– De faire du sport pour être en bonne forme physique. – De se projeter dans l’avenir grâce à l’éducation. – De travailler et d’être économiquement indépendantes. – De choisir leur mari. – De profiter de l’enfance sans risque d’être mariée à un homme qui a l’âge de leur grand-père. – De s’occuper des enfants en cas de répudiation. – D’avoir droit à un logement pour celles qui vivent seules par choix ou parce qu’elles sont célibataires, veuves ou
divorcées. – De demander le divorce de leur propre initiative. – De s’adresser à un tribunal sans passer par un tuteur mâle et de s’adresser à l’administration sans tuteur mâle pour demander un
passeport ou les extraits de naissance de leurs enfants. – De transmettre la nationalité à leurs enfants si elles sont mariées à un étranger. – D’occuper des postes de responsabilité. – De conduire une voiture. – De voyager sans être accompagnées de leur tuteur mâle, comme pouvaient encore le faire leurs mères et
grands-mères. – D’être traitées comme des majeures et comme des citoyennes à part entière.
Signalé à tous ceux qui pensent que la question primordiale est celle de la tenue (voile ou pas voile)
L’incapacité du président Barack Obama à
obtenir l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem illustre la partialité de Washington. Elle confirme l’absence de détermination sérieuse des Etats-Unis à imposer la paix sur le
front israélo-palestinien. Le risque est grand alors de voir cette « non-paix » se transformer en conflit ouvert, la seule incertitude tenant au lieu de la prochaine guerre :
Gaza, le Liban ou l’Iran ?
1er mars 1973. Le président américain Richard Nixon reçoit à Washington la Première ministre israélienne Golda Meir. Il l’informe que le président égyptien
Anouar Al-Sadate est prêt à négocier un traité global. Tout en prétendant que son pays veut la paix, Meir répond qu’elle préfère un accord intérimaire, qu’il ne faut pas se fier aux manœuvres du
Caire, qui veut d’abord un retrait israélien sur les lignes du 4 juin 1967, ensuite un retour au plan de partage voté par les Nations unies en novembre 1947, et une solution du problème
palestinien dont il faudra discuter avec Yasser Arafat et « les terroristes ».
Des
élections législatives se dérouleront en Egypte demain dimanche 28 novembre. Si l’on ignore quel sera le taux de participation, le résultat ne fait aucun doute : le Parti national
démocratique du président Hosni Moubarak l’emportera haut la main, permettant à celui-ci de pouvoir affronter l’élection présidentielle sans opposant sérieux (tout candidat à cette élection
doit obtenir l’aval d’un nombre substantiel de députés) — à moins qu’il ne désigne son fils pour lui succéder.
La presse française a suivi la campagne et n’a pas manqué de souligner le caractère arrangé du scrutin, la pression contre les candidats d’opposition,
notamment ceux des Frères Musulmans.
« Les autorités ont pourtant martelé ces dernières semaines leur détermination à organiser un “intègre et transparent”. Mais la promesse n’a guère
convaincu l’opposition et la société civile. “Il n’y a aucune indication d’un changement de climat politique, bien au contraire”, estime Bahey el-Din Hassan, directeur de l’Institut du Caire pour
les droits de l’homme. Et d’énumérer les maux du pays : la loi d’urgence, qui permet d’interdire rassemblements politiques et manifestations ; l’annulation de la supervision des bureaux
de vote par les juges, seule garantie, jusqu’alors, d’un minimum de transparence ; le rejet catégorique par les autorités d’observateurs internationaux, demandés par les États-Unis, et les
restrictions imposées aux ONG locales ; ou encore l’éviction, ces derniers mois, de journalistes critiques envers le pouvoir. »
Extrait de l'interview de Georges Corm par Mediapart :
Pour rester dans le passionnel, on a beaucoup parlé du Liban ce mois-ci, à l'occasion de la visite du président iranien, Mahmoud
Ahmadinejad...
Cette visite a suscité des passions en Occident et au sein de la partie de la population libanaise qui s'identifie à l'Occident. Quand j'étais ministre, et que l'on
a subi des attaques israéliennes sur des installations électriques, l'Iran nous a fourni de l'aide. L'Iran n'a jamais cessé d'en fournir, notamment pour la reconstruction de la banlieue sud de
Beyrouth après les terribles bombardements israéliens de l'été 2006; de même l'Iran a fourni de l'aide militaire au Hezbollah qui a réussi à libérer le sud du pays. Je ne vois donc pas pourquoi
le président iranien ne viendrait pas au Liban en visite officielle. Il ne plaît pas aux Etats-Unis et aux Européens, mais cela ne peut pas être le problème des Libanais. Personne ne proteste
lorsque le roi d'Arabie saoudite vient visiter le Liban, alors que dans ce pays nous avons un régime politique religieux tout à fait autoritaire, qui pratique la charia musulmane aussi, mais qui
n'accorde aucune liberté de culte, ce qui n'est pas le cas de l'Iran où les églises et les synagogues sont ouvertes aux fidèles de ces deux religions, et où vous avez des députés de ces deux
communautés qui siègent au parlement. Le contraste entre l'image positive donnée à l'Arabie saoudite et la diabolisation de l'image de l'Iran est exclusivement fonction d'intérêts géopolitiques
et n'a pas grand-chose à voir avec les réalités de terrain.
Le Nouveau Gouvernement du monde, par Georges Corm. Editions La Découverte, 299 pages, 19 euros.
Principaux éclaireurs d'avant-garde du monde arabe, La contribution des arabes chrétiens, particulièrement des Libanais, à la renaissance du Monde arabe est connue
et reconnue que cela soit dans la formation de partis trans-arabes en lutte pour l'indépendance des pays arabes (2), que dans le combat pour la libération de la Palestine, ou dans la renaissance
culturelle du monde arabe. La liste est longue de ces figures historiques de l'universitaire Edward Saïd, à Monseigneur Hilarion Capucci, Archevêque grec melkite catholique de Jérusalem,
emprisonné pour son soutien à la cause palestinienne, à Georges Habbache, Chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (...)
Une mise en garde pratiquement sans
équivalent pour alerter qui? Les touristes américains, afin qu’ils évitent les environs de la tour Eiffel et de la Hauptbahnhof de Berlin? Les Européens eux-mêmes, pour qu’ils ne sous-estiment
pas l’enjeu de la guerre en cours en Afghanistan et au Pakistan? Les terroristes en devenir, pour qu’ils se sentent traqués et commettent ainsi un faux pas?
L'Occident tend à voir le Moyen-Orient comme une région figée dans le temps, coincée entre régimes autoritaires archaïques et
mouvements islamiques rétrogrades, enfermée dans un conflit immémorial et cyclique. Mais c'est là le reflet d'une rigidité des perceptions occidentales, concernant une région qui fluctue beaucoup
plus vite que l'idée que l'on s'en fait.
dans
Aujourd'hui, la vision occidentale dominante, qui scinde la région en deux camps - modérés qu'il faut soutenir et militants qu'il s'agit d'endiguer - est à la fois
paradoxale et décalée des réalités. Elle s'inscrit dans le prolongement d'une administration Bush manichéenne que le monde s'accorde par ailleurs à critiquer. Elle présuppose l'existence d'un
projet occidental convaincant, susceptible de rallier les modérés et de leur conférer des arguments, alors même que la crédibilité des Etats-Unis et de l'Europe est à son nadir.
Enfin, elle conçoit comme naturelle et immuable une division qui n'est que le produit des profonds changements qui ont affecté la région depuis la fin des années
1990, et qui n'ont eux-mêmes rien de permanent.
La politique étrangère française manquerait-elle de visibilité au Moyen-Orient?
et cette conclusion qui tue :
Conclusion tirée par un diplomate britannique en poste en Jordanie : « depuis que nous avons convoqué un diplomate
israélien à Londres, pour protester contre l’utilisation par le Mossad de faux passeports britanniques, toutes les portes s’ouvrent devant nous ».
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