Syndication

  • Flux RSS des articles

Mes autres sites et blogs

Créer un Blog

Laïcité

Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 20:32

Réponse à la devinette :

Tous les deux conseillent la visite du site Fdesouche.com.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 20:22

Devinette :

Quel est le point commun entre ces deux sites Internet :

David Fontey, militant catholique, défenseur des traditionnalistes privés d'église par un méchant évêque, opposé à l'IVG, qui met un chapelet à la "une" de son blog.

et

Riposte laïque, qui bouffe (un peu) du curé, beaucoup de l'imam, à gogo du musulman lambda, mais cherche à prouver son éclectisme anticlérical en proposant des liens vers des sites comme atheisme.org, de Jocelyn Bézcourt, ou un autre joliment dénommé sansdieucestmieux ?

Réponse demain.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 13:17

A lire à cette adresse.

 

J'ajoute que dans un État de droit, la loi telle qu'elle est s'impose à tous, et c'est en France au Conseil d'État de dire si elle a été correctement appliqué ou non. Point barre.


Je partage la conclusion de Jean Baubérot :

Ensuite, attention à ne pas  tenter de changer de laïcité. C'est une tentation à gauche où, pour être équitable, étant donné que la laïcité est souvent dure envers les musulmans, on voudrait la durcir toujours et partout. Ca, c'est une démarche analogue à celle que je mentionnais dans ma dernière Note, à propos de l'attitude de Fillon envers Eva Joly: de même qu'à droite la xénophobie s'avère contagieuse, attention qu'à gauche la laïcité répressive ne soit pas contagieuse.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 04:32

 

 

L'affaire Dreyfus et la laïcité : quel méli-mélo !

Dans un blog sélectionné par le Nouvel'Obs, l'auteure, Marion Moureaux, écrit, sous ce titre :


« L’Affaire Dreyfus ne doit pas être un symbole de toutes les injustices »


Condamné, à tort, dans un climat d’antisémitisme, son innocence et sa réhabilitation vont conduire pour la première fois à l’inscription du principe de laïcité dans la loi en 1905. Désormais, la neutralité de la puissance publique en matière religieuse sera de mise


Et ensuite, à propos de l'affaire Omar Raddad.


Avec la sortie du film de Roschdy Zem et la procédure de révision en cours de demandepour son procès, Omar Raddad est constamment comparé à Alfred Dreyfus. Son origine ethnique et sa religion sont montrées du doigt comme ayant favorisé son incarcération, bafouant ainsi les principes laïcs de la justice française. Pourtant, là aussi l’affaire ne se résume pas à cette allégation, mais repose sur un faisceau de faits, de présomptions et d’étapes de l’enquête, menées correctement ou non et qui ont conduit le jeune jardinier devant les assises des Alpes-Maritimes en février 1994.


Tirer à boulets chargés contre le principe de laïcité et se servir de Dreyfus comme d’un symbole réutilisable pour chaque injustice reflète aujourd’hui un mal contemporain : celui de ne plus savoir comment parler, au sein de la sphère publique, des religions et des croyances.


1905.jpgSi l'auteur avait pris la peine de lire la loi de 1905, en suivant le lien qu'elle a inséré dans son texte, elle aurait vu que les mots laïque, laïcité ne s'y trouvent pas.

Si elle avait un peu étudié l'histoire de l'antisémitisme au XIXème siècle, elle aurait appris que l'antijudaïsme chrétien avait été relayé par un antisémitisme dont les prétextes n'avaient rien à voir avec la religion : les juifs étaient accusés d'être des exploiteurs, des financiers sans scrupules, des espions allemands, des traîtres à la France, de ne pas avoir le « bon sang », on dirait aujourd'hui les bons gênes. Les catholiques participaient à ces campagnes, mais certains athées et laïques, en bons lecteurs de l'article « juifs » du Dictionnaire philosophique de Voltaire, n'étaient pas en reste.


Quant aux lois laïques, leur motivation première n'était pas la lutte contre l'antisémitisme, mais la lutte contre l'emprise de l'Église catholique sur la société française et surtout sur l'éducation des enfants, Église accusée de faire le jeu des monarchistes et de la réaction. Il suffit de relire le Syllabus de Pie IX pour constater que c'était effectivement le cas.


Les républicains veulent une école qui enseigne les principes républicains, et non pas la nostalgie de l'Ancien régime. L'antisémitisme n'a rien à voir avec cela, et l'affaire Dreyfus encore moins.


Il suffit de relire les débats parlementaires de l'époque : la lutte contre l'antisémitisme n'intervient pas. D'ailleurs, Bernard Lazare, un des premiers défenseurs du capitaine Dreyfus, critique en 1902 la loi de 1901 sur les associations1, au nom de la liberté de conscience et de la liberté de l'enseignement. Il signale que les antidreyfusards se recrutaient tout aussi bien dans les établissements publics que dans les privés2.


Concernant Omar Raddad, il faudra savoir si les préjugés de certains des magistrats n'ont pas joué un rôle dans la condamnation :


Lors du procès, outre l'absence de preuves qui faisait même conclure l'avocat de la victime à «une vérité que rien ne rend impossible», l'agressivité du président de la cour, Armand Djian, avait frappé. Quand l'épouse d'Omar Raddad affirmait de son mari qu'il était «incapable de tuer une mouche», ce dernier lui avait rétorqué: «Oui, mais cela ne l'empêche pas de savoir égorger un mouton.» (Libération.fr 11 mai 1996)


Les personnes qui estiment, à tort ou a raison, qu'Omar Raddad est innocent et que le tribunal n'a pas été impartial à cause de sa religion ne bafouent pas le principe de laïcité. Au contraire, c'est défendre la laïcité de la République que de s'insurger contre une condamnation motivée par le fait que l'accusé soit juif ou musulman.

 

1Cette loi aujourd'hui passe-partout avait été conçue pour servir de matrice à une future loi sur les congrégations et à une future loi sur des associations gérant les cultes.

 

2Cf. livre présenté en illustration, page 90.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 21:10

Lettre d'une amie à François Fillon

 

MH-A

Professeur

Mél : @

 

            Monsieur le Premier Ministre, monsieur le ministre de l’éducation nationale.

 

Je vous écris ces quelques lignes pour vous manifester ma profonde incompréhension des débats actuels autour de l’éducation, des sorties scolaires…

 

Comme beaucoup de mes concitoyens, j’ai entendu les propositions de monsieur Châtel d’interdire aux femmes voilées d’accompagner leurs petits enfants en sorties scolaires.

 

Bien que n’étant pas concernée dans l’exercice de mes fonctions par cela ( mes élèves ont entre 15 et 18 ans en moyenne, les parents n’accompagnent donc pas les sorties) c’est sous ma casquette de professeur que je vous écris.

Lorsque nous rencontrons des problèmes avec les élèves, très souvent ceux-ci peuvent être très rapidement résolus grâce à un dialogue ouvert et constructif avec les familles. C’est en travaillant main dans la main que les parents et l’équipe éducative contribuent à la réussite des élèves. Bien entendu, le raisonnement inverse peut être tenu, les problèmes s’empirent lorsque les élèves sentent que leurs parents se désinvestissent de leur scolarité.

D’où mon incompréhension face à cette polémique. Des mères de familles (certes musulmanes et alors c’est leur droit et leur choix) souhaitent encadrer des sorties scolaires. Comment et de quel droit le leur interdire ? Comment se plaindre après cela, que les familles soient démissionnaires lorsque dès le plus jeune âge on empêche certaines d’entre elles de s’impliquer pleinement dans la vie de la cité scolaire ? Quel délit ont-elles commis ?

Lorsque j’étais professeur stagiaire, nous avons eu tout un cours sur les obligations des fonctionnaires notamment en terme de neutralité. Il nous a bien été rappelé que cette obligation ne s’applique pas aux usagers des services publics. La contrepartie du respect de cette obligation et le contrat qui me lie à l’Etat, mon salaire de fonctionnaire ce n’est absolument pas le cas de ces mamans.

            Par ailleurs, pensez-vous un instant à l’enfant à qui l’on va expliquer que sa maman ne pourra pas l’accompagner à une sortie alors que la maman de son petit copain pourra le faire et ceci simplement en raison de ses convictions religieuses. Quelles sentiments d’injustices et de marginalisation vont se développer en lui ? Quelles pourront être les conséquences de cela sur son épanouissement futur dans la société ?

 

Espérons que votre esprit de justice et d’équité vous amène à mettre fin à ce débat dangereux (car il laisse la porte ouverte à toute forme d’intolérance), je vous prie de recevoir, monsieur le Premier ministre, monsieur le Ministre de l’Education nationale, mes respectueuses salutations.

 

M.H-A

 

Signez la pétition

 

mté

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 21:03

Il y a effectivement cette proposition :

 

Engager une réflexion sur les moyens d’éviter que des ministres du culte aient un lien de subordination avec un État étranger

A terme, les propositions précédentes étant mises en œuvre et produisant leurs effets

Cette proposition ne se conçoit qu’à moyen terme car elle suppose la renégociation de conventions bilatérales liant la France. Elle favoriserait notamment la construction d’un islam de France en conduisant à ce que les imams de France soient rémunérés par les musulmans de France.

 

Jean Baubérot fait remarquer que les prêtres catholiques ont un lien de subordiantion avec un chef d'État étranger : le pape. Donc..

 

A lire.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 18:00

Bernard Stasi, président de la Commission du même nom, décédé  dans la nuit de mardi à mercred à 80 ans, atteint de la maladie d'Alzeimer.

 

rapport-Stasi.gif  Je ne connaissais pas Bernard Stasi, avant d’être membre de la Commission du même nom et, malgré la divergence que nous avons eue, je garde le souvenir d’un homme charmant, qui avait su créer à cette Commission, où se retrouvaient au départ, des personnes très différentes et pas forcément faciles à faire coexister (ainsi René Rémond avait des querelles homériques avec Pénal-Ruiz, à qui il parlé sur un ton absolument injustifié). un climat très convivial, trop même à mon goût, car il a aidé à la construction d’un esprit de groupe qui a été pour une part dans la quasi-unanimité de la décision principale.

Mais je ne reprocherais pas à Stasi son charisme et son intelligence, plutôt à celles et ceux qui s’y sont perdus, alors que dans ses conversations privées ils montraient qu’ils n’étaient pas persuadés du bien-fondé de la future décision, de n’avoir pas su maintenir la distance minimum. Pour ma part, je crois avoir établi avec lui une relation faite de proximité et de distance, et d’estime réciproque.

 Je rappelle que Stasi, centriste élu par un électorat de droite, avait, à plusieurs reprises, pris des positions courageuses qui avaient dissuadé certains de ses électeurs de voter pour lui, et lui avait valu de très honorables défaites électorales

 

Lire la suite

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 05:57

Source :

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanelavignotteorg/160311/betisier-de-la-laicite-3-ces-creneaux-de-piscine-reserves-aux 

 

Il s’agit de quelques créneaux horaires demandé et obtenu par des associations pour des activités non mixtes :
A Lille, le centre social Lazare-Garreau a obtenu une heure par semaine pour un cours d'aquagym réservée aux adhérentes, le vendredi de 18h30 à 19h30
A Mons en Bareuil, c’est l'Association culturelle et éducative monsoise qui dispose (ou a disposé) d’un créneau le samedi de 19 heures à 22h30 pour ses adhérentes.
A Strasbourg, à la piscine des Bains municipaux, une association juive dispose depuis une quarantaine d'années d’un créneau de deux heures réservé aux hommes.

Bains-municipaux.jpg
A Sarcelles, l'association juive Beth Hamidrach loue les bassins certains dimanches: une heure pour les femmes, une heure pour les hommes.

On voit :
1. qu’il ne s’agit pas d’une politique publique, mais d’une mise à disposition ou une location d’un équipement à une association qui y mène une activité non mixte. Quand on prête un stade à un club de foot composé de garçons, on prête, de même, un équipement public pour une activité non mixte.
2. Ces créneaux horaires sont loin d’être ceux qui sont les plus fréquentés et il est difficile d’identifier une gêne pour les autres usagers.
3. que ce qui choque certain ce n’est pas la non mixité des activités (fréquentes dans le cadre sportif), mais le caractère « confessionnel » du promoteur de l’activité ou des bénéficiaires, comme si le fait d’être « confessionnel » interdisait d’investir une activité sportive ou physique. On ne pas sans discrimination interdire à un groupe religieux de pratiquer des activités physique et sportive, surtout qu'historiquement ces mouvements, via le scootisme, on depuis longtemps fait la promotion du sport.

Cela dit, de telles activités ne sont acceptables qu’autant
1.  qu’elles n’induisent pas de gêne pour les autres usagers
2. que ces créneaux ne soient pas institutionnalisés dans le cadre de politique publique
3. que ces activités restent sous la responsabilité des associations qui les mènent.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 09:08

 Lu sur le blog de Jean Baubérot

 

http://www.marmiton.org/pixcontent/BF2EFD42-FFBC-4C4D-B7C7-637A1C67ADCB/8ACBD8A4-15C5-E5B6-7DB5-04ACF7239176/petit_pois.jpgEt, par ailleurs, il existe un paradoxe qu’une des références de l’auteur, Emile Durkheim avait déjà relevé en son temps : deux menaces guettent la société : une intégration trop faible de ses divers membres, certes ; mais aussi une intégration trop poussée générant une « individuation insuffisante ». Chacun doit pouvoir posséder sa propre individualité, ne pas être uniquement une partie du « tout social ». Et donc l’intégration ne saurait être absolue et elle ne doit pas conduire à l’uniformité. Jamel Khermimoun a raison de récuser la problématique de « l’Islam est-il [ou non] soluble dans la République. » Il faut résolument adopter une autre perspective : l’individualité de chacun n’est pas « soluble » dans quoi que ce soit, y compris la République et c’est, grâce à cela, que chaque citoyen peut précisément apporter une contribution originale à la République.

C’est aussi à partir d’une telle optique que l’on peut poser le problème, tant rebattu maintenant, de la « diversité » culturelle et religieuse. Deux indications : D’abord, tout le monde est inclus dans la diversité de la France d’aujourd’hui. Il n’y a pas ceux qui seraient « issus de la diversité » et les autres (issus, eux, de je ne sais quelle normalité !). Ensuite, reconnaître l’existence, et l’importance, de la diversité signifie que l’on ne recherche ni n’exige de personne une intégration absolue à la société car une intégration intégrale serait destructrice de la personnalité de chacun et, d’autre part, serait néfaste pour la société elle-même car elle la figerait totalement.

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 22:31

Dans son éditorial du 27-28 mars, le Monde rapporte les propos de Claude Guéant : « les agents du service public «  ne devraient pas porter de « signes religieux », pas davantage que leurs « usagers ». » Le Monde commente : « Bannis donc dans le métro, a-t-on cru comprendre, le crucifix, le foulard islamique ou la kippa » ; commente ces propos sans s’en étonner, et surtout sans poser la question de savoir si cette proposition est légale ou non.


Entre autres questions. Car cette « idée » de M. Guéant, comme l’idée de M. Chatel d’interdire aux mères dites « voilées », en fait portant un foulard, d’accompagner leurs enfants dans les sorties scolaires, comme l’idée de M. Copé d’imposer que les prêches dans les mosquées soient dit en français, toutes ces idées reposent sur une interprétation tendancieuse et fausse du mot « public », qui a plusieurs sens en France. Et derrière la confusion entretenue par certains entre ses différents sens, se profile une attitude qui réclame pour l’Etat le droit de vider subrepticement la loi de 1905 de son contenu, et aussi d’exercer un pouvoir absolu sur les pratiques et les consciences. Or cette attitude est contraire tant à nos lois qu’aux conventions internationales qui protègent les libertés individuelles, et d’abord la liberté de conscience.


Ou, pour le dire autrement, aucune de ces propositions n’est légale, et elles ne peuvent avoir l’apparence de la raison que parce que ceux qui les émettent, et probablement une partie de ceux qui les écoutent, jouent sur le mot « public », d’une part, et d’autre part voient sans déplaisir le contrôle de la société civile par l’Etat s’agrandir de jour en jour. Mais d’abord en poussant toute une partie de la population française, les Musulman.es, hors de la loi commune, hors de la vie commune ; en les déclarant fautifs, voire criminels, en leur retirant les protections et les droits usuels.

Lire la suite

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Pages archivées

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés