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Dialogue des civilisations

Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 12:53

étrangecroisadeCette information donnée par Al-Oufok, site d'informations pan-arabe proche du PC libanais m'a rappelé ce livre et cette histoire assez extraordinaire d'un empereur hors norme "stupor mundi" : Frédéric II Hohenstaufen, petit-fils de Roger II de Hauteville, roi normand de Sicile.

Arabisant, islamophile, probablement athée, Frédéric II mena la plus étrange croisade de tous les temps, et il fut excommunié pour avoir obtenu Jérusalem sans verser une goutte de sang.


Une inscription en arabe écrite il y a 800 ans par des Croisés et retrouvée près de Tel-Aviv a pour la première fois été déchiffrée, a indiqué mercredi un professeur israélien d’archéologie.
Il s’agit d’"une découverte sans précédent, car aucune autre inscription en arabe écrite par des Croisés n’a jusqu’ici été découverte dans l’ensemble du Proche-Orient", a indiqué à l’AFP le professeur Moshé Sharon de l’Université hébraïque de Jérusalem.
"J’ai récemment réussi à déchiffrer les mots +Frédéric II, Roi de Jérusalem, (an) 1229 de la Réincarnation de notre Seigneur Jésus le Messie+ écrits en arabe et gravés sur un bloc de marbre gris d’un édifice de la région de Tel-Aviv", a-t-il expliqué.
"L’édifice où cette inscription de 60 cm sur 50 cm a été retrouvée se trouvait initialement dans l’enceinte de l’antique port de Jaffa, que l’empereur romain germanique Frédéric II a fortifié", a-t-il précisé.
http://www.aloufok.net/IMG/arton5852.pngCette inscription mentionne par ailleurs longuement les noms de toutes les provinces contrôlées par l’empereur Frédéric II, a-t-il encore dit.
Bravant une interdiction du pape Grégoire IX -ce qui lui a valu d’être excommunié-, l’empereur Frédéric II a organisé et conduit la sixième croisade (1228-1229) pour reconquérir les territoires perdus du royaume de Jérusalem depuis sa conquête par Saladin, ainsi que sa capitale.
Mais, après avoir fortifié Jaffa, plutôt que d’avoir recours aux armes, cet arabisant féru d’islam a négocié avec al-Kamil, le sultan d’Egypte, un accord aux termes duquel les Francs ont repris le contrôle de Jérusalem, Nazareth, Bethléem et leurs environs.
"Ami des musulmans et admirateur de la civilisation islamique, Frédéric II est le seul Croisé à avoir atteint ses objectifs sans faire couler une seule goutte de sang", a souligné le professeur Sharon.

 

Remarque personnelle : le terme réincarnation est inexact : incarnation serait plus juste.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 18:00

En 1999, âgé de 60 ans, Bernard Ollivier se lance dans une avanture un peu folle : faire à pied la route de la soie, d'Istanbul (Turquie) à Xian (Chine), en portant ou traînant son paquetage.

Il y arrivera en quatre saisons, de 1999 à 2002. Il raconte son aventure, des peurs, ses joies, ses rencontres, ses moments de découragement, en trois volumes.

L'accueil des gens, pour lesquels un hôte de passage est un honneur et une bénédiction du ciel (c'est moins vrai en Chine). Ses peurs, devant les féroces chiens de bergers turcs, dans le Kurdistan en guerre, à cause de la maladie.

Bernard Ollivier - Longue marche - traverser l'Anatolie boukhara minaret 
 

Le minaret de Boukhara impressionna tellement Gengis Khan qu'il renonça à le faire démolir, contrairement à son habitude de raser toutes les villes conquises.

Ce minaret servait aussi aux exécutions : les condamnés à mort étaient précipités du sommet.

 

 

A lire et à faire lire.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 06:54

letemps Les révolutions arabes en cours sont en train d’opérer un tri au sein des mouvances islamistes. Il y a celles qui rejettent catégoriquement la révolution, celles qui s’y adaptent et celles qui l’embrassent dès le départ. De ce point de vue, l’Egypte est un champ d’expérimentation crucial. Car la modernisation du monde arabe sera liée en grande partie à l’émergence ou non de partis démocrates islamiques. Ceux-là devraient être à l’avenir le socle d’une stabilité politique, comme la démocratie chrétienne l’a été pour de nombreux pays européens au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

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Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 12:00

acrimed

Révolutions arabes : Le Monde expertise prudemment ses intellectuels préférés

Publié le 28 février 2011 par Olivier Poche

Dans Le Monde du 6 février 2011, Thomas Wieder revient dans un long article sur le « silence » des intellectuels « face à la contestation qui gronde dans le monde arabo-musulman ». Le chapeau de l’article, intitulé « A Paris, l’intelligentsia du silence », peut surprendre par son audace peu commune (au Monde) : « Obnubilés par l’islamisme, incapables de penser une démocratie arabe, ou juste ignorants, les intellectuels se font discrets sur les révoltes actuelles ».

La suite ne le précise pas, mais on croit le comprendre : les intellectuels dont Le Monde parle sont les intellectuels qu’on peut lire et entendre partout : les intellectuels médiatiques. Qui d’ailleurs ne resteront pas silencieux bien longtemps. Quant aux autres, ceux qui ne portent pas leurs obsessions en bandoulière et leur ignorance à leur veston – ces chercheurs de tous horizons qui savent de quoi ils parlent ou s’efforcent de s’en donner les moyens, ils n’intéressent pas Le Monde qui, à l’instar des autres médias, se contente d’en sélectionner quelques-uns et réduit au silence tous les autres.

Alors, de qui et de quoi parle-t-on ? Du « silence » – passé, présent ? – des « intellectuels » – des têtes d’affiche médiatiques, ou des autres ? Faute de le préciser, Le Monde entretient la plus grande confusion sur le sujet qu’il prétend traiter : le coiffant d’un titre accrocheur, il parvient sinon à ne rien en dire, du moins à en désamorcer le potentiel critique.

Mais commençons par tirer profit du travail du journaliste du Monde : une analyse critique – ou plutôt une synthèse de critiques –, qui n’est pas totalement dénuée de pertinence.

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 07:55

« Ce qui manque au politique, c’est le poétique et le poétique, c’est l’intuition, la divination de la réalité du monde »



http://img.over-blog.com/233x300/4/21/50/60/DOMTOM/EdGlissant-031b.jpgPoète, écrivain, auteur d’une trentaine d’ouvrages majeurs, beaucoup se souviendront d’Edouard Glissant, prix Renaudot pour la Lézardeen 1958 et qui fut à plusieurs reprises cité parmi les nobélisables.

D’autres se souviendront de la lettre ouverte qu’Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ont adressée en 2005 au ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre en visite en Martinique.

Président honoraire du Parlement international des écrivains depuis 1993, il a enseigné dans des nombreuses universités aux Etats-Unis, l’occasion de diffuser sa pensée d’intellectuel autour des phénomènes de métissage culturel, de créolisation qui vont traverser son œuvre comme ses actions au poste de rédacteur en chef du Courrier de l’Unesco de 1982 à 1988.

Après avoir été élève dans les années 40 au lycée Victor Schoelcher dans lequel Aimé Césaire, jeune professeur de philosophie entamait sa carrière, son séjour à Paris pour entreprendre des études à la Sorbonne a permis à Edouard Glissant de nouer de nombreuses relations et de solides amitiés avec nombre d’acteurs de la vie intellectuelle parisienne. Ce fut également pour Edouard Glissant l’occasion de se lier à de nombreux intellectuels africains regroupés notamment autour de la revue « Présence africaine ».

En 1959, alors que les Antilles subissaient une véritable situation coloniale, Edouard Glissant, - avec entre autres Marcel Manville , avocat, cofondateur du MRAP,- allait créer le Front des Antillais-Guyanais pour l’Autonomie qui devait être dissous pour atteinte à la sécurité de l’Etat et valoir à Edouard Glissant d’être expulsé des Antilles et assigné à résidence en métropole jusqu’en 1965.

Sa rencontre avec Franz Fanon, né également en Martinique, de trois ans son aîné, psychiatre qui avait dénoncé les méfaits de l’assimilation forcée dans les Antilles, allait être également déterminante.

Dans cette période de lutte anti-coloniale, nombre d’Antillais, à l’instar de l’auteur de Peaux noires, masques blancsqui avait rejoint le FLN dès 1956, allaient prendre position pour l’indépendance de l’Algérie. En 1960, Edouard Glissant est signataire de la « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie », plus connue sous le nom de Manifeste des 121. Son engagement auprès des Algériens allait le conduire à participer de façon plus directe à des actions de soutien au FLN. Militant de la décolonisation, Edouard Glissant a néanmoins toujours été inquiet devant le danger que les indépendances ne reproduisent les travers que connaissaient les métropoles.

Penseur, homme de rupture pour qui « le but de l’activité n’est pas la production de richesses, mais la production de bien-être », il sera coauteur du « Manifeste des produits de haute nécessité » au moment du profond mouvement social qui s’est développé début 2009 en Guadeloupe, à la Martinique puis à la Réunion « Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant … »

Edouard Glissant, pour qui faire lien est une nécessité, a toujours défendu un rapport au monde mettant en avant une identité–relation opposée à une identité de racines. Il allait être tout naturellement signataire de la pétition contre le débat sur l’identité nationale initié par le président Sarkozy.

Hostile à la mondialisation qui est imposée à la planète à laquelle il opposait la notion de « mondialité », il a été l’initiateur du concept de « pensée archipélique », pensée se déployant dans toutes les directions qu’il opposait à la « pensée continentale » qui se rapproche de ce qu’il définissait comme pensée de système qui s’impose et n’admet pas d’alternatives.

Ardent militant d’une « créolisation qui est un métissage qui donne des résultats absolument imprévus, inattendus, imprévisibles », il a toujours défendu un autre rapport au monde, l’ouverture à l’Autre, à d’autres mondes. Après l’élection de Barack Obama, il allait avec Patrick Chamoiseau adresser au nouveau président des Etats-Unis une lettre intitulée « L’intraitable beauté du monde » dans laquelle ils soulignent le "résultat miraculeux d'un processus, dont les diverses opinions publiques et les consciences du monde ont refusé jusqu'ici de tenir compte : la créolisation des sociétés modernes".

Créateur de l’Institut du Tout-Monde qui «  se propose de faire avancer la connaissance des phénomènes et processus de créolisation, et de contribuer à diffuser l’extraordinaire diversité des imaginaires des peuples, que ces imaginaires expriment à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques et l’inattendu des modes de vie », Edouard Glissant aura été le visionnaire dont le siècle est à venir.

 

Rédaction Différences-Larevue. Photos YM droits réservés

 

Cet article est paru sur les sites de MRAP-pluriel et Differences-larevue. Il est reproduit avec leur aimable autorisation.

Voir également l'entretien avec Edouard Glissant publié par cette revue. Ici et .

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 08:30

Il n’y a pas que les racines chrétiennes, il y en a d’autres, notamment musulmanes, via l’Espagne.

Saint-Michel d’Aiguilhe. Le Puy-en-Velay. Haute-Loire.


Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 08:38
Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 06:00

Je transmets et diffuse :

 

Le 21 octobre 2010, est paru aux éditions Petit à Petit un livre de contes africains "Les innombrables histoires du pantalon de Moriba", réédité en plus grand format et avec une nouvelle illustratrice à partir d’un livre que j'ai écrit il y a 11 ans «  Le pantalon de Moriba », deux fois épuisé.

210 mm (largeur) x 335 mm (hauteur) - 36 pages - 14,9€

 

Le livre contient une préface de Gilles Perrault

 

Coupé en deux en son milieu, ce livre est constitué de 11 début de contes et 11 fins, chaque début pouvant être associé à chaque fin. On a donc 121 histoires du Pantalon de Moriba.

 

 

 « A la manière des griots….

En Afrique la même histoire connait d’innombrables versions …cet album en est la plus belle illustration !

La pantalon de Moriba se raconte depuis des siècles par les griots africains qui l'ont transformé selon leur imagination ou selon les circonstances.

Avec ce livre inventif, le lecteur prendra plaisir à associer les pages pour découvrir les innombrables versions de ce conte traditionnel. Il se plongera alors au coeur de l'Afrique et de sa tradition orale. »

moriba.jpg moriba2.jpg

 

 

Présentation sur mon blog : http://livrespourenfants.20minutes-blogs.fr et sur celui de Laurence Clément : http://clementl.canalblog.com/

Et si vous le trouvez plaisant, n’hésitez pas à passer commande.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 18:26
Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 21:24

baldassare.jpgQuand j''ai commencé le livre, j'ai aimé et retenu cette phrase du sage juif alépin Maïmoun, qui rêve d'Amsterdam la tolérante : "Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !"

Parlons maintenant du roman : Baldassare est un marchand génois de l'actuel Liban, qui part en 1665 à la recherche d'un livre qui révélerait le 100ème nom de Dieu, celui qui est caché.

D'autres estiment que 1666 sera l'année de la bête (celle de l'apocalypse, dont le chiffre est 666) et de la fin du monde.

Son périple  lui fera croiser Sabathaï Zvi, le "messie" de Smyrne, vivre l'incendie de Londres, etc..

Mon sentiment : ce n'est pas mal, mais Amin Maalouf a fait mieux.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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