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L'empire américain

Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 07:09

letemps

 

La surpopulation dans les établissements pénitentiaires américains est une question lancinante. Le système carcéral a un coût exorbitant, à tel point qu’on parle d’une éventuelle réforme

 

Pour la France, c’est le choc, pour Dominique Strauss-Kahn, c’est la déchéance, mais pour New York, c’est la routine. Tous les jours, plus de 13 000 détenus intègrent le système pénitentiaire de cet Etat, dont la prison de Rikers Island est l’un des emblèmes, tant par sa taille que par sa réputation d’établissement impitoyable. Si la traversée du miroir a été particulièrement saisissante dans le cas d’un directeur du FMI qui passait les nuits précédentes dans un palace, l’île-prison, qui dépend de la juridiction du Bronx, est une énorme machine à dévorer les destins.

New York, comme une bonne partie des Etats-Unis, a mal à ses prisons. Pour des raisons qui tiennent à la fois à l’histoire, aux différences raciales et au modèle de justice anglo-saxon, la surpopulation dans les prisons est devenue une question lancinante depuis des années. A l’échelle des Etats-Unis, pratiquement une personne sur cent est actuellement derrière les verrous, de très loin le taux le plus élevé des pays développés, et du monde entier, bien devant la Russie, l’Iran ou la Chine. Ce taux croît pourtant du double lorsqu’il s’agit de jeunes hommes dans leur vingtaine. Et il explose s’agissant des jeunes hommes noirs, dont près d’un tiers sont incarcérés.

 

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Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 11:21

Trouvé sur le Post :

Barack Obama ne veut pas voir Nicolas Sarkozy en photo

J’aime beaucoup le compte Flickr de la Maison Blanche !
Pete Souza, le photographe attitré de Barack Obama (PHOTUS pour Photographer of the United States) y livre ses images. Pete Souza étant un grand photojournaliste, ce sont d’excellentes photos qui sont livrées gratuitement au public américain et à l’ensemble du monde (gratuitement parce que l’Etat fédéral ne peut déposer de licence même pas de licence Creative Commons).

Comme le photographe suit en permanence le Président des Etats-Unis, le compte Flickr de la Maison Blanche est de fait très suivi, en particulier par les journalistes.

Et c’est justement en consultant cette page Flickr que Thomas Canteloube, journaliste à MediaPart, a remarqué une drôle d’absence. Celle d’une photo du Président américain avec Nicolas Sarkozy.

(….)
Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 19:34
Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 19:29

Strasbourg : c’est la démocratie qui a volé en éclat ! le MRAP exprime sa colère et son indignation

logo222.1239038882.gifLe MRAP tient à exprimer sa plus vive indignation face à la violence qui s’est déchaînée samedi 4 avril à Strasbourg contre les manifestants pacifistes. C’est la voix de la paix que le pouvoir a voulue bâillonnée !

Le MRAP dénonce tout amalgame entretenu entre les casseurs, qui n’ont rien à voir avec les valeurs que nous défendions à Strasbourg, et l’immense majorité des manifestants venus exprimer leur refus de l’OTAN gendarme du monde, leur refus de la course aux armements, leur refus de la guerre comme solution aux problèmes de l’humanité.

Après avoir entretenu, les jours précédents le sommet, un climat détestable, voulant empêcher toute expression des Strasbourgeois en faveur de la paix et allant, contre toute légalité, jusqu’à faire retirer les drapeaux arc-en-ciel de la paix que les habitants arboraient, les forces de  l’ordre ont multiplié les agressions et provocations contre les pacifistes et laissé incendier des bâtiments sans réagir.

Pourquoi avoir enfermé casseurs et manifestants dans le quartier le plus pauvre de la ville ?

Pourquoi avoir refusé aux cars de se rendre au lieu de rassemblement prévu, obligeant ainsi des groupes de manifestants pacifiques à marcher  pendant des kilomètres, à franchir de multiples barrages, les enfermant dans une véritable souricière ?

Pourquoi avoir empêché par la violence le cortège des pacifistes allemands de rejoindre les manifestants français, alors que les autorités avaient promis de laisser ouvert le Pont de l’Europe ?

Pourquoi avoir délibérément repoussé les casseurs vers le jardin des Deux Rives, lieu de rassemblement légal de la manifestation ?

Pourquoi avoir arrosé de gaz lacrymogène jetés d’hélicoptères ce même lieu de rassemblement où aucun incident ne se déroulait et alors que les prises de paroles de responsables internationaux y avaient lieu ?

Pourquoi avoir empêché le déroulement normal de la manifestation, obligeant les pacifistes à évacuer le lieu de rassemblement, devenu irrespirable, par des chemins étroits, encombrés de barrières et de grilles ?

Pourquoi un convoi de cars de police a-t-il pris les manifestants à contre-courant,  à la  hauteur d’un pont de chemin de fer, tandis qu’il était pris à partie par des casseurs qui leur lançaient des pavés du haut du pont ? Les pacifistes se sont ainsi retrouvés pris en tenaille entre les pierres qui ricochaient et les voitures de police, dans l’impossibilité de faire demi tour ou de se protéger.

Pourquoi alors que les incendies se déclaraient, la police a-t-elle laissé faire, tirant des grenades lacrymogènes vers le cortège des pacifistes et non vers les casseurs?

Pourquoi avoir empêché les manifestants qui le désiraient de rejoindre leurs cars, leur imposant, entre autres, après des kilomètres de marche, le retrait de tout drapeaux ou badges pour enfin pouvoir passer ?

Pourquoi avoir bloqué toutes les sorties de Strasbourg, obligeant les cars à tourner pendant des heures avant de pouvoir repartir ?

Pourquoi avoir obligé les manifestants qui souhaitaient regagner la gare à franchir les barrages mains levées, certains jeunes étant plaqués au sol, fouillés menottés avant d’être relâchés ?

Tout a été volontairement orchestré pour empêcher le message politique du mouvement pacifiste de s’exprimer. La manifestation n’a pas dégénéré, elle a été sabotée par des casseurs et par la volonté du gouvernement de faire taire la voix des pacifistes.

A Strasbourg le 4 avril c’est la démocratie qui a volé en éclats. Le MRAP demande qu’une commission d’enquête soit immédiatement mise en place pour que toute la lumière soit faite sur la responsabilité des pouvoirs publics lors de ces graves événements.

Le MRAP tient à saluer le sang-froid et l’esprit de responsabilité des manifestants qui ont permis d’éviter le pire.

Malgré les humiliations et la volonté de bafouer l’expression démocratique, les pacifistes ont élaboré ce week-end des propositions pour un  monde sans guerres et sans OTAN. Notre combat pour la paix, où que ce soit dans le monde, continue. Nous ne le laisserons pas bâillonner.

Paris, le 6 avril 2009.


Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr

Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 21:51

Vous saurez tout sur le blog de l’ami Schlomoh:

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/

Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:09

Je rappellerai simplement à Mme Rosso-Debord qu’à Gênes, ce sont les carabiniers qui ont tué un manifestant :

Quinze membres des forces de l’ordre italiennes condamnés pour les violences lors du G8 de Gênes

LEMONDE.FR : Article publié le 15.07.08

Quinze membres des forces de l’ordre italiens accusés de sévices et de traitements vexatoires infligés à des manifestants pendant le sommet du G8 de Gênes, en juillet 2001, ont été condamnés, lundi 14 juillet, à des peines de cinq mois à cinq ans de prison. Le tribunal de la ville, dont les délibérations ont duré onze heures, a en revanche acquitté trente autres prévenus.

Sommet de la mobilisation altermondialiste, le G8 de Gênes, dans le nord de l’Italie, a été l’un des violents de l’histoire de l’organisation. Les émeutes ont fait un mort, Carlo Giuliani, âgé de 23 ans, et plusieurs centaines de blessés. Les 45 prévenus - carabiniers, membres de l’administration pénitentiaire et médecins - étaient soupçonnés de violences dans la caserne de police de Bolzaneto, où quelque 250 personnes interpellées ont été rassemblées. Dans l’infirmerie de cette caserne, à une quinzaine de kilomètres de Gênes, plusieurs femmes avaient par exemple été contraintes de se déshabiller et de rester nues en présence d’agents masculins.

La peine la plus lourde a été prononcée à l’encontre d’un inspecteur du département pénitentiaire de la police. Tous les condamnés vont vraisemblablement faire appel.


J’espère que toutes les mesures ont été prises pour que de tels débordements ne se produisent pas.

 

Bonjour,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la décision du Président de la République de permettre à la France de prendre toute sa place dans le commandement militaire de l’OTAN.

Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courrier avec tout l’intérêt qu’il mérite et je souhaitais vous préciser que cette question du retour de la France dans le commandement intégré de l’Alliance a fait l’objet d’un large débat au cours de la Déclaration du gouvernement relative à la politique étrangère de la France.

Les travaux et auditions en Commission des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi qu’au sein des groupes parlementaires ont été nombreux, riches et contradictoires.

Notre retour dans la structure militaire de l’Alliance atlantique, que nous n’avons par ailleurs jamais quitté, ne correspond en rien à une volonté de notre part de nous inscrire dans une vision manichéenne de la guerre des civilisations : bien au contraire nous y entrons avec la ferme intention de peser sur son rôle et ses actions et de faire progresser, auprès de nos partenaires, une Europe de la Défense porteuse de paix et des valeurs universelles auxquelles nous sommes tous attachés.

Vous m’interrogez sur le conflit afghan. Je souhaite vous rappeler que nous sommes engagés aujourd’hui en Afghanistan à la demande du gouvernement afghan et avec un mandat international de l’ONU. C’est justement par ce que nous respectons fondamentalement les droits du peuple afghan à vivre dans un environnement pacifié qu’avec une quarantaine d’autres Etats nous intervenons dans ce pays.

Enfin, vous avez souhaité attirer mon attention sur la manifestation du 4 avril à Strasbourg. 27 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN, vous comprendrez que l’Etat doive prendre des mesures afin d’assurer au mieux leur protection. Il ne s’agit nullement d’empêcher une manifestation, mais plutôt de faire en sorte qu’elle se passe dans les meilleures conditions de sécurité pour tous. Certaines associations ont déjà annoncé qu’elles souhaitaient « essayer de passer les barrages…pour perturber le sommet ». Le maire de Strasbourg tout en soulignant la « formidable opportunité » de ce sommet pour sa ville, a fait part de ses craintes de débordements et « d’infiltrations de casseurs, d’anarchistes et des no-borders venus de toute l’Europe » au sein de manifestants.

Les autorités veulent absolument éviter les incidents comme ceux qui se sont produits lors du sommet du G8 à Gênes en 2001.

Cordialement,

Valérie Rosso-Debord
Députée de Meurthe-et-Moselle

 

Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:06

Monsieur,

Vous avez souhaité m’interpeller par mail au sujet du débat parlementaire qui a porté sur la politique étrangère de la France à l’occasion de la décision du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, ce qui n’emporte pas votre adhésion.

Je rejoins pleinement votre argumentation, et étant présent lors de ce débat le mardi 17 mars, j’ai voté contre ainsi que mon groupe politique, le groupe socialiste.

Je m’oppose en effet à l’affirmation de l’existence d’un ensemble euratlantique, alors que les Etats-Unis ne se considèrent pas comme les partenaires de l’Europe dans un projet commun de perpétuation d’une civilisation occidentale. Les Etats-Unis défendent leur modèle national et rien d’autre. La présidence de George W. Bush en a été la caricature. Nicolas Sarkozy était d’ailleurs sans doute le dernier chef d’Etat européen prêt à lui servir de caution multilatérale dans une politique strictement nationale.

De plus, les garde-fous annoncés par la Présidence, maîtrise de l’arme nucléaire, pas d’engagement automatique, pas de commandement militaire permanent sur les forces nationales, sont de droit et paradoxalement inutiles entre pays démocratiques. En revanche, là où l’OTAN devait convaincre la France de participer aux opérations, désormais il faudra que la France se justifie de ne pas participer si elle le souhaite et cela inversera ainsi à son détriment la pression diplomatique. Si la France revient totalement dans l’OTAN parce qu’elle y est déjà à 80 %, la bonne question est de savoir si cela vaut la peine de sacrifier sa liberté pour 20 % de plus dont on ne sait pas bien quoi.

D’autant plus qu’une fois la France dans l’OTAN, toute l’Europe y est. La question d’une PESD distincte de l’OTAN et donc des Etats-Unis n’a plus de raison d’être. Cette notion avait été inventée et portée par la gauche d’un certain nombre de pays et par la France toute entière. Aujourd’hui, on donne raison à ceux qui n’ont jamais eu d’existence militaire en-dehors de l’OTAN (la RF d’Allemagne, la IIème République italienne…) et n’en n’ont jamais vu l’utilité (les militaires des deux pays en question) ou à ceux pour lesquels l’adhésion à l’OTAN a été l’un des attributs de la reconquête de la liberté démocratique (Espagne, Portugal, Grèce) et qui gardent une reconnaissance particulière aux Etats-Unis d’avoir contribué à les « libérer » et d’avoir poussé à leur intégration politique en Europe (ex-membres du Pacte). Quasiment seule (avec la Belgique, le Luxembourg, le SPD et le PSOE) à voir simplement l’utilité d’une démarche européenne indépendante de l’OTAN, la France aurait fort à faire. Gageons qu’elle se contentera désormais de tenter de sauvegarder ses propres intérêts au sein de l’Alliance. Comme tous les autres pays qui y adhèrent.

Concernant les interventions armées en Afghanistan, je vous assure également de mon soutien, prônant toujours une solution diplomatique et politique comme je l’ai à plusieurs reprises exprimée.

Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sincères salutations.

Hervé Féron

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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:04

J’avais  signé une cyber-pétition adressée à tous les parlementaires de mon département. Deux ont pris la peine de me répondre, en m’envoyant une lettre-type. C’est déjà ça et je suis globalement d’accord avec ce courrier, à un point près : la civilisation occidentale n’existe pas.


Vous avez appelé mon attention sur la réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN.

Depuis 1966 et la décision historique du Général de Gaulle, un consensus s’était établi sur la position de notre pays à l’égard de l’OTAN : allié des Etats-Unis, mais pas aligné. Cette position, qui faisait de nous des partenaires loyaux mais indépendants, correspondait à nos intérêts et contribuait à l’audience internationale de la France.

Le souhait de M. Sarkozy de rompre avec cette attitude constante depuis plus de 40 ans au prétexte d’obtenir des commandements par ailleurs mineurs, constitue une triple faute selon moi :

  1. La France dans l’OTAN, c’est désormais l’alignement sur les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne se considèrent pas comme les partenaires de l’Europe, dans un projet commun de perpétuation d’une civilisation occidentale. Même si la présidence d’Obama sera sans doute plus ouverte que celle de son prédécesseur, les Etats-Unis défendent leur modèle national et rien d’autre.

  1. La France dans l’OTAN, c’est ensuite exclure toute évolution vers une réelle défense européenne.

Une fois la France intégrée dans le commandement de l’OTAN et c’est tous les Etats de l’Europe qui y seront. La question d’une politique européenne de sécurité et de défense (PESD) dinstincte de l’OTAN et donc des Etats-Unis, n’a plus de raison d’être.

  1. La France dans l’OTAN, c’est enfin affaiblir la position internationale de la France.

La France a toujours été un gros contributeur en hommes et en argent dans l’OTAN (5e) et participe déjà aux opérations menées par l’OTAN sous mandat ONU (Kosovo, Afghanistan). Les modifications de la décision votée récemment ne portent principalement que sur le fait de devoir décupler le nombre de militaires français au sein de la bureaucratie de l’OTAN. Militairement, la France n’aura pas plus de poids qu’avant.

Je précise que les soi-disant contreparties annoncées par la Présidence (maîtrise de l’arme nucléaire, pas d’engagement automatique, pas de commandement militaire permanent sur les forces nationales) sont de droit. Ils sont paradoxalement inutiles entre pays démocratiques. En revanche, là où l’OTAN souhaite convaincre la France de participer aux opérations, il faudra désormais que la France se justifie de ne pas participer si elle le souhaite, et inversera ainsi à son détriment la pression diplomatique.

Pour toutes ces raisons, j’estime que la réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN est une erreur. J’ai d’ailleurs voté contre lors du vote à l’Assemblée Nationale sur cette question.

En espérant avoir répondu à votre attente, je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Christian ECKERT

 

Permanence Parlementaire – 8 Rue Alfred Mézières – 54400 LONGWY - Tél : 03 82 26 65 15 – Fax : 03 82 39 40 66

E-mail : christianeckert.depute@orange.fr

Site internet : www.christian-eckert.fr

-Permanence de Jean-Yves LE DÉAUT
Député de Meurthe-et-Moselle
1er Vice-Président de la Région Lorraine
Tél. 03 83 82 13 81 - Fax : 03 83 82 40 95
jean-yves.le-deaut@wanadoo.fr site internet : www.jyledeaut.fr

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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 07:17

Strasbourg se transforme en camp retranché pour accueillir le sommet de l’OTAN
LEMONDE.FR | 25.03.09

©Le Monde.fr

Et aussi dans l’Humanité :

Quand la police décroche les drapeaux de la paix

Strasbourg . À quelques jours du sommet de l’OTAN, le gouvernement veut transformer la ville en un bunker. Marie-George Buffet appelle à accrocher les couleurs de la paix en France.

L’incroyable décision des autorités françaises interdisant à tout Strasbourgeois de décorer sa fenêtre d’un drapeau pacifiste quelques jours avant le sommet de l’OTAN provoque une vague d’indignation. Depuis quelques jours, des pacifiques citoyens de la métropole alsacienne reçoivent de bien curieuses visites… Christian Grosse est un militant communiste, membre du secrétariat départemental du PCF et l’un des principaux animateurs du collectif qui prépare le contre-sommet citoyen prévu du 1er au 5 avril ; pendant le sommet de l’OTAN. « J’étais en réunion à l’extérieur, lorsque des policiers sont entrés à mon domicile. Ils ont demandé à mon fils la signification des mots inscrits sur le drapeau accroché à notre fenêtre. »


Pace no to nato

Le jeune garçon a expliqué que Pace signifie paix, et no to Nato, non à l’OTAN « Les policiers ont ordonné à mon fils de décrocher le drapeau. Il l’a fait non sans prévenir les policiers que ses parents le remettraient en place dès le lendemain. Ce que nous avons fait évidemment… » Mettre la paix sur votre balcon…, l’initiative est soutenue par le PCF et le Parti de gauche pour protester contre le retour de la France dans les instances militaires intégrées de l’OTAN qui doit être officialisé lors de la rencontre des chefs d’État de l’Alliance à Strasbourg transformée pour l’occasion en forteresse. D’autres habitants ont vécu la même mésaventure. Les visiteurs inattendus sont soit des policiers, soit des gendarmes, qui déclarent agir sur ordre, ce qui semble confirmer qu’il s’agit d’une directive centrale, en dépit des démentis de la préfecture du Bas-Rhin, analyse Christian Grosse.

Cette attitude dépasse l’entendement, s’indigne l’eurodéputé français Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire européenne. Il y a plusieurs jours déjà, le groupe de la GUE a alerté l’opinion contre l’acharnement du gouvernement pour tenter de contrecarrer la grande manifestation pacifiste franco-allemande qui doit clôturer plusieurs jours de débats autour du thème de la paix et du désarmement. L’envoi de policiers dans des domiciles privés relève d’une volonté d’intimidation, dénonce Francis Wurtz. Face à une telle dérive autoritaire, au nom de laquelle des drapeaux pacifistes deviennent des objets de délit, l’indignation est largement partagée. Pratique scandaleuse et intolérable », tonne Daniel Cohn-Bendit, co-président des Verts au Parlement européen, « atteinte injustifiée à la liberté d’expression, juge de son côté François Bayrou, président du Modem.


riposte citoyenne

Hier matin, au cours d’une conférence de presse, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a fustigé un gouvernement qui aimerait transformer la capitale alsacienne en un véritable bunker où il serait interdit de pavoiser. La dirigeante communiste appelle à la riposte citoyenne en proposant d’accrocher partout en France des drapeaux « Pace » avant le sommet de Strasbourg. « Partout accrochons notre drapeau à nos fenêtres, à nos balcons, nous pourrons dessiner ensemble un gigantesque arc-en-ciel pour la paix et inviter à une grande manifestation le 4 avril. »

Jean-Paul Piérot

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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 20:34

J’ai terminé “Le Bibliothécaire”, et rassurez-vous, je ne vous raconterai pas la fin.

Le narrateur signale ce site où s’expriment les “néo-cons” (néo-conservateurs) américains:
http://www.newamericancentury.org/

et ce n’est plus de la fiction romanesque, c’est la réalité !!

“l’hégémonie américaine est bonne pour l’Amérique et pour le monde !!”
et cet article écrit en septembre 2000 :
http://www.newamericancentury.org/RebuildingAmericasDefenses.pdf avec des signataires comme Paul Wolfowitz, Lewis Libby, etc.. en clair, pas des seconds couteaux, des acteurs de premier rang de la politique de Georges W. Bush.
et à la page 63 :
 Further, the process of transformation even if it brings revolutionary change, is likely to be a long one, absent some catastrophic and catalyzing event – like a new Pearl Harbor.

Je n’ai pas trouvé si l’Institut octavien” est une création de l’auteur, ou si ce nom cache un “Think tank” bien réel, mais j’ai été marqué par ce dialogue (pages 253 et suivantes de l’édition Gallimard, mes notes personnelles sont en fin de texte) :

La déclaration la plus inquiétante de l’essai intitulé « Reconstruction des défenses américaines» est la suivante:

« ce processus de transformation, même s’il provoque des changements révolutionnaires, risque de prendre du temps, sauf événement catastrophique tel qu’un nouveau Pearl Harbor[i], qui jouerait le rôle de catalyseur. »

  

Ce fragment de phrase avait inspiré à son tour plusieurs essais aux chercheurs de l’Institut octavien[ii], dont deux qui me paraissaient particulièrement importants. De nombreux auteurs avaient participé à l’élaboration de ces deux essais — des auteurs issus de disciplines variées, histoire, anthropologie, médiologie, statistiques, études militaires et ainsi de suite. Ils étaient rédigés, pour l’essentiel, dans un style très universitaire; ils comprenaient des tableaux et des graphiques, ainsi que des projections mathématiques fort complexes. Pour autant que je m’en rende compte, aucun de ces deux articles n’avait été publié.

Le premier s’intitulait «Avec ou sans crise? »

Les auteurs citaient divers penseurs, à commencer par Platon, qui avaient jugé les démocraties «dangereusement instables » exposées à une «grande variété d’événements incontrôlables» et «indignes de confiance ».  Les périodes de puissance, dans une démocratie, doivent être considérées comme temporaires et fugaces, et tout changement significatif doit donc être institué aussi rapidement et aussi intégralement que possible.

Selon cette théorie, un lent «processus de transformation» est une stratégie à haut risque, tandis qu’un «nouveau Pearl Harbor» représenterait la solution la plus sûre.

Si ce texte avait été distribué, était parvenu jusqu’aux échelons les plus élevés du gouvernement de Scott et y avait été jugé convaincant, cela voulait dire qu’au cours des onze mois qui s’étaient écoulés entre l’élection de ce président et le il septembre 2001, les États-Unis avaient été une nation en quête de crise, une nation en attente d’un «nouveau Pearl Harbor ».

Si l’on accepte la thèse de ce premier essai, la question posée dans le second coule de source. Ce second essai était intitulé «  Préparation active/passive »

Les auteurs commençaient par spéculer sur les types de catastrophes auxquelles le pays risquait d’être confronté, depuis les cataclysmes naturels et autres désastres écologiques jusqu’à la guerre et au terrorisme, en passant par les débâcles financières. En conclusion, le terrorisme représentait à la fois la plus plausible de ces menaces et le domaine susceptible d’être «le mieux exploité. ».

Une fois déterminés la nécessité d’une crise et le type de crise le plus souhaitable, la seule question qui se posait encore était de savoir comment produire ladite crise.

Les possibilités, comme l’indiquait le titre de l’essai, se répartissaient en deux catégories : Préparation active et Préparation passive. Dans le premier cas, le gouvernement déclencherait lui-même la crise. Un agent fédéral en burnous flottant se chargerait d’aller faire sauter un avion et laisserait derrière lui un passeport du Moyen-Orient qui serait trouvé par d’autres agents fédéraux. Préparation passive, en revanche, cela voulait dire que le gouvernement attendrait l’attentat sans intervenir, en se tenant prêt à l’exploiter dès qu’il se serait produit.

L’avantage d’une Préparation active à l’événement était que le timing, la durée et le niveau des dommages pouvaient être contrôlés; l’inconvénient, c’était qu’un attentat préfabriqué risquait non seulement de ne pas avoir l’authenticité d’un vrai, mais encore de mener à la découverte d’un document compromettant pour le gouvernement, tel que communiqué, courriel, appel téléphonique, ou même le témoignage d’un traître.

Le principal risque d’une Préparation passive, c’était qu’il fallait faire confiance aux terroristes pour agir de manière opportune et spectaculaire.

La majeure partie de l’essai était consacrée à l’examen de cette question.

Il faisait l’historique des attentats terroristes, et citait des renseignements bruts fournis par les services secrets, ainsi que des évaluations de ces renseignements — tous documents sans doute classés secrets d’État, mais auxquels les Octaviens avaient accès. Ensuite, les auteurs s’efforçaient de prévoir ce que les terroristes pourraient tenter de faire à l’avenir.

Enfin, ils suggéraient des mesures à prendre pour encourager les terroristes à agir… et pour assurer leur réussite.

Je me suis levé brusquement et j ‘ai commencé à arpenter le salon de Susie, en débloquant à voix haute.

Susie a jailli de sa cuisine.

— Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qu’il y a?

—Je suis cinglé, j’ai fait.

— Quoi? Quoi?

— Écoute, j’étais en train de lire un truc… Je viens de basculer dans le monde de l’Unabomber, là où les pistes les plus insensées convergent. Il y a une grande conspiration et ils sont tous dans le coup, ils sont tous dans le coup —  ils sont tous dans le coup!

— David, du calme, du calme, explique-moi.

— Regarde ces papiers!

Je les ai poussés vers elle en vrac.

— Ces types, j’ai bredouillé en marchant de long en large, ces types qui sont avec Scott… Ils veulent un nouvel empire romain, Ils ne voient rien de mal à ça. Leur seul problème avec cette idée, c’est de réussir à la vendre au public. Eh bien, ils ont décidé que le meilleur moyen, ce serait encore d’avoir un nouveau Pearl Harbor. Tu me suis?

—Je te suis.

— Non, tu ne piges pas.

J’ai respiré à fond.

— Ce que je viens de dire jusqu’ici, c’est de notoriété publique. Putain, ils affichent ça sur le Net, ce n’est pas plus secret que Mein Kampf ne l’était à l’époque. Mais ces mecs, là…

Je voulais parler de l’Institut octavien. J’ai tapoté du doigt les paperasses qui se trouvaient maintenant entre les mains de Susie.

— .. Ces mecs sont passés à la vitesse supérieure. Ils sont tous tombés d’accord qu’il nous fallait un nouveau Pearl Harbor. La seule question qu’ils se posent, c’est: Est-ce qu’on lâche la bombe nous-mêmes, ou bien est-ce qu’on reste sur la touche pour laisser les terroristes marquer un but ?

Même moi, je trouvais que j’avais l’air complètement hystérique.

— Regarde-moi ça! La putain de page dix-sept! Il y a deux modèles statistiques. Le premier, c’est: quelles sont les chances pour que des terroristes fassent une nouvelle tentative au World Trade Center? Le deuxième modèle, c’est… c’est… quelles sont leurs chances de réussite, si la CIA et le FBI les laissent faire ? S’ils les laissent simplement faire, sans essayer de les arrêter…

— Mais comment est-ce que…

Susie s’est interrompue avant de reprendre d’une voix apaisante, pour son propre bénéfice comme pour le mien:

— D’accord, du calme, David, du calme. Écoute, je veux bien que les agents fédéraux ne soient pas comme à la télé, des espèces de super-flics, mais enfin, il y a quand même des gens corrects chez eux, vraiment. Mon frère est dans les services secrets de la marine, et je trouve souvent que c est un sale con, mais quand il s’agit de protéger les États-Unis…

Elle a placé sa main sur son coeur, comme pour le serment au drapeau.

— et tout ça, il est loyal, sérieusement, totalement loyal, et ça ne lui viendrait jamais à l’idée de fermer les yeux. Et il y en a des tas comme lui.

— Quais, ouais, bien sûr, j’ai admis. Mais les autres ont les réponses. Un des chercheurs qui a pondu ce truc, c’est un enculé d’anthropologue spécialisé dans les «cultures bureaucratiques contemporaines ». Son analyse, avec ces modèles mathématiques informatisés, c’est que si le chef de l’organisation déclare que l’objectif d’hier n’est plus prioritaire aujourd’hui, et que tel ou tel nouvel objectif est devenu la principale priorité, eh bien, les cadres moyens, les lécheurs de bottes, les collectionneurs d’étoiles d’or[1], les types inquiets pour leur retraite, ils écarteront de leur chemin tout ce qui pourrait concerner cet objectif périmé. Un agent de base comme ton frère réagira peut-être encore, mais les cadres moyens enterreront tout ce qu’il pourra leur transmettre. Ils ne le montreront jamais au grand patron, parce que c est comme ça que fonctionne la culture d’entreprise.

— Je ne comprends pas. Je ne comprends vraiment pas.

— Le gouvernement précédent avait fait du terrorisme une priorité. Ils ont arrêté toutes les attaques lancées sur le territoire des États-Unis. Il y en a eu une tapée, regarde, il y a une liste là-dedans. Les mecs voulaient faire sauter des ponts et des tunnels, voler des avions. Les terroristes ont eu un certain succès en Afrique et au Moyen-Orient, mais que dalle ici, rien sur le sol américain, d’accord?

— Quais, d’accord. Tu sais que tu cries?

— Oui, je crie, bordel! Dans ce texte, il est écrit noir sur blanc que tout ce que Scott avait à faire, c’était ne pas intervenir, simplement ne pas intervenir, et il était inévitable qu’un attentat terroriste majeur se produise. Quand il se produirait, ils pourraient enfin rénover cette démocratie libérale, cette démocratie ramollie et ringarde, qui croit encore à l’indépendance du droit, et même du droit international. Ils pourraient envoyer les légions, et inaugurer le Véritable Empire Américain!

— Et alors?

— Et alors… C’est ce qu’ils ont fait. C’est ce qu’ils ont fait.

Susie m’a regardé. Elle avait fini par comprendre. Par admettre que ce n’était pas un simple travail universitaire. Qu’il s’agissait d’une feuille de route pour les trois années de politique et de guerre qui venaient de s’écouler. L’existence d’une telle toile d’araignée était épouvantable, cela paraissait impossible. C’était une pensée intenable, insoutenable — impensable. (…) Et moi, pendant ce temps-là, je sentais que je perdais la tête, que je perdais totalement le contrôle de mes pensées.

Ainsi que l’usage de la parole.

Est-ce que c’était possible ? Une chose était de juger que le gouvernement avait simplement pris de mauvaises décisions ; une autre, d’imaginer que ces mauvaises décisions aient pu être prises délibérément. Ces essais avaient-ils seulement été lus par des gens fréquentant les allées du pouvoir?


[1] L’étoile d’or indique qu’un membre du groupe auquel on appartient (famille ou organisation) a été tué à la guerre alors qu’il servait dans les forces armées.


[i] L’attaque japonaise sur Pearl Harbor, sans déclaration de guerre, fut le facteur déclenchant de l’entrée en guerre des Etats-Unis contre le Japon et l’Allemagne nazie. Elle neutralisa les objections des pacifistes et isolationnistes états-uniens, à tel point que certains historiens avancèrent l’hypothèse que Franklin D. Roosevelt avait été informé des projets japonais et avait laissé faire.

Sans aller jusqu’à cette hypothèse, il est certain que le blocus pétrolier américain à l’égard du Japon (qui menait une guerre d’agression particulièrement sauvage en Chine puis dans le reste de l’Asie) pouvait entraîner une attaque de la part de ce dernier.

[ii] Je suis incapable de dire si ce nom cache un institut réel. Merci à qui peut m’aider.

Thierry Meissan a lancé des hypothèses difficilement crédibles pour expliquer comment les attentats du 11 septembre ont pu avoir lieu.

Point n’est besoin de croire à un complot actif, l’hypothèse de Beinhart expliquerait pourquoi aucun des signaux d’alerte sur l’imminence d’attentats n’a été exploité.

Par Michel Servet - Publié dans : L'empire américain
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