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Le blog du vieux singe

Le prix de l’insulte : l'extrême-droite condamnée

6 Août 2005 , Rédigé par Michel Servet Publié dans #Extrême-droite, #Identitaires

Internet permet à beaucoup de gens de dire n’importe quoi, mais il arrive que les victimes se rebiffent.
C’est paru dans l’Est Républicain du 4 août 2003.
JUSTICE

Le prix de l’insulte
Un membre de l’extrême droite a été condamné à verser 5.000 euros pour diffamation et insulte à l’encontre du proviseur du lycée Majorelle, à Toul.

NANCY. — 5.000 € dont 3.500 € avec sursis, c’est la somme à laquelle le TGI de Nancy a condamné, hier, Fabrice Robert, un consultant en informatique de 33 ans, poursuivi à l’audience du 20 juillet dernier pour avoir diffamé et insulté le proviseur du lycée Majorelle de Toul.
Proche à 500 € près des réquisitions, la décision de la juridiction est assortie de versement de deux fois 750 € de dommages et intérêts à la victime.
Un montant conforme aux demandes introduites par Me Niango qui a soutenu ses intérêts.
S’il a été conseiller municipal à La Courneuve, puis candidat à la mairie de NIce sous l’étiquette MNR, Fabrice Robert est aussi président du Bloc Identitaire-Mouvement Social Européen (BI-MSE), une formation qui veut «fédérer les jeunes Français et Européens fiers de leurs racines et de leur héritage ».
Prenant la succession, en avril 2003, d’Unité Radicale dissoute en août 2002, le BI-MSE agit sur le net via le site des Jeunesses Identitaires sur lequel un moteur de recherche a conduit l’adjointe du proviseur qui cherchait des documents sur son lycée.
Absent du procès
Elle a découvert des lignes insultantes sur la décision du chef d’établissement d’interdire le port du harrington dans les murs du lycée. Blouson « bomber », il est souvent assimilé à l’extrême-droite et aux skins, ce qui lui a valu de ne plus pouvoir être porté dans le lycée depuis novembre 2000.
Pour changer le cours des choses, l’auteur du texte invitait ses lecteurs à téléphoner au proviseur dont il donnait le numéro.
Absent au procès comme au prononcé du jugement, il a fallu se contenter des déclarations de Fabrice Robert disant qu’il était « le responsable du site », mais qu’il ignorait le nom de l’auteur des lignes injurieuses et diffamatoires;
Le prévenu s’est épargné d’entendre le procureur de la République l’étriller à l’audience.

Frédéric CLAUSSE

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