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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 18:00

exigences citoyennes

Communiqué des signataires de l’appel national « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

 
16 juin 2010


Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.


Refusant de reconnaître que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait reculé de 15 à 20 % parce que nombre de salariés ne pouvaient déjà pas satisfaire à l’obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d’entre eux étaient déjà hors emploi à 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020.


Alors que l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ans, le gouvernement recule l’âge légal de départ à 62 ans dès 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui était envisagé, et, de manière parallèle, celui auquel on peut partir à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Seront particulièrement pénalisés, non seulement ceux qui auront commencé à travailler tôt, mais aussi de nombreux salariés, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de précarité, l’âge du taux plein pour ne pas subir de décote. Annoncé comme devant être une « réforme juste », le projet présenté ne comporte rien qui soit à même de réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.

Donnant pleine satisfaction au patronat, il n’envisage de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas et ce sera au salarié de faire la preuve médicale que son métier à été pénible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît.


Poursuivant la même tactique politicienne de division du salariat, les fonctionnaires sont encore montrés du doigt et pénalisés, alors que, à qualification égale, le niveau de leur pension est équivalente à celle des salariés du privé comprenant le régime général de base et le régime complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n’est en fait qu’une façon déguisée de baisser leur salaire.


Par petits bouts, à tour de rôle, toutes les catégories voient leurs conditions se dégrader, chaque recul de l’une servant à justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs précaires et ceux qui sont restés longtemps au chômage. En condamnant les salariés âgés à travailler toujours plus tard, on aggrave les difficultés d’entrée dans la vie active des jeunes. L’Insee vient d’établir que dans le contexte de la crise, le taux de chômage des jeunes s’est encore accru, de même que la proportion de salariés, hommes et femmes, en sous emploi.


Commencée sur la base d’un mensonge grossier « il n’y a qu’une solution, travailler plus », la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Parisot s’achève en prévoyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont nié la possibilité de trouver de véritables sources de financement supplémentaire parce qu’ils entendaient conserver « l’acquis » des classes possédantes au cours des dernières décennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est entérinée. Pourtant, la soumission à cotisation des revenus financiers distribués par les entreprises à leurs actionnaires et créanciers permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite, et cela dès aujourd’hui et pour demain. Le gouvernement se contente de prévoir un prélèvement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le déficit annoncé dépasse 32 milliards.


Au-delà des contrevérités que gouvernement et patronat assènent quotidiennement en matière de financement des retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.


Tout cela serait simplement absurde si cela n’intervenait pas dans un moment caractérisé par une crise majeure, inédite par les multiples dimensions qu’elle comporte, du financier à l’économique, du social à l’écologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par répartition est la figure de proue de la stratégie des classes dominantes cherchant à faire d’une pierre deux coups : faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces à la marchandisation et à l’accumulation financière. Ce n’est pas simplement absurde, c’est mortifère pour la société.


Contacts presse :
• Jean-Marie Harribey 06 85 71 25 82
• Christiane Marty 06 86 25 23 88
• Willy Pelletier 06 75 25 77 76

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 06:00

Groupe juridique de BDS, mai 2010

http://www.bdsfrance.org/images/stories/publicationsressources/tract_boycott_legal.pdf

 

Un peu d’histoire

On en arrive presque à l’oublier : La Palestine préexistait à Israël, même si c’était la Palestine colonisée, à une époque qui niait le principe d’autodétermination des peuples.

A l’issue de la Première Guerre Mondiale, la Société des Nations (SDN) a donné mandat au Royaume Uni d’administrer la Palestine. Un simple mandat, car la Palestine n’appartenait ni à la SDN, ni au Royaume Uni. En 1947, le Royaume-Uni a annoncé qu’il entendait mettre fin à son mandat, et l’Assemblée générale a adopté la résolution 181 (II) recommandant un plan de partage c’est-à-dire une solution à deux États.

Cette recommandation n’avait pas de force créatrice, car l’ONU ne pouvait pas « donner » une terre qui ne lui appartenait pas.

Le 14 mai 1948, le Royaume-Uni a mis fin à son mandat et le même jour, l’Agence juive a proclamé la création de l’État d’Israël sur le territoire qui lui avait été réservé par le plan de partage. Des hostilités éclatèrent immédiatement, et Israël, par des succès militaires, a contrôlé une partie du territoire qui était destinée à l’État arabe dans le plan de partage, avec la clé les destructions, les morts, et les réfugiés en grand nombre.

Le 11 décembre 1948, l’ONU a adopté la résolution 194 (III) affirmant le droit au retour des réfugiés. Des conventions d'armistice ont été conclues en 1949 entre Israël et les États voisins, avec définition d’une ligne de démarcation, la « Ligne Verte». Le 11 mai 1949, Israël est devenu membre de l’Organisation des Nations Unies, après s’être engagé au respect des résolutions 181 (II) de 1947 et 194 (III) de 1948. La question de la Palestine est demeurée en suspend et une paix précaire s’est instaurée.

Le 5 juin 1967, les hostilités éclatèrent entre Israël, l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Lorsque le cessez-le-feu prit effet, Israël occupait tout l’ancien territoire de la Palestine. Dans la foulée, a commencé une nouvelle phase de colonisation, avec appropriation des biens et transferts de populations.


L’occupation et l’exploitation économique des territoires occupés :

Droit international humanitaire.

Le Règlement de la Haye de 1907, qui régit l’occupation, indique en son article 46 que « la propriété privée ne peut pas être confisquée » et en son article 55 que « L'État occupant ne se considérera que comme administrateur ». La IV° convention de Genève de 1949 précise en son article 49 que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle ».

Cour Pénale Internationale.

Le statut de la CPI (1998) qualifie de crimes de guerre « l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire » (Art. 8, 2, a, iv) et « le transfert par la puissance occupante d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe » (Art. 8,2, a, viii).

La Cour Internationale de Justice (CIJ) :

Dans son avis du 9 juillet 2004, la plus haute instance judiciaire internationale, la CIJ a dit que l’ensemble des territoires de Palestine étaient occupés par Israël et restaient sous la protection de la IV° Convention de Genève.

L’implantation de colonies, notamment par la construction du mur, est un acte illicite qui met en jeu la responsabilité de l’État et la responsabilité pénale des auteurs.

Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) :

Le droit européen confirme cette analyse. Dans un arrêt Brita rendu le 25 février 2010, la CJUE a dit que les produits « obtenus dans des localités qui sont placées sous administration israélienne depuis 1967 », c’est-à-dire l’ensemble des territoires occupés, ne peuvent pas être exportés sous certificat d’origine israélien. Israël, ignorant cette règle, délivre des certificats de manière indifférenciée et ces certificats ne sont pas fiables.



La campagne BDS défend la légalité

La loi ne peut apporter sa protection à des produits illicites. Or, si les effets sont différenciés, la cause est unique : la politique d’Israël, c’est la colonisation, c’est-à-dire imposer l’apartheid par la force armée.


Les produits des colonies

Il s’agit des produits issus des terres qu’Israël s’est appropriées depuis 1967. La CIJ décrit le processus dans l’affaire du Mur. Le droit international ne peut légitimer l’acquisition de territoires par la force armée. Ces produits issus des colonies sont le fruit d’un crime de guerre et, comme tels, ils sont illicites.


Les produits des territoires occupés

Israël n’a aucun droit pour certifier d’origine des produits issus des territoires occupés, de Cisjordanie comme de Gaza, car la seule frontière opposable est celle de 1949 (Arrêt Brita). Ces produits sont palestiniens et ne peuvent être exportés que sous certificat palestinien, dans le cadre de l’accord passé entre l’Union européenne et l’Autorité Nationale Palestinienne, en 1997.


Les produits en général

Tout part du mépris du droit international par Israël. Son choix politique central est la colonisation, qui passe par trois volets indissociables : la mainmise sur les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, le statut de seconde zone pour les Palestiniens vivant en Israël et le refus du droit au retour pour les réfugiés. C’est bien un politique globale.

L’aspect le plus flagrant est celui des colonies.

Mais la racine est plus profonde : c’est une pratique d’apartheid vis-à-vis des Palestiniens.

S’agissant des produits, deux points imposent le boycott global :

D’abord, Israël délivre de manière indifférenciée des certificats d’origine pour l’ensemble des exportations, il n’est pas possible depuis l’Europe de faire la distinction.

Ensuite, tous les mécanismes politiques et économiques israéliens sont asservis au but de l’appropriation des richesses palestiniennes. Il est impossible de se limiter à une réaction qui viserait l’exécution du crime de colonisation, mais laisserait intacte sa conception, au motif qu’elle se tiendrait à l’intérieur des frontières de 1948.

Il est du devoir des Européens d’imposer cette lecture du droit, la seule réaliste, car il s’agit de combattre le crime au plus près de sa source et pas seulement dans ses effets.

C’est dire aussi que la question de la culpabilité pénale des dirigeants israéliens pour le processus de colonisation ainsi analysé est posée et devra au plus tôt être portée devant la Cour Pénale Internationale.


L’infraction de discrimination économique est inapplicable

La loi ne peut accorder sa protection à des produits illicites. Ainsi, lorsque les militants découvrent de tels produits, ils doivent déposer plainte auprès des douanes et du procureur pour tromperie. Si par malheur des poursuites étaient engagées à leur encontre, le tribunal devrait, avant toute chose, se prononcer sur l’origine des produits et la validité des certificats. C’est une question préalable, car un tribunal ne peut envisager de protéger le fruit de crimes de guerre.

En toute hypothèse, cette action relève de la liberté d’expression, alors que l’infraction de discrimination économique ne concerne que les acteurs économiques. C’est la portée de l’arrêt Willem de la CEDH du 16 juillet 2009.

Dans cette affaire, la question de la licéité des exportations n’avait pas été posée au tribunal, le maire s’étant cantonné au terrain de la liberté d’expression.

Qu’a dit la Cour ? « Au-delà de ses opinions politiques, pour lesquelles il n'a pas été poursuivi ni sanctionné, et qui entrent dans le champ de sa liberté d'expression, le requérant a appelé les services municipaux à un acte positif de discrimination, refus explicite et revendiqué d'entretenir des relations commerciales avec des producteurs ressortissants de la Nation israélienne ».


Juridiquement, les choses sont claires.

Politiquement, il reste tant à faire !...

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine BDS - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 18:00

 

Arnaud Dubien, directeur de recherche à l’IRIS, répond à nos questions :
- Quelle est l’origine des violences au Kirghizstan ?
- Quels sont les enjeux de la crise actuelle ?
- Quelles peuvent-être les implications internationales des événements récents ?

Par Michel Servet - Publié dans : Kirghizie
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 06:00

Association France-Palestine-Solidarité (AFPS)

Groupes locaux de METZ et THIONVILLE

vous invitent à la RENCONTRE-DEBAT :

RESISTANCE POPULAIRE NON VIOLENTE EN PALESTINE

Avec

Mahmoud ZAWAHRA

Maire de Al Maassra en Palestine

Porte-parole du Comité populaire contre le mur et les colonies d’al Maassra

Mahmoud ZAWAHRA est membre d’une délégation de Palestiniens et Israéliens représentant la résistance populaire non violente en Palestine invitée au Sénat à Paris pour un colloque sur ce thème le vendredi 25 juin de 9h30 à 17h.

Ne manquez pas de le rencontrer à Metz :

Samedi 26 JUIN 2010 à 20h30

Ecole des Coquelicots, 1 rue St Clément

METZ – PONTIFFROY

 

La salle est située entre la médiathèque du Pontiffroy et le parking dit « de la police », face au café « La Tasse Amos ». Possibilité de se garer sur le parking gratuit. Ensuite suivre le fléchage.

Renseignements complémentaires :

afps57@free.fr - afpsthionville@yahoo.fr

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 18:00

La progression du séparatisme flamand, au cœur d’une Europe qui se donne pour but de surmonter les différences entre les peuples, pose de vertigineuses questions au monde d’aujourd’hui

Au soir du vote qui a confirmé la progression du séparatisme flamand, une électrice a déclaré au micro d’une télévision qu’elle soutenait entièrement ce mouvement: «Nous n’avons rien en commun avec les Wallons. Nous n’aimons pas la même musique; nous n’avons pas la même politique; nous ne voyons pas les choses de la même manière, non, vraiment rien, il est normal et logique que nous nous séparions.» C’était dit tranquillement, sans colère, comme une évidence, à Bruxelles, capitale de l’Union européenne où est censé se forger depuis plus de cinquante ans un vivre ensemble des peuples du continent à travers et malgré leurs différences. Bonjour la réussite!

Lire la suite

 


Par Michel Servet - Publié dans : Europe - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 06:15

On donne en exemple une image honteuse de la République

Par Pierre Mairat, avocat à la Cour et ancien Président du MRAP, et Mouloud Aounit, membre du Collège de la Présidence du MRAP.

La condamnation de Brice Hortefeux mettra-t-elle un coup d’arrêt à certains propos ?

La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a déclaré, le 4juin 2010, Brice Hortefeux « coupable de la contravention d’injures non publiques envers un groupe 
de personnes à raison de leur origine, 
en l’espèce les personnes d’origine arabe, commise à Seignosse, dans les Landes, le 5 septembre 2009 », et l’a condamné à la peine d’amende maximale prévue par les textes de loi. C’est au cours de l’université d’été de 2009 de l’UMP que Brice Hortefeux, vice-président de ce parti politique, avait déclaré au sujet des Arabes  : « Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

Brice Hortefeux a interjeté appel de cette décision, elle n’est donc pas aujourd’hui définitive.

 

Lire la suite sur le site du journal "L'Humanité"

Par Michel Servet - Publié dans : MRAP
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 06:00

UJFP

RÉVOCATION DE LA NATIONALITÉ ?

Encore un pas vers Vichy !

Le ministre de l’Intérieur M. Hortefeux propose de déchoir de leur nationalité française d'éventuels délinquants, puis de les expulser du territoire. En droit français, depuis la Révolution de 1789, la révocation de la nationalité n’est applicable que pour des crimes exceptionnels, comme celui de haute trahison, ou de collusion avec l’ennemi en temps de guerre. L’exception notable a été la promulgation des lois raciales et antisémites du régime collaborationniste du Maréchal Pétain, qui a fait révoquer la nationalité française d'au moins 15000 personnes, dont plus de 7000 Juifs avant de les déporter vers des camps d’extermination nazis.

A l'UJFP, nous en portons la mémoire.

Tabous et persécutions

En formulant cette proposition, Brice Hortefeux a déclaré que « Ce n’est pas une question tabou ! » Ce n’est pas le premier tabou que le ministre de l’Intérieur entend briser. Déjà en 2008, il a réuni des ministres de l’Immigration européens afin d’envisager des mesures répressives contre les migrants. N’avait-il pas choisi la ville de Vichy pour cette rencontre ? Et rappelons la condamnation de Brice Hortefeux pour injure raciale par le Tribunal correctionnel de Paris le 4 juin 2010. Après une telle décision de justice, même en première instance, dans n’importe quel pays démocratique un ministre en fonction aurait immédiatement remis sa démission.

Au lieu de régulariser les salariés sans papiers qui vivent et travaillent en France depuis des années, le « briseur de tabous » Hortefeux propose maintenant de retirer la nationalité française à une catégorie de citoyens qu'il fabrique en la désignant: les musulmans instaurant à leur égard exclusif une triple peine – sanction des délits, retrait de la nationalité, expulsion. Cette proposition constitue une négation des lois républicaines et un retour vers celles de l'Etat Français.

L'UJFP, association juive qui combat tous les racismes dénonce ce projet véritable affront à notre mémoire collective, mené dans le cadre d'une offensive raciste contre les citoyens français musulmans et appelle l'ensemble des hommes et des femmes attachés aux droits universels à s'opposer à l'instauration d'une telle modification du code de la nationalité, la première du genre à être proposée depuis Vichy.

Bureau National de l’UJFP le 15-06-2010

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 22:48

14 juin 2010

Nous soussignés, citoyens israéliens, cinéastes, enseignants et ouvriers de la culture, nous souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de décaler la programmation du film israélien “A 5 heures de Paris” et de programmer le film “Rachel” en réaction à l’attaque menée par l’armée israélienne sur la flottille de la Liberté. “Rachel”, de la cinéaste marocaine-israélienne-française Simone Bitton, raconte l’histoire de Rachel Corrie, une militante américaine de 23 ans écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne alors qu’elle se posait en bouclier humain pour les habitants de Gaza. Un des bateaux de la flottille “Free Gaza” repoussée par les bulldozers israéliens portait le nom de Rachel Corrie. La décision du réseau Utopia a été prise au moment où le bateau “Rachel Corrie” faisait route vers la Bande de Gaza sous blocus et alors que la comédie sentimentale “A 5 heures de Paris” sort dans 50 salles à travers la France.



Nous voyons dans la décision d’Utopia la continuation d’une longue tradition de programmation de films israéliens et palestiniens et d’un engagement profond aux côtés de la culture, des spectateurs et des cinéastes. C’est à la lumière de cet engagement qu'Utopia a modifié son programme et a proposé à ses spectateurs de connaître en profondeur la réalité à Gaza – à travers les yeux d’une cinéaste israélienne. Il ne s’agit pas de censure. Personne n’appelle au boycott des artistes israéliens. Il s'agit d'un acte de solidarité citoyenne, solidarité avec les civils palestiniens de Gaza, avec les membres du mouvement international de solidarité et avec des citoyens israéliens comme nous, qui aspirent à une vie fondée sur l’égalité et la justice en Israël-Palestine.


Malheureusement, la machine de propagande israélienne utilise également la création artistique, y compris le cinéma, pour donner d'Israël l’image d’un Etat démocratique et éclairé, afin de camoufler des crimes de guerre, la ségrégation, l’occupation et la répression.
L'establishment israélien inaugure des campagnes de “repositionnement” publicitaire et des opérations d'image de marque en collaboration avec le ministère des affaires étrangères et celui de la culture, alors qu'en Israël, la ministre de la culture répète que "le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’Etat”. La même ministre s'en prend violemment et publiquement à toute critique de l’occupation et de l'apartheid, que celle-ci soit exprimée par des artistes citoyens israéliens ou étrangers.


Le gouvernent israélien emploie un appareil de terreur et de censure contre toute possibilité d’expression artistique palestinienne libre. Cet appareil persécute des artistes et des intellectuels palestiniens, empêche des projections de films, des conférences académiques et des évènements culturels. Et interdit l’entrée sur le territoire aux artistes et intellectuels internationaux qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les opprimés.


Nous refusons de faire partie de cette machine bien huilée de propagande, nous refusons de prendre part au camouflage de l'occupation et de la répression et de contribuer à la création d’une image de “démocratie éclairée”. Nous refusons toute tentative de transformer le persécuteur en persécuté, et l’agresseur en agressé – que ce soit dans les eaux internationales ou dans le monde de la culture.

 

Nous sommes heureux que les gens d’Utopia soient nos alliés et partenaires dans notre combat pour l’égalité et la justice.

Merci Utopia !

 

Premiers Signataires :

Udi ALONI, réalisateur

Ariella AZOULAY, cinéaste et essayiste
Mohammad BAKRI, réalisateur et comédien

Daphna BARAM, écrivaine

Yael BERDA, sociologue, poète  

Tamar BERGER, écrivaine

Haim BRESHEETH, cinéaste et universitaire

Amit BREUER, productrice

Shai CARMELI POLLAK, réalisateur

Sami Shalom CHETRIT, cinéaste, écrivain, poète

Scandar COPTI, réalisateur

Anat EVEN, réalisatrice

Jack FABER, artiste visuel

Yael FREIDMAN, enseignante en cinéma 

Natalie HAZIZA, réalisatrice

Ala HLEHEL, écrivain et scénariste

Avi HERSHKOVITZ, réalisateur

Rachel Leah JONES, réalisatrice

Hagit KEYSAR, artiste visuelle

Yael LERER, éditrice, éditions Andalus

Juliano MER-KHAMIS, cinéaste, metteur en scène, comédien

Erez MILER, artiste visuel

Ruchama MARTON, présidente de PHR

Rela MAZALI, écrivaine

Judd NE'EMAN, réalisateur, lauréat du Prix Israël du Cinéma  

Ofer NEIMAN, universitaire

Ilan PAPPE, historien

Erez PERI, directeur du Festival des Films de Sud à Sderot

Zmira RON, metteur en scène

Oz SHELACH, écrivain

Eyal SIVAN, réalisateur

Renee SIVAN, muséologue

Mati SHEMOELOF, poète

Amir TERKEL, cinéaste

Eran TORBINER, réalisateur

Einat WEIZMAN, comédienne

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 06:00

Première mise en ligne en 2005.

Fresque de la mosquée Manar e-Ali à Ispahan. Pour éviter le risque d’idolâtrie, le visage est masqué par un voile. Ce mode de représentation est courant dans le monde musulman.

Le personnage de droite, représenté complétement, est Ali, gendre et cousin de Mahomet, et premier iman des chiites

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Par Michel Servet - Publié dans : Iran - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 22:28

Première mise en ligne en 2005.

Littéralement, le mot signifie "maison de la force"

C’est à la fois un exercice religieux, à la manière des derviches, et un entraînement physique, d’origine militaire.
Un groupe de 10 ou 15 hommes, en cercle dans une fosse, réalise une série de danses rituelles, soutenu par un meneur situé en hauteur.
Le rythme est donné par des chants religieux ou épiques de Ferdousi, les pratiquants font des pompes, manipulent des quilles en bois jusqu’à 40 kg, des arcs en acier avec des chaînes et des disques de métal.

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Wikipedia

Par Michel Servet - Publié dans : Iran - Communauté : Membres de Facebook
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