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Droits de l'homme

Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 22:19

http://www.arretsurimages.net/media/breve/s153/id15214/original.58079.jpgC'est un autre nonagénaire, qui a passé sa vie à résister, à se battre contre l'injustice. En 1948, Norbert Gilmez était employé administratif aux Charbonnages de France. Eclate la grande grève des mineurs, parce qu'une circulaire a supprimé le salaire minimal des mineurs. Orchestrée par le PC, la solidarité nationale s'organise. Gilmez collecte les vêtements, les chaussures, au bénéfice des familles de mineurs en grève. A la fin de la grève, il est licencié, avec 3000 grévistes. Alors logé par les Charbonnages, Gilmez est aussi expulsé avec sa famille. Depuis lors, avec 15 de ses camarades, il demande réparation pour licenciement abusif.

On passe les péripéties judiciaires. En 2011, la Cour d'appel reconnait le caractère abusif du licenciement, condamnant les Charbonnages de France à payer 30 000 euros à Norbert Gilmez (encore dans la fleur de l'âge, avec ses 89 printemps) et ses camarades. Alors ministre des finances, Christine Lagarde se pourvoit en cassation. En 2012, l'arrêt de la Cour d'appel est cassé. Gilmez ne sera pas indemnisé. Si longtemps après, on sent encore percer, dans sa voix, une indignation intacte. «Nous avons été victimes de terrorisme d'État. Il n'y avait pas de délit. On a résisté au terrorisme comme on doit résister à tous les terrorismes » déclare Gilmez à La Voix du Nord, un des rares médias à recueillir son témoignage à ce moment.

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Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 19:14
rue89 logo

  • « Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux » ;
  • « C’est un conte de fées » ;
  • « C’est un tromblon. Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 million de dollars, c’est quand même extraordinaire cette histoire. »

 

Making of
Charlies Ingalls, riverain de Rue89 et auditeur de RMC, a contacté Rue89 pour dénoncer les « ignominies » qu’il a entendues dans les « Les Grandes Gueules » le 21 janvier. Zineb Dryef

RMC, le 21 janvier 2013, « Les Grandes Gueules ». Le bar PMU de la bande FM, une fois de plus, fait parler de lui. S’appeler « Les Grandes Gueules » semble justifier tous les discours.

Les invités d’Alain Marshall et d’Olivier Truchot, ce lundi 21 janvier 2013, étaient Marie-Anne Soubré, avocate, Franck Tanguy, conseiller en investissement financier, et Sophie de Menthon, chef d’entreprise.

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Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Vendredi 10 août 2012 5 10 /08 /Août /2012 07:41

Auteure : la vraie Gavroche

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/photo_blog_grande/blog/img/dessins_decrivains_-_victor_hugo_-_gavroche_-.jpgVous n'avez pas pu y échapper, parce que tout le monde en a parlé.

Le 26 juillet dernier, la presque journaliste belge (elle est en dernière année d'école de journalisme) Sofie Peeters présentait, dans son documentaire « Femme de la rue », sa « découverte » : dès qu’elle sortait dans la rue, de gros machos pas futés lui faisaient des propositions inconvenantes, la draguaient de façon lourdingue, voire l'insultaient, surtout si elle avait eu l'idée saugrenue de se ballader en mini-jupe...

Et ça n'a pas raté : le doc a été projeté partout, sur le web, bien sûr, mais aussi à la télé, on en a parlé dans les jités, etc.

Son film aurait, paraît-il, « brisé un tabou » …

Dans ce doc, on entend une femme déclarer « qu’il y a trente ans, elle pouvait se promener tranquillement. »

Ah bon ? Que je sache, il y a trente ans, moi, je faisais gaffe aussi, et j'évitais de me ballader toute seule la nuit... Et il m'est arrivé, comme à nous toutes, de me sentir franchement pas rassurée... Bref, le tabou, ça fait longtemps qu'il dure...

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Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Jeudi 9 août 2012 4 09 /08 /Août /2012 06:50

Mesdames, Mesdemoiselles* et Messieurs les Échevines et Échevins bruxellois,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Bourgmestres bruxellois,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Députées et Députés bruxellois,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Ministres bruxellois,
 
En féministes, nous fûmes enthousiasmées par la célérité des réactions qui suivirent la diffusion du documentaire « Femmes de la rue » réalisé par Sophie Peeters, étudiante en dernière année de la Haute École flamande Rits.
En effet, il ne s’en est pas fallu de quelques heures pour que les un-e-s et les autres d’entre vous condamnent fermement insultes et « harcèlements de rue » que subiraient les femmes dans le  quartier bruxellois d’ Anneessens. Et que vous vous engagiez dans des projets de discussion parlementaire, de législation sur le sujet, ou encore dans des actions sur le terrain.
C'était d’autant plus enthousiasmant pour nous que, concernant le sort des femmes,  depuis  quelques années, nous n'entendions de votre part que de tristes nouvelles : par exemple, celle nous faisant comprendre qu'elles seraient les premières à être sacrifiées sur l’autel de l’austérité.
Ainsi, leur seul horizon était donc de subir la réduction de moitié des allocations de chômage pour les co-habitantes (une chômeuse sur deux est co-habitante), d'accepter  les complications à l'accès à la pension (pour cause de non assimilation des périodes consacrées aux tâches traditionnellement accordées au femmes), de se réjouir  du fait que leur salaire est de 23% (en moyenne) inférieur à celui des hommes pour la même fonction, etc.
Nous commencions à songer, pour vous réveiller, vous, élus du Peuple, à une grève générale d'un genre nouveau ; elle serait féministe ! Le Peuple n'est-il pas majoritairement féminin ?
Mais heureusement, le salut vint par le travail de fin d'année d'une jeune et naïve néerlandophone.  Le martyre qu'a connu Sophie Peeters, cette jeune étudiante louvaniste, brillamment mis en scène par elle-même, a permis ce miracle :   celui de vous mobiliser en quelques heures, ce que nous n'étions pas parvenus à faire en quelques années.  Nous rappelant cette vérité simple, on se soucie plus volontiers du sort des « femmes blanches » égarées dans les contrées lointaines et sauvages d'Anneessens, où règnent en maître le chômage, le décrochage scolaire et la discrimination. Surtout quand les coupables sont des « maghrébins à  95% » (sic), à l'évidence « inintégrés » et peut-être même intégristes.
Cet oubli opportun, c'était également le « point aveugle » du documentaire de la jeune réalisatrice, Mademoiselle Peeters n’a effectivement pas jugé utile de s’intéresser à la vie des femmes de ces quartiers-là...
Sait-elle que les « femmes actives » de ce quartier sont, tenez-vous bien, à près de 60% chômeuses ?
Sait-elle que pour vivre, et faire vivre les leurs, elles doivent essuyer quotidiennement la pression et les discriminations sociales (institutionnelles et structurelles)?
Sait-elle la part de rejet, de stigmatisation et d’humiliation que subissent celles qui essayent de faire des études pour sortir du chaos, celles qui tentent de décrocher un emploi pour prétendre à l’émancipation financière, celles qui cherchent à inscrire leurs enfants dans des écoles correctes, celles qui se mobilisent pour avoir accès à leurs droits fondamentaux ?
Sait-elle le nombre de filles de ces quartiers qui sont exclues de l’enseignement pour le simple fait qu’elles portent un foulard ?
Sait-elle aussi le nombre de propos vomis quotidiennement sur ces jeunes filles par leurs enseignants, prétendant à longueur de cours être payés pour leur « dévoiler le cerveau »?
Sait-elle le nombre de jeunes filles qui, après avoir fait leurs études, seront renvoyées à leur cuisine malgré tous leurs efforts pour intégrer le marché de l’emploi ?
Sait-elle seulement le potentiel véritablement féministe qu'ont ces femmes et qui reste gâché, pour le plus grand plaisir de notre société machiste ?
Nous doutons qu'elle puisse répondre à ces questions-là. Et bien, si ça l'intéresse vraiment, nous l'invitons à nous rencontrer.  Nous lui expliquerons tout cela en détail...
Et pour ce qui est de vous, Mesdames et Messieurs les élus (du Peuple), il ne faut pas vous brisiez un si  bel élan, que vous entraviez votre nouvelle vocation au féminisme, provoquée par ce salutaire et enrichissant documentaire.
Ainsi, nous nous proposons de vous aider à cette tâche, pleine de noblesse, par ce modeste inventaire, et nous ne doutons pas de la célérité et du sérieux de leur réalisation. Il s'agira donc de :
- revenir sur toutes les mesures d’austérité dont pâtiront les femmes, et celles des quartiers populaires  en premier ;
- condamner toutes les discriminations faites aux filles et aux femmes que ce soit dans les rues populaires de Bruxelles ou les institutions bruxelloises, que ce soit dans les faubourgs où séjournent les fonctionnaires européens ou dans les administrations ;
- en finir avec l'exclusion et la discrimination scolaire qui touche  les jeunes filles qui ont  fait un choix vestimentaire « qui déplaît », cette discrimination paralyse leur rêve d’émancipation ;
- combattre le sexisme dans le traitement des travailleuses sur le marché de l’emploi et détruire définitivement  mur et plafond de verre qui condamnent leur évolution professionnelle;
- faire baisser les chiffres astronomiques du chômage des femmes de manière générale et plus particulièrement ceux qui concernent les femmes des quartiers populaires de Bruxelles ;
Bref, en guise de conclusion, il s'agira, Mesdames et Messieurs les élus du Peuple, de revaloriser véritablement le statut des femmes et de cesser d'instrumentaliser le féminisme, afin de dominer et de discréditer encore  un peu plus les personnes qui se situent tout en bas de l'échelle sociale !

En attendant, veuillez recevoir, Mesdames,  Mesdemoiselles* et Messieurs les élu-e-s, l’expression de notre plus grande détermination.

 

Hanane El Khattouti, quartier des Etangs Noirs,
Khadija Hajja, quartier Annessens,
Dalila El Hattachi, quartier de la Cage aux ours,
Chaima El Kharraz, quartier Chicago,
Hajar Moumni, quartier Lemonnier,
Hannae Ben Azzous, quartier Ribaucourt,
Hafsa Rian, quartier des Marolles,
Soumeya Jhabli, quartier Comte de Flandre,
Chadia Samadi, quartier Aumale,
Imène Mahmoud, Meise,
Charlotte Lesdesma, quartier Simonis,
Wassima El Ouardi, quartier Karreveld,
Loubna Draoussa, Kraainem centrum,
Chaima Ouahmed, quartier Bockstael,
Jihad Barkoui, quartier Shweitzer,
du Mouvement pour les Droits Fondamentaux.



*L'appellation "mademoiselle", très courante en francophonie, fait partie de ces expressions du sexisme ordinaire puisque son équivalent masculin n’existe pas. Le sexisme concerne tous les comportements ou paroles qui viennent minorer, inférioriser les femmes, uniquement parce qu'elles sont des femmes. Elles constituent une violence symbolique à leur égard et nourrissent le terreau de toutes les formes de violences.
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 07:59

À titre de prolégomènes, deux mots. Je ne suis pas dupe. Je sais que la proposition que le candidat sortant a sorti de son chapeau relève de ce qu’Authueil appelle avec toute la poésie sont il est capable le rut électoral, pendant laquelle le spectaculaire l’emporte sur le réalisme en piétinant la sincérité.

Cette proposition, démagogique, pur exemple du “un fait divers, une loi”, rejoindra sur le tas de fumier des promesses et annonces stupides en décomposition la suppression du juge d’instruction, l’interdiction des apéros Facebook, et tant d’autres.

Il ne s’agit pas ici de critiquer un projet qui n’en est pas un, mais de faire une mise au point sur l’état actuel du droit, car tous ceux qui annoncent vouloir le changer ont un point en commun : leur ignorance de celui-ci, et de voir que cette annonce aboutirait à un résultat au pire pernicieux, et qui ne changerait rien à ce qu’il prétend régler.

Un fait divers, une loi - phase 1 : le fait divers.

Lire la suite sur le blog de Maître Éolas

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:02

ajimi.jpg

 

 

Une synthèse et une série d'articles à lire

 


Pour répondre à un commentaire :

 

 


 

Didier Fassin par franceinter

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 07:49

Bien sûr, il y a déjà dans ce monument des gens qui sont aux aussi coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

Et il y a assitôt des puristes de l'ultra-gauche pour conclure qu'il y a toute sa place. Et qui condamnent cette pétition au nom du principe : "plus le système sera mauvais, plus nous aurons raison de la condamner". Et après, camarade, tu le changes comment ?

L'extrême-droite est plus cohérente avec elle-même quand elle qualifie la liste des premiers signataires de liste de la honte :

  • Salah AMOKRANE (Militant associatif),
  • Mouloud AOUNIT (Président d’honneur du mrap),
  • Éliane ASSASSI (Sénatrice de la seine-saint-denis),
  • Raymond AUBRAC,
  • Josette AUDIN,
  • Florence BEAUGÉ (Journaliste),
  • Martine BILLARD (Députée de paris, co-présidente du pg),
  • Pascal BLANCHARD (Historien),
  • Sami BOUMENDJEL,
  • Pierre BROCHEUX (Historien),
  • Alain BROSSAT (Professeur émérite de philosophie),
  • Patrick CHAMOISEAU (Écrivain),
  • Christiane CHAULET-ACHOUR (Professeur des universités),
  • Guillaume CHÉREL (Écrivain),
  • Fanny COLONNA (Directrice de recherche au cnrs paris),
  • Catherine COQUIO (Professeur de littérature à l'univ de paris 8),
  • Simone DE BOLLARDIÈRE,
  • Didier DEANINCKX (Écrivain),
  • Christian DELORME (Prêtre du diocèse de lyon),
  • Cécile DUFLOT (Secrétaire national d'europe ecologie les verts),
  • Mireille FANON-MENDES-FRANCE,
  • Dominique FOULON (Dr des "carnets du viêt nam"),
  • Hélène FRANCO (Memebre du bureau national du parti de gauche),
  • René GALLISSOT (Professeur émérite des universités),
  • Jean-françois GAVOURY (Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’oas),
  • André GAZUT (Réalisateur),
  • André GERIN (Député du rhône),
  • François GÈZE (Éditeur),
  • Mohammed HARBI (Historien),
  • Jim HOUSE (Historien),
  • Mehdi LALLAOUI (Réalisateur),
  • Pierre LAURENT (Secrétaire national du pcf),
  • Olivier LE COUR GRANDMAISON (Politologue),
  • Patrick LE HYARIC (Directeur de l’humanité),
  • Anicet LE PORS (Ancien ministre),
  • Alban LIECHTI (Soldat du refus),
  • Neil MACMASTER (Historien),
  • Noël MAMÈRE (Député europe Écologie les verts),
  • Gilles MANCERON (Historien),
  • Claire MAUSS-COPEAUX (Historienne),
  • Gilbert MEYNIER (Historien, professeur émérite de l’université),
  • Jean-yves MOLLIER (Historien, professeur, université versailles-saint-quentin),
  • Bernard MOURALIS (Professeur émérite à l'université de cergy-pontoise),
  • Rosa MOUSSAOUI (Journaliste),
  • Francois NADIRAS (Militant ldh, toulon),
  • André NOUSCHI (Historien, professeur honoraire de l’université),
  • Jean-philippe OULD-AOUDIA (Les amis de max marchand, de mouloud feraoun et de leurs compagnons),
  • Henri POUILLOT (Témoin de la guerre d'algérie, militant antiraciste, anticolonialiste),
  • Jacques PRADEL (Président association des pieds noirs progressistes),
  • Yvon QUINIOU (Philosophe),
  • Jack RALITE (Ancien ministre),
  • Annie REY-GOLDZEIGUER (Historienne, professeur, université de reims),
  • André ROCH (Officier d’active en retraite),
  • Alain RUSCIO (Historien),
  • Frédéric SARKIS (Association sortir du colonialisme),
  • Francois SAUTEREY (Syndicaliste enseignant - snes-fsu),
  • Todd SHEPARD (Associate professor, department of history johns hopkins university),
  • Pierre TARTAKOWSKY (Président de la ldh),
  • Sylvie THÉNAULT (Historienne),
  • TRAN ANH HUNG (Réalisateur),
  • Raphaël VAHÉ (Président de l’arac),
  • René VAUTIER (Cinéaste),
  • Françoise VERGÈS (Politologue),
  • Dominique VIDAL (Historien et journaliste),
  • Geneviève VIDAL-NAQUET

J'ai quand même été surpris de ne pas y trouver les responsables actuels du MRAP. Mouloud Aounit, président d'honneur, sauve l'honneur du mouvement, sans jeu de mots. Mais à la LDH, c'est le président tout court qui a signé, ce qui est mieux.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 08:03

Le récent documentaire Encore elles ! projeté lors d’un débat sur les 40 ans du MLF,  se clôturait sur l’action féministe dans les banlieues. L’ancienne génération constatait douloureusement qu’elle avait pendant longtemps ignoré un pan de la population, dont les problèmes étaient pourtant les mêmes que ceux qu’elles combattaient depuis près de quarante ans. Les violences faites aux femmes étaient un des combats de toujours. Peu médiatisées, les associations de banlieue Voix de femmes et Voix d’elles rebelles préfèrent la discrétion, leur action se situant avant tout sur le terrain. Nonfiction.fr est allé à leur rencontre.

 

 

Féministes en banlieue : une voix étouffée ?
[mardi 08 mars 2011 - 21:00]
 


 

Christine-Sarah Jamaa et Sarah Oussekine, les directrices de Voix de femmes et Voix d’elles rebelles se situent un peu à part dans le paysage du féminisme français (pour éviter une redondance avec la phrase suivante). En agissant avant tout localement, elles se trouvent souvent confrontées aux problèmes du droit des femmes dans des milieux issus de l’immigration. Victimes selon elles, d’une stigmatisation croissante à l’égard des banlieues et de l’immigration, les deux associations mènent leur travail à distance des médias et des autres associations féministes. Voix de femmes a son siège à Cergy-le-haut, Voix d’elles rebelles à la Basilique Saint-Denis, loin des associations "parisiennes". Lorsque Caroline de Haas lançait lors d’une assemblée générale qu’elle ne voulait pas qu’Osez le féminisme ! se réduise à un "petit mouvement bourgeois parisien" en référence à l’ancienne génération, elle révélait un clivage encore très présent entre le monde associatif féministe en banlieue et celui de Paris. Outre la distance géographique, cet éloignement est-il le fruit d’un désaccord idéologique ? D’un "snobisme parisien" pour "la banlieue"? Ou bien tout simplement de différentes luttes au quotidien ? Peut-être un peu des deux à la fois, mais la différence principale repose sur le mode d’action.

 

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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 04:53

Un mystérieux mail dénonce les abus de Sihem Habchi, présidente du mouvement. Huit salariés sont en grève et toute une gestion est mise en cause. Des militantes témoignent.  Par M. Vaton et E. Vigoureux

npns.jpg

 

 

Source

 

C’est la grève à Ni Putes Ni Soumises (NPNS). Mais personne ne doit le savoir, ni les militants, et encore moins les journalistes. Alors, non rien à dire, "on ne communique pas". Trois cents mètres carrés de locaux au milieu du 20ème arrondissement de la capitale, et rien que huit grévistes attablés au milieu d’une salle quasi-déserte, s’affolent à l’idée que l’affaire s’ébruite. Derrière eux, comme tenues à l’écart du secret, des jeunes filles en service civil planchent dans des salles aux portes closes. Les salariés, Gabrielle Apfelbaum, directrice de la communication, Fanny Derenne, coordinatrice du mouvement, Jean-François Laloué, responsable des comités, s’organisent des assemblées générales chaque jour, qui se tiennent depuis vendredi dernier entre les murs blancs et rose fushia de l’association. Le bureau de la comptabilité est fermé à clef. Celui de la présidente aussi. Sihem Habchi se terre quelque part.

 

(..)

 

Il n’y a pas que lui. Sur le terrain, les témoignages pleuvent. "Tyrannique", "despotique", la jeune femme présidente du mouvement le viderait désormais de tout son sens. "On a d’abord essayé de changer les choses en interne, mais personne n’a réagi, au Conseil d’Administration comme ailleurs", indique Bouchera Azzouz, ancienne secrétaire générale de NPNS arbitrairement débarquée en 2009.

 

(..)

 

 

 


 

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 12:29

ldh.gif De déclarations en petites phrases, de projets en promesses, c’est l’évidence : le gouvernement entend mobiliser de grandes peurs, xénophobes et sécuritaires pour scander les campagnes électorales à venir, et pour préparer des alliances aussi dangereuses que nauséeuses. Face aux crises montantes, face aux oukases des agences de notation et des « marchés », il a choisi ses cibles et ne cesse depuis la rentrée de les désigner à une vindicte populaire supposée réceptive. Après avoir qualifié les heureux « bénéficiaires » du RSA de fraudeurs, agité la perspective d’un énième fichier pour traquer les supposés fraudeurs à l’assurance maladie, il justifie l’espionnage illégal d’un journaliste par un service de police et indique que la « communauté comorienne de Marseille » est facteur de délinquance, rien de moins ! Adossé à sa politique du chiffre, il réquisitionne en dehors de tout cadre légal un tramway parisien pour « éloigner » des familles roms et place – toujours illégalement – des enfants en rétention. Car un enfant expulsé, c’est une unité de plus dans la statistique…

Pour faire bonne mesure, il exhume une proposition rancie d’encadrement des jeunes délinquants par des militaires à la retraite et promet trente mille places supplémentaires de prison. Trente mille places qui seront, n’en doutons pas, immédiatement occupées, venant alimenter l’état structurel de surpopulation carcérale.

Ces gesticulations et cette hyper agitation, dont Claude Guéant assure la mise en scène afin de laisser Nicolas Sarkozy peaufiner une image censée être présentable de candidat à la présidentielle, est le signe d’une certaine impuissance. Mais elle est extrêmement inquiétante. La réactivation des thèmes xénophobes, la chasse aux pauvres ont bien évidemment à voir avec la promesse d’une austérité renforcée et présentée comme seule solution à la crise financière. Cette politique de boucs émissaires, qui vise à opposer les « étrangers » aux Français, les « vrais français » à d’autres qui le seraient moins, les « fraudeurs » aux « bons pauvres », les jeunes aux moins jeunes, se déploie sur un fond d’affaires qui ne cessent de surgir et resurgir, alimentant un dégoût de la chose publique et de l’investissement citoyen… Tout cela confirme s’il en était besoin, le lien étroit entre droits civils et sociaux, entre agressions sociales et reculs des droits, des libertés.

Cette situation peut conduire au pire. Elle implique qu’on lui oppose la perspective d’une société de solidarité, solidement campée sur le principe d’égalité républicaine. C’est pourquoi la LDH entend redoubler d’efforts dans les jours à venir pour porter à la connaissance du plus grand nombre les propositions portées par le « Pacte pour les droits et la citoyenneté » dont elle est signataire avec quarante-neuf autres organisations associatives et syndicales. Il s’agit bien, face à la montée des agressions et des périls, face à l’organisation de la déliquescence démocratique, d’opposer la force d’un ensemble de propositions crédibles, tangibles, dessinant les valeurs d’une autre société, égale, solidaire et, sur ces bases, d’engager le débat avec les forces politiques et leurs candidats, avec l’opinion publique.


Communiqué LDH

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