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Idées, débats

Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 14:58
Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats - Communauté : Membres de Facebook
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 14:26
Une petite touche personnelle à propos de cette bourde grossière, sur un élément de contexte qui je crois n'a été relevé par personne.

La-Vie-sexuelle-d-Emmanuel-Kant.jpg Il s'en prend tout aussi fougueusement à Kant, « ce fou furieux de la pensée, cet enragé du concept ». Un peu audacieux de la part d'un penseur qui ne peut, somme toute, revendiquer à son actif qu'un brelan de concepts pour news magazines comme le « fascislamisme » ? Même pas peur. BHL a des billes. Le vieux puceau de Königsberg n'a qu'à bien se tenir. A la page 122, il dégaine l'arme fatale. Les recherches sur Kant d'un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l'auteur de « la Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».



Aude Lancelin, dans l'article cité, dit bien :
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d'après-guerre. La vie culturelle paraguayenne.
Mais elle n'en dit pas plus.


Je compléte le volet paraguayen en donnant quelques éléments extraits de l'Encyclopaedia Universalis:

Après une période intérimaire, le général José Félix Estigarribia, chef de l'armée durant la guerre du Chaco, fut élu président. Il eut le temps d'édicter une Constitution de type totalitaire (1940), puis mourut peu de temps après dans un « accident » d'avion. Son ministre de la Guerre, le général Higinio Morinigo, lui succéda, instaurant une dictature militaire fondée sur des mesures répressives telles que la dissolution des partis politiques, la persécution policière et l'exil des principaux chefs d'opposition.

En 1947, un soulèvement populaire unit les partis libéral, Febrerista et communiste (fondé en 1928) aux jeunes officiers de l'armée. Une partie de l'armée (20 %), rejointe par les milices du parti Colorado, appuya le général Morinigo et triompha, sept mois après le début de la guerre civile, grâce à l'intervention du président argentin Juan Domingo Perón. La persécution qui suivit entraîna une émigration massive, tandis que régnait l'anarchie à l'intérieur : six présidents – colorados et militaires – se succédèrent en quatorze mois. À partir de 1947 s'instaura une discrimination poussée dans l'armée, la police et la fonction publique : pour y entrer, il fallait appartenir au parti Colorado. Néanmoins, c'est l'armée qui détient les rênes du pouvoir.

L'autocratie militaire atteint son apogée avec l'instauration, en 1954, de la dictature du général Alfredo Stroessner, bien que l'État totalitaire ne soit pas encore édifié. Cet objectif ne sera atteint qu'au bout de nombreuses étapes : de 1954 à 1962, il cherchera à asseoir son pouvoir. Comme un bon joueur d'échecs, il épurera les forces armées de tous les chefs susceptibles de rivaliser avec lui, nommera à leur place des officiers qui lui soient absolument dévoués et, qui plus est, mettra en place un nouveau système de prébendes de l'État destinées aux nouveaux chefs et officiers supérieurs, groupe auquel il intégrera petit à petit la direction du parti Colorado qui, lui-même, subira de nombreuses purges.

Si on ajoute le fait que le Paraguay fut à partir de 1945, un refuge pour de nombreux responsables nazis, le caractère hautement improbable de conférences philosophiques données par un auteur français n'en est que plus évident.



Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 19:53

Chez Pierre Assouline :

http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/02/09/desole-mais-botul-henri-levy-a-encore-frappe/

 

Le plus drôle, c’est que le philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947) n’a jamais existé. C’était un canular monté par Frédéric Pagès, philosophe au Canard enchaîné, dans l’inénarrable La vie sexuelle d’Emmanuel Kant (Mille et nuits, 1999 puis 2004) et son complice l’oulipien Hervé Le Tellier. Quelques temps après la publication de leur coup fumant, l’affaire fut éventée. Le Botul se dévoila. Mais manifestement, la nouvelle n’est pas parvenue jusqu’à Marrakech.


Nota: Je cherche un traducteur BHL-français pour cette citation du maître :


“Ou bien encore Kant, le prétendu sage de Königsberg, le philosophe sans vie et sans corps par excellence, dont Jean-Baptiste Botul a montré au lendemain la Seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néo-kantiens du Paraguay que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence -et cela à deux titres au moins : le concept de monde nouménal où s’entend l’écho d’une jeunesse spirite, vécue parmi les ombres et les limbes dans un royaume d’êtres énigmatiques et accessibles par la seule télépathie…”

et aussi

Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 07:32
Hommage de Là-bas à Daniel Bensaïd.

Dimanche 24 janvier 2010 à la Mutualité à Paris un hommage était rendu à Daniel Bensaïd.

Une girafe dans un champs de mulots

bensaid.jpg Une girafe dans un champ de mulots. Voilà comment on peut représenter Daniel Bensaïd dans le paysage intellectuel d’aujourd’hui.
Ce que je dis n’est pas très aimable pour les mulots, c’est vrai. Mais, déjà parmi ces mulots, vous avez reconnu BHL ou Finkielkraut ou Cohn Bendit, ... À chacun son mulot.
Moi, c’est Télérama. À la mort de Daniel Bensaïd, Télérama a titré « Une pensée s’éteint ». Le lendemain sur leur site, ils ont rectifié, c’est devenu « Un penseur s’éteint ».
Mais rassurez-vous, cher Télérama, le penseur et la pensée sont restés allumés. Vous avez pris vos rêves pour des réalités. Sachez-le, la lutte continue !
Ah, bien sûr, les vieux soixante-huitards en chaise roulante continueront longtemps encore à se battre à coup de canne à propos de Kronstadt et des amours de Frida et Léon dans la maison bleue accrochée à la colline. Mais la lutte continue, elle se mobilise pour les Conti ou les Goodyear, elle lutte contre la privatisation de la Poste et contre la Pwofitassion, elle se bat pour ce qu’il appelait « l’éco-communisme ». Bensaïd voulait assurer la suite de l’histoire, il n’était pas du genre à mettre des enclumes dans les poches des enfants.
Et pour ça, j’avoue que je me suis un peu servi de lui en l’invitant à la radio. Pour dire, voyez, notre génération c’est pas que des renégats, pas que des publicitaires libertaires, pas que des épaves social-démocrate...Pas que ceux qui ont propagé la théologie de l’impuissance et du renoncement et qui ont installé la peur au cœur même du système social. Ceux qui nous ont persuadé que nous ne pouvons rien sur notre devenir, et -encore mieux- qui nous ont fait croire que toutes les luttes ont été vaines, quand elles n’ont pas conduit au goulag.
C’est ça l’irrésistible dont parlait Bensaïd. Résister à l’irrésistible, c’est résister à cette résignation c’est résister à ce détachement cynique qui justifie les inégalités, l’appropriation privée, la sauvagerie des rapports sociaux.
En fait Bensaïd n’avait jamais perdu la boussole de sa jeunesse. Le mot communisme par exemple. Il s’est cassé les reins à débarasser ce mot de toutes les casseroles pleines de gravats que l’histoire lui a accrochés dans le dos. Et Marx ? Marx revendiqué par Jacques Attali, Alain Minc et Joseph Staline...Comment débarrasser Marx de son manteau de plomb ?
Bensaïd a passé sa vie à nous dire que c’est par là que se trouvent les outils, les leviers et les munitions pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à faire le pari de l’émancipation humaine.
Pour Bensaïd, cette émancipation n’est pas un pari, c’est une évidence. Cette émancipation vient du bas. On ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux. Même si on est du côté de l’opprimé, et surtout si on est du côté de l’opprimé...Il revenait souvent sur « l’auto émancipation »
Sa boussole lui venait de ce bistrot toulousain où sa mère chantait « Le temps des cerises » et, où son père, dans le tiroir du comptoir, rangeait son étoile jaune, souvenir de Drancy.
C’est de là que lui venait ce dur désir d’égalité.
Sauf que l’égalité, nous ne la désirons qu’avec nos maîtres. Évidemment les maîtres et les dominants sont beaucoup moins enclins à l’égalité et au partage. Il faut parfois leur tirer un peu l’oreille et même leur tirer un peu dessus.
Car comme disait les Motivés « Il n’y a pas d’arrangement »
Ou bien tu luttes contre les abus du capitalisme en disant « un autre capitalisme est possible « ou bien tu cherches les voies et les moyens pour le renverser...
Non, la pensée n’est pas éteinte et le penseur non plus.
Comme disait Bensaïd, « Au moins pour s’épargner la honte de ne pas avoir essayé »,


La lutte continue !

Daniel Mermet
24 janvier 2010
Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 10:09

Ces articles sont parus en novembre 2005 sur mon autre blog, mais il n'ont rien perdu de leur actualité, et je reviendrai un jour sur PAT.


Le Monde 2, fidèle à sa ligne politique, donne la parole (avec la Une) à Taguieff. Après Pascal Lamy, si les lecteurs alter-mondialistes ou nonistes ne comprennent pas qu’ils n’ont rien compris à rien, c’est à désespérer du matraquage médiatique.

Que dit-il ?

Pierre-André Taguieff (PAT) est un spécialiste de la “reconstruction” des théories politiques.

Je vais essayer d’expliquer en quoi cela consiste:

Les historiens classiques des idées procédaient comme suit, en prenant l’exemple de Marx comme objet de l’étude :

Commencer par connaître son environnement familial, son éducation, ce qu’il avait lu, ses rencontres, le contexte historique, économique et politique, pour connaître l’amont. De là, on expliquait la genèse de l’oeuvre, les tâtonnements, les débats avec les contemporains, les évolutions, la confrontation avec les faits, etc..

Ensuite venait l’étude de la postérité, les écoles et pratiques se réclamant de Marx.

Certes l’historien du marxisme pouvait privilégier telle ou telle source, Ricardo ou Hegel, telle ou telle postérité, des sociaux-démocrates à Pol Pot. Mais on restait sur le marxisme réel, même si la vision était partielle, voire partiale.

C’est ainsi qu’ont procédé Yves Calvet ou Raymond Aron, qui n’étaient pas marxistes, mais dont personne ne conteste la connaissance du sujet et la rigueur intellectuelle.

Quand il s’agissait de décrire et expliquer un événement, la méthode était la même, même si les sympathies des uns et des autres apparaissaient par exemple dans les différentes histoires de la Révolution française. Les historiens pouvaient aussi privilégier certaines causes, certaines explications, accorder plus ou moins d’importance aux forces sociales, aux personnages, aux organisations, etc..

La reconstruction, au contraire, consiste à prendre des morceaux de puzzle qui viennent de plusieurs boîtes, et à faire un paysage en forçant les pièces à s’emboîter.

Si par hasard, des groupes, politiques ou non, emploient le même vocabulaire, les mêmes mots, on en déduit qu’ils se réclament de la même idéologie, et que finalement ils sont semblables. Et peu importe qu’ils ne se connaissent pas entre eux, et même qu’ils n’aient pas pu se connaître, pour des raisons géographiques ou historiques. Peu importe également que les mots n’aient pas le même sens, qu’un libéral américain soit autre chose qu’un libéral français, que la démocratie ne signifie pas la même chose dans la Grèce classique, en France aujourd’hui et en Corée du Nord.

Et quand on peut mettre dans le même sac des charlots, des escrocs, des paranoïaques et des partisans de théories politiques plus sérieuses, on jette le discrédit sur ces derniers, et le tour est joué.

Mais pour que ça marche, il ne faut surtout pas s’encombrer avec des faits précis, ne jamais chercher à être exhaustif.

Pour PAT, il y a un retour en force des théories conspirationnistes et complotistes, et il cite en vrac : Da Vinci Code, X-files,  les théories sur l’influence de la franc-maçonnerie, les Protocoles des Sages de Sion, et… l’extrême-gauche altermondialiste. La messe est dite: tous des fous irrationnels… Ce n’est donc même pas la peine de critiquer les théories de cette dernière, puisqu’elles ne sont pas de l’ordre du rationnel.

Les gens qui parlent de complot ou de groupes de pression sont donc d’office dé-crédibilisés.

Et Taguieff fait comme s’il n’y avait jamais eu de complots, et n’hésite pas à tronquer la réalité pour défendre ses thèses. Par exemple, il explique que les “Protocoles..” ont été composés à la Bibliothèque Nationale avec “les moyens du bord”, sans dire lesquels et pour cause :

Golovinski a “pompé” sur les “Dialogues aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu” de Maurice Joly. Ce dernier, républicain, a écrit cet ouvrage pour dénoncer la prise du pouvoir par Napoléon III, le coup d’État du 2 décembre 1851, et la main-mise du clan bonapartiste sur la France.

Et là, il y avait bien eu un complot réel et réussi. Quant à la main-mise, les historiens peuvent en débattre sans passion, mais ce n’est pas totalement faux.

Pourquoi Tagueiff ne dit-il pas que les complots existent, même s’il ne faut pas en voir partout. L’histoire de France en est pleine, le 9 thermidor (chute de Robespierre), le 18 brumaire (prise de pouvoir par le général Bonaparte), le 2 décembre 1851 (le neveu), le 13 mai 1958. Sans compter ceux qui ont échoué et toutes les conspirations de l’Ancien régime. Et c’est la même chose ailleurs, les exemples sont nombreux.

L’évocation du rôle de la CIA serait elle aussi de l’ordre du fantasme pour PAT. Si elle ne joue vraiment aucun rôle, on ne comprend pas pourquoi le gouvernement US continue à lui allouer un budget.  Dans ce cas, qui a renversé Arbenz, Allende, Mossadegh, tenté d’assassiner Castro, etc…?

Les complots existent, les organisations clandestines aussi, et ce n’est pas parce que des barjots ou des escrocs en voient partout qu’il n’y en a pas.

Il y a certes un vrai sujet dans ce que dénonce Taguieff, mais il ne va pas au fond des choses : c’est la prodigieuse inculture historique et scientifique de nos contemporains. Et ce n’est pas un  phénomène récent. Il y a 40 ans, la mode était à Robert Charroux et l’explication de la construction des Pyramides (d’Égypte et du Mexique) par l’intervention des extra-terrestres. Les explications dingues ne datent donc pas d’aujourd’hui.

Si ça marche (en clair si ça se vend) c’est parce que beaucoup de gens n’ont pas les moyens de démêler le vrai du faux, et que personne ne les aide. On pourrait imaginer des émissions sur le service public de télévision, qui expliqueraient que tout ça, c’est du pipeau. Malheureusement, la télé ne joue pas son rôle.

Combien de Français, après avoir vu les “Rois maudits” dans des décors de Druillet, vont penser que les châteaux médiévaux avaient cette allure ?

Après avoir rappelé que le “Prieuré de Sion” est une invention contemporaine, qui expliquera ce que furent réellement Godefroy de Bouillon et les croisades, quelle est la véritable histoire de Jérusalem, en faisant la part du mythe et celle de l’histoire, etc..?

Revenons à ses thèses : S’il n’y a jamais de complot, Taguieff devrait aller expliquer à Detlev Mehlis que Rafic Hariri s’est fait sauter tout seul. Cela arrangerait Assad fils, et chacun sait que son père a été porté au pouvoir par un vaste mouvement populaire, au vu et au su de tout le monde !!

Ce n’est pas parce que des zozos expliquent un événement par un complot de fantaisie qu’il n’y a pas eu complot, y compris pour cet évènement. PAT cite des théories dingues sur l’assassinat de Kennedy, mais Kennedy a bien été assassiné, et l’assassin n’était probablement pas seul. Le complot est très vraisemblable, même si on ne peut pas aller plus loin dans l’explication.

Parlons maintenant du rôle de certaines organisations. Les “complotistes” verraient,  à tort bien sûr, leur influence partout.

Selon PAT, ceux qui parlent du rôle de la franc-maçonnerie dans l’histoire française sont victimes de fantasmes. Qu’il aille l’expliquer aux intéressés, qui s’en font gloire !

Idem pour l’Opus Dei, qui n’a jamais rien fait, dont les membres n’ont jamais siégé en masse dans le dernier gouvernement de Franco.

Voir dans toute crise sociale les conséquences d’un complot bolchevique était stupide, mais tout autant que nier le rôle réel du Komintern et de ses organisations secrètes.

Parmi les causes de la Révolution Française, il y a (en vrac) la crise économique, la montée en puissance de la bourgeoisie qui veut participer au pouvoir, la crise financière de l’État, les c.. de Louis XVI et de son entourage, les échecs des modernisations de l’État, mais aussi la diffusion des idées nouvelles, via notamment les loges maçonniques. Mais faire la part du rôle de chaque cause est un travail de longue haleine, qui nécessite de vérifier ses sources et les soumettre à la contradiction.

Je résume : il y a des complots, réussis ou non, des groupes de pression, efficaces ou non, ils participent à l’histoire, mais il ne la font pas toute. Ne voir qu’eux ou les nier est tout aussi stupide.

Ces théories pourraient faire sourire, tout autant que celles dénoncées, s’il n’y avait pas la conclusion :

Des antisionistes citent les “Protocoles”, exemple fameux d’un faux complot, donc la critique de l’État d’Israël et du sionisme ressort du complotisme raciste.

Les antisionistes sont souvent opposés à la politique américaine (ce qui soit dit en passant est parfaitement logique, les deux États sont alliés), donc les opposants à la politique américaine et les altermondialistes sont des partisans de la théorie du complot, des antisémites, bref des dingues dangereux.

PAT reconnait que la mondialisation est un fait, mais qu’elle est mythologisée. Qu’est-ce que cela signifie ?

Et je ne me souviens pas d’avoir lu chez les altermondialistes des explications par des théories du complot, à moins de considérer que critiquer le rôle de l’OMC est du “complotisme”.

Parlons des faits, positivement et avec raison, échangeons des arguments sur : la politique américaine, la politique israélienne, les déséquilibres Nord-Sud, les délocalisations, les causes des changements climatiques, l’épuisement des ressources naturelles, etc..

Mais PAT préfère ne pas en parler et diaboliser, à coup de glissements de sens, d’approximations historiques, ceux qui s’opposent aux politiques américaine et israélienne actuelles.

En pour corser le tout, il assène des concepts sans les définir :

néogauchisme : quelles sont les différences par rapport à l’archéo ?

moralisme solidariste néo-chrétien (reconversion du New Age):  mélanger les “cathos de gauche” et les hippies, secouer bien fort, etc.. fallait le faire !!!



Après avoir écrit l’article d’hier, des souvenirs sont remontés à la surface de ma mémoire : Taguieff connaît très bien l’occultisme et l’extrême-droite, et pour cause :

Il a participé à une revue spécialisée, en bonne compagnie :

http://www.kelebekler.com/cesnur/txt/poler-fr.htm

http://www.kelebekler.com/cesnur/txt/actesPH.htm

et ce fait a été relevé par le site www.amnistia.net :

http://www.amnistia.net/news/articles/negdoss/missiont/missiont.htm

Alors, le débat est ouvert.

Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats
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