Ce point prospectif par Ilan Pappé, sur la conception sioniste de la question israelo-palestinienne et sa critique, vues des révolutions démocratiques tunisienne et égyptienne et de leur "effet domino" social et utopique en Afrique et au Moyen-Orient, est une traduction française de l’éditorial inédit du magazine anglophone "e.i. — Electronic Intifada" du 14 février 2011, sur internet. (Dernières corrections le 21-02-011)

Le point de vue d’Israël est que les révolutions tunisienne et égyptienne si elles réussissent en effet soient mauvaises, très mauvaises. Les Arabes instruits — pas tous habillés comme "des Islamistes", quelques-uns d’entre eux parlant un anglais parfait, et dont le désir pour la démocratie est articulé sans recours à la rhétorique "anti-occidentale" — sont mauvais pour Israël.
Les armées arabes qui ne tirent pas sur les manifestants sont également mauvaises tout comme beaucoup d’autres images qui ont déplacé et enthousiasmé tant de personnes dans le monde entier, même à l’Ouest. Cette réaction mondiale est aussi mauvaise, très mauvaise. Cela fait ressembler l’occupation israélienne en Cisjordanie et dans le territoire de Gaza, ainsi que ses politiques d’apartheid à l’intérieur de l’État, aux actes d’un régime "arabe" typique.
Pendant un moment, on n’a pas pu dire ce qu’était la pensée officielle d’Israël. Dans son premier message de principe à ses collègues le Premier ministre Benjamin Netanyahu demanda à ses ministres, à ses généraux et aux politiciens de ne pas se prononcer publiquement sur les événements en Égypte. Pour un bref instant on pensa qu’Israël passait de voyou du quartier à ce qu’il fut toujours : un visiteur ou un résident permanent.
Il semble que Netanyahu ait été particulièrement gêné par les propos malheureux sur la situation prononcés publiquement par le général Aviv Kochavi, le chef du renseignement militaire israélien. Ce top expert israélien sur les affaires arabes avait déclaré en toute confiance à la Knesset (il y a deux semaines) que le régime de Moubarak était toujours aussi solide et résistant. Mais Netanyahu ne put rester la bouche close si longtemps. Et quand le patron parla tous les autres suivirent. Et quand tous réagirent, les commenter fit ressembler les reporters de Fox News à "une bande de pacifistes et de hippies de l’amour libre venus des années 1960".
L’essentiel de la narration israélienne est simple : il s’agit d’une révolution de type iranien aidée par Al Jazeera et stupidement autorisée par le président américain Barack Obama, le nouveau Jimmy Carter, et le monde est stupéfait. Les anciens ambassadeurs d’Israël en Égypte sont le fer de lance de l’interprétation israélienne. Toute leur frustration d’avoir été enfermés à l’étage élevé de leur appartement cairote éclate maintenant comme un volcan inextinguible. Leur tirade peut se résumer aux paroles de l’un d’eux, Zvi Mazael, disant à la télévision israélienne Channel One, le 28 Janvier : "C’est mauvais pour les juifs, très mauvais.





La chaîne satellitaire Al-Arabiyya,
concurrente d’Al-Jazira et proche de l’Arabie saoudite, publie une étonnante nouvelle : l’ancien ministre de l’intérieur, l’homme responsable depuis des années de la répression, des
arrestations et de la torture en Egypte, Habib Al-Adly, est soupçonné d’être derrière 

Dans la nuit du 31 décembre au 1




Derniers Commentaires