Dialogue des civilisations

Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 21:24

baldassare.jpgQuand j''ai commencé le livre, j'ai aimé et retenu cette phrase du sage juif alépin Maïmoun, qui rêve d'Amsterdam la tolérante : "Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent !"

Parlons maintenant du roman : Baldassare est un marchand génois de l'actuel Liban, qui part en 1665 à la recherche d'un livre qui révélerait le 100ème nom de Dieu, celui qui est caché.

D'autres estiment que 1666 sera l'année de la bête (celle de l'apocalypse, dont le chiffre est 666) et de la fin du monde.

Son périple  lui fera croiser Sabathaï Zvi, le "messie" de Smyrne, vivre l'incendie de Londres, etc..

Mon sentiment : ce n'est pas mal, mais Amin Maalouf a fait mieux.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 21:39

Roger Cukierman a présidé le CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France pendant de nombreuses années. C'est notamment sous sa présidence et celle de son successeur que cette institution est devenue une seconde ambassade de l'État d'Israël en France, quand ce n'était pas une antenne du Likoud.

Le président Cukierman n'a pas hésité à se lancer dans des considérations provocatrices, du style :

Le résultat du premier tour devrait contribuer à réduire l'antisémitisme des musulmans et les comportements anti-israéliens parce que « son score est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Dimanche soir, M. Cukierman avait déclaré, selon l'AFP : « C'est un choc. Cela dit, à y réfléchir, on comprend que c'est le résultat de la réaction des Français devant les problèmes d'insécurité. C'est une réaction de défense que je déplore et que je comprends. » Il avait aussi appelé à voter Chirac, ajoutant que « pour nous, le choix est clair »1.

Devant le tollé provoqué par ses propos, l'intéressé a démenti les avoir tenus en l'état :

Roger Cukierman a affirmé lundi que ses propos avaient été « déformés », en évoquant des problèmes de traduction. « Il n'est pas possible de se tromper d'ennemi, les juifs français ne peuvent pas être dupes d'un parti raciste et antisémite », a-t-il déclaré à l'AFP. Toutefois, le président du CRIF n'envisage pas de faire paraître un démenti dans le quotidien israélien. « ministère de la propagande »

Roger Cukierman n'en est pas à sa première maladresse. Dans Haaretz du 26 septembre 2001, il avait notamment déclaré : « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu'il doit absolument mettre en place un ministère de la propagande, comme Goebbels2. »

Cette fois-ci, ses déclarations sont en ligne sur le site du CRIF à cette adresse :

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=19442&returnto=accueil/main&artyd=108


Il commence par rappeler quelques évidences, telle les notions de taux de remplacement d'une génération et la fécondité en générale plus grande dans les familles immigrées récentes que dans celles autochtones ou installées depuis plus longtemps.

Ensuite, il tire la sonnette d'alarme : il y a plein de musulmans en France, en Europe, partout !! Et ils font des gosses !! Plus que « nous » !!

Et il est très fort. Personne ne sait combien il y a exactement de musulmans en Europe, ne serait-ce que parce que certains pays, dont la France, ne recensent pas les opinions religieuses, mais lui il sait. Et il ne lui vient même pas à l'idée que chez les musulmans comme chez les fidèles d'autres religions, cela va des gens de stricte observance à ceux qui s'en f.. complétement.

Les évêques français seraient ravis d'apprendre que la France est un pays catholique, ce n'est pas l'impression qu'ils ont quand ils comptent des nouvelles recrues pour le clergé et la monnaie du denier de l'Église.

Et quand il écrit que :

L’ensemble de l’Union européenne qui compte une population totale de plus de 400 M d’habitants comprendrait aujourd’hui de 25 à 30 millions de musulmans pour la plupart récemment immigrés.

Il fait un contresens (volontaire ?) monumental : La plupart des musulmans européens sont nés en  Europe et ne sont donc pas des immigrés.

Quant aux musulmans de Russie, il oublie que l'empire des Tsars était un empire colonial, comme l'URSS et la Fédération de Russie qui lui ont succédé et que les Russes ont conquis des pays musulmans. Que ne propose-t-il à Poutine et Medvedev, pour réduire le nombre de musulmans, de reconnaître l'indépendance de la Tchétchénie et du Daghestan ?

Et ça continue :

L’Afrique et l’Asie sont aujourd’hui largement islamisées.

Je ne savais pas que les deux pays asiatiques les plus peuplés, la Chine et l'Inde, étaient peuplés de musulmans pour l'essentiel. Quant aux Indonésiens, en quoi menacent-ils la tranquillité de M. Cukierman ?

Suit la botte de Nevers, imparable :

Le président libyen Khadafi a affirmé qu’Allah vaincrait les impies d’occident sans guerre et sans terrorisme par le seul phénomène démographique.

Khadafi a des sous, un moyen de chantage sur les Européens : les immigrés qui tentent de passer par la Libye pour gagner l'Europe, il est officiellement un repenti du terrorisme, mais personne ne prend au sérieux ses analyses, sauf Roger Cukierman. A chacun ses prophètes.

Deux phénomènes majeurs sont oubliés par Cukierman :

Les pays musulmans sont en train de vivre leur révolution démographique : en Iran, par exemple, le renouvellement des générations n'est plus assuré. Les Iraniens ne s'inquiètent pas encore pour leurs retraites, mais cela devrait venir.

Pour Emmanuel Todd, il y a un lien entre les changements de structure démographique et les révolutions politiques et sociales. Les pays musulmans seraient donc en train de vivre, mutatis mutandis, ce qu'a vécu la France du XVIIIe siècle.

En cas d'immigration d'un pays à forte natalité vers un pays à moindre natalité, en une ou deux générations, les familles adoptent le modèle démographique du pays d'installation.

Il est clair que nos enfants et nos petits enfants vivront dans un environnement où la culture chrétienne aura perdu en influence au profit de la culture musulmane.

Il y a une déchristianisation de la société française, mais qui n'a rien à voir avec l'islam. L'attitude religieuse majoritaire sera probablement une indifférence aux choses de la religion. Bien ou mal, à chacun d'avoir son opinion. Quant à ce que sont les cultures chrétiennes et musulmanes, et les différences entre elles, j'attends qu'on m'explique les variations de leur influence.

Si j’en juge par le passé, les Juifs ont vécu de nombreux siècles dans un monde musulman qui leur a permis de vivre leur religion relativement sereinement. Il y a eu certes en terre d’Islam des pogromes mais dans l’ensemble  les Juifs étaient traités comme des « protégés » par les dirigeants du monde islamique. On ne peut en dire autant dans l’Europe chrétienne où les expulsions, pogromes, conversions forcées et massacres en tous genres n’ont pas manqué et ont culminé avec la Shoah.

Cette analyse est exacte. Soyons objectifs, tout n'est pas à jeter dans cet article, il reste ce paragraphe. Mais cela ne dure pas :

Au présent, les relations des Juifs avec le monde chrétien depuis Jean XXIII et Jean Paul II ont complètement changé et sont devenues fraternelles.

Certes, ces deux papes ont amélioré les relations entre juifs et chrétiens, avec beaucoup de retard sur la société civile. L'émancipation des juifs en Europe s'est le plus souvent faite contre l'Église catholique, et réduire l'Europe actuelle (et les Amériques) au « monde chrétien » est faire abstraction de tout ce qui fait la richesse du monde actuel, et ne doit souvent rien au christianisme. Roger Cukierman serait-il lui aussi un sectateur des « racines chrétiennes de l'Europe »? Et je lui souhaite, je nous souhaite, qu'il n'y ait pas de retour du balancier, que l'Église catholique ne retourne pas à ses vieux démons3. Si cela arrivait, il faudra alors s'appuyer sur la « culture musulmane » et les autres « cultures » contre la « culture chrétienne ».

On ne peut pas en dire autant  des relations entre le monde juif et la plupart des dirigeants politiques du monde musulman qui ont mal ou pas accepté la création d’un état juif en plein monde arabe.

Les dirigeants arabes et musulmans ont tous accepté in fine l'existence de l'État d'Israël. Leur opposition au départ n'est pas due au fait que cet État était juif, mais parce qu'il avait été créé en taillant dans des terres arabes et en en expulsant les habitants. La réaction aurait été la même si un État tsigane avait été créé pour mettre fin aux persécutions dont ils étaient et sont encore les victimes.

Aujourd'hui, la solution de paix existe : retour aux frontières d'avant juin 1967, partage de Jérusalem, création d'un État palestinien et solution négociée pour le droit au retour des réfugiés.

Qui n'en veut pas ? Pas les dirigeants des pays arabes et musulmans.

 

Je vous laisse découvrir la conclusion, qui est inquiétante.

 

1 Le Monde 23 avril 2002, après le premier tour de l'élection présidentielle.

2 Le Monde 24 avril 2002.

3 Je parlais du manque de prêtres. Les rares nouvelles recrues ne sont pas majoritairement progressistes. Traditionalistes plus ou moins ralliés et charismatiques sont nombreux.

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /2010 18:00

J'avais signalé la parution de son livre, que j'ai lu depuis et qui est intéressant mais touffu. vous pouvez en savoir plus sur sa communauté à cette adresse.

Elle a aujourd'hui des problèmes apparemment administratifs mais qui menacent sa survie.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Un Vendredi d’Avril

Le 10 février 2010, le Ministre de l’Agriculture Syrien a aboli la Zone Protégée environnementale, culturelle et religieuse de la Vallée du Monastère de Mar Moussa el-Habachi. Depuis, je m’efforce de rencontrer les autorités pour essayer de comprendre quelle serait la vraie raison de cette décision.

Je reviens le vendredi en fin d’après-midi. Tout au long des 15 km de la route du monastère, je croise les voitures bourrées d’enfants qui redescendent. Les motards font à leur guise pour attirer le regard des filles, des familles sont chargées sur des tracteurs, il y en a même qui reviennent de pique-nique en poids lourd, sans compter les nombreux microbus appelés par cellulaire pour récupérer ceux qui n’ont pas de moyen de transport. Cet étonnant spectacle continue jusqu’au parking où restent encore des dizaines de voitures et des groupes de gens à boire du maté. Les feux du méchoui désormais en braise charment la nuit tombante. Certains jurent avoir compté 250 véhicules aux abords du monastère.

Un vendredi d’avril. Des centaines d’étrangers nous visitent ces temps-ci, ils partagent notre vie, souvent pour plusieurs jours. Des groupes de chrétiens arabes de toutes confessions viennent en pèlerinage… Mais il n’y a rien de plus cher à mon cœur que de voir la population locale, en très grande majorité musulmane, pique-niquer dans la vallée en famille élargie et monter l’escalier du monastère. Ils adoptent la démarche pieuse qui fut celle de leurs ancêtres d’une civilisation cinq fois millénaire mais aussi celle des premières générations musulmanes qui ont reconnu dans les monastères, à la suite du Prophète arabe, des lieux de rencontre et de ressourcement spirituel.

C’est dans un souci de transparence et de solidarité avec tous nos amis de par le monde, uni à notre volonté de rester enracinés dans la loyauté envers cette société locale syrienne qui m’a accueilli avec la meilleure hospitalité il y a 30 ans, que je me décide à rédiger ce communiqué de presse. Le but est celui d’une ouverture de dialogue, car la crise actuelle est connue de tous et ne pourrait être cachée vu l’impact médiatique du monastère et de son engagement environnemental et spirituel au niveau local, régional et global.

Il est clair que je porte seul la responsabilité des affirmations qui suivent.

Les difficultés survenues dernièrement avec le Ministère de l’Agriculture, et même avant avec la Direction Générale des Antiquités et des Musées, ne semblent pas relever de questions techniques, environnementales ou touristiques. Il semble évident qu’il s’agit de l’émergence d’une préoccupation politique liée au projet que j’ai promu ici au monastère de Mar Moussa tout au long de ma présence depuis 1982.

Je tiens à affirmer ici ma solidarité avec ce Pays par lequel je me sens adopté. J’apprécie infiniment la tradition de bon voisinage et d’harmonie cordiale au niveau interreligieux qui caractérise la société syrienne. Cela s’enracine dans une culture arabe de laquelle je suis moi-même fier.

La langue arabe est le symbole fort d’une citoyenneté consignée à la responsabilité créative des habitants de cette région bénie. L’arabe est aussi le lien sacré de la Oumma musulmane de par le monde et les chrétiens arabes se sentent appelés à une solidarité fraternelle et à une communauté de destin avec leurs voisins. La Syrie synthétise de façon admirable une citoyenneté moderne avec une identité culturelle forte héritière de la civilisation arabo-musulmane classique où les disciples de Mohammad, ceux de Jésus et ceux de Moïse (sur Eux et sur la Communauté des croyants la paix et la bénédiction divine) ne bâtissaient qu’une seule et richissime cité humaine.

La présidence du Docteur Bashar al-Assad est l’expression et la garantie d’un consensus national large et intercommunautaire. Elle conduit et représente la volonté du pays d’avancer en fidélité avec ses valeurs. Je reconnais à la Syrie du Partie Baath le mérite d’avoir su garder le cap de la dignité et de l’indépendance nationale.

Le Président est engagé dans la résistance face à l’opiniâtre et irrationnelle volonté de rapine de l’Etat sioniste, soutenu par l’Occident de manière irresponsable. Il œuvre en vue d’une graduelle démocratisation du Pays, tout en évitant les risques de dissolution de l’unité nationale ainsi que la perte d’originalité et d’indépendance de notre identité culturelle face à la globalisation. Je me sens engagé, dans le cadre des devoirs propres à ma condition religieuse, à œuvrer pour la paix et la réconciliation sans renoncer à une courageuse et exigeante revendication de justice. J’adhère au principe de négociation de « territoires en échange de la paix» et au devoir de vigilance face aux défis dangereux lancés par les fondamentalismes armés juifs et chrétiens qui provoquent la radicalisation des dérives extrémistes angoissantes du côté musulman.

La Syrie choisit d’harmoniser un sens laïc et séculier de la République avec la portée symbolique et la profondeur spirituelle de ses racines religieuses et nous voulons y participer.

Je n’ai de cesse de répéter que si la communauté internationale ne se décide pas à bloquer, enfin, la progressive et rapide dépossession sioniste de la Ville Sainte de Jérusalem, el-Qouds, et des autres territoires palestiniens et arabes, aucune paix ne sera envisageable. Je prêche continuellement qu’un sens spirituel actuel de justice et de miséricorde divines doit conduire à une réinterprétation de nos textes sacrés juifs, chrétiens et musulmans. Ainsi nous pourrons concevoir un futur où nos attentes et nos visions religieuses seront réconciliées par voie d’une reconnaissance réciproque qui reste impossible tant dans l’extrémisme religieux sectaire que dans la superficialité consumériste et vaguement universaliste.

Le complexe symbolique lié à la figure biblique (Premier et Nouveau Testament) et coranique d’Abraham n’est disponible ni aux desseins de monopolisation religieuse ni aux agressions fondamentalistes et bien moins encore aux occupations sionistes. L’attitude des colons israéliens et de l’Etat « juif » dans la ville arabe de al-Khalil (Hébron) est à proprement parler un sacrilège qui dépossède le Saint Patriarche de sa paternité spirituelle universelle. Tout à l’opposé, des musulmans, des chrétiens, des juifs, des personnes de bonne volonté, partout dans le monde, des plus ouverts, des plus assoiffés de justice, des plus engagés dans la non-violence reconnaissent, dans le Père d’Ismaël et d’Isaac, le grand croyant dans le Miséricordieux et l’intercesseur universel pour une paix sereine entre frères, dans l’établissement d’une justice enracinée dans la vérité de Dieu, al-Haqq.

La communauté monastique que je préside a choisi depuis la visite du Pape à Damas, en 2001, de se placer sous la protection d’Abraham, « al-Khalil » (l’Ami de Dieu). Et, pour cette même raison, la fraternité des amis italiens de notre monastère a décidé de s’appeler Association Khalil Allah.

Il n’y a pas de relation directe entre la communauté monastique, y compris l’association qui lui est liée, et le projet de tourisme écologique et spirituel appelé « Abraham Path Initiative ».

Par ailleurs, à Barcelone, en 2003, j’ai participé avec un groupe d’experts internationaux, dans le cadre du Parlement Mondial des Religions, à la définition de la symbolique sous-jacente au projet du « Abraham Path Initiative » (www.abrahampath.org). Il s’agit d’un mouvement culturel axé sur le développement durable, la construction de l’harmonie interculturelle et interreligieuse et la vertu d’hospitalité. Ce projet est on ne peut plus éloigné de la logique de vexation relative au mouvement sioniste envers les populations arabes et de mépris religieux exprimé par le fondamentalisme juif envers les chrétiens et les musulmans. L’espoir des promoteurs internationaux de ce projet est qu’une pareille initiative pédagogique puisse provoquer une évolution des esprits capable de préparer le terrain d’une paix juste.

De fait, comme il est notoire, pour des raisons d’opportunité et de stratégie culturelle - dans le cadre de la logique syrienne d’indépendance et de combat pour le recouvrement des droits de la nation arabe - le projet du « Abraham Path Initiative » n’a pas reçu, dans la contingence actuelle, l’approbation et l’appui du gouvernement syrien. Les organisateurs, et moi personnellement, avons reconnu et accepté avec conviction les raisons de l’autorité syrienne. C’est pour cela que toute référence à ce projet a été systématiquement évitée dans la réalisation du projet de Zone Protégée dans la Vallée du monastère de Mar Moussa. Ainsi, aucune allusion explicite à cette initiative abrahamique n’a été évoquée dans l’établissement du projet du Centre des Visiteurs de la Zone Protégée.

Il n’est évidemment pas possible d’exclure le Père Abraham de l’horizon symbolique de notre Pays et de notre région, tout comme il est impossible d’exclure du Ciel de notre Patrie Jésus de Nazareth, le Prophète Mohammad, sa Famille et ses Compagnons. Ces saints noms ne peuvent être utilisés de façon légitime par aucun projet politique caractérisé par l’intégrisme et l’extrémisme religieux. De plus, leur exclusion ne ferait qu’appauvrir culturellement et spirituellement notre peuple.


Je ne peux concevoir mon action dans le monastère de Mar Moussa, dans cette Patrie syrienne et dans le cadre international, que dans une loyauté sans faille envers la Communauté nationale et ses dirigeants civils et religieux.

J’ai fait appel au Président de la République pour qu’il crée l’occasion d’un véritable éclaircissement de ma position pour retrouver la sérénité du travail bien fait et de la collaboration avec les partenaires locaux, la population syrienne et le vaste cercle des amitiés internationales.

Dans l’hypothèse que ma présence soit, pour des raisons que j’ignore, la vraie motivation de l’abrogation de la Zone Protégée et des autres difficultés, je suis prêt à démissionner et à renoncer à mes fonctions pour le bien commun.

Paolo Dall’Oglio, le 17 Avril 2010

Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /2010 12:54

malbrunot

 

Choc des civilisations. L’ex garde du corps repenti d’Oussama Ben Laden ne viendra pas en France expliquer pourquoi Al Qaida fait fausse route. Paris a refusé de lui accorder un visa pour venir présenter son livre « Dans l’ombre de Ben Laden », écrit en collaboration avec votre serviteur et publié aux Editions Michel Lafon. C’est dommage.

  

Nasser al-Bahri a tourné la page du djihad. Depuis qu’il est sorti de prison en 2002, il a multiplié les appels pour que les jeunes yéménites n’aillent pas combattre en Irak puis en Afghanistan. Dans son livre, ses positions sont claires : « je ne referai pas la même vie », écrit-il.

 

Ce refus a de quoi surprendre. Interpol et la DCRI ne s’opposaient pas à sa venue. Fin janvier, j’avais pris contact avec ces deux institutions.

 

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 19:55
Soirée-débat autour de la vie et l'oeuvre de Louis Massignon
Jeudi 11 mars 20h30,
MJC Lillebonne, salle Eugé
14 rue du Cheval Blanc - Nancy
"Histoire, mystique et politique:
La fraternité abrahamique selon Louis Massignon."
Intervention de Bernard Sichère, professeur de philosophie à l'université Paris 7, à l'occasion de l'édition des oeuvres complètes de Louis Massignon.

jpg_Massignon.jpg
Après avoir rappelé un certain nombre d'éléments de la vie et de l'oeuvre  de Louis Massignon, Bernard Sichère nous expliquera le sens de la fondation par Louis Massignon de la "Badaliya", communauté de prières fondée en terre d'islam et susceptible d'incarner la fraternité entre les trois religions monothéistes.

L'oeuvre de Massignon nous invite à penser notre propre histoire comme le témoignage d'une parole de vérité. Cet homme, qui fut un croyant authentique, voyait la foi comme une ressource et non comme un système de dogmes et de clergés. Son engagement dans la vie politique - Jerusalem comme Ville Refuge, fraternité avec les travailleurs maghrébins en France, etc. - illustre à quel point le "merveilleux" peut guider une intervention individuelle dans l'histoire profane. Pour Massignon et pour Bernard Sichère, le sort des trois religions monothésites est à ce point noué qu'il est pour nous urgent de penser autrement l'histoire. Comment, aujourd'hui, ouvrir de nouvelles formes de fraternité, aussi "concrètes" que possible ?

Avec Diwan en Lorraine

Contact : contact@diwan-en-lorraine.net

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