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«Nous devons prêter attention aux principes d’unité nationale […] et chacun doit œuvrer à réduire les divisions.» Dans la tourmente insurrectionnelle qui secoue l’Iran depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne, le 12 juin 2009, Ali Larijani, président du Majlis, le parlement iranien, est un conservateur réaliste. Il n’entend pas attiser les braises d’un mouvement vert qui ébranle la République islamique dans ses fondements. A 52 ans, ce docteur en philosophie occidentale de l’Université Sharif de Téhéran, qui a étudié Hegel, Heidegger et Kant, incarne toute la complexité de la République islamique. Il appartient à une famille originaire de la province de Larijan, qui détient plusieurs leviers essentiels du régime et que le magazine Time n’a pas hésité à appeler les «Kennedy» d’Iran.
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