Partager l'article ! «Seuls les Syriens ont la clé d’une issue pacifique» (Alexandra Geneste): «Seuls les Syriens ont la clé d’une issue pacifique» ...
Le chef des observateurs insiste
sur les succès de la mission de l’ONU tout en reconnaissant les limites. Il revient sur le massacre de Houla qui a fait plus d’une centaine de morts, dont près de la moitié sont des
enfants
Chargé de superviser la trêve en Syrie, le général norvégien Robert Mood est à la tête de la mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus), créée le 21 avril par la résolution 2043 du Conseil de sécurité.
– Damas rejette toute responsabilité dans le massacre de Houla et accuse des groupes terroristes. Quelles sont vos conclusions?
Robert Mood: Ces accusations n’ont rien de surprenant. Si le régime syrien accuse les groupes de l’opposition – qu’il qualifie de «terroristes» –, l’opposition accuse, elle, les forces gouvernementales. Je ne dirai qu’une chose: quels qu’ils soient, ceux qui ont commencé, ceux qui ont riposté et ceux qui ont contribué à un tel acte déplorable de violence doivent être tenus pour responsables, car il s’agit d’un usage aveugle et disproportionné de la force visant des civils. Les observateurs de l’ONU ont pu recueillir les témoignages de la population locale et constater par eux-mêmes qu’au moins 108 personnes avaient été tuées, dont 49 enfants et 24 femmes.
Une équipe est maintenue sur place pour collecter des informations et procéder à la reconstitution la plus exacte des circonstances dans lesquelles cette tragédie s’est déroulée. Une grande majorité des victimes présentaient des blessures causées par des éclats d’obus, mais plusieurs semblaient avoir été tuées par d’autres types d’armes, à bout portant.
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