Lundi 8 avril 2013
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Le Yémen sert de refuge à de nombreux Somaliens et Ethiopiens en mal
de bonheur dans leurs pays. Un bonheur qu'ils ne trouvent pas forcément à cause d'un obstacle : le racisme.
Un noir dans le bus. Ils lui tapent sur la tête et le poussent. Ils font des plaisanteries sur sa prononciation du nom du marché où il est en train de se rendre. Le
noir ne réagit pas. Il reste tranquillement assis et attend que l'humiliation cesse. Il en a probablement connu d'autres auparavant.
Le Somalien qui est roué de coups à la gare routière parce qu'il aurait volé quelque chose ne riposte pas. Il pleure. Les passants regardent ailleurs. Quelques
minutes plus tard, une femme est laissée sur le trottoir par le chauffeur de bus parce qu'il ne veut pas d'Africains dans son véhicule. Elle attend patiemment le prochain bus.
Lire la suite sur le site sénégalais rewmi.com.
Ce qu'on ne sait pas, c'est que le Yémen est une société de castes, moins complexe qu'en Inde, avec une haute caste, les clercs et savants musulmans, un groupe
central et une basse caste condamnée aux travaux salissants, etc.. Et ils étaient en général noirs. Quand nous avions fait remarquer à notre guide interprète que tous les balayeurs à Sanaa
étaient noirs, il nous a répondu "C'est comme à Paris!" MS
Par Michel Servet
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Samedi 7 juillet 2012
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Les mains agiles n'attendent même
plus la nuit pour s'affairer. Au grand jour, au beau milieu du quartier commerçant de Bab Al-Shu'ub et sous le regard d'une foule dense, indifférente, une dizaine d'ouvriers empilent
minutieusement, une à une, les briquettes d'une nouvelle maison. D'autres dépècent les murs d'une habitation centenaire, et quelques propriétaires, plus discrètement, n'hésitent pas à laisser
couler l'eau des robinets pour fragiliser les fondations d'un bâtiment de terre.
Dans quelques jours, ici, dans le coeur de la vieille ville de Sanaa, un commerce aura poussé et un bâtiment gagnera un étage ou deux, arborant des façades
rougeâtres en parpaings. Le parfait équilibre d'une ligne d'horizon millénaire s'efface. La terre et la pierre fondent, comme le chocolat au soleil. Le kitsch menace de triompher. De son comptoir
de marchand d'argent, Yahia M'Hamed Ressam, 43 ans, constate : "L'architecture n'est pas protégée, le souk s'est étendu, la population a changé. Beaucoup de gens viennent de la montagne et
des villages, ils ne respectent pas vraiment la vieille ville, ils n'en connaissent pas l'histoire."
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Par Michel Servet
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Jeudi 18 août 2011
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Hier, mercredi 17 août, plusieurs groups de l’opposition Yéménite se sont réunies dans la Grande Salle de l’Université de Sana’a, sous haute sécurité, pour la formation d’un conseil
national de gouvernement, dans le but d’unifier les différents groupes dans une unique voix légitime pour l’Opposition.
Le JMP, la principale coalition d’opposition, a commencé à faire circuler l’idée d’un conseil de gouvernement depuis quelques semaines, et des discussions étaient
en cours entre les différentes parties. A l’origine, deux des plus grands groupes en dehors du JMP, les Houthis et le mouvement sécessionniste dans le sud avaient accepté de rejoindre le conseil.
Pourtant, les Houthis ont annoncé leur rejet de l’initiative la veille pour un certain nombre de raisons dont une représentation inéquitable. Les sudistes avaient eux annoncé vouloir 50% des
sièges du conseil mais il n’était pas clair durant la réunion d’hier s’ils avaient complètement rejeté l’initiative.
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Par Michel Servet
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Vendredi 3 juin 2011
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/2011 08:22
Des combats à
l’arme lourde secouent les quartiers nord de Sanaa. Des milliers de combattants tribaux fidèles au cheikh Al-Ahmar se dirigeaient jeudi des hauts plateaux du nord vers la capitale. En deux jours,
63 personnes ont perdu la vie dans les combats
La nuit de mercredi à jeudi marque-t-elle le début de la guerre civile au Yémen? Durant plusieurs heures, les quartiers nord de la capitale, Sanaa, ont tremblé,
visés par des tirs de roquettes et de mortiers. Dans les rues désertées, des fusillades, parfois à la mitrailleuse lourde, opposaient forces gouvernementales et partisans du cheikh Sadek
al-Ahmar, le chef de la confédération tribale des Hached, la plus puissante du pays. Jamais, depuis le début du mouvement de contestation en janvier dernier, le Yémen n’a semblé aussi proche de
la rupture.
«Les violences vont s’intensifier et s’étendre à toute la ville», estime Ibrahim Muthana, l’un de ces centaines de milliers de protestataires qui demandent le
départ du président Ali Abdallah Saleh. «La situation empirera à mesure que les tribus arriveront dans la capitale.» Jeudi, plusieurs milliers de combattants tribaux fidèles au cheikh Al-Ahmar se
sont dirigés en renfort des hauts plateaux du nord vers Sanaa. Des premiers affrontements se sont déclenchés à un check-point militaire d’Al-Azraqein, à 15 kilomètres au nord de la capitale. Ce
barrage, vital pour les forces gouvernementales, constitue le dernier verrou entre la capitale et la province d’Amran, tenue par des partisans de la famille Al-Ahmar.
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Par Michel Servet
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Mercredi 13 avril 2011
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Par Michel Servet
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Mardi 22 mars 2011
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Des soldats se rangent du côté des contestataires au président Saleh. (AFP)
Militaires, politiques, religieux et chefs tribaux rejoignent en masse le mouvement d’opposition à Ali Saleh qui ne serait plus confronté aujourd’hui qu’à une
alternative inéluctable, se retirer de son propre chef où y être contraint et forcé
«Il est temps que le président Saleh dise au revoir au siège sur lequel il est assis depuis trente-trois ans», estimait lundi Hakim Almasmari dans un éditorial sans
appel du Yemen Post. Le rédacteur en chef et politologue n’est de loin plus le seul à être de cet avis définitif. Son confrère de l’agence officielle Saba, Nasser Taha Moustafa, a, lui, choisi de
démissionner.
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Par Michel Servet
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Dimanche 13 mars 2011
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/2011 21:18
Par Michel Servet
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Vendredi 31 décembre 2010
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/2010 06:00
Publié en avril 2007 sur une autre plate-forme de blogs
J’ai été jusqu’ici assez critique, je vais essayer de montrer aussi tout ce qui fait que le Yémen est (en 2007) une superbe destination, malgré tous ses
problèmes.
Les chrétiens apprennent que des “mages venus d’Orient” sont venus apporter à Jésus de l’or, de l’encens et de la myrrhe. L’évangile fait sans toute allusion à des
sages persans (zoroastriens ?). C’est comme ça que les premiers chrétiens l’avaient compris, et on dit que si les Perses sassanides ont épargné l’église de la Nativité à Bethléem en 614, alors
qu’ils avaient saccagé Jérusalem, c’est parce qu’une des fresques représentait les “rois mages” en costumes persans.
La myrrhe, c’est la sève d’un arbre. Elle se brûle comme l’encens ou se mâche. Enfants nous mâchions la sève qui coulait des cerisiers (sucrée), des mirabelliers
(moins bonne) et des pins. Le goût est un peu le même.
Par Michel Servet
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Lundi 8 novembre 2010
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/2010 20:00
Plusieurs articles :
qui aborde la question du qat :
Le phénomène corrosif du qat
Spécialité corrosive, le Qat ou «l’or vert» explique une part du comportement de la population de la zone. 96% des hommes Yéménites en consomment et 70% des
femmes entraînant des conséquences dramatiques sur la société yéménite avec son cortège de dépendance, de disparition de la diversité agricole (café, riz, blé, légumes). Ses
effets nocifs sur la santé, au niveau cardiaque et dentaire, le manque d’appétence et les carences alimentaires qui en découlent sont d’autant plus
dangereuses que la consommation précoce commence à l’age de onze ans. Dix neuf pays cultivent le Qat, consommés de nos jours par plus de cent millions de personnes,
principalement au Yémen,à Djibouti, en Somalie et en Ethiopie. Aux conséquences humaines, écologiques, économiques, s’ajoutent des conséquences politiques: la corruption et la mendicité.
La consommation moyenne du yéménite en Qat s’élève à 500 à 800 Rials par jour, pour un salaire moyen de 15000 Rials par mois. Sont ainsi posées les bases pour le développement de la corruption,
qui a atteint un degré tel, que l’état ne dispose plus de moyens d’action. 80% du budget de l’état proviennent des recettes du Qat. Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une
coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d’instabilité. Les pays occidentaux et les Saoudiens redoutent de voir Al-Qaida étendre son influence, profitant de
l’insurrection qui se développe dans le nord du Yémen, de loin le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.
Cet article a été
reproduit par Différences, la revue du MRAP
Par Michel Servet
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Jeudi 4 novembre 2010
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/2010 07:06
Alors que l’on n’en finit plus de parler du Yémen, d’Al Qaeda, de cette guerre contre la terreur, d’Anwar al Awlaqi, et je ne sais quoi encore, suite à l’affaire des colis piégés, je
vous livre en brut, une série de réflexions personnelles qui viennent en pensant à tout ce mer**ier…
- On ne parle du Yémen qu’en le liant au terrorisme ou Al Qaeda… Il est très rare de pouvoir lire autre chose sur le
Yémen. Une journaliste américaine me confiait récemment qu’elle préparait un article sur le traffic d’êtres humains entre la Somalie, le Yémen et l’Arabie Saoudite (sujet pas plus joyeux mais qui
est aussi important pour le pays) : sa rédactrice en chef lui a répondu “on peut le publier mais il faut que tu trouves un lien avec Al Qaeda” Stoppons un peu cette hystérie
!
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Par Michel Servet
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