Syndication

  • Flux RSS des articles

Mes autres sites et blogs

Créer un Blog

Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 08:08

filter-bubble eli-pariserLes médecins et pouvoirs publics ne cessent de nous interpeller au sujet de notre régime alimentaire : une alimentation variée et équilibrée est in-dis-pen-sable à notre santé, disent-ils en substance.

Et si nous décidions d'accorder la même attention à notre régime informationnel ?

Lorsque nous allons chercher de l'information en ligne, les contenus qui nous sont servis sont-il bien variés et équilibrés, ne contiennent-il pas trop d'informations grasses ou sucrées ?

La question ainsi posée par Eli Pariser dans le texte que nous vous proposons ci-dessous peut paraître étrange au premier abord, mais seulement si l'on ignore comment les grands restaurants d'information du Web que sont Google, Facebook ou Yahoo composent les assiettes qu'ils nous servent.

Imaginez un restaurant qui affinerait en permanence sa carte en fonction de ce que vous avez commandé précédemment et, si vous êtes un habitué, en fonction de ce que vous commandez le plus souvent. Seriez-vous étonné, au final, de ne plus avoir le choix qu'entre un steak-frites, une pizza à la viande hachée et des pâtes à la bolognaise, quand votre voisine de table se voit systématiquement proposer un choix de trois salades composées ? Comment pourrions-nous alors découvrir de nouveaux plats ou tout simplement varier nos menus ?

NB : terminons cette présentation en citant le moteur de recherche DuckDuckGo dont le manifeste exclut toute personnalisation des résultats (ainsi que tout pistage )

 

Lire la suite

Par Michel Servet - Publié dans : Internet
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 06:00

Durant le XIXème siècle, le service militaire n'était pas égal pour tous :

Il y avait un tirage au sort et les riches qui avaient "tiré un mauvais numéro" pouvaient se faire remplacer par des conscrits plus chanceux et moins fortunés.

Et il y avait des agences pour mettre en rapport l'offre et la demande, comme en témoigne cette publicité de 1868.

conscription-remplacement.jpg

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 15:10
2961695615_4752f06cce.jpg
Mémorial du génocide à Erevan (Arménie)
Il est en apparence aisé de réitérer les professions de foi d’indépendance des historiens. Nous savons très bien, tous, que la liberté de l’historien est davantage menacée par les lectures officielles du passé – enfermées par exemple dans un pseudo Musée d’histoire de France –, que par une quelconque loi dite « mémorielle ». Si, dans le passé récent, le CVUH a refusé d’entonner l’hymne de la liberté pour l’histoire, c’est que certaines de ces lois parvenaient à faire entendre l’héritage d’un passé malmené. De notre point de vue, le temps était venu de répondre aux attentes en réhabilitant la mémoire des héritiers des victimes des exactions passées auxquelles l’Etat français avait pris largement sa part. Le CVUH n’a jamais pris parti en faveur des lois dites mémorielles, il s’est seulement préoccupé de tous ceux qui, dans l’histoire, telle qu’elle avait été écrite jusque là, ne retrouvaient pas trace des expériences douloureuses du passé. Le génocide des juifs ou la réalité de l’esclavage n’ont pas été écartés de l’histoire en tant que faits. En revanche, la participation active et/ou passive de l’Etat français à ces exactions a été déniée puis passée sous silence, ce qui a conduit à l’effacement des traces des expériences vécues par les acteurs dans le processus historique.

Si les historiens ont pour tâche d’établir et de transmettre des connaissances précises sur le passé, nous le répétons, l’histoire ne leur appartient pas. La Nation, si longtemps mobilisée pour justifier les multiples formes d’assujettissements et d’humiliations, est en droit, si elle le juge nécessaire à un moment de son histoire, de défendre par la loi des valeurs qui touchent au passé, de rendre une forme de justice d’après coup pour compenser, en quelque sorte, une responsabilité engagée dans les catastrophes passées, à condition de s’exprimer dans le respect des connaissances du moment. Nous avons toujours considéré que chacune de ces lois devait être appréhendée dans sa singularité. L’action de la loi Gayssot (juillet 1990) visait par exemple spécifiquement le négationnisme pro-nazi – négation de l’extermination industrielle des juifs d’Europe – dont les méthodes d’imitation perverse des procédures historiennes avaient rendu nécessaire la condamnation. Ces méthodes avaient pour but et en partie pour effet de produire une confusion telle que tout travail de recherche pouvait apparaître faussé. Ni cette loi, ni la loi Taubira (mai 2001) n’ont entravé le travail de recherche historique. Seul larticle 4 de la loi du 23 février 2005 nous apparaissait inacceptable parce que, dans son injonction à porter un jugement éthique sur un fait historique, il portait atteinte à la liberté de l’historien et de l’enseignant.


Le cas du génocide arménien est encore différent. Le CVUH avait approuvé la loi déclarative de janvier 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien, et considère toujours que la responsabilité du déni incombe d’abord à l’Etat Turc. En revanche, le texte voté le 22 décembre dernier par les députés français nous paraît inopportun et politiquement contestable car, en cherchant à pénaliser toute contestation de ce génocide, il entrave plutôt qu’il ne favorise les nécessaires débats avec les intellectuels, les responsables et l’opinion turcs sur la qualification de ce crime et l’écriture de son histoire. Une première version de ce texte, rapportée par le député socialiste Didier Migaud, avait déjà été adoptée par l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2006, avant d’être finalement déclarée irrecevable par le Sénat le 4 mai 2011. Aujourd’hui, la proposition de loi de la députée UMP Véronique Boyer fait suite à la visite du Président de la République en Arménie les 6 et 7 octobre 2011. La France retrouve ainsi les traditions d’ingérence européenne dans la « question d’Orient », quand les grandes puissances instrumentalisaient les frustrations nationales dans la région quitte à attiser les haines. Le dernier acte de la tragédie arménienne s’est d’ailleurs joué loin d’Erevan, lors des traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923). L’initiative actuelle, nullement justifiée par la nécessité de réagir à une forme particulière de discours raciste dans la société française, reflète des positionnements idéologiques et électoralistes qui relèvent d’une instrumentalisation de l’histoire.

Le CVUH.

Retrouvez cette tribune sur le site de Mediapart.
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 07:57

Racisme anti-blancs : un problème social, pas ethnique

Par Selami Varlik

 

http://www.zamanfrance.fr/sites/default/files/styles/full/public/1%20Anissa%20Ben%20Hamouda.jpg

 

Le racisme anti-blanc, expression employée par l’extrême droite à l’occasion notamment du procès contre la porte-parole du Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, soulève de nombreux paradoxes. Pour la doctorante Anissa Ben Hamouda, si le phénomène existe bien, il n’est pas d’ordre ethnique mais social car le blanc représente indirectement le système dominant. 

 

Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), comparaissait mercredi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour propos racistes. La procédure a été initiée par l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), présentée comme une organisation d’extrême droite visant le respect de l’identité française et chrétienne. Cette accusation fait suite à une émission de télévision au cours de laquelle Houria Bouteldja a employé le terme « souchiens » pour désigner les « français de souche ». L’AGRIF a interprété le terme comme étant orthographié « sous-chiens » et lui prête une connotation raciste.Le Dictionnaire de l’extrême droite indique que c’est cette même AGRIF qui aurait introduit l’expression « racisme anti-blanc » au début des années 80. Pour ces milieux d’extrême droite, qui ont fait de ce thème un cheval de bataille, il s’agissait de retourner l’accusation de racisme. Tarik Yildiz, auteur de Le racisme anti-blanc – Ne pas en parler : un déni de réalité(Puits de Roulle), estime que le constat doit être fait afin de « poser le débat ».

 

 

Lire la suite


 

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 20:35

zaman

La rédaction est proche du parti au pouvoir AKP. C'est ce qui donne son intérêt à cet éditorial du 24 décembre 2011 :

 

La France a donc maintenu avec beaucoup d’obstination sa volonté d’adopter un texte de loi réprimant d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende toute déclaration niant le génocide arménien. Un texte qui vise directement la Turquie qui reconnaît le massacre de centaines de milliers d’Arméniens mais nie le caractère planifié de leur mort. Pourtant, cette arme politique brandie par Paris contre Ankara, loin d’exprimer la force d’une conviction historique, aura démontré toute les incohérences et le désordre caractéristique de la position française sur ce dossier.  D’abord, les nombreux efforts de rapprochements diplomatiques entre Ankara et Paris qui s’étaient illustrés par la visite du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et par l’adoption d’une position commune sur la crise syrienne. Ce rapprochement qui intervenait après un long gel de ces relations en raison du refus français d’accepter l’adhésion de la Turquie dans l’UE, est maintenant réduit à néant. La principale victime de ce recul politique sera évidemment le peuple syrien qui voit s’envoler, à travers l’effritement de l’alliance politique turco-française, tous ses rêves de démocratie. Ensuite, la terrible contradiction de la position juridique de la France, capable de faire voter en 2005 une loi vantant les bienfaits de la colonisation française, en Algérie notamment, puis six ans plus tard, défendre la condamnation de tous les génocides et crimes contre l’humanité, les siens y compris. S’agit-il ici d’une position schizophrénique des autorités françaises, d’amnésie ou plus prosaïquement, de cynisme politique à l’approche des élections ? Ce qui est certain, c’est que le lent processus de travail critique mené en Turquie sur l’histoire officielle se voit soudain fauché par une autre version officielle de l’histoire. Il n’est pas sûr que les peuples européens sortent victorieux de ce nouvel acte des relations mouvementées entre la Turquie et la France. Il est surtout dommageable qu’une nation comme la France qui a su faire la paix avec son vieil ennemi allemand n’ai pas souhaité le même destin au couple turco-arménien.   

 

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Turquie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 14:43

J'ai traité à de nombreuses reprises du cas le l'OMPI (Organisation des Moudjahidines du peuple iranien), y compris pour regretter que certaines organisations françaises de défense des droits de l'homme (France-Libertés, MRAP) refusent de se poser des questions sur les caractéristiques de cette organisation.

http://www.contre-dits.com/wp-content/uploads/2008/07/radjavi1.jpg

 

Article source de l'image : http://www.contre-dits.com/?p=623


21 juin 2009  Iran : qui sont les Moudjahidins du peuple iranien (Radjavi) ?

21 décembre 2009 Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Une étude intéressante

19 mars 2010  Les "pays sûrs" selon l'OFPRA

15 novembre 2010 Les associations anti-racistes et l'Irak

9 janvier 2011 Irak : les priorités de la direction du MRAP

16 janvier 2011 Radjavi & Cie

13 avril 2011 L'organisation des moujahidines du peuple d'Iran (OMPI) est-elle fréquentable ?

17 août 2011 Les mouvements anti-racistes français et la situation internationale

18 octobre 2011 Moudjahidines d'Iran : le lobby des élus (L'Express)

 

Je reproduis un communiqué équilibré d'HRW :

 

Un site sécurisé doit être établi afin de permettre l’évaluation des demandes de statut de réfugié des résidents du camp Ashraf

(New York, le 30 novembre 2011) – Les dirigeants du groupe iranien d'opposition en exil des Mojahedin-e Khalq (Organisation des Moudjahidines du peuple iranien, OMPI) et le gouvernement irakien doivent coopérer pleinement avec l'agence des Nations Unies chargée des réfugiés, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

Le gouvernement irakien et les dirigeants de l’OMPI doivent permettre aux ressortissants iraniens qui sont hébergés dans le camp d'Ashraf, en Irak, et dont le nombre est supérieur à 3.200, de se reloger en lieu sûr, sous la supervision de l'ONU, avant la date butoir du 31 décembre 2011 fixée par le gouvernement irakien pour la fermeture de ce camp, a ajouté Human Rights Watch. Et tous les deux doivent donner au Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) assez de temps pour effectuer des entretiens privés et confidentiels avec chacune de ces personnes, afin d'évaluer leurs demandes de statut de réfugié.

« À tout moment, le danger s'accroît pour les résidents du camp », a déclaré Bill Frelick, directeur du programme Réfugiés à Human Rights Watch. « Le meilleur moyen d'assurer la sécurité des résidents du camp Ashraf est de leur donner la possibilité de présenter individuellement aux Nations Unies, en un lieu sûr, leurs revendications du statut de réfugié. »

Le camp d'Ashraf, renommé récemment le camp New Iraq ( « Nouvel Irak »), a déjà été le théâtre de deux accrochages sanglants entre les forces de sécurité irakiennes et les résidents du camp. Lors du plus récent, le 8 avril 2011, 36 résidents du camp ont été tués. Le 29 juillet 2009, 9 résidents avaient été tués. Après ces incidents, Human Rights Watch a appelé les autorités irakiennes à protéger les résidents du camp et à enquêter de manière transparente sur ces deux événements.

Les forces de sécurité irakiennes, ainsi que la hiérarchie de l’OMPI, doivent éviter les effusions de sang et autoriser les résidents à quitter le camp d'Ashraf et à s'entretenir en privé avec les membres du HCR sans avoir à craindre de représailles de la part des dirigeants du camp ou des autorités irakiennes, a affirmé Human Rights Watch.

Les Nations Unies ont proposé de superviser la totalité du processus d'évacuation des résidents du camp d'Ashraf et de se tenir à leurs côtés dans un lieu de transit sécurisé. Le Haut Commissaire des Nations Unies aux réfugiés a également accepté d'évaluer les demandes de statut de réfugié des résidents du camp qui ont déposé une demande d'asile politique et de rechercher des solutions durables pour ceux d’entre eux qui seront reconnus comme des réfugiés.

Human Rights Watch a documenté des violations des droits humains commises par des représentantsde l’OMPI à l'encontre des résidents du camp d'Ashraf qui contestaient leur autorité.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement irakien à autoriser les anciens résidents du camp d'Ashraf qui remplissent les critères d'obtention du statut de réfugié, à rester en Irak dans des conditions conformes à la loi irakienne et au respect de leurs droits humains fondamentaux, jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée pour eux.

De son côté, le gouvernement iranien doit accepter le retour volontaire des anciens résidents du camp d'Ashraf qui souhaitent rentrer au pays dans la sécurité et la dignité, selon Human Rights Watch. Par exemple, ces résidents ne doivent pas être contraints de faire des confessions devant des caméras de télévision, comme cela s'est produit dans le passé selon le témoignage d'autres anciens membres de l’OMPI, et le gouvernement doit assurer leur liberté de déplacement, y compris le droit de quitter l'Iran. Il doit aussi accorder un plein accès aux organisations internationales indépendantes pour qu'elles supervisent les conditions du retour des anciens résidents du camp.

Du fait que certains ex-résidents du camp d'Ashraf ne seront en mesure ni de rester en Irak ni de retourner en Iran dans de bonnes conditions de sécurité, Human Rights Watch a également appelé d’autres gouvernements à répondre favorablement et sans retard aux recommandations d'accueil d'anciens résidents du camp présentées par le HCR, ou à autoriser le retour sur leur territoire de certains résidents d'Ashraf à qui ils avaient précédemment délivré un passeport.

Le gouvernement irakien doit faire en sorte que toute personne appartenant à l’OMPI et faisant l'objet d'accusations de crimes en Irak ou pour qui une demande d'extradition a été émise, bénéficie de toutes les garanties d'une procédure équitable, transparente et juste et il doit également assurer qu'aucune de ces personnes ne soit soumise à la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, que ce soit en Irak ou en Iran.

Créée en 1965, l'organisation des Moudjahidine du peuple était à l'origine un groupe armé qui militait contre le gouvernement du shah d'Iran. En 1981, deux ans après la révolution iranienne, le groupe est entré dans la clandestinité après avoir tenté de fomenter un soulèvement armé contre l'ayatollah Ruhollah Khomeini. Après une période d'exil en France, la plupart des responsables du groupe se sont installés en Irak en 1986, même si ses plus hauts dirigeants sont restés en France.

En 1997, les États-Unis ont classé le groupe parmi les organisations terroristes étrangères et il figure toujours sur la liste de ces organisations dressée par le Département d'État américain. L'Union européenne a également considéré ce groupe comme une organisation terroriste étrangère mais depuis, elle l'a retiré de sa liste. De nombreux Irakiens ont affirmé que les membres du groupe ont pris une part active à des campagnes menées contre les opposants au régime de Saddam Hussein. La chute du gouvernement de Saddam Hussein en avril 2003 a mis fin aux soutiens financier et logistique que le groupe recevait en Irak.

Par Michel Servet - Publié dans : Iran
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 18:00
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 13:49
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 09:30

http://img.over-blog.com/300x169/0/52/84/62/divers/carrel.jpgUn article de l'Est Républicain de ce jour,  à propos d'une incendie dans le quartier des Planchettes à Verdun, m'apprend qu'il y a encore une rue Alexis Carrel dans cette ville.

Qui est ce monsieur ?

La parole à ce blogueur indigné (en 2008) :

 

 

 

 

 

 

Hier, en essayant de contourner les travaux de la rue de Metz, je me suis retrouvé face à une plaque de rue portant le nom d'Alexis Carrel. Il n'est pas dans mes habitudes de pousser des coups de gueule sur ce blog mais il me semble que dans ce cas précis, cela est plutôt légitime. Au passage, si des élus du Conseil Municipal de Verdun lisent ceci je les invite à imprimer cet article et à prendre les mesures qui s'imposent.

Qui est Alexis Carrel ?

Chirurgien et biologiste français né à Lyon en 1873, il est surtout connu pour le prix Nobel de physiologie et de médecine qu'il obtint en 1908 pour ses travaux sur la chirurgie thoracique et sur la culture de tissus. C'est donc tout naturellement, à l'occasion du centenaire de sa naissance en 1973, que l'on donna son nom à des rues, mais aussi à des instituts, des collèges et même à une université. Mais dans les années 90 une étrange campagne de débaptisation débuta ; c'est en effet à cette époque que l'on se rendit compte que le bonhomme n'était pas si vertueux qu'il en avait l'air.

En 1935, Alexis Carrel publie un livre intitulé "L'Homme cet inconnu", manifeste en faveur de la solution eugéniste des problèmes sociaux. On peut y lire : "Il est nécessaire de faire un choix parmi la foule des hommes civilisés. Nous savons que la sélection naturelle n’a pas joué son rôle depuis longtemps. Que beaucoup d’individus inférieurs ont été conservés grâce aux efforts de l’hygiène et de la médecine. Que leur multiplication a été nuisible à la race". Dans le dernier chapitre de ce livre il expose sa solution : pour les individus inadaptés et pour "ceux qui ont gravement trompé la confiance du public, un établissement euthanasique pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique".

Un an plus tard, dans la préface à l'édition allemande du même ouvrage, il écrira : "En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux". Rappelons juste qu'Hitler est alors au pouvoir depuis trois ans.

En 1941, Alexis Carrel est membre du Parti Populaire Français, principal parti fasciste français d'avant guerrre et parti collaborationniste de 1940 à 1944. A la libération, plusieurs de ses compagnons furent condamnés à mort pour "intelligence" avec l'ennemi (parmi lesquels Georges Suarez). Le docteur Carrel échappa à la peine de mort grâce à une crise cardiaque qui lui fut fatale le 5 novembre 1944.

Comme si cela ne suffisait pas, ses compétences médicales sont également remises en cause, il faut dire que ses attestations de guérisons miraculeuses à Lourdes, alors qu'il était étudiant en médecine, n'ont pas laissé le milieu médical indifférent. Dans l'article "Dr Carrel’s immortal cells" publié dans la revue Medical History en 1980, J. A. Witkoski dénonce également la fraude scientifique de Carrel pour son travail tendant à démontrer l'immortalité des cellules. Et pour enfoncer le clou, le Quotidien du Médecin publie un article en octobre 1996 prouvant que les travaux qui avait valu son prix Nobel à Alexis Carrel avaient été publiés six ans plus tôt par le chirurgien lyonnais Jaboulais dans le périodique Lyon Médical.

Avec une telle biographie il n'est donc pas étonnant que l'Université Alexis Carrel de Lyon ait été débaptisée en 1996. Il en est de même pour des dizaines de rues à Grenoble, Metz, Béziers, Montpellier, Belfort, Limoges, Sarcelles, Blois, La Roche-sur-Yon, Brest, Dunkerque, Nantes, Nîmes, Perpignan, Quimper, Saint-Brieuc, Tourcoing, Tours, Noisy-le-Sec, Taverny, Paris, Reims...

Pour le symbole, la ville de Saint-Brieuc a choisi le nom d’Anne Frank pour remplacer celui du théoricien de l'eugénisme. Je suis sûr que les élus et les historiens verdunois trouveront un scientifique ou un résistant local pour corriger cette petite faute d'inattention. Et s'ils manquent d'idées, n'hésitez pas à leur faire des propositions.

PS : il faudra également penser à changer le nom de l'arrêt de bus ;)

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 20:10

naji.jpg

 

Une vague « morale » internationale, proche de celle régnant au XIX° siècle, est invoquée par les puissances occidentales alors qu’il est fait silence sur le droit international qu’elles considèrent – au mieux- comme un simple faisceau de procédures.

Cette « morale », produit occidentaliste de substitution, se concilie parfaitement avec la violation flagrante des principes fondamentaux constituant le cœur de la Charte des Nations Unies et avec un mépris ouvert vis-à-vis de l’ONU lorsque le Conseil de Sécurité, organe oligarchique est neutralisé par les divisions entre les grandes puissances et qu’il ne peut être en l’occurrence, instrumentalisé par certaines d’entre elles.

Les États-Unis, la France, la Grande Bretagne se considèrent toujours comme la « seule force capable de porter un projet de civilisation », tout en s’opposant lorsque leurs intérêts économiques et financiers ne coïncident pas.

Les opérations militaires ainsi que les ingérences indirectes se multiplient. Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire Général de l’OTAN, les annonce lui-même : « Comme l’a prouvé la Libye, on ne peut pas savoir où arrivera la prochaine crise, mais elle arrivera » (5 septembre 2011).

L’inquiétude manifestée par les États du Sud authentiquement indépendants n’est pas prise en compte. Les paroles de Thébo Mbeki, ancien Président d’Afrique du Sud sont significatives : « Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre » (20 septembre 2011).

Par contre, en France, une quasi unanimité s’est manifestée pour applaudir aux opérations de guerre menées contre la Libye, ainsi qu’à l’exécution sommaire de M. Kadhafi. De B.H. Lévy au Président Sarkozy, via Ignacio Ramonet, de l’UMP au PCF (bien qu’avec quelques réserves) via le PS, ainsi que tous les grands médias (de Al Jazeera au Figaro), on a « au nom d’un massacre seulement possible, perpétré un massacre bien réel, alimenté une guerre civile meurtrière » [1]et admis la violation d’un principe essentiel toujours en vigueur, la souveraineté d’un État membre des Nations Unies.

Il en a été de même dans la plupart des États occidentaux qui n’ont pas porté le moindre intérêt aux propositions de médiation de l’Union Africaine ou du Venezuela ni voulu confier à l’ONU la responsabilité d’une négociation ou d’une conciliation.

L’esprit de guerre s’est imposé dans l’urgence sans réaction d’une opinion non concernée en raison de la disparition de l’armée de conscription et de la professionnalisation (voire de la privatisation au moins partielle comme en Irak) des conflits armés.

Si la gauche française n’a pas manifesté son opposition alors qu’elle l’a fait dans le passé contre diverses agressions occidentales, c’est, qu’au-delà du « démocratisme » de rigueur, il s’agissait d’Africains et d’Arabes et de problèmes du « Sud », non électoralement rentables, en considération de l’état idéologique moyen des Français à la fin du mandat de N. Sarkozy [2].

Si la droite, particulièrement les conservateurs français, opte pour des ingérences de plus en plus ouvertes dans les pays du Sud, c’est, qu’au-delà des intérêts économiques (notamment énergétiques) des grands groupes installés dans le Sud, les aventures extérieures sont toujours bienvenues en période de crise intérieure grave.

Le résultat global c’est, sinon la mise à mort du droit international, du moins sa mise en état de coma dépassé [3].

 

Article complet

Par Michel Servet - Publié dans : Libye
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Pages archivées

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés