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Le blog du vieux singe

Laurent Hénart et la défense de la Douane

19 Août 2005 , Rédigé par Michel Servet Publié dans #Lorraine. Politique

Sur son site électoral, LH s’attribue le “Renforcement à Nancy de la Direction Régionale des Douanes”. C’est assez gonflé..
Tous les ans le Parlement ( donc LH ou sa suppléante) vote des suppressions d’emplois dans la fonction publique, notamment au ministère des finances, en détaillant par service (Douane, impôts, etc..)
Après, il faut savoir qui sera sacrifié : Nancy ou Metz ?
Le premier projet, outre des suppressions globales, déshabillait en plus Nancy au profit de Metz.
Après la mobilisation syndicale, Nancy perdra moins que prévu, Metz plus. Le point positif est que moins de douaniers seront obligés de quitter Nancy pour Metz ou ailleurs.
Les syndicats ont fait intervenir les élus, et c’est leur rôle.
Est-ce grâce à ces derniers que les conséquences nancéiennes de leur vote national ont été limitées ? Pas sûr !

Restons sur l’exemple de la Douane, transposable à d’autres missions de service public.
La suppression des frontières douanières au sein de l’UE et l’élargissement de celle-ci militent apparemment pour une limitation du nombre de douaniers en France, devenus inutiles… sauf à la frontière suisse.
Mais les fraudes restent nombreuses: transferts de capitaux, introduction de substances dangereuses, contrefaçons, fraudes à la TVA. Et une fois que la frontière extérieure de l’UE est franchie, tout circule presque sans contrôle.
Faut-il que les douaniers travaillent autrement ? Certainement oui et ils sont capables de le faire.
Faut-il moins de douaniers ? C’est moins évident.
J’aurais aimé que les candidats principaux nous parlent de ces choses-là.

Mais les vraies questions ne sont pas posées dans cette campagne où le candidat “sortant” ne parle presque uniquement que de son action de collecteurs de subventions au profit de sa circonscription. Quant à la “réserve parlementaire”, son opacité n’est pas à la gloire de la République. Il y 941 occurences sur Google pour cette expression, qui concerne la cagnotte que les parlementaires se votent et se partagent pour leurs bonnes oeuvres locales.
“Le Monde” du 17 septembre 2004 :
Cette dernière recouvre les crédits ministériels mis à disposition des deux chambres, votés chaque année, à la fin de la discussion budgétaire, par voie d’amendements du gouvernement. Ils sont proportionnels au nombre de parlementaires : l’Assemblée dispose ainsi, en 2004, de 91,5 millions d’euros et le Sénat de 50,9 millions.

Les présidents des commissions des finances et les rapporteurs généraux du budget des deux assemblées, qui gèrent séparément ces crédits, sont chargés de les répartir entre leurs collègues. C’est, pour les parlementaires, un moyen discrétionnaire de s’attirer les bonnes grâces des bénéficiaires. Notamment au cours d’une année électorale, où il ne manque pas de projets d’« investissement » requérant une subvention.

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