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Lorraine. Histoire

Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 06:00

Soutenez le documentaire.

 

Partant de témoignages d’anciens des mines et de la sidérurgie lorraine, souvent poignants, parfois lourds de silences ou au contraire emplis de joie d’avoir vécu une époque importante, La Trace des Pères suit de manière intergénérationnelle des Lorrains de diverses conditions et origines. Artistes, anciens du fer, épouses, filles, petits-fils chacun porte un regard très différent sur la transmission qui réserve en effet des surprises.
Le film se conclut à la génération née après la bataille du fer, aborde en filigrane la jeunesse des quartiers, héritière des années de plein emploi industriel, ainsi que le rôle de passeur des quadra, et la façon dont les anciens ont transmis puis fermé leur livre du fer.
En somme un point sur le haut-fourneau supposé être encore dans la tête des Lorrains, à moins qu’il n’en soit déjà sorti…

A travers les yeux d’un lorrain expatrié, entre les régions de Longwy, Villerupt, les vallées de l’Orne et de la Fensch avec quelques scènes surprenantes à Metz, Avignon et… Lausanne. La Trace des Pères est empathique, riche, musical, dynamique, au profit d’une « pétillance » et d’une envie de surprendre autant que de faire le point sur un sujet fondamental : la transmission.

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 06:00

Durant le XIXème siècle, le service militaire n'était pas égal pour tous :

Il y avait un tirage au sort et les riches qui avaient "tiré un mauvais numéro" pouvaient se faire remplacer par des conscrits plus chanceux et moins fortunés.

Et il y avait des agences pour mettre en rapport l'offre et la demande, comme en témoigne cette publicité de 1868.

conscription-remplacement.jpg

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 06:53

Comment les Trois-Maisons furent le terreau d'une résistance obstinée et agissante dès 1940 au tout début de l'occupation allemande et nazie.

  
En évoquant deux figures marquantes de l'engagement communiste et non-communiste - Marcel SIMON appelé à l'époque "le Robin des bois des Trois-Maisons" et un "gamin du quartier" Albert VURPILLOT, ami, complice et frère d'armes de Marcel SIMON - pendant la Seconde guerre mondiale, deux chercheurs dénoueront l'écheveau populaire d'un quartier où Marcel Carné aurait pu tourner Le jour se lève entre les Grands Moulins, la Grande chaudronnerie lorraine et l'imprimerie Berger-Levrault.

Venez découvrir ou vous remémorer l'action de deux jeunes hommes qui ont contribué à donner son identité à ce quartier populaire et, alors, industrieux.
 
Samedi 12 novembre 2011, Foyer de la rue de l'Atrie (quartier des Trois-Maisons)

 

Marcel-Simon.jpg

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 22:31

Avec quelques jours de retard, ce texte intéressant :

 

Une mise au point des Jeunesses communistes

  

Nancy porte en plusieurs endroits les traces d’une bataille qui eut lieu sous ses murs le 5 janvier 1477. Le lieu le plus célèbre est, bien sûr, la place de la Croix de Bourgogne. C’est d’ailleurs en ce lieu que quelques soi-disant nostalgiques célèbrent ce haut fait. Cependant de quelle nostalgie s’agit-il ? De la gloire d’une Lorraine passée ? Pas du tout ! Il ne s’agit que d’une poignée de crânes rasés plus proches des idées d’extrême droite que des idéaux de liberté défendus par les Lorrains qui sont morts lors de cette bataille. Mais perdue dans son marasme idéologique, l’extrême droite ne sait plus à quelle référence historique se raccrocher depuis que ses ancêtres se sont acoquinés avec le fascisme.

 

Revenons à la Bataille de Nancy. Pour comprendre cet évènement, il faut en revenir au contexte historique. A cette époque, en France, règne Louis XI. Il est aux prises avec son puissant voisin, le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. La Bourgogne d’alors ne comprend pas seulement ce qui deviendra la région actuelle de Bourgogne. Non, le Téméraire règne aussi sur la Franche-Comté et les Flandres c’est-à-dire, pour cette dernière région, une zone allant d’Amsterdam à Luxembourg et de Boulogne à Liège. Il est donc facile de comprendre que l'État bourguignon, dirigé depuis 1467 par le duc Charles, est alors une des premières puissances d’Europe. Mais cet Etat est coupé en deux par une principauté de taille moyenne : le duché de Lorraine.


Depuis 1473, le duc de Lorraine est René II, petit-fils du roi René Ier d’Anjou et fils du duc de Lorraine Ferry II de Vaudémont. La situation de son duché est assez précaire. Le Téméraire n’a qu’un rêve en tête : recréer l’ancien royaume de Lotharingie. Entre le royaume de France et le Saint-Empire Romain Germanique, il y a la place pour une nouvelle puissance comme au temps du traité de Verdun qui, en 843, avait partagé l’ancien empire de Charlemagne entre les trois fils de l’empereur Louis le Pieux. C’est ce rêve un peu fou qui va se briser sous les murs de Nancy en 1477.

 

Dès le début de son règne, Charles le Téméraire entreprend de bâtir son futur royaume. Il prend possession de terres en Haute-Alsace (du côté de Mulhouse) et du duché de Gueldre (dans les actuels Pays-Bas). Il signe ensuite le traité de Trèves avec René II. Ce traité est très défavorable pour la Lorraine puisque son puissant voisin installe des garnisons dans plusieurs villes du duché dont Epinal. Ne pouvant se tourner vers Louis XI qui vient de signer un autre traité avec le Téméraire, René II est pris dans les filets de ce piège diplomatique tandis que le roi de France s’apprête à jouer habilement un double jeu qui le rendra célèbre. Mais la population lorraine, farouchement indépendante, accepte mal la présence de troupes étrangères sur son sol.


Le duc de Lorraine signe alors des traités avec les ennemis du Téméraire : Louis XI (qui rompt ainsi ses engagements précédents), les villes de Haute-Alsace et la confédération helvétique. En 1475, René II déclare la guerre au duc de Bourgogne mais Louis XI n’aide pas la Lorraine et signe un traité avec la Bourgogne. A l’automne, la Lorraine est envahie et Nancy est prise le 24 novembre 1475. Le Téméraire se fait proclamer duc de Lorraine, il nomme une nouvelle administration. Le royaume de Lotharingie est reformé avec Nancy pour capitale. Au début de 1476, il se tourne vers les cantons suisses.


Le destin du Téméraire est en marche. Le 22 juin 1476, à Morat, en Suisse, les armées bourguignonnes sont battues. Charles le Téméraire doit reculer pour la première fois. Il se replie sur Dijon. A l’annonce de cette défaite tant attendue, la Lorraine se révolte et chasse les garnisons de la Bourgogne. A la fin de l’été 1476, le Téméraire a perdu tout le duché de Lorraine qui recouvre son indépendance. René II reprend Nancy le 7 octobre 1476 après la reddition des troupes anglaises commandées par Jean de Rubempré qui défendaient la ville pour le compte du duc de Bourgogne.


C’est à la tête d’une armée immense de dix mille hommes que Charles le Téméraire se met en route à l’automne 1476. Près de Toul, il fait la jonction avec les troupes du condottiere Campobasso. René II ne peut les arrêter et doit se replier sur Saint-Nicolas de Port. Les Lorrains sont aidés par les célèbres piquiers suisses recrutés comme mercenaires. A partir de fin octobre 1476, Nancy est assiégée bien que les commandants bourguignons préconisent d’attaquer Pont-à-Mousson et Metz préalablement.


nancy1477.jpgCharles le Téméraire s’installe sur les lieux de la commanderie Saint-Jean, au niveau de l’actuelle place de la Commanderie. Des partisans lorrains harcèlent l’armée bourguignonne, l’hiver est rude et, le 31 décembre 1476, Campobasso trahit le Téméraire et fuit avec son armée. Dans Nancy assiégé, la situation est dramatique. La population souffre du froid et de la faim. On mange les chevaux puis les chiens mais quand cette viande vient à manquer, on mange les rats.


Le destin du Téméraire va se sceller très rapidement. C’est une lutte à mort qui est engagée. Pourtant, cette fois, le rapport de force n’est plus en faveur des Bourguignons qui sont fatigués, démoralisés (les désertions sont multiples) et affamés. Si la situation physique n’est guère plus brillante pour les Lorrains, ils se battent pour leur indépendance, pour leur liberté et comme tous les peuples, à toutes les époques, lorsqu’il faut se battre pour sa liberté, les forces en sont décuplées.


Venant de Saint-Nicolas de Port, les troupes de René II vont forcer le siège de Nancy dans les premiers jours de janvier 1477. Le dimanche 5 janvier 1477, à l’aube, René II quitte Saint-Nicolas. Une neige dense recouvre la Lorraine. Ses hommes ont peint sur leurs armures, leurs écus, une croix de Lorraine, cette croix à deux branches devenue fameuse, afin de se reconnaître dans la mêlée à venir.


Prises de flanc, les troupes du Téméraire se débande rapidement. Les fuyards sont massacrés par Campobasso qui, resté en Lorraine, a trahi son camp et tient le pont de Bouxières. Les piquiers suisses et lorrains éliminent la cavalerie bourguignonne. C’est la fin de la tactique médiévale où primait le rôle du cavalier. Durant la bataille, Charles le Téméraire est tué. Son rêve s’effondre.


Ce n’est que le lendemain que le corps du puissant duc de Bourgogne est retrouvé, place de la Croix de Bourgogne. A moitié dévoré par les loups, enfoncé dans la glace des marécages comme le montre le tableau de Feyen-Perrin qui est au musée des Beaux-Arts de Nancy, le corps est méconnaissable. Il est enterré dans la collégiale Saint-Georges, il sera apporté quelques années après dans sa capitale, Dijon, où il est encore possible de voir son gisant. Avant son premier enterrement, le corps du Téméraire est entreposé en Ville vielle où un dallage indiquant 1477 signale encore la maison.

 

A la suite de la mort du Téméraire, ses Etats sont démembrés. Louis XI s’empare de la Bourgogne, de la Picardie, de l’Artois et des Flandres au détriment de Marie de Bourgogne qui en appelle à son fiancé, Maximilien de Habsbourg, le fils de l’empereur qui prend la Franche-Comté puis, après plusieurs batailles, l’Artois et les Flandres.

La bataille de Nancy marque, pour la Lorraine, la fin du Moyen Age et l’entrée dans les Temps Modernes. C’est une date charnière. Alors oui, nous pouvons et nous devons nous en souvenir. Nous pouvons même la célébrer car alors c’est la liberté que nous célébrons. Le 5 janvier 1477 a longtemps été (jusqu’à la fin de l’indépendance du duché de Lorraine) en quelque sorte la fête nationale de la Lorraine. Une chose est sûre, cependant, rien dans cette histoire ne légitime une poignée de fascistes prompte à se draper dans le bleu-blanc-rouge et à accaparer les mythes d’une région car ceux-ci n’appartiennent qu’à son peuple. Et lorsque celui-ci se souvient d'une bataille pour sa liberté, les fascistes le trahissent, hier comme aujourd’hui.

 

Mouvement Jeunes Communistes de France

section de Nancy

 

Mon avis personnel :

L'armée de René II, ce sont des mercenaires suisses payés avec l'argent du roi de France Louis XI, le vrai vainqueur.

L'État moderne l'emporte sur les derniers chefs féodaux.

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 21:08

Publié le 19 mai 2008 sur une autre plate-forme de blogs

J’avais été intrigué par une stèle à Goviller :

http://vieuxsinge.blog.lemonde.fr/2007/07/14/les-vrais-resistants-de-goviller-meurthe-et-moselle/

Ce qui avait suscité des commentaires et suites :

http://vieuxsinge.blog.lemonde.fr/2007/09/04/lorraine-42-a-goviller-meurthe-et-moselle/

http://vieuxsinge.blog.lemonde.fr/2007/12/20/le-maquis-du-menil-mitry-meurthe-et-moselle/

J’ai constaté que beaucoup d’internautes arrivaient sur ce blog en cherchant des renseignements sur ce groupe “Lorraine 42″

Je peux apporter des renseignements complémentaires à la suite de mes excursions dominicales.

Plaque sur la salle des fêtes de Damelevières


Place du Groupe LORRAINE 42

Dans cette salle des fêtes, au printemps 1942, les conscrits de cette classe, cible n° 1 du STO, ont organisé une soirée publique, à la barbe de l’occupant nazi, à l’initiative d’un groupe de résistants formé en 1940 et qui prendra, peu après, sa véritable identité : GROUPE LORRAINE 42.


Monument au dessus de Vigneulles :

En 1940, à Vigneulles, une poignée de patriotes forme un groupe de résistance qui prend le nom de Groupe d’Estiennes d’Orves. c’est le début de la création de caches d’armes, de l’aide aux prisonniers évadés et aux aviateurs alliés abattus.

En 1942, l’établissement du STO pour les conscrits de la classe 42 génère des réfractaires qui rejoignent le groupe qui prend alors de nom de GROUPE LORRAINE 42.

Le GL 42 se structure et entre en relation avec les responsables de l’Intelligence Service. Les missions de sabotage et de renseignement commencent.

1944. Les parachutages de CHANDERNAGOR (Le Ménil Mitry) et de ROMÉO (Saint-Rémy-aux-Bois) fournissent l’armement nécessaire aux combats de la libération.

En août 1944, le GL 42 rassemble à LE MÉNIL MITRY 894 hommes pour des actions plus directes.

- CRANTENOY : le 2 septembre, le groupe attaque et détruit un convoi ennemi.

- LE MÉNIL MITRY : le 3 septembre, les maquisards tiennent tête à 200 allemands avec blindés et artillerie qui se retirent près huit heures de combat.

- CHARMES : du 3 au 6 septembre, le GL 42 et les FFI locaux livrent bataille à un ennemi supérieur en nombre et en armement.

- SAINT-RÉMY-AUX-BOIS : le 3 septembre, le maquis force l’ennemi, venu pour l’anéantir, à se replier en abandonnant 2 blindés légers.

- HAROUÉ : le 6 septembre, l’accès du pont est interdit à une colonne allemande.

Avec l’aide du GL 42, les Américains franchissent la Moselle et ce sont les durs combats de Saint-Mard, Domptail, Mont-sur-Meurthe, Hériménil et Lunéville.

Le 8 octobre 1942, le GL 42 devient le 5/20 Bataillon de Marche.

Le 3 février 1945, il devient le 1/150 RI qui devait être le fer de lance des combats lors de la libération de la poche de ROYAN, du 13 au 20 avril 1945 (2ème citation).

“Le GL 42 représente le plus beau fleuron de la résistance en Lorraine par son efficacité et l’importance acquise.”

Colonel Grandval, commandant de la Résistance de la Région C

CITATION : “Le plus important maquis de la région, le GROUPE LORRAINE 42 rassembla 894 maquisards au village de LE MÉNIL MITRY au sud de NANCY pour affronter l’ennemi en des combats meurtriers fin août début septembre 1944. Véritable bataillon classé unité combattante, il participa aux combats menés pour la libération du secteur de CHARMES dans les vosges et pour la réduction de la poche de ROYAN en Charente-Maritime.

Ses pertes : 51 tués au combat, 6 fusillés, 36 morts en déportation. A été cité”

A coté :



Poche de Royan

14 avril 1945

Libération de SEMUSSAC

1/150ème RI

A la mémoire de ces Lorrains

ANDRÉ Paul, BERNARD Georges

BRETON Pierre, BROGONZOLI Louis

COLLIGNON Roger, CLAVELIN Joseph

LALEVEE Roland, LEULLIEZ Albert

MACKEL Jules, MARCHAL Maurice

MATHIS Paul, MENNEZIN Marcel

MEYER Marcel, RAPENNE Gérard

STEPHANO Raymond

Morts pour la France

GL 42

Ex bataillon 5/20

Insigne “Par le fer quand le feu manque”

Voir aussi :

http://www.14-18enlorraine.com/Vigneulles54.html 

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 20:25

Le Forum-IRTS de Lorraine
propose une conférence avec

Julian Mischi


intitulée

"Au service de la classe ouvrière ?
Les militants communistes de Meurthe-et-Moselle et d’ailleurs"

PCF-54.jpg

jeudi 4 novembre à 20h30

au Forum-IRTS de Lorraine
201 avenue Raymond Pinchard / 54000 Nancy
Entrée libre

 

jeudi 4 novembre à 20h30

 

au Forum-IRTS de Lorraine

201 avenue Raymond Pinchard / 54000 Nancy

Entrée libre

 

 

 

Le Parti Communiste a été longtemps le premier parti de France. Des années 30 aux années 70, sa puissance électorale était considérable et ses militants nombreux. Au nom du communisme, des ouvriers se sont engagés dans un monde, celui de la politique, d’où ils sont d’ordinaire exclus. Comment le "parti de la classe ouvrière" s’est-il forgé dans des régions aussi différentes que la Meurthe-et-Moselle et l’Allier ?

En s’appuyant sur plusieurs cas locaux, Julian Mischi décrira l’organisation des militants communistes dans les quartiers, les villages et les usines. Revenir sur le succès passé du PCF permet de mieux comprendre les relations actuelles entre la gauche et les classes populaires.

 

Julian Mischi, docteur en sciences politiques, est chercheur en sciences sociales à l’INRA, (CESSAER, Dijon), enseignant à Sciences Po Paris et à l’université de Bourgogne.

Son ouvrage, Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (Presses Universitaires de Rennes, 2010), constitue la version remaniée de sa thèse de science politique qu'il a soutenue en 2002 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il y étudie le PCF dans son ancrage local sur la base d'une enquête menée dans quatre départements (Allier, Isère, Loire-Atlantique, Meurthe-et-Moselle). Il a également co-dirigé avec A. Antoine Sociabilité et politique en milieu rural, (Rennes, PUR, coll. Histoire, 2008), publié des articles : "Mondes ruraux", dossier Politix, n°83, 3/2008, avec E. Doidy et N. Renahy et "Pour une histoire sociale du déclin du PCF", in F. Haegel (dir.), Partis politiques et système partisan en France, Paris, Presses de Sciences Po, 2007.

 

Cette conférence est animée par Sylvain Bernardi, cadre de formation à l'IRTS de Lorraine.

 

 

Contact : Forum-IRTS de Lorraine

Estelle Grandpoirier au 03 83 93 36 99

estelle.grandpoirier@irts-lorraine.fr

www.forum-irts-lorraine.fr <http://www.forum-irts-lorraine.fr>

 

 

 

 


Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 20:04

Dans cet ouvrage qui vient de paraître

 

1940-1945occupation

 

 

Deux pages (110 et 111) sont consacrées au Groupe Lorraine 42 que j'ai déjà évoqué.

 

Groupe Lorraine 42 à Damelevières et Vigneulles

Lorraine 42 à Goviller

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 14:07

Cet album a été édite par plusieurs des journaux du groupe EBRA : L'Est républicain, Vosges Matin, DNA, Le journal de la Haute-Marne. C'est bien fait, accessible, et j'y ai retrouvé une allusion à des documents que j'avais déjà vu :

En 1940, les nazis ont confisqué les locaux et le matériel de l'Est républicain à Nancy et fait paraître un journal qu'ils contrôlaient complètement : L'Écho de Nancy.

En 1989, l'Est républicain a fêté son centenaire et organisé une exposition, affichant des "une" au fil des ans, dont un exemplaire du sinistre Écho de Nancy. En bas d'une première page, un article conseillant de visiter à Paris l'exposition "Le juif et la France" et en faisait force compliments. L'auteur : André Castelot.

Quelques années après, le très médiatique historien visita Nancy et L'Est Républicain, où on lui montra l'article en cause. Sa réaction : "C'est horrible, c'est moi qui ai écrit cela ? Je ne  m'en souvenais pas".

 

1940-1945occupation

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 20:42

Office National des Anciens Combattants de la Moselle

Lycée De La Salle

Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains

Le Souvenir Français, Comité de Metz-Ville

TABLEAUX DE LA GRANDE GUERRE EN MOSELLE

 

guerre-moselle.jpg

 

« En souvenir Metz 1915 » un groupe de soldats allemands

(Collection Jean-Claude BERRAR)

Samedi 6 Février 2010 de 9 h 00 à 13 h 00

Lycée De La Salle - Amphithéâtre BTS

2 Rue Saint-Maximin - 57070 METZ

 

Le contexte historique

L’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, est considéré comme l’élément déclencheur du grand conflit de la guerre 1914-1918. Un nationaliste serbe Gavrilo Princip, membre du groupe « Jeune Bosnie », assassine l’archiduc François Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, et son épouse la princesse de Hohenberg, alors que leur accession au trône semblait imminente.

 

En lui-même, cet évènement n’aurait pas dû provoquer l’embrasement de l’Europe mais une réaction en chaîne d’alliances provoque le désastre. L’Autriche-Hongrie accuse la Serbie d’avoir favorisé l’assassinat et lui déclare la guerre. La Russie, alliée de la Serbie, la soutient et entre dans le conflit. La France, elle-même alliée de la Russie, se range également contre l’Autriche-Hongrie alors que, dans le camp adverse, l’Allemagne soutient l’Autriche-Hongrie et déclare la guerre à la Russie (1er août) puis à la France (3 août). Dans cette lamentable dynamique, l’Allemagne envahit le Luxembourg et la Belgique qui sont des pays neutres ; de ce fait, l’Angleterre déclare les hostilités à l’Allemagne le 4 août.

 

Les habitants de la Lorraine allemande sont rapidement mis au pas. Le 31 juillet, Guillaume II, à Berlin, décrète l’ « état de danger de guerre ». Toutes les cloches sonnent à travers le Reich pour annoncer la mobilisation. Le gouverneur de Metz, le général Ernst von Oven, ordonne la suspension des libertés. Le téléphone est coupé pour les particuliers, la frontière fermée et le secret des lettres suspendu, les journaux de langue française interdits. Un seul organe de presse est autorisé : la Gazette de Lorraine. Elle est sous le contrôle d’un fonctionnaire, le baron von Bibra, censeur militaire. Les journaux en langue allemande autorisés sont : pour Metz le Metzer Zeitung, le Lothringer Zeitung et pour Thionville le Didenhofener Zeitung et le Lothringer Nachrichten. Le Landsturm est convoqué. Il s’agit des officiers, médecins, vétérinaires, employés militaires supérieurs, sous-officiers et soldats ayant servi dans l’armée active, qui n’ont pas dépassé l’âge de 45 ans. Les Allemands procèdent à de nombreuses arrestations des membres du Souvenir Français, de la Lorraine Sportive, d’anciens combattants français, de parents d’officiers, de journalistes et de prêtres. Ils sont incarcérés à la prison du Cambout puis transférés à la forteresse d’Ehrenbreitstein, près de Coblence.

 

Les premières escarmouches en Lorraine annexée ont lieu de part et d’autre de la Seille. Le premier combat a lieu le 11 août dans le village de Lagarde, occupé par les Français la veille et repris par les Allemands dès le lendemain. La bataille de Morhange, le 20 août, se solde également par un échec. Sarrebourg est prise le 18 août par les troupes françaises, pour être plus tard reprise par les Allemands. Après l’échec de Morhange, les troupes se replient vers le Grand Couronné à l’est de Nancy. A Metz, le maire, pro germanique, fait sonner la Mutte pour annoncer la grande victoire des troupes du Kronprinz de Bavière près de Dieuze. La joie des uns contraste avec la mine défaite des autres (Moselle 1918, Le retour à la France - Pierre Brasme).

 

 

PROGRAMME

9 h 00 - Ouverture et présentation des intervenants

9 h 30 - « La guerre 14-18 vue par la population civile mosellane »

par François ROTH, Professeur émérite de l’Université Nancy 2

10 h 20 - « La Croix Rouge comme instrument de guerre totale :

l’exemple de Metz »

par le Général Jean-Claude LAPARRA, Docteur en histoire

11 h 00 - « Une région à l’arrière du front pendant la Grande Guerre : Thionville et Cattenom » par Jean-Paul PARADEIS, Professeur d’histoire à Thionville

11 h 50 - Diaporama sur « l’entrée des troupes françaises à Metz en 1918 » par Régis LATOUCHE, Directeur de l’Institut du cinéma à Nancy

12 h 30 - Questions et conclusions.

 

 

Les Organisateurs

Office National des Anciens Combattants de la Moselle 

M. Thierry Pincemaille

1 Rue du Chanoine Collin - 57000 METZ

Tél : 03 87 34 78 90 / 06 63 81 01 83

Courriel : thierry.pincemaille@onacvg.fr

Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains

M. Alphonse Schneider

38-48 Rue Saint-Bernard - 57000 METZ

Tél : 03 87 62 79 81 / 06 08 63 21 32

Courriel : rvmetz@wanadoo.fr

Lycée De La Salle

M. Jean-Marie Michalik

2 Rue Saint-Maximin - 57070 METZ

Tél : 03 87 20 02 00

Courriel : info@dlsmetz.net

Le Souvenir Français, Comité de Metz-Ville

Dr André Masius

10 Place Saint-Louis - 57000 METZ

Tél : 06 72 73 70 71

Courriel : andre@masius.info

_______________

A partir de 13 h, possibilité de déjeuner sur place

► Parking sur place ou à proximité.

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 22:39

http://www.lorraine.eu/jahia/Jahia/cache/bypass/pid/2591

L’exposition est très bien faite et permet à tous de mieux connaître le judaïsme en Lorraine. En lisant le catalogue très fouillé accompagnant cette exposition, j’ai remarqué cet article de Freddy Raphaël qui a recueilli le témoignage d’un juif lorrain qui vit aujourd’hui à Jérusalem et qui souffre du mépris israélien pour les juifs vivant “parmi les nations”" :

 

C’est avec une « saine colère » que notre témoin — devenu l’habitant d’une « double demeure » —évoque l’ignorance et l’ingratitude de ses compatriotes hiérosolomytains : « Nous ne sommes pas arrivés en Israël les mains vides. Nous avions avec nous une valise que nous ont transmise nos ancêtres qui sont enterrés au village. Dans cette valise, il y avait les pratiques de chaque jour et celle des fêtes, des rites de la naissance, du mariage et de la mort […], nos prières et nos néjen (chants liturgiques). Nos pères s’y sont cramponnés malgré l’hostilité et les persécutions. […] Dans cette valise il n’y avait pas que le rêches (l’antisémitisme), le träck jud (« sale Juif »), mais aussi toute l’amitié de nos voisins, toute l’aide que nous ont apportée les brafi Gojem (« les Chrétiens qui nous veulent du bien »). […] Nous sommes arrivés avec cette valise. Alors il faut nous respecter, on n’a rien nous apprendre !

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire - Communauté : Membres de Facebook
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