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Le blog du vieux singe

Vous avez dit "de souche" ?

7 Janvier 2014 , Rédigé par Michel Servet Publié dans #Racisme

Depuis que des démographes ont inventé l'expression "de souche" pour opposer certains habitants d'un pays aux autres, l'expression a prospéré.

Mais il manque toujours la définition. On peut être considéré comme "de souche" si ses grands-parents sont nés à Cracovie ou à Palerme, mais pas s'ils sont nés à Tizi-Ouzou ou à Saïgon. Allez savoir pourquoi...

Je passe sur les cas insolubles : les habitants de Saint-Louis-du Sénégal étaient Français avant les Niçois, nous venons tous, mais à des périodes différentes, de l'Est africain, alors quand fixer le point zéro ? Avant, on est "de souche", mais pas après ?

La où ça devient franchement délirant, c'est quand des gens se proclament "Québécois de souche", pour dénoncer l'immigration.

(on trouve facilement sur Google avec ces mots).

Mais ces "Québécois de souche", ce ne sont pas eux :


iroquois.jpg

 

 

Ce sont les descendants de ceux qui ont débarqué à partir du XVIème siècle, les ont confinés dans des réserves, éventuellement massacrées, abrutis avec l'alcool, etc..

Bref, qui ont organisé vraiment un "grand remplacement".

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babelouest 12/01/2014 13:15


"De souche"....


Ne sont vraiment "de souche" en France, que les descendants (même métissés, évidemment) des Ligures, ceux qui ont commencé la mise en valeur de ce cap extrême de l'Eurasie. Selon les rares
sources que nous avons, il en reste fort peu, en raison de l'invasion des Celtes venus de la lointaine Asie (les "agressifs" à différencier de ceux qui sont venus plus benoîtement plus tard, et
qui forment "les Rroms").


 


Or, que sont les Ligures ? Les cousins des mêmes qui peuplaient au même moment, isthme de Gibraltar oblige, l'actuel Maghreb. Quand disparut l'isthme (on dit que ce cataclysme correspond à la
disparition de l'Atlantide), ceux du sud furent relativement protégés, et aujourd'hui encore ils sont là, dans le Haut Atlas, en Kabylie.... oui, ce sont les cousins du peu qui reste de nos vrais
ancêtres. Leur langue, parfaitement différente, subsiste : c'est le berbère que des conquérants successifs se sont acharnés à faire disparaître. Une vraie langue, structurée, vraiment originale.


 


Pour ma part, un généalogiste bénévole, mais obstiné et compétent a pu faire remonter mes différentes lignées au tout début du XVIIe siècle (avant cela devient très difficile, d'autres ont eu les
mêmes difficultés). A l'époque le cercle des connaissances était limité à quelques kilomètres, moyens de communication obligent. C'était le cas, d'où au fil des siècles deux recoupements de
lignées, fatalement. En extrapolant, je ne serais pas surpris d'être descendant des Colliberts, ces forçats en rupture de ban, ces malfaiteurs qui pour échapper aux "forces de l'ordre" de
l'époque (vers les 8e-9e siècles) s'étaient réfugiés dans l'espèce de no man's land qu'était le Golfe des Pictons en voie d'asséchement partiel, sur les multiples îles qui finissaient par
émerger. Ce sont eux qui, au départ, ont contribué à mettre en valeur ce qu'on appelle aujourd'hui le Marais Poitevin. De même que peut-être aussi purent contribuer à mon bagage génétique ces
Vikings qui n'ont pas hésité à écumer cette région : c'est au point que subsistent encore les vestiges d'un château fort qui avait été construit au bord du Golfe, afin de contrer leurs méfaits.


 


Une seule constante : les gens alors ne se déplaçaient que sur des distances très courtes. Seuls les "seigneurs" se déplaçaient davantage, comme ce possesseur du château, qui fut le chambellan de
François Ier et Henri II, et participa à la bataille de Pavie où il fut grièvement blessé.


 


Fort de l'appellation "français de souche", je revendique le droit à me considérer comme citoyen du Monde, frère des Amérindiens, des Aïnous, des voisins de Mandela, des Sémites de Gaza ou des
Samoyyèdes. Mais totalement opposé aux accros internationalistes du Pognon, qui ne sont que des dégénérés graves.