séjour qu'en ayant un travail, la solution était de supprimer au plus grand nombre la possibilité d'avoir du travail. D'où l'établissement d'une liste de métiers autorisés aux étrangers en excluant les moins qualifiés. Marine en rêvait, Besson l'a fait.

 

A L'ECOLE AUSSI, LA REPRESSION D'ABORD  Les récents drames dans les écoles, où la violence n'attend pas le nombre des années, ne peuvent évidemment pas laisser indifférent. Alors nos autoritaires autorités recourent au seul remède qu'elles connaissent : l'inventivité répressive. Ne peut pas leur venir à l'esprit que plutôt que de punir mieux vaudrait se demander pourquoi la violence, et en éliminer les conséquences en en traitant les causes  Mais comment en traiter les causes, quand elles ne sont qu'une des écumes de la crise de société, d'une société qui, dès leur plus jeune âge, s'affiche incapable de donner aux jeunes l'image et l'ambition d'un avenir, et, parce que la nature a horreur du vide, leur offre à longueur de journée l'exemple de la violence de leurs aînés en crise, la violence à la une de la presse, la violence sur les écrans de toutes les tailles, et sur les consoles de jeu ? La violence, que cette société offre à tous comme drogue-refuge, alternative à l'épanouissement qu'elle leur refuse, et qui alimente toutes les idéologies populistes d'encasernement politique et social. Pourquoi chercher à la prévenir, quand la prévention est incompatible avec le système, et qu'elle est si utile à justifier l'option répressive des besoins de gouvernement ?

 

UN BON CONSEIL......D'ETAT L'évènement mérite d'être retenu dans toute sa dimension : Quand dans son rapport 2011, le Conseil d'Etat préconise de favoriser une meilleure intervention des citoyens dans le fonctionnement des institutions, il y a là une démarche de première grandeur. C'est une contribution majeure à ce qu'on appelle « la démocratie participative » (même si nous préférerions la notion de « démocratie active »). C'est, au sommet, un précieux écho à notre constant rappel qu'aux termes de l'article 3 de la constitution « la souveraineté nationale appartient au peuole français qui l'exerce par ses représentants » et non « dont les représentants l'exercent » et qu'aux termes de l'article 72 «  Les collectivités territoriales s'administrent librement par leurs conseils élus » et non « sont administrées librement par leurs conseils élus »

 

ENCORE UNE BOITE DE PETITS POIS Le monarque avait déjà dit la haute estime en laquelle il tenait l'institution judiciaire en traitant les magistrats de petits pois. On a d'ailleurs renoncé depuis longtemps à compter ses manifestations d'impatience et celles de ses vizirs à leur encontre. Voici maintenant que la Cour des Comptes à son tour entre dans le collimateur, par ministre de la police interposé, courageusement décrétée d'incompétence pour avoir osé faire des observations hétérodoxes sur les moyens de la politique sécuritaire. Il est vrai que sous le Troisième Empire, la consigne doit être de tirer sur tout ce qui bouge.

 

CONSEIL D'ETAT : LA DOUCHE ECOSSAISE  Nous venons de saluer un avis du Conseil d'Etat qui valorise l'intervention des citoyens, quand surviennent des arrêts qui peuvent ne susciter qu'un enthousiasme mitigé. Ces arrêts légitiment le financement de dépenses des différents cultes au nom de la laîcité. Voilà bien qui est plus que discutable, et tendrait à conforter la conception sarkozienne d'une laîcité limitée au pluricommunautarisme (made in USA). Certes, au premier degré, on aurait tendance à y voir une démarche de progrès dans la mesure où, en rupture avec la théocratie catholique de l'Empire carolingien, cela marque la bienveillance d'admettre les autres cultes, Islam compris, dans le cercle des élus. Mais la laïcité participant des fondements de la République est une valeur publique, et la séparation de l'Église et de l'Etat tient simplement à ce que la religion est une valeur privée. Que l'on traite également toutes les valeurs privées est bien, mais l'est moins d'en faire une valeur publique, et d'en consacrer une partie de l'impôt payé en partie par celui qui croit au ciel mais aussi en partie par celui qui n'y croit pas. Gare que nous ne soyons pas en présence d'une tendance, faute de pouvoir dénier la laicité, ....à la dévoyer.

 

NON A LA PRESOMPTION D'INNOCENCE ! On aurait aussi pu titrer ce billet « La vérité ne passera pas ! » Comment comprendre autrement la décision d'un Procureur Général qui refuse d'ouvrir une nouvelle procédure dans l'affaire Leprince alors que son collègue en charge de la procédure d'ouverture de la révision s'y était dit favorable ? En effet, dès lors qu'un haut magistrat peut considérer que l'examen du dossier permettait de douter du sérieux des charges retenues, cela constitue un bénéfice du doute, qui au moins, et sans pour autant en déduire une innocence, renvoie à la case départ d'un nouvel examen sous le seul et double bénéfice de la recherche de la vérité et  de la présomption d'innocence. Mais il faut tenir compte de la levée de boucliers que cela déclencherait chez les héraults du populisme sécuritaire. Nous ne sommes pas en République, que diable !

 

PAUVRES GARDEURS A VUE !  Et voilà les sécuritaires qui sonnent le tocsin :avec la réforme de la garde à vue : les affaires élucidées ont diminué ! On ne nous dit pas combien de ces affaires n'avaient été « élucidées » que grâce à des aveux à l'usure. Nous rappelions récemment ici même que la garde à vue avait été instituée pour se débarrasser de la gêne des droits de la défense. Mais les malheureux activistes de la bienfaisance sécuritaire se plaignent aussi de leur surcroît de travail dû au poids bureaucratique des garanties formelles, eux qui sont jugés au résultat, dont le rendement ! Dans une certaine mesure, ils n'ont pas tort : La garde à vue n'a pu être maintenue qu'au prix de garanties formalistes. Mais la solution est simple : il suffit de supprimer la garde à vue et d'en revenir au privilège du juge pour procéder à des interrogatoires. Mais cela fera des chômeurs dans la police;...et il faudra recruter des juges !

 

JAMAIS DEUX SANS TROIS ?  Deux tribunaux viennent de donner l'image que l'on aime de la justice : celui de Compiègne en relaxant le militant syndical qui avait refusé de soumettre à un test ADN, et celui de Périgueux en relaxant les faucheurs d'OGM. Il reste un dossier où la condamnation ferait scandale, celle de l'inspecteur du travail poursuivi sur plainte d'un patron (un comble !) pour entrave à un comité d'entreprise....parce qu'il y est intervenu dans un sens qui n'a pas plu au dit patron. On ne peut qu'attendre une troisième relaxe.

 

MESSIEURS, LA COUR ! Il s'agit bien ici de nos Cours judiciaires, d'Appel et de Cassation, où se prépare un grand mouvement de chaises musicales (image paradoxale, puisqu'il s'agit de la magistrature « debout »). A la « faveur » du départ en retraite de l'insoumis Nadal, le gouvernement travaille le jeu des nominations en cascade qui vont en résulter. Et comme il sait que ses jours sont comptés, il choisit ceux en lesquels il a suffisamment confiance pour qu'ils lui survivent et assurent sa résistance posthume. C'est beau l'indépendance des Procureurs !

 

ET REVOILA L'UNION SACREE ! Date historique que ce 12 juillet, où le PS et l'UMP auront voté oui d'un bel ensemble. Il faut dire que c'est la tradition quand des valeurs suprêmes sont en péril et notamment quand la Patrie est en danger. Rien de tel pour rassembler les générosités qu'une bonne petite gueguerre. Celle de Libye aura refait l'unité de la France. Belle page de notre Histoire !

 

DS rappelle sa campagne de signatures demandant le remboursement à Haiti de la rançon d'indépendance. Cet appel est joint au présent bulletin. Merci de la signer et de le faire signer.

 

LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES  Quand le Premier ministre se rend en Côte d'Ivoire, et que l'on nous explique que c'est pour conclure des marchés, de qui donc les dépositaires de l'appareil d'Etat sont ils les voyageurs de commerce ? Il est de notoriété publique que Ouattara, alors ministre ivoirien de ce temps-là, s'est lié d'amitié avec un certain Nicolas Sarkozy quand celui-ci l'avait connecté avec son propre ami Bolloré.  Quand on vous dit que ce que l'entretien du racisme anti-africain couvre du label de « conflits locaux », « combats de chefs » ou « conflits ethniques » n'est autre que l'affrontement des mises en exploitation post-coloniales.

 

INTOUCHABILITE ET SOLIDARITEComment aider la Grèce ? Le grand mot est lancé, la solution, c'est celle de tous les grands progrès sociaux, la mise en commun de la charge des fléaux de chacun, la « mutualisation». Ces malheureux grecs sont malades de la dette, ne les laissons pas se priver tous seuls. Partageons leurs privations. Dans tous les pays d'Europe, infligeons-nous l'austérité. Il y aurait certes bien une autre solution : si la Grèce a des dettes, c'est parce qu'elle s'est offert des avantages sociaux et qu'il a fallu en payer le prix aux fournisseurs. La solution serait de faire rembourser par les dits fournisseurs le profit qu'ils ont tiré de cette fourniture des besoins sociaux. Faire « mutualiser » par les Bolloré et autres Bouyghes de tous les pays. Qui donc disait qu'il faut savoir rêver ?  Car pour le moment l'accord intervenu à Bruxelles est « bien accueilli sur les marchés ».

 

LA  FIN D ('UN) MONDE ? C'est Obama qui l'a dit:  nous sommes menacés de la fin du monde, par la catastrophe aussi imprévue qu'annoncée : après la décuverte que la dette n'est pas seulement le problème des pays du Sud, puis qu'il n'est pas seulement celui de la Grèce, voici celle qu'il n'est pas seulement celui de l'Europe. Ainsi se vérifie que c'est la tare d'un système où les Etats dont la fonction est d'être des services publics sont en réalité au servicc du prjvé. Il est donc vrai que ce devrait être la fin de leur monde.

 

AU CHOMAGE, LAGARDE !  Elle était sur un siège éjectable, la voilà rescapée. Et aussitôt son onstallation donne l'occasion de rappeler la première tâche qui va être la sienne : « rappeler aux Etats q »uils doivent faire des sacrifices ». Bel euphémisme, car si l'on fait tout pour faire ignorer ou oublier par les peuples que selon la Charte ce sont eux les souverains et que leurs Etats ne doivent être que les instruments de leur souveraineté,  en revanche, quand on parle des sacrifices que doivent faire les Etats il s'agit bien de ceux qu'ils sont chargés d'imposer à leurs peuples. .Ici est bien l'illustration la plus essentielle de la nature et de la fonction de l'Etat, non pas titulaire mais instrument de pouvoir, et dont l'alternative est d'être l'instrument d'un pouvoir ( de qui !?!?!?!) sur les peuples, ou d'un pouvoir des peuples pour la gestion de leurs affaires. Dans un cas, ce sont les peuples qui doivent faire des sacrifices, et dans l'autre ce sont les financiers. Mais dans ce cas, que ferait Christine Lagarde ?. 

 

PAN SUR LE PAM !  Attendrissant, le choeur des braves maîtres du monde sur la famine en Éthiopie et en Somalie. On collecte, on mendie, pour donner aux uns les miettes de ce qu'ont les autres; Il n'est qu'une évidence tellement aveuglante qu'il semble que personne ne l'a vue : pendant que c'est la famine là-bas, ici on contingente les productions,  Interdiction aux producteurs de dépasser certains quotas. Au nom de la libre concurrence non faussée. Au nom des oukases de la gestion européenne des intérêts mondiaux de l'agroalimentaire.  Décidément, là comme ailleurs, tout ramène toujours à la nécessité d'un NOEID ( Nouvel Ordre Economique International Démocratique)

 

AUX ORDRES DE TEL-AVIV  Le blocus de Gaza ne suffisait pas. Ni l'injustifiable soutien qui y est apporté au mépris de toute légalité internationale tant par ceux qui sont censés nous représenter internationalement que ceux des USA, de Grèce, et même du Secrétaire Général des Nations Unies. Et, au service de l'enfermement de tout le peuple palestinien, ce sont maintenant les compagnies aériennes qui refusent l'embarquement aux personnes dont les noms leur sont dénoncés par Israël.  Sur le papier il y a la légalité internationale, fondée sur les droits des peuples et l'interdiction du recours à la force à leur encontre.  Mais dans les faits, il y a la loi des maîtres du monde et de leurs bras armés.

LEGALITE INTERNATIONALE, OU ES-TU ?  L'expérience de la flottille pour Gaza aura accumulé les insolences : déjà le blocus israélien en soi était, au regard du droit international un acte de pur banditisme  En effet, alors que la Charte interdit aux Etats le recours à la force dans les relations internationales, qu'à ce titre le comportement d'Israël à l'encontre du peuple palestinien est un acte d'agression qui se perpétue, aucun Etat ne peut s'arroger le droit de faire la police au-delà de ses propres eaux territoriales, et nous avons déjà dit que l'attaque ou la menace d'attaque d'autres navires par les siens est de la piraterie pure et simple. Et dans la mesure où la seule mais essentielle mission donnée par la Charte au Conseil de Sécurité est le maintien de la paix et donc notamment d'envoi de forces d'interposition entre combattants, on aurait pu imaginer qu'il envoie une escorte pour protéger la flottille contre les attaques israéliennes. Non seulement il n'en aura rien été, mais c'est très officiellement que d'autres Etats conjuguent leurs pouvoirs pour porter leur appui à ce banditisme et, finalement s'en rendre les complices. On avait déjà pu accuser de cette complicité notre gouvernement lorsqu'il s'est employé à dissuader alors qu'il aurait dû protéger. Mais au nom de quel droit, en l'absence d'aucune infraction, la Grèce pouvait elle retenir les bateaux ? Mais la Grèce est-elle encore gouvernée par le gouvernement grec ? Ou selon ce que lui permettent ou lui dictent le FMI et l'Union Européenne ? .Ce sont tous les défis du droit international que cette affaire de la flottille aura mis en évidence.

 

SI C'ETAIT LA COREE DU NORD ....  Il fut d'abord nécessaire de démontrer l'illégalité (et la criminalité par des effets sur les besoins humanitaires) du blocus de Gaza, et l'insolence du comportement d'Israël. Aujourd'hui, c'est une complicité délibérée qu'ont choisie les gouvernements (et le Directeur des Services administratifs de l'ONU, Ban Ki Moon !) en fournissant contre la flottille leur soutien actif à ce blocus. Comment dès lors Israël ne se serait-il pas

considéré comme internationalement autorisé à pirater les eaux internationales ? Il faut comprendre : ce n'est quand même pas la même chose que quand la Corée du Nord arraisonne un bâtiment naviguant dans ses eaux territoriales.

 

POUR UN ETAT PALESTINIEN, L'ARTICLE 24.2 A l'approche du vote de l'ONU sur l'admission d'un Etat Palestinien, on commence à murmurer qu'il se heurtera à l'utilisation par les Etats-Unis de leur droit de veto. Cela met avec force à l'ordre du jour la nécessité de prendre en main la réflexion sur la nature et les limites du droit de veto. On sait que le droit de veto ne figure nulle part dans la Charte, qu'à l'origine c'était un principe d'unanimité qui garantissait à chacun des deux blocs que l'autre n'obtienne pas de l'Assemblée Générale une majorité  pour lui faire la guerre, et que cela a été transformé en veto par un avis de la Cour Internationale de Justice en 1950 par interprétation de l'article 27.3 pour permettre la guerre de Corée malgré l'absence de l'URSS lors du vote. On a vu lors de la guerre d'Irak que le veto aurait pu être utile pour faire échec à une majorité qui l'aurait cautionnée. Mais sur la Palestine il a toujours joué un rôle de blocage. Or le déblocage est facile. Il suffit de ne pas oublier qu'en vertu de l'article 24.2  le Conseil de Sécurité a mission de veiller aux principes de la Charte. Un veto qui l'empêche de dépasser ses pouvoirs cantonnés au maintien ou au rétablissement de la paix serait donc légal. Mais un veto pour perpétuer une violation des principes ne peut être qu'irrecevable, illégal et sans effet. Or il est incontestable que la reconnaissance de l'Etat Palestinien est conforme à la loi internationale, et que c'est de s'y opposer qui défierait cette légalité. Le respect du droit établi par la Charte commanderait donc que, s'il y a une majorité pour cette reconnaissance, l'Assemblée Générale passe outre à un veto qui voudrait y faire obstacle, le considère comme sans effet, et accueille néanmoins l'Etat Palestinien en son sein.

 

MERCI « OPHELIA »  On nous rendra cette justice que nous n'avons à aucun moment nourri notre traitement de l'actualité d'un régal de l'opération « femme de chambre ». Libre à chacun de ceux qui s'y sont égarés de faire leurs comptes, ou entre eux de les régler. Sans préjuger du fond, nous n'en avions retenu qu'une réflexion, sur la lumière enfin jetée sur les beautés du système judiciaire made in USA  Incroyablement, certains essaient de faire du vice vertu, et d'admirer cette justice qui sait faire machine arrière. On peut espérer qu'il leur soit difficile de gommer ainsi la démonstration faite de ce que cette justice n'est pas nourrie du culte de la vérité et de la présomption d'innocence, mais de la culture des amateurs de rings. C'est peut-être tout ce qui en restera. On se prend donc aussi à espérer en tout cas que cela laisse des traces utiles.

 

 

OSLO : LE THERMOMETRE  Qu'un seul homme ait pu commettre un tel carnage, et canarder la foule tranquillement pendant deux heures, prête à réflexion. Il n'est ni étonnant ni négatif que se soit aussitôt imposé comme premier commentaire que cela n'avait pu être que le produit de la tolérance générale pour la montée des mouvements d'extrême droite en Europe et de leur non moins quasi-générale sous-estimation  Mais c'est aussi l'explication de cette invraisemblance qu'un tireur puisse tirer sur une foule pendant 2 heures comme on fait des cartons à la foire. Ce constat est inséparable de l'autre, celle d'une fausse quiétude dès lors qu'on a fait le maximum contre les seules menaces terroristes imaginables celles des islamistes.  L'enseignement d'Oslo,n'est pas seulement celui d'un laxisme mais aussi d'un choix. Dernière heure :  Une lectrice nous fait remarquer que la publicité privilégiée donnée à cette affaire risque être contre-productive et susciter des émules. Une confirmation particulièrement inattendue nous en était bientôt donnée par  France Inter avec la place scandaleusement incongrue faite, dans le journal de 8 heures le 28 juillet, au nommé Brunerie, auteur d'un attentat contre Chirac. Présenté certes comme repenti, annonçant de surcroît « son entrée en politique » (sic) en s'inscrivant au MODEM, on  veut en faire le modèle de la repentance et sans doute une propagande contre le terrorisme. Mais la dissuasion passe-t-elle vraiment par ce type de procédés, certes journalistiques, valant mini-scoop, mais n'y a-t-il pas un risque que ce soit reçu au contraire comme une banalisation, susceptible d'être le fait de braves gens, capables d'un devenir qu'il faut préserver, et pouvant même valoir à leur auteur d'être plus tard présentés en modèles de vertu dans des interviewes aux grandes heures d'écoute ? Il est vrai que l'heure est d'abord de dédouaner le FN de la dangerosité que lui attribue impertinemment le MRAP

 

BROUILLARD SUR PHNOM PENH Le spectre continue à hanter les gardiens de la concurrence non faussée. N'avait-on donc pas assez rappelé que l'idée communiste n'était pas née à Moscou, et que la paternité en revenait à la France de Babeuf ? La confirmation nous est donnée quotidiennement quand, alors que l'Union Soviétique est entrée dans la cohorte des fantômes depuis déjà vingt ans, le péril rouge menace encore assez pour que tout soit bon pour en entretenir la hantise. Ainsi nous explique-t-on aujourd'hui que les procès des Pol Potiens seraient entravés par le fait que sont encore au pouvoir ses comparses communistes, les « Khmers rouges ». Survivra-t-il quand même des historiens du Vrai pour ne pas ignorer ni laisser ignorer qu'il n'y a pas de signe d'égalité entre les khmers rouges et l'équipe de Pol Pot ? Pour savoir et mettre au point que les Khmers Rouges sont effectivement les communistes qui se sont opposés à la dictature de Long Nol, lequel avait pris le pouvoir à Phom Penh, pour le compte des États-Unis qui avaient étendu contre l'empereur cambodgien Norodom Sihanouk leur guerre contre le Vietnam ? Mais que lorsque les Kmers Rouges ont renversé Long Nol et pris le pouvoir, l'équipe de Pol Pot, fraction des Khmers Rouges, le leur a pria à son tour pour le compte de la Chine de la « révolution culturelle », englobant dans leur oeuvre d'extermination les autres communistes, en les étiquetant d'agents du KGB, et que ceux qui sont aujourd'hui aux commandes n'y sont venus qu'en sortant du maquis où ils avaient dû se réfugier pour lutter précisément contre Pol Pot et son équipe ? Mais qu'importe la vérité quand il faut d'abord entretenir dans les consciences la peur du grand méchant loup ?

 

L'INDESIRABLE  Nous avons appris que, venu en Malaisie au titre d'une ONG dans un dossier sensible en matière de Droits de l'Homme, William Bourdon a été interpellé et expulsé. Cela n'est généralement le fait que de pouvoirs que le désir d'information dérange. La Malaisie vient donc ainsi de montrer qu'elle avait des choses à cacher. La mission de William Bourdon aura donc d'une certaine manière rempli son objectif. Il peut être assuré de notre solidarité.

 

De l'AIJD et d'ailleurs

 

On rend compte

Togo Une nouvelle association de juristes démocrates vient de se constituer et de demander son affiliation à l'AIJD. Félicitations et bienvenue !

Droits de l'Homme  Le Conseil des Droits de l'Homme de 'lONU a lancé une consultation des ONG partenaires sur le contenu d'un « Droit à la Paix ». L'AIJD a envoyé une contribution que le Conseil a diffusée, et que nous tenons à disposition.  

 

On annonce

16_19 septembre à Genèveréunion de ICAN, réseau pour l'abolition de l'arme nucléaire, précédée d'une réunion du  réseau « Aboliiton 2000 ».

21 septembre Journée internationale de la Culture de Paix

23-24 septembre au Costa Rica Réunion de Bureau de l'AIJD où DS s'exprimera par la voix de R. Weyl et d'A. Kemadjou qui à cette occasion assisteront également les 25 et 26 à l'Assemblée Générale de l'Associaton Américaine (continentale) de Juristes.

 

On nous écrit

Nous recevons coup sur coup l'annonce de trois décès qui endeuillent la communauté des combattants pour un monde de justice et de liberté 

D'abord deux juristes qui ont été des figures de notre AIJD :

 Luis Azevedo, Président de l'association Portugaise de juristes démocrates. Emporté par le poids des années, il avait été jusqu'au bout de tous nos combats. Nous l'avions encore rencontré à Lisbonne voici quelques mois à l'occasion du contre-sommet de l'OTAN. Il était alors accompagné d'autres membres de l'association portugaise dont nous savons qu'ils reprendont son flambeau avec la même fermeté.

 Et Kader Asmal, qui, combattant Sud-Africain contre l'Apartheid, réfugié à Dublin où, Professeur de Droit International, il était doyen de la Faculté de Droit, fut un précieux membre du bureau de l'AIJD avant de devenir, après la victoire de l'ANC, membre du premier gouvernement animé par Nelson Mandela.

Et puisque pour nous le droit n'est pas seulement une affaire de juristes, comment ne pas associer à cet hommage cette militante pour l'indépendance de Madagascar et pour la solidarité humaine, dont le courage n'avait d'égal que la modestie, que fut  Gisèle Rabeshala, que les plus anciens d'entre nous ont eu le privilège de connaître quand dans les années 50 elle était à Paris membre du bureau national du Secours Populaire Français.

 

Pas de quoi rire

Solitude  Il paraît que notre monarchie inconstitutionnelle va s'occuper des problèmes de la solitude. Quand on sait celle croissante du monarque, on comprend.

Ravalement Sur le Palais de Justice de Paris, côté Seine, un immense calicot « La Justice se modernise »; Il s'agit de l'explication des échaffaudages de ravalement du mur de Philippe Auguste !

Discernement« Eva Joly a une culture française trop récente » dixit Fillon. Evidemment, la Norvège n'est pas la Hongrie.

Devinette Ya-t-il une différence entre un écologiste et une groseille, qui n'est verte que le temps de mûrir et de devenir rouge ?

Energie solaire  Comment la France peut-elle être en retard, quand le monarque dit « L'Etat c'est moi », comme le Roi-Soleil ?

Biodiversité Il paraît qu'il y a trop de loups et que cela fait du mal aux troupeaux de moutons. Ce n'est pas une analyse de la situation politique

Agiornamento  L'UMP va changer de nom, mais garder ses initiales : l'Usure de la Majorité Présidentielle.

Pas drôle  Les indignés disent qu'ils en ont ras-l'bol  Mais de quoi se plaignent-ils ? Il y a tellement de gens qui n'ont pas de bol.

_______________________________________________________________

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !

Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous nos campagnes « le droit est un combat citoyen », « article 11 ! » et « rembourser à Haiti la rançon d'indépendance ».

 

 

                         DROIT-SOLIDARITE

Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)

c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

 

BULLETIN D’ADHESION

 

                       -------------------------

LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN

Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.

C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.

Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

 

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité

                   ------------------------------

Nom :                                                                                 Prénom :

 

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Téléphone Fixe :                                                      Portable :

 

Télécopie :

 

Courriel :

 

Je verse :                (minimum 5 €, plus selon possibilités)

 

 

                                              APPEL

         pour le remboursement à HAITI

             de la rançon exigée par la France

    pour la reconnaissance de son indépendance

                       ----------------------------------------

 

Juristes de profession et citoyens voulant agir dans le domaine du Droit,

 

Considérant que :

En fait

   Le 1er janvier 1804, Haïti déclarait son indépendance. Le 17 avril 1825, la France, par une ordonnance du

roi Charles X, conditionnait la reconnaissance de cette indépendance au paiement, par le gouvernement

haïtien, d'une rançon de 150 millions de francs-or, au motif d'indemnisation des colons pour la perte des

produits de l'exploitation de leurs domaines.

Cette acceptation sous condition étant accompagnée de l'envoi d'une escadre prête à bombarder Port au Prince, Haïti y souscrivait et empruntait à des banques françaises pour honorer l'obligation.

Celle-ci devait être réduite de moitié par une négociation ultérieure.

Cette dette a pesé lourdement sur le développement de l'île, jusque dans son aptitude à faire face aux multiples catastrophes qui l’ont ravagée.

 

En Droit

1)       Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est un droit fondamental, qui n'est pas plus susceptible d'être soumis à marchandage que la personne humaine. L'exigence à laquelle a été soumis le peuple de Haïti est donc nulle comme contraire à l'ordre public international. La Charte des Nations Unies qui le proclame n'a pas un caractère constitutif mais déclaratif et le remboursement ne se heurte donc à aucune forclusion.

 

2)       Le produit indemnisé étant celui d'exploitations fondées sur l'emploi d'esclaves affecte donc l'obligation d'une cause illicite et immorale qui constitue une deuxième cause de nullité. L'esclavage devant être considéré comme un crime international, et ayant de surcroît été reconnu tel par la loi du 10 mai 2001,imprescriptible par nature, il y a là un deuxième motif s'opposant à toute prescription

 

3)       L'accord de Haïti ayant été obtenu sous la contrainte, ce consentement lui-même est entaché de nullité, conformément aux principes généraux du droit internationalement reconnus et de surcroît relevant aux termes du droit français lui-même des articles 1109 et suivants  du Code Civil.

 

4)       Au surplus, les sommes ayant été perçues en résultat d'un délit d'extorsion de fonds par la violence, la Caisse des Dépôts qui les a encaissées est constituée en état de recel, délit continu dont la prescription n'a pas couru.

 

5)       Le préambule de la Charte des Nations Unies investissant les peuples de la souveraineté en droit international, leurs gouvernements ne devant être que leurs représentants, cette investiture leur confère les responsabilités correspondantes

 

nous estimons de notre devoir d'exiger de notre gouvernement qu'il assume sans délai l'obligation pour la France de rembourser à Haïti les sommes ainsi illégalement perçues, actualisées et assorties à la fois des intérêts qu'Haïti a dû payer aux banques et des intérêts moratoires écoulés depuis le versement de la rançon, à titre de remboursement de l'immobilisation de capital qui en a résulté pour Haïti.

 

Premiers signataires : William BOURDON, avocat à la Cour, Président de l'Association Sherpa, Professeur Robert CHARVIN  Raphael CONSTANT, Bâtonnier du Barreau de Fort de France, Professeur Edmond JOUVE, Professeur Géraud de LA PRADELLE, Professeur Jean Marc LAVIEILLE, Richard SEDILLOT, avocat à la Cour, Christine SIGAUT CORNEVAUX, avocat à la Cour, Dominique TRICAUD, avocat à la Cour, Roland WEYL, avocat à la Cour (Droit- Solidarité)

 

NOUS DÉCLARONS NOUS JOINDRE À CET APPEL

 

           Nom  et   Prénom        Profession         adresse                  téléphone             courriel

                                                ou qualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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