Mercredi 29 décembre 2010
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Publié initialement en février 2008 sur une autre plate-forme.
Sindbad est un personnage de fiction, mais il symbolise bien les marins et navigateurs omanais.
Le plus important, bien réel, fut Ahmad bin Majid :
Le grand navigateur du XVè siècle Ahmad bin Majid était originaire de Sour. Il descendait d’une grande tribu
d’Arabie centrale, les Qais’Ailan, qui émigra en partie vers la mer d’Oman. Ibn Majid fut le grand maître arabe de la navigation. En 1498, il servit de guide à Vasco de Gama lors de la première
expédition portugaise qui se rendit de Malindi sur la côte orientale d’Afrique à Calicut (Kerala) sud la côte sud-ouest de l’Inde. Écrivain de valeur, lbn Majid laissa plus de trente traités en
prose et en vers. Il y synthétisait les connaissances anciennes et apportait des informations nouvelles sur les problèmes de navigation et d’astronomie nautique, utilisation de certaines étoiles,
par exemple celle de la Grande Ourse; accostages sur la côte occidentale de l’Inde et sur la côte d’Arabie, de 25°N à 60°N première description de la côte d’Afrique, au sud de Sofala. Il
prétendait avoir fixé l’aiguille aimantée sur le cadran de la boussole. Il écrivit également un traité, pour les besoins de la prière, sur la direction de la Kaaba de La Mecque.
L’astronomie nautique arabe a récolté d’utiles observations, notamment pour la navigation dans l’océan Indien,
zone des moussons. On peut remarquer que le terme de mousson vient de l’arabe mawsim qui signifie « saison » ou « temps d’une foire » , et plus particulièrement « époque
favorable pour les voyages aux Indes »
(Jalel Bouagga : Guide d’Oman, Parfums d’Arabie, Les guides Picollec)
Les boutres sont les bateaux traditionnels, ils sont en bois de teck. Les planches étaient cousues. Elles sont maintenant assemblées
par des clous forgés.
Dans le port de Mascate :
Sour porte le même nom arabe que la ville phénicienne de Tyr au Liban, ce qui permet à l’imagination de vagabonder.
Le sultanat avait offert au Yémen un boutre d’apparat. Il a été retrouvé abandonné et échoué sur une plage yéménite et récupéré par les Omanais. Restauré, il
sera intégré dans un musée de la navigation omanaise à Sour.
Aspect moins glorieux de la navigation omanaise: ils étaient les champions de la traite négrière, à partir de Zanzibar, possession omanaise.
Et ils l’ont fait quelquefois sous pavillon français, avec l’accord des autorités consulaires françaises, qui avaient trouvé ce moyen pour concurrencer l'influence
britannique !!
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