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Le blog du vieux singe

«On a empêché la Troisième Guerre mondiale» (Frédéric Koller et Pierre Veya)

5 Mai 2013 , Rédigé par Michel Servet Publié dans #Politique internationale (autre)

letempsRencontre avec Mikhaïl Gorbatchev qui défend son héritage politique et explique son engagement écologiste. L’homme qui a mis fin au totalitarisme soviétique garde une profonde rancoeur envers cet Occident qui ne l’a pas aidé à transformer son pays.

En 1950, Mikhaïl Gorbatchev, fils de kolkhozien du nord du Caucase, passe son bac. L’examen final comporte une dissertation sur le refrain d’une chanson en vogue: «Staline notre gloire est l’envol de notre jeunesse». A 19 ans, il décroche la meilleure note, reçoit une médaille d’argent et un sésame pour une université moscovite. «Ensuite, j’ai lutté contre Staline, puis j’ai mis fin au stalinisme», explique-t-il, amusé, dans les bureaux de sa fondation, sur l’avenue Leningrad, à Moscou.

Quelle trace laissera dans l’histoire russe et mondiale le dernier secrétaire général de l’Union soviétique? Aura-t-il sa statue au cœur de la capitale russe, comme ces grands généraux ou poètes? Une simple plaque sur un immeuble? Donnera-t-il son nom à une avenue? Ou aura-t-il un buste, à l’ombre du mausolée de Lénine, dans la lignée des dirigeants communistes, au côté de… Staline?

«Je ne me soucie pas de ma renommée, explique l’homme de 82 ans. J’ai fait la chose principale, j’ai donné l’impulsion. Le mouvement n’est pas achevé. Pour le continuer, il faut absolument une compréhension mutuelle entre la Russie et l’Occident. Sinon, je ne sais pas ce qui va se passer.»

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