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Racisme

Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 13:29

L'association SOS Racisme et le Front de Gauche ont dénoncé samedi 3 décembre un billet "xénophobe" de l'écrivain Patrick Besson, paru cette semaine dans Le Point, et qui moque l'accent de la candidate franco-norvégienne à l'élection présidentielle Eva Joly pour Europe Ecologie-Les Verts.

http://s2.lemde.fr/image/2011/07/16/540x270/1549436_3_5275_la-candidate-ecologiste-a-l-election.jpg

"Zalut la Vranze !", écrit Patrick Besson en se mettant dans la peau d'une Eva Joly élue à la présidence de la République à la suite de la mort accidentelle de tous les candidats et qui menace de "mèdre en examen et égrouer doute intifitu qui s'élèfera gontre la falitité du scrudin hisdorique te mai 2012".

 

Lire la suite sur Lemonde.fr

 

Stupide, oui, xénophobe oui, mais pas seulement : de nombreux Français "de souche" parlent comme cela, en Alsace et en Moselle.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 07:26

Source.

 

L’anti-racisme des années 80-90 a consisté à lutter contre le « racisme » des individus à coup d’éducation anti-raciste et de concerts contre le racisme. Si la pédagogie sur ce qu’est le racisme est évidemment important, il est clair aujourd’hui que cela n’est pas suffisant.

La question des discriminations, n’est pas qu’une question de racisme mais est une question systémique du à des pratiques et mécanismes institutionnels.

Surfant sur l’échec de ces politiques passées, nous assistons aujourd’hui à une inversion de la logique anti-raciste voulant que ce soit les personnes discriminée qui sont les principaux responsables des discriminations qu’ils subissent. Rappelons qu’aujourd’hui en France, le fait d’être repéré comme « issu de l’immigration » divise par cinq les chances, à qualification équivalente, d’obtenir un entretien d’embauche.

Bien sur, dans cette histoire, toutes les immigrations ne sont pas équivalentes, quand on parle de « défaut d’intégration », ceux qui sont visés sont les français issus de nos anciennes colonies et en particuliers ceux de religion ou culture musulmane. En effet, selon les versions, il est expliqué que cette immigration serait « inintégrable » car le fait de personnes qui auraient une haine de la France du à un ressenti colonial ou alors de personnes de culture ou de religion différente les rendant incompatibles avec les valeurs française (sinon avec la République). Ces deux explications se croisant car la plupart des personnes issues de nos anciennes colonies sont de culture ou de religion musulmane.

Ce discours a atteint un nouveau palier avec la politique du gouvernement actuel visant à définir une « identité nationale » présentée comme mise en danger par l’immigration. Rappelons la phrase de Hortefeux expliquant que les immigrés, quand il y en a un ça va, c’est qu’en il y en a plusieurs que les problèmes commencent. Enfin, surfant sur un contexte international de « guerre des civilisations » popularisé par G.W. Bush et Ben Laden, l’instrumentalisation de la laïcité pour expliquer l’incompatibilité de l’Islam (et par voie de conséquence des musulmans) avec la République est probablement l’un des arguments qui a le plus fait mouche et ceci sur l’ensemble du spectre politique français, droite, gauche et écologiste compris. Le débat qui a eu lieu en notre sein lors de la loi sur le voile, ou les motions sur la laïcité (au moment des Verts, comme récemment lors du congrès avec l’adoption de la motion « laïcité n’est pas racisme »), montre que les écologistes restent ceux qui résistent le mieux au discours xénophobe ambiant et que ce sont eux qui sont les mieux armés pour apporter les vrais réponses à la question des discriminations et du vivre ensemble.

Ce discours par d’une vision essentialisme de l’Islam vu comme une religion qui serait dans son essence rétrograde et incapable de faire la séparation entre ce qui serait de l’ordre politique et ce qui serait de l’ordre du spirituel. Ainsi, on assiste à une analyse culturaliste de la montée des mouvements « islamistes » ou de « l’Islam politique » dans le monde arabe. Les difficultés que traversent nombre de pays arabes seraient inhérentes à leur culture. L’échec des mouvements nationalistes arabes consécutifs aux décolonisations ou aux diverses instrumentalisations de ces mouvements par des Etats. Le fait l’Arabie Saoudite aie fait de l’Islamisme un moyen d’influence politique à coup de pétro-dollars, que les Etats-Unis en fait une arme contre l’Union Soviétique en Afghanistan, que Israël a laissé se développé le Hamas pour affaiblir le Fatah ou encore les dictatures arabes aie utilisé ces mouvements pour justifier leur présence, n’aurais rien à voir avec l’émergence de ces mouvements. Non, pour certains « l’islamisme » serait inhérent à l’Islam et aux musulmans, ceci dans le monde arabe comme pour les immigrés en France. L’exemple de la Turquie, ne serait qu’une exception du à la politique laïque d’Ataturk et non reproductible ailleurs…

Du monde arabe, ce discours se décline sur nos quartiers populaires et sur les personnes issues de l’immigration qui seraient, du fait de leur religion et communautarisme supposé incompatible avec la République…

Heureusement, les révoltes démocratique arabes sont en train de casser ces visions culturalistes héritée de notre passé colonial. Il n’est pas à douter, que la rupture dans nos représentations coloniales aura in fine un impact sur la représentation que nous avons en France des personnes issues de l’immigration.

Ce discours, est entré en phase avec une tradition politique très présente à gauche de lutte contre l’aliénation et se décline selon plusieurs approches. Nous allons essayer d’évoquer comme ces luttes se croisent avec la question des discriminations afin de comprendre ces mécanismes et de voir comment il est possible d’allier lutte contre l’aliénation et lutte contre les discriminations.

I. Anticléricalisme et lutte contre l’aliénation religieuse

Rappelons que la loi de 1905 a été le fruit d’un compromis entre républicains modérés et religieux d’une part et d’autre part des Républicains intransigeants face au totalitarisme exercée par l’église Catholique sur la vie publique et privée à l’époque.

Aujourd’hui encore, la tradition Républicaine anti-cléricale reste très présente en particulier à gauche. De nombreuses personnes s’attaquent à la religion musulmane de la même manière qu’ils le font contre l’église catholique. Or, le nombre de catholiques en France est beaucoup plus important que le nombre de musulmans et ont une influence politique beaucoup plus importante. Rappelons qu’il y a par exemple un parti chrétien démocrate au sein de l’UMP. Ainsi, une lutte égale contre toutes les religions aura un impact beaucoup plus important sur la réalité des musulmans que sur celle des chrétiens et crée de fait une discrimination anti-musulmane qui s’ajoute aux discriminations racistes existant par ailleurs. Ce type de mécanisme se voit clairement par exemple quand on voit les difficultés qu’il y a lors des dépôts de permis de construire pour la construction de mosquées. Peu de politiques oseront s’attaquer de front à la « communauté catholique » alors que la mise en place de lois et de politiques visant spécifiquement les musulmans est devenu un sport national. Ainsi, si au sein de la société la critique des religions et de toutes les religions est légitime, au sein de l’institution politique, il est important de faire très attention à l’égale application des règles conformément d’ailleurs au principe de laïcité.

II. Féminisme et lutte contre le patriarcat

Si la « patriarcat » est antérieur aux religions, celles-ci, dans leur version traditionnelle véhiculent une vision inégalitaire de la famille et des rapports hommes/femmes. Ainsi, une partie du mouvement féministe estime que la lutte contre les religions (souvent confondu avec la défense de la laïcité) fait parti de la lutte féministe. Le fait que les personnes issues de l’immigration post-coloniale viennent de pays dont les pratiques sont souvent plus conservatrices qu’en France, amplifie l’idée qu’il est nécessaire d’avoir une lutte féministe spécifique au sein de ces populations.

Or, en particularisant la lutte féministe au cas des personnes issues de l’immigration, on prend le risque de perdre le sens universel de ces luttes. Ce qui va avoir plusieurs effets pervers :

-  Provoquer une réaction identitaire de rejet des personnes concernées qui risquent de considérer que c’est leur origine et culture qui est visée et non pas leur droit individuel à l’égalité.

-  Faire passer au second plan la lutte pour l’égalité de toutes les femmes en focalisant la question sur le cas des femmes issues de l’immigration. Surtout dans un contexte politique de recherche de boucs émissaires où il sera beaucoup plus facile d’avoir des position radicales contre des populations minoritaires et omettant une électorat jugé « majoritaire » qu’on préférera caresser dans le sens du poil.

Il ne s’agit pas de nier les besoins de luttes pour l’égalité homme/femme dans les quartiers mais de bien s’assurer que les principales concernées restent au cœur des luttes qui les concernent. Enfin, il est important de bien comprendre que, la situation en France, n’est pas celle du monde arabe et qu’il faut donc faire très attention aux parallèles qui sont parfois fait entre la situation par exemple de l’Algérie et celle de nos quartiers.

III. Multiculturalisme et laïcité

La France est multiculturelle, c’est un état de fait. La laïcité consiste à mettre en place les moyens de l’autonomie de l’individu et par conséquent, dans un état laïc, les identités individuelles appartiennent aux individus et l’Etat n’a pas à s’ingérer dans ces questions. L’Etat doit par contre s’assurer du respect des droits individuels de tous ses citoyens donc celui d’avoir un égal accès à l’instruction.

Le discours voulant que le « multiculturalisme » est mort ou est un échec (dixit Angela Merkel et Sarkozy) et prônant donc « l’assimilation », n’est qu’une variante plus soft du discours anti-immigrés de l’extrême droite. Le multiculturalisme étant un fait, le refuser, c’est dire que les personnes qui ne sont pas de la « culture majoritaire » sont à exclure ou à cantonner dans une position d’éternels accusés justifiant en fait une sous-citoyenneté et des politiques d’exception à leur encontre.

La loi de 1905 sur la séparation des institutions politiques et religieuse a été pensée dans un cadre d’une société très majoritairement chrétienne et donc qu’on soit athée ou croyant, on avait en général la même culture. Aujourd’hui, avec la visibilité de la religion musulmane, certains remettent en question la philosophie de la loi de 1905 en affirmant que la religion (sous-entendu l’Islam) devait rester cotonnée à l’intime et ne pas apparaître dans la sphère publique. Une telle vision qu’on qualifie de « laïcarde », ne touche en rien les intégristes chrétiens par exemple dont la tenue vestimentaire est par exemple la même que la tenue traditionnelle portée en France. Par contre, qu’une personne soit habillée dans une tenue qui sort de « l’ordinaire culturel » et certains estiment qu’ils portent atteinte à la laïcité. Là encore, sous couvert de « laïcité », on adopte dans les faits une posture discriminante envers les citoyens.

Rappelons donc que la laïcité et la loi de séparation de 1905 ne concerne pas les individus et leur culture ou tenue vestimentaire mais uniquement les institutions et ne tombons pas dans l’instrumentalisation qui est faite de la laïcité par exclure certaines catégories de population.

IV. La sociale contre la coloniale

Dès qu’il s’agit de la question des discriminations post-coloniales, on est toujours confronté à la mise en concurrence de la question sociale et de la question coloniale. Parler des discriminations est souvent interprété comme une diversion à la question sociale, question qui engloberait toutes les autres. Je me rappel par exemple un collègue « de gauche » qui m’expliquait que la question des discriminations n’était pas pertinente par ce que quand il n’y aura plus de chômage, il n’y aura plus de discriminations à l’emploi !

Or ces deux questions ne sont pas en contradictions mais s’alimentent l’une l’autre. Si les questions identitaires et la laïcité sont effectivement instrumentalisées par certains politiques pour faire diversion de la question sociale, nier ces questions ne peut être une réponse.

Certains vont encore plus loin dans ce raisonnement est affirment que l’anti-racisme excite les racistes et que pour avancer, il faut calmer le jeu sur ces questions. Cela se traduit in fine par la course derrière l’électorat du front national dans le but de passer à autre chose. Or, on ne sort pas comme cela des logiques identitaires. Au contraire, les logiques identitaires, sont souvent l’expression d’un mal être culturel et social (les deux vont souvent ensemble) et il faut s’attaquer de paire aux deux questions si on veut apporter une vrai réponse.


Frédéric Farid Sarkis, membre initiateur de la coopérative « laïcité n’est pas racisme »

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 07:04

Après Bariza Khiari, qui préside la République (par intérim) dans les cauchemars de l'extrême-droite, une nouvelle information tourne sur la toile, et je vous la livre en l'état :

Profanation d’une église à Vauréal : où sont passées l’indignation et la compassion du gouvernement ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/16/Eglise_Sainte-Claire,_Vaur%C3%A9al.pngCommuniqué d’Alexandre Simonnot, membre du Comité central, secrétaire départemental du Val-d’Oise1
L’église Sainte-Claire de Vauréal a été profanée samedi dernier2, de nombreux dégâts ont été constatés, le cierge pascal a été détruit, les fonds baptismaux saccagés et un tag a été tracé sur le mur extérieur de l’édifice.
S’il s’agissait d’une mosquée, cette information provoquerait immédiatement le grand émoi des professionnels de l’antiracisme.
Mais là, il ne s’agit que d’une église catholique, alors évidemment on n’en parle pas ou à peine, on « évoque ».
Où sont passées l’indignation et la compassion habituelles du gouvernement ? Où sont les ministres avec leurs traditionnelles têtes d’enterrement ? Que fait la HALDE ? Qu’ont déclaré SOS-Racisme, la LICRA, le MRAP et la LDH ? Est-ce cela la « laïcité positive » si chère à Nicolas Sarkozy ?
Le respect des lieux de culte ne se partageant pas, les chrétiens ont droit, eux aussi, au respect de leur religion et de leurs églises !

A part la dernière phrase, presque tout est à reprendre dans ce communiqué :

Les faits eux-mêmes sont difficiles à vérifier, je n'ai trouvé pour l'instant qu'une seule source d'information : le communiqué ci-dessus, repris par de nombreux sites et blogs de la même mouvance. Je n'ai rien trouvé sur le site du Parisien libéré, qui informe simplement de l'inauguration d'une statue de Gandhi dans la même commune, ni sur vonews.fr, ni sur le site de l'évêché.

Mais admettons que les faits relatés soient exacts.

Premier point : ce n'est pas une profanation.

Nous vivons dans un État laïque, qui ne reconnaît aucune religion, ce qui est sacré (fanum signifie temple en latin) pour les uns ne l'est pas forcément pour les autres.

Les lois de la République ne reconnaissent qu'un type de profanation, que le code pénal classe parmi les atteintes aux personnes : celles de cadavres, tombes, etc.


Article 225-17

Toute atteinte à l'intégrité du cadavre, par quelque moyen que ce soit, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

La violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures, d'urnes cinéraires ou de monuments édifiés à la mémoire des morts est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

La peine est portée à deux ans d'emprisonnement et à 30000 euros d'amende lorsque les infractions définies à l'alinéa précédent ont été accompagnées d'atteinte à l'intégrité du cadavre.

Le même code sanctionne les atteintes aux biens, et reconnaît comme facteur aggravant les motivations racistes :


Article 322-2

L'infraction définie au premier alinéa de l'article 322-13 est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende et celle définie au deuxième alinéa du même article de 7 500 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général, lorsque le bien détruit, dégradé ou détérioré est :

1° (Abrogé)

2° Un registre, une minute ou un acte original de l'autorité publique.

Lorsque l'infraction définie au premier alinéa de l'article 322-1 est commise à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la personne propriétaire ou utilisatrice de ce bien à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, les peines encourues sont également portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 euros d'amende.

Et les sanctions sont beaucoup plus sévères lorsque la vie humaine est mise en danger :

 

Article 322-8

 

L'infraction définie à l'article 322-6 est punie de vingt ans de réclusion criminelle et de 150000 euros d'amende :

1° Lorsqu'elle est commise en bande organisée ;

2° Lorsqu'elle a entraîné pour autrui une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours.

3° Lorsqu'elle est commise à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Lorsqu'il s'agit de l'incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements d'autrui, les peines sont portées à trente ans de réclusion criminelle et à 200 000 Euros d'amende.

Les deux premiers alinéas de l'article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables aux infractions prévues par le présent article.

Alors soyons rigoureux : si les faits sont exacts, il s'agit de saccage, d'acte de vandalisme, de dégradations volontaires, pas de profanation. Les actes de ce type sont bien sûr condamnables, qu'ils concernent un lieu de culte ou pas.

La motivation est-elle raciste ? Pour éviter tout procès d'intention, je précise une fois de plus qu'il n'y a pas de races humaines, mais que le racisme existe, et qu'il vise des personnes au motif de « l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la personne propriétaire ou utilisatrice du bien à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. ».

C'est possible, mais ce n'est pas obligatoire. Des stèles musulmanes avaient été renversées dans le cimetière militaire de Tarascon en mai 2010, il y avait eu de nombreuses réactions indignées, avant qu'on ne découvre que le jeune c.. qui avait fait cela l'avait fait parce que les stèles musulmanes étaient plus faciles à renverser que les croix chrétiennes !!

En général les actes motivés par le racisme sont revendiqués (tags, etc.).


Le communiqué du FN signale bien un tag, mais ne dit rien sur sa signification. Rien ne permet pour l’instant de conclure à une motivation raciste de type christianophobe et il existe des saccages d'églises qui ont d'autres motivations : le vol, la transgression et la provocation gratuite (on se croit plus révolutionnaire en saccageant une église qu'une blanchisserie). Je mets en réserve la question des groupes satanistes.

Si les associations anti-racistes n'ont pas réagi, c'est peut-être tout simplement parce qu'elles ne lisent pas la prose du FN et de ses amis, qui sont pour l'instant à ma connaissance, les seuls à avoir signalé cet acte. Et actuellement, rien ne prouve qu'il soit motivé par le racisme.

Enfin, il y a deux excellentes raisons au silence de la HALDE : la première est qu'elle avait été créée pour lutter contre les discriminations (logement, emploi, accès aux services publics) racistes ou non, pas les agressions. La deuxième est qu'elle n'existe plus. Mais la nouvelle n'est sûrement pas parvenue dans le Val-d’Oise.

Mais toute cette affaire a un côté positif : un de ces blogs a donné une information complémentaire : l'église vandalisée est celle où officie l'abbé Amaury Cariot. Par curiosité, j'ai cherché à savoir qui était cet abbé, et je suis tombé sur cet article de lui :


Christianophobie, on confond tout !

http://www.catholique95.com/actualites/presentation.php?identifiant=1110theatre

Article consacré à la pièce de théâtre de Roméo Castelluci « sur le concept du visage du fils de Dieu ».

Son analyse et celle d'une journaliste qu'il cite sont implacables.. pour les manifestants, qui n'ont rien compris ou font semblant :


Rien à voir avec les accusations de blasphème, d’offense au Christ, qui depuis plusieurs jours rassemblent des centaines de personnes. Dont de nombreux jeunes. Si l’on met à part les origines parfois douteuses des mouvements organisateurs de ses manifestations, force est de reconnaître que les jeunes qui se rassemblent au Chatelet ne sont pas tous à l’Action Française ou à la fraternité St Pie X. Toute cette machine s’est mise en route sur un mensonge qui a tourné en boucle sur internet et les réseaux sociaux piégeant des jeunes souvent de bonne foi. (..)

On peut ne pas aimer le théâtre contemporain, on peut aussi ne pas connaître ses codes… On peut aussi ne pas aimer cette pièce, la trouver provocante ou insupportable… Mais on ne peut, comme chrétien, desservir la vérité et asseoir ses actions sur des mensonges.
A brandir la christianophobie et le blasphème à tout bout de champ, et en l’occurrence à très mauvais escient, on risque de ridiculiser les vraies actions à venir et l’engagement chrétien dans la Cité.

(…)

A la sortie du théâtre, j’ai discuté avec deux femmes, une athée et une juive agnostique. Les deux étaient troublées, les deux m’ont dit avoir trouvé la pièce profondément chrétienne. Juste avant le spectacle, j’avais interrogé un trentenaire qui m’avouait venir voir la pièce pour la deuxième fois : férocement athée depuis des années, il avait « reçu un choc » une première fois et pris conscience que « le christianisme, en fait, ça a peut-être un sens ». Il voulait vérifier cette impression, courageusement, car elle ébranlait des années de combat forcené contre la foi.


1 Du Front national

2 Le 12 novembre 2011

3 La dégradation de biens appartenant à autrui.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 20:45

"La carte d'identité, elle n'est souvent que la carte bancaire, voire la carte Vitale pour certains", vient de  déclarer le 10 Novembre le député Lionnel Luca (Droite populaire/UMP)

« La carte  nationale d'identité n'est pas la Carte Orange  », écrivait Jean-Marie Le Pen, qui siégeait à l’’Assemblée Nationale entre 1986 et 1988,  dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi n° 82 « tendant à modifier le code de la nationalité française ».

L'UMP s'est prononcée, jeudi 10 novembre, pour un retour à la loi Pasqua de 1993 sur l'acquisition de la nationalité. Le parti majoritaire entend aussi mener, lors de la campagne présidentielle, une "bagarre sans concession" contre le projet du PS d'accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires pour les élections locales.

Actuellement, en vertu du droit du sol, - et de la loi Guigou de 1998 réformant la loi Pasqua de 1993 - tout enfant né en France de parents étrangers en séjour régulier  devient, sauf refus de sa part, automatiquement français à sa majorité s'il vit en France ou a vécu en France pendant cinq ans depuis ses 11 ans. Désormais, il devrait, à 18 ans, "en faire la demande" écrite.

La proposition avait été initiée dès l'an dernier par la Droite populaire, qui a obtenu la tenue de cette rencontre baptisée « atelier », organisée par l'UMP.  La réunion a été marquée par une protestation de Jeannette Bougrab. En "fille de harki", la secrétaire d'Etat à la jeunesse s'est élevée, contre "certains mots qui blessent". Elle visait l'historien Dimitri Casali et Malika Sorel-Sutter, connus pour leur hostilité aux personnes d’origine musulmane,  orateurs invités de cette réunion,  qui ont dénoncé une ghettoïsation des immigrés plus "voulue" que "subie".

Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a du lui aussi  mettre en garde contre le risque de "faire des jeunes qui ont toutes leurs attaches en France des CDD de la nationalité française".

L’UMP, sous la houlette de Copé et de la Droite Populaire, veut-elle relancer la guerre du Code de nationalité et tenter de remettre en cause le "droit du sol", dont bénéficient chaque année 30 000 jeunes nés ici de parents étrangers  ?

(voir Sarkozy et Copé aux côtés du Front National.

Succès du Front National: quelles conséquences?)

C’est ce que suggérait déjà  le contenu du fameux discours de Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010 sur les « déchéances de nationalité » et ce passage ;  « … Il est quand même invraisemblable que des jeunes gens de la deuxième, voire de la troisième génération, se sentent moins Français que leurs parents ou leurs grands-parents  ».

L’insistance personnalisée  sur ce  terme infamant de « déchéance » laissait alors penser que Sarkozy s’apprêtait à reprendre le « chantier » emblématique du code de nationalité  entamé en son temps par son maître Pasqua et sur lequel celui-ci dû reculer dans des circonstances particulières.

Ce faisant, Sarkozy, Copé et la Droite Populaire recycleront -une fois de plus- les théories du Front National, installées dans la panoplie de la droite dans les années 1980, par l’intermédiaire du Club de l’Horloge.

Ce club, qui se positionnait comme une passerelle idéologique entre le FN et la droite, écrivait dès 1984 : «  Aujourd'hui le code de la nationalité est une machine à fabriquer des "Français de papier", qui n'ont ni assimilé notre culture ni affirmé leur attachement à la patrie. Pour maintenir notre identité nationale, il est urgent de réformer cette législation. Le Club de l'Horloge, qui a lancé ce débat dans l'opinion, décrit ici la réforme qu'il faudra réaliser tôt ou tard… » 

La mise en pratique de  ces théories fut concrétisée par Chirac et Pasqua, en 1986, lors du retour de la droite aux affaires. 

Elle fut symbolisée par la tentative de supprimer le traditionnel droit du sol et le droit à la nationalité française pour les enfants nés en France et issus de parents étrangers. "Être Français, ça se mérite" disait déjà Pasqua. Dans cette bataille du code de nationalité, le gouvernement Chirac-Pasqua, qui pensait remporter une victoire décisive, fut contraint de reculer fin 1986, en raison des grandes mobilisations étudiantes contre la loi Devaquet et les « facs-Tapie ». L’épisode tragique de la mort du jeune Malik Oussekine, battu à mort par la police le 6 décembre de cette même année symbolisa la violence contenue dans les projets gouvernementaux  .

En 1993, la droite reprit son offensive et imposa notamment une "déclaration de volonté" des jeunes nés de parents étrangers; l'absence de cette déclaration avant 18 ans supprimait leur accession automatique à la nationalité.

 La remise en cause du code de nationalité est dans notre pays, un marqueur historique de la convergence-concurrence de la droite avec le Front National. Elle est aussi au cœur de l’obsession de l’ « envahissement », distillée depuis des décennies.

 En effet, la droite entretient depuis 30 ans des rapports ambigus avec le FN, depuis que l’UMP de l’époque s’est alliée avec le Front National lors de l’élection municipale de Dreux en Septembre 1983. Depuis le début de sa carrière politique, Sarkozy applique le principe de son inspirateur, Pasqua. Celui-ci a résumé sa doctrine, à la veille de la présidentielle de 1988, dans le magazine Valeurs actuelles du 2 mai 1988: « Sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité »

(voir aussi Identité nationale : comment l’idée vint à Eric Besson

Sarkozy-Le Pen: le livre qui révèle

Sarkozy et le Front National: une liaison dangereuse

Mais au-delà du calcul électoral, le jeu avec le FN sert de paravent à une entreprise plus profonde et plus dangereuse, car venant du cœur du système de domination politique. L’enjeu stratégique porté par Sarkozy inclut toujours l’unification de la droite autour du thème de la défense de l’« identité nationale » menacée, thème récurrent et éternel de la droite nationaliste dans notre pays.

C’est la reprise du cri traditionnel de la droite nationaliste des années 1930 : Dehors les métèques !

Juifs dans les années 30, Musulmans et Roms  aujourd’hui, pour eux, il s’agit toujours de désigner un ennemi national contre lequel se rassembler.

 

Source

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 06:59

 

Rassurez-vous, pas à cause des désagréments qu'ont dû subir les riverains de la clinique de La Muette ! Non, à cause de son prénom, qui n'est pas assez français pour une fille de président de la République !

dictionnaire-des-prenoms.jpgEt Christine Tasin rappelle qu'une autre rédactrice de Riposte laïque avait déjà dénoncé le choix du prénom de sa fille par Rachida Dati : Zohra.

Et de marteler : la fille du président de la République française doit avoir un prénom français !! Sans dire d'ailleurs ce qu'est un prénom français : un prénom de racine gallo-romaine, ou porté depuis suffisamment longtemps pour qu'on oublie son origine étrangère1, ou bien un prénom traditionnel d'en France, comme Arbogast, Del, Soizic, Mireio, Bixente ?

Les parents ont peut-être tout simplement voulu faire plaisir à une amie ou une parente, qu'importe ! Ce qu'ils ont fait est selon Christine Tasin assimilable à une trahison devant l'ennemi :


Bien sûr, mais ils n’en ont cure. La seule chose qui compte c’est le « moi je », l’individualisme forcené, la société multiculturelle qu’ils appellent de leurs vœux avec leurs alliés socialistes, propre à faire disparaître  les traditions, la culture française et la langue française (y compris les prénoms) pour les remplacer par la grande soupe où ne surnageront que les musulmans, dont le communautarisme et la soumission à l’islam fera les défenseurs de leur culture, de leurs traditions, de leur langue, aux dépens des nôtres, noyées dans un magma européen et internationaliste.

Honteux. La petite Giulia ne se doute pas que son prénom est le signe de la trahison de la France orchestrée par ses parents et nos élites de l’UMPS depuis 30 ans. Tant mieux pour elle, qui n’y est pour rien. Tant pis pour nous ?


J'attends ce qu'elle va dire des parents qui, le plus souvent par effet de mode, ont appelé leurs enfants Kevin, Enzo, William, Inès. Dans les mines de sel ?


Alors qu'ils auraient pu donner les charmants prénoms du calendrier républicain : Âne (le 15 vendémiaire), pioche (le 10 frimaire), etc..


Si j'avais pensé qu'un jour j'en serais réduit à prendre la défense de Nicolas Sarkozy !!


1 Hébreu-araméen : Joseph, allemand : Bernard, grec : Irène, espagnol : Xavier

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 22:20

 

Courrier de l'Atlas : flous et erreurs grossières.

 

courrier-atlas.jpg Le numéro d'octobre de cette revue consacre un dossier complet aux « Dérives de l'antiracisme ». Et il y en a pour tout tout le monde.

Avec les « bons » : SOS-Racisme (et Dominique Sopo) et la LICRA, dont on passe sous silence le soutien à la politique israélienne, Maurice Winnykamen, Pierre-André Taguieff.

Et il y a les plus ou moins mauvais, avec dans l'ordre d'entrée en scène : Mouloud Aounit, Esther Benbassa, Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo, le MRAP, la LDH, le CRAN, les « Indigènes de la République », le MDI de Kemi Seba, Égalité & Réconciliation, Centre Zahra, Dominique Volton, Vincent Gesser, Pascal Boniface, Marc-Édouard Nabe, La Banlieue s'exprime (et Ahmed Moualek), Les Ogres (Dieudonné), Riposte laïque, la revue Médias (Robert Ménard), Les Indivisibles, le Mouvement de l'immigration et des banlieues, la Brigade anti-négrophobie, la Ligue de défense juive, les Chiennes de garde, les Panthères roses, les TumulTueuses, le Collectif féministe pour l'égalité, le collectif Une école pour tous-tes, NPNS (Ni putes ni soumises), pourtant proches des "bons" de SOS-racisme, Résistance Républicaine, l'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité chrétienne et française) de Bernard Antony, « Hijab in the city », Pierre Tevanian (Les mots sont importants), ouf !!

Imaginons un dossier de synthèse sur le christianisme actuel, où on évoquerait en une douzaine de pages, photos comprises, l'Opus Dei, la théologie de la libération, Benoît XVI, la communauté San Egidio, des journaux aussi différents que Témoignage Chrétien et Présent1.

Pour ceux dont les références personnelles sont étrangères au fait religieux, imaginons une étude consacrée au marxisme où on mélangerait joyeusement la social-démocratie nordique, les Khmers rouges, Léon Blum et Gaston Plissonnier2.

Les connaisseurs, à des degrés divers, dénonceraient au mieux l'amateurisme, au pire la mauvaise foi.

C'est un peu ce qui s'est passé, avec un risque supplémentaire : le marxisme, le christianisme existent, avec chacun une source commune, même si par la suite les divergences, voire les oppositions et les haines divisent les héritiers.

L'antiracisme, c'est comme l'anticommunisme ou l'antifascisme, il peut y avoir dès le départ des oppositions irréductibles entre les motivations des « anti ».

Je n'ai pas l'intention de relever dans le détail toutes les perles de Yann Barte et son équipe, mais je me limiterai aux perles généralistes et à celles qui concernent le MRAP.

Vincent, Pascal, Rokhaya et les autres sont assez grands pour se défendre.

Les généralités hasardeuses, voire erronées.

« glissant de la revendication de l'égalité au droit à la différence, stigmatisant les groupes « dominants » ». L'égalité des droits s'oppose aux inégalités et discriminations fondées sur les différences, vraies ou supposées. Demander l'égalité entre blancs et noirs, entre personnes de religions différentes suppose qu'on reconnaisse leur « droit à la différence ». L'égalité des droits ne doit pas être subordonnée à l'identité des personnes. Il y a déjà celles qui ne peuvent pas changer d'apparence physique, et on comprend mal pourquoi, par exemple, juifs et musulmans devraient devenir catho-laïques pour avoir l'égalité des droits.

La liberté individuelle, c'est celle de marquer sa différence, ou de vouloir être semblable aux autres. Ne confondons pas « droit à la différence » avec « devoir de différence », thèse des racialistes et identitaires.

« l'obsession du complot juif-sioniste traverse nombre de ces mouvements » Lesquels ? Des faits, des citations ! Ce genre de délire existe du coté des « rouges-bruns » et de gens comme « Les intransigeants », mais il ne sont pas cités dans l'article.

Et il ne faut pas oublier que l'AIPAC et des organisations similaires existent. Il y a des réseaux politiques qui défendent le sionisme.

« L'extrême-droite, qui a toujours conservé une certaine sympathie pour les mouvements islamistes et quelques régimes dictatoriaux arabes ». La plupart des régimes dictatoriaux justifiaient leur politique par la nécessité de contrer l'islamisme (Moubarak, Ben Ali, Assad Ier dans une certaine mesure), d'autres se réclamaient d'idéologies sans rapport avec l'islamisme. Le principal régime dictatorial et islamiste est le saoudien, enfant chéri des gouvernements occidentaux avant d'âtre celui de l'extrême-droite. Et c'est Nicolas Sarkozy qui s'est appuyé sur Moubarak et Ben Ali pour son UPM (Union pour la Méditerranée)., qui a invité Assad II au défilé du 14 juillet, qui a fait l'éloge des Saoudiens. Extrême-droite ?

A l'extrême-droite, il y a grosso modo trois tendances :

  • ceux qui veulent s'allier avec les Israéliens pour taper sur les musulmans et les Arabes.3

  • Ceux qui veulent s'allier avec les musulmans pour contrer le complot « judéo-sionisto-impérialiste4 »

  • ceux qui pensent que ces histoires entre sémites monothéistes ne concernent pas les vrais européens qui de doivent d'être païens (Pierre Vial).

« les récents procès ont renforcé l'idée qu'un racisme latent s'insinuait progessivement dans l'opinion publique, sans être sanctionné. » Pourquoi, ce n'est pas vrai ?

Le MRAP : marchandises périmées et nouvelles frelatées.

Les éléments donnés page 64 sont des redites, déjà parues il y a quelques années dans « le Courrier de l'Atlas5 » et sur d'autres médias6.

Après tout, pourquoi pas, mais il faut penser à actualiser ses fiches quand on rédige un article. Diverses accusations sont soit tendancieuses, soit carrément diffamatoires. Notamment ce sous-entendu « malaise autour de la question de l'antisémitisme ». Le MRAP n'a jamais cessé de dénoncer l'antisémitisme, de sa création à aujourd'hui.

Pour le reste, il s'agit de déformations volontaires : le MRAP n'a jamais été pro-voile, mais contre son interdiction, ce qui n'est pas pareil.

Papon : en 2001, Robert Badinter prend la même position sur sa libération :

Robert Badinter s'est déclaré favorable, jeudi 11 janvier, sur la chaîne parlementaire Public Sénat, à la libération de Maurice Papon, incarcéré depuis près de quinze mois à la maison d'arrêt de la Santé pour purger sa peine de dix années de réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l'humanité ». La prise de position de l'ancien garde des sceaux a suscité de vives réactions de la part d'avocats de partie civiles7.

Mouloud Aounit a défendu dans un premier temps la même position, avec les mêmes arguments (le procès avait permis de faire la vérité sur les faits, c'était là l'essentiel, l'emprisonnement d'un vieillard ne se justifie pas). C'était une erreur politique et humaine et il l'a reconnu. Beaucoup lui ont fait des procès d'intention, mais ne les ont pas faits à Robert Badinter. Pourquoi ?

Enfin, une notice de quelques lignes est consacrée au MRAP. Il paraîtrait que la direction nationale est très proche des Indigènes de la République !

Des accusations similaires du Courrier de l'Atlas en décembre 2008 avaient déjà entraîné une mise au point vigoureuse du MRAP. J'attends avec intérêt des preuves de cette collusion.

Écrire « démocratie interne déficiente : de nombreux comités sont en dissidence avec la direction » est ambigu.

Dans toute démocratie, c'est la majorité qui prend les décisions, mais elle doit respecter la minorité, qui respecte de son coté les décisions prises démocratiquement. Qui a failli ? Le Courrier de l'Atlas ne manquera pas de nous donner plus de précisions.

 

Voir aussi :

http://www.afrik.com/article23845.html

 

 

1 Qui n'est pas stricto sensu un journal chrétien, mais défend les positions du « catholicisme intégral ».

2 Dirigeant du PCF, considéré par beaucoup d'auteurs comme le plus lié au « grand frère soviétique » dans les années 1960.

3 Ce qui n'exclut pas une forme d'antisémitisme, la place des Juifs pour ces gens-là n'étant pas en France, mais en Israël-Palestine.

4 Pour ces deux cas, l'alliance est parfois tactique. L'ennemi principal liquidé, on s'occupe de l'allié de circonstance. « Nos alliés objectifs sont les Palestiniens, qui nous aident à déloger les Israéliens. On fait un bout de chemin avec l'allié objectif, et après on lui met une balle dans la tête. » Congrès d'Unité radicale du 22 septembre 2001. Le Monde 17 juillet 2002.

5 Numéro d'Avril 2008, qui avait donné la parole aux contestataires de la ligne majoritaire et à eux seuls, un modèle d'enquête journalistique impartiale.

6 Notamment Prochoix, qui a ouvert largement ses pages à l'opposition interne jusqu'en 2008 inclus.

7 Le Monde 13 janvier 2001

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 07:39

http://www.communautarisme.net/Les-traitres-juifs-d-Alexandre-Adler_a108.html

 

Le 13 octobre, dans un entretien avec Elisabeth Schemla diffusé sur le
site Internet proche-orient.info, Alexandre Adler a déclaré :

« Au fond, Tarik Ramadan, il n'est ni affreux, ni sympathique. Je suis beaucoup plus choqué par des traîtres juifs comme les Brauman et autres. Alors évidemment, Monsieur Mermet, le journaliste Brejnievien, monsieur Langlois, le chef de Politis, quelques autres, ils savent dire les choses autrement. Et c'est comme ça qu'on peut pas les coincer ceux-là. Ces gens là me semblent infiniment plus méprisables, infiniment plus répugnants. »

En quoi ces propos diffèrent-ils réellement des sites Internet d'extrême-droite où l'on pouvait trouver des listes de juifs "traîtres" pour leur engagement dans le conflit israélo-palestinien ?

 

traitresjuifs.jpg

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 11:29

Sur Oumma.com

 

Extrait :

 

France : l’allégeance aux armes et le fichier de la double nationalité, deux aspects d’un même piège démagogique

L’allégeance aux armes, la proposition de Jean François Copé, qui consiste pour tout candidat à la nationalité française ou tout français accédant à la majorité, de prêter un serment de loyauté à la France, comme le fichier de la double nationalité, la proposition de Claude Goasguen, sont les deux aspects d’un même piège de la démagogie qui se referme contre ses auteurs.

L’allégeance aux armes, soit. Mais que faire des objecteurs de conscience ? Des pacifistes ?

Une allégeance n’immunise pas contre la trahison. La collaboration avec l’ennemi de la France, l’Allemagne nazie, a été institutionnalisée par un Maréchal de France, lors de la Deuxième guerre mondiale. Messieurs les législateurs, commencez par réviser vos cours sur l’histoire de France avant de vous lancer dans une entreprise si chauvine.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 21:25

http://www.europe1.fr/France/Des-nouveaux-prenoms-anti-discrimination-726507/

 

Ils s'appelaient Mohammed et Fatima, ils s'appelent maintenant Kévin et Nadia, à la demande de leur mère, qui estime qu'ils pourront plus facilement trouver du travail plus tard !!

Elle ne s'est pas posée la question de l'avenir professionnel de Mohammed-Kévin, s'il a la tête de Jamel Debouzze.

Et tous ceux qui sont très foncés de peau, ils font comme Michaël Jackson ?

Et les femmes victimes de discriminations sexistes, elles changent de sexe ?

"C'est simple, pour éviter les discriminations, fondez-vous dans la majorité !!." C'est le discours de tous ceux qui renoncent à combattre les discriminations.


Je retiens deux types de réactions :

Celle, stupide, de Renée Le Mignot, du MRAP, qui aurait déclaré :

"on ne peut que comprendre cette démarche. La priorité de cette mère, c'est l'avenir de ses enfants, et c'est bien normal"


et celles d'auteurs de commentaires sur cet article, beaucoup plus sensées :

De Danton95 :

En changeant leurs prénoms, ils viennent d'être victimes de leur 1ere discrimination. L'état civil est réputé immuable, pourtant le juge l'a autorisée de manière tout à fait exceptionnelle. Ce qui j'en suis sur fera jurisprudence. On pensera donc que quiconque ne change pas son prénom refuse "l'intégration" ? En voulant gagner, elle a tout perdu cette brave dame.

Ce qui est triste, c'est l'opinion qu'ils auront de leur origine. Obligé de changer son apparence pour se faire accepter, c'est malheureux. Ils auront beau changer de prénom, ils seront toujours ce qu'ils sont et au lieu d'en être fiers, ils dissimulent leur origine. C'est avoir une bien pîetre opinion de soi que d'en arriver là. Sinon pour éviter de faire femme de ménage, le mieux c'est l'école.

de Hinde :

Après le lourd débat sur l'identité nationale, cette maman ne rends pas service aux enfants issus de l'immigration. Il est inévitable de parler d'intégration dans la sphère scolaire ou pro, mais je veux dire à "ces français" qui applaudissent cette action qu'il est temps pour eux de regarder la France telle qu'elle est aujourd'hui : un mélange de cultures.La lutte contre les discri n'est pas gagné

 

Revenons sur le cas de Renée Le Mignot : ou bien elle pense ce que le journaliste lui fait dire, et c'est grave, ou bien elle ne sait pas communiquer auprès des médias, et il ne faut pas qu'elle soit porte-parole !! 

 

Et bien entendu, l'extrême-droite se délecte !! 

 

Rendez-nous Mouloud Aounit !! 

 

Complément du 21 septembre : je rappelle que j'ai toujours scrupuleusement cité mes sources, vérifié mes citations, inséré des liens vers le texte complet dont je citais un extrait, distingué, en utilisant des polices différentes, textes cités et commentaires personnels, permis à tout visiteur du blog de vérifier ce que je disais.

Le texte complet incriminé est le suivant :

"Quand on sait que dans 4 fois sur 5, soit 78,7% des cas, les employeurs favorisent les candidats de types européens, on ne peut que comprendre cette démarche. La priorité de cette mère, c'est l'avenir de ses enfants, et c'est bien normal", commente la co-présidente du MRAP.

J'aimerais maintenant qu'on m'explique comment le changement de prénom permet d'acquérir le "type européen". Même si je choisis le prénom de Kofi, j'aurais beaucoup de mal à faire croire que je suis togolais.

Complément du 22 septembre :

Je ne reproche rien à cette mère de famille, qui a cru bien faire pour le bien de ses enfants, ce qui me choque, c'est que des militants anti-racistes donnent l'impression de se résigner aux discriminations.

Exemple de l'inutilité du choix d'un prénom "intégrant", à propos d'une fille de harki, prénommée Jeannette et ministre de la République, que ça n'a pas protégé.

 


 

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 22:31

 

J'avais remarqué le 3 août le silence assourdissant de Caroline Fourest après les attentats de Norvège. Une visite du site de Prochoix et de son blog personnel montrait ses dernières préoccupations : dénoncer Otto de Habsbourg et colporter des ragots sur Jean-Louis Brochen, le mari de Martine Aubry.

La situation n'a pas évolué depuis cette date.

Par curiosité, j'ai examiné quels étaient les sites amis de Prochoix, en clair la page de liens.

prochoixliens.jpg

Il y a une rubrique « Contre le racisme et l'extrême droite », ce qui est plutôt sympathique, avec les liens suivants :

Ras le Front, proche de l'ex-LCR, a eu son heure de gloire dans les années 1990, et est en sommeil depuis 2007. Espérons un reveil prochain et offensif.

SOS-racisme : les « potes » ont de gros soucis financiers, et SOS a beaucoup de mal à se débarrasser de son image de succursale du PS.

Le troisième lien renvoie vers une page vide de la commission européenne.

La HALDE n'existe plus, regroupée avec d'autres sous la houlette du « défenseur des droits ». Il est vrai que Louis Schweitzer lui avait donné de l'importance, de l'audience et qu'elle gênait.

Sur le fond, aucun de ces liens n'est contestable, même si la liste gagnerait à être mise à jour. Rien à dire non plus pour Extrême-France, un peu d'auto-promotion ne fait pas de mal. Le site n'a simplement pas été mis à jour depuis février 2007.

La LICRA n'est pas citée, on se demande pourquoi.

La LDH et le MRAP ne sont cités qu'indirectement, puisque Prochoix ne mentionne que leurs opposants internes.

Le blog "Quand la LDH dérape" a vécu de mai 2005 à octobre 2006 ». J'y ai lu avec intérêt cet article concernant les réactions de la LDH à l'appel « Un cri contre le racisme et l'intégrisme », cri que j'avais personnellement qualifié d'ambigü.

Je ne savais pas que la LDH avait condamné cet appel, ce qui me réjouit. D'autant plus qu'aujourd'hui, je ne parlerais plus d'ambiguïté, puisqu'au moins un des initiateurs de cet appel, Pierre Cassen, a quitté Respublica pour fonder Riposte Laïque.

Je cite l'article de ce blog, qui rend compte des débats à la LDH :

"Michel Tubiana citant des passages d'article dans Respublica montre que cette mouvance dissimule sous son anticléricalisme et son laïcisme une véritable racisme contre les arabes et les musulmans - non sans parfois des dérapages antisémites.(...) il relève la proximité de cette mouvance avec les thèses de P. de Villiers (...) du point de vue politique, le dialogue est-il possible avec ces gens qui portent atteinte à nos principes fondamentaux et dont la fréquentation nous décrédibiliserait complètement auprès des populations concernées?"

Ce n'est pas mal vu.

Après la LDH, c'est au tour du MRAP, qui a droit à une double ration : deux blogs d'opposants, disparus tous les deux au début de 2011, ainsi que deux autres non cités, ont droit aux honneurs de Prochoix.

Curieuse manière de combattre le racisme que de dénigrer des organisations antiracistes, en se faisant l'écho de groupes minoritaires, mais habiles à appuyer les critiques internes par les externes, et réciproquement.

De là à penser que l'opposition interne au MRAP était téléguidée..


Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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