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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 07:45

Ses voeux en 2011.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jean Kieffer, c'était le style "je construis d'abord et je demande le permis de construire ensuite, c'est plus rapide !!", ou bien "le terrain n'est pas à moi, c'est pas grave !!"

Il est mort en 2011.

 


Amnéville - Voeux du Dr Jean Kiffer pour 2011 par galaxie57

Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Politique
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 22:24

aijd

LA LETTRE DE   DROIT-SOLIDARITE
                     (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)
                                   ________________________________________________________


                 c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - neuvième année. Janvier 2012 n° 94     

POUR LA NOUVELLE ANNEE
Les meilleurs voeux que nous puissions faire à nos lecteurs, c'est la réalisation de ceux de déconvenue, d'échecs, de déception et de défaite que nous faisons pour les apôtres de la rigueur, ses profiteurs, ses organisateurs et ses serviteurs, affirmés ou déguisés, 

« PAN SUR LE BEC », DIRIONS-NOUS SI NOUS ETIONS LE « CANARD »   Car nous avons commis une erreur en imputant au pouvoir en place l'idée que la France cède son siège de membre permanent à l'ONU à l'Union Européenne. Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches. Il semble au demeurant que cette idée saugrenue ait été abandonnée. Nous n'en maintenons pas moins ce que nous en disions, à toutes fins utiles.

ARTICLE 6 !!!!  « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit au travail qui comporte le droit qu'a toute personne d'obtenir la possibilité de gagner sa vie par un travail librement choisi ou accepté et prendront les mesures appropriées pour sauvegarder ce droit ». En conséquence de quoi, nos gouvernants peuvent s'enorgueillir de battre les records de chômage. Déjà, à propos de l'article 11, nous proposons de rappeler à toute occasion à ceux qui ont l'impertinence de nous gouverner les obligations résultant du Pactes des Nations Unies sur les Droits Ecnomiques Sociaux et Cuilturels. Mais le chomage y est peut-être l'infraction la plus insupportable  On sait ce que représente pour les jeunes ce refus de leur permettre de construire leur avenir dans toutes ses composantes, mais plus généralement la forme d'exclusion que produit la privation de motivations et d'insertion socio-professionnelles et donc de désespérance.  Et pourtant ce chômage n'est pas une fatalité. Comment s'en étonner quand les délocalisations ne sont combattues que dans les mots électoralistes, quand on programme les coupes sombres dans la fonction publique, quand tout est subordonné au critère du profit privé aux dépens de l'utilité sociale. A lui seul, ce record de chômage est  le plus terrible acte d'accusation d'une politique et de ses coupables.


LA SNCF, SINISTRE NOVATRICE EN CONCURRENCE  FERROVIAIRE Les usagers, ce mois de décembre, ont eu avant l'heure leur cadeau de Noël : des horaires bousculés, obligeant nombre d'entre eux à ne plus pouvoir compter sur le train pour rejoindre leur lieu de travail....Et tout ça parce que l'introduction du privé oblige à leur faire de la place....et à leur convenance. On leur vend du rail, et il faut s'arranger avec ce qu'on garde. Pourquoi donc les transports resteraient-ils un service public ? Et pourquoi le sol destiné à sa desserte lui demeurerait exclusif. Cette nationalisation-là n'était même pas un méfait de la libération et du programme du CNR, mais du Front Populaire. Comme le disait Pétain (dont les mânes, fidélement célébrées à Douaumont voici quelques jours ont dû frémir d'aise), « Finis les mensonges qui nous ont fait tant de mal ! ». On ne peut pas satisfaire à la fois le privé et le puiblic. Alors, le public doit laisser la place au privé, et peut importent les usagers, qui ne sont plus que des clients.


OUI A LA RIGUEUR, MAIS PAS LA MEME !  La « rigueur » qu'on nous prêche, c'est celle au sens de laquelle on dit qu'un hiver va être « rigoureux », c'est-à-dire difficile à vivre. Mais il est un eutre sens de la rigueur, qui consiste à « faire preuve de rigueur ». Mais c'est alors du rigorisme, qui commande de faire preuve de rigueur dans l'application des principes et notamment de la part de ceux qui ont à gérer nos intérêts communs, et n'ont reçu mandat que pour cela, de les gérer dans l'intéret commun et non dans celui de quelques-uns.


DEMAGO « MADE IN FRANCE » L'Europe est trop compromise dans les rigueurs qu'on promet aux Français pour que la compétition électoaliste ne commande pas un assaut de cocoricos. Mais on est en droit de s'interroger sur leur sincérité et leur crédibilité quand rien n'est fait de sérieux pour combattre les délocalisations et que n'est pas mise en question l'obligation de respecter les règles de la concurrence libre et non faussée qui interdit le soutien aux entreprises nationales.


FINI LE ROUGE SUR LES PETITS POIS !  Annoncé, puis démenti : les magistrats vont-iis être interdits de légion d'honneur.  En « avocats du diable », on pourrait dire qu'aussi bien que la discrimination dans l'avancement a  longtemps été une façon de contourner une indépendance insuffisamment garantie par l'inamovibilité, l'octroi discriminé d'une décoration pourrait être un moyen de porter atteinte à cette indépendance. Pourtant il suffirait alors d'y porter le même remède que pour les garanties de carrière, en y introduisant la consultation du Conseil Supérieur. Mais quand la dite décoration vient d'être attribuée successivement à deux « héros » de l'OAS condamnés pour crimes de sang, il n'y aurait rien d'illogoique à ce qu'on ne puisse pas la donner à la fois aux coupables et aux justiciers.


CES PROCUREURS QUI OSENT SE PRETENDRE « DE LA REPUBLIQUE » Les procureurs en grève ! À presque 100 %; Pour pouvoir faire leur travail dans des conditions qui leur permettent d'assurer un procès régulier. Quelle satisfaction que voilà que ces procureurs nous  procurent !


GRANDEUR ET SERVITUDE DU SUFFRAGE UNIVERSEL  Incontestablement, le suffrage universel a marqué la première étape essentielle  de la démocratie; La preuve en est dans le temps qu'il a mis à s'imposer comme vraiment universel, n'étant d'abord que censitaire, attendant un siècle et demi pour inclure les femmes ! Mais comme tant d'autres conquêtes il aura été récupéré au service de son contraire : d'abord par la réduction de la démocratie à l'élection, puis la dérive de celle-ci, moyen d'exercice d'une souveraineté populaire permanente, en moyen de transfert de ce pouvoir aux élus pour le temps de leur mandat, alos que l'article 3 de la Constitution dit «  la souveraineté nationale appartient au peuple français qui l'exerce par ses représentants » et non « dont les représentants l'exercent pour lui »). Mais le pire aura sans doute été l'élection du Président de la République au suffrage universel, dont l'évident caractère plébiscitaire, et donc populiste l'autorise à mettre sa légitimité en compétition avec celle du Parlement. Et voici que se préconiserait d'élection au suffrage universel d'un Président européen ! Au moment où les oracles des « marchés » revendiquent une centralisation européenne renforcée, et où l'expérience en a montré que le retour nécessaire à la démocratie comporte au premier plan l'abolition du Présidentialisme. Mais ce ne sont que des murmures.

QUI EN EUT DOUTE ?  C'était dans le Monde du 1er décembre, une tribune intitulée «  Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe ». Nous entendons souvent cette exhortation de nos amis d'Outre Atlantique qui ne comprennent pas qu'à leur différence nos Etats ne sont pas comme les leurs des circonscriptions administratives d'un ensemble sans racines historiques différentes. Mais aujourd'hui c'est l'exhortation à un superétat européen, comme moyen plus efficace pour la domination des intérêts financiers qui veulent ainsi briser les instruments étatiques de résistance des peuples. De qui donc alors est cette tribune ? De Laurence Parizot, bien sûr, la fidèle et authentique porte-parole du patronat. On ne pouvait pas espérer certification de l'idée sous meilleure signature.

EUROPE : VERTICALE OU HORIZONTALE ? C'est l'affolement : l'Europe au bord de l'implosion. Le remède ?  De la poigne ! Madame Parizot l'a bien dit : des Etats-Unis d'Europe, ce qui permettrait une meilleure gouvernance des financiers sur les peuples. A la manière dont un militant de gauche peut se déterminer a contrario de ce que dit le Figaro, on  peut en déduire que le salut dees peuples est dans une inversion des rapports de pouvoir, et donc, comme le voudrait la Charte des Nations Unies, en substituant à une logique centralisée et « verticale » du pouvoir sur les peuples une logique décentralisée et « horizontale » de coopération de peuples libres et égaux. Cela ne demanderait pas un grand effort d'imagination, mais simplement de ressortir des cartons l'accord européen dit « Acte Final de la conférence d'Helsinki » de 1975; Helas ! c'était au temps où l'Europe était divisée en deux blocs, ce qui frappe le document d'infamie, mais quiconque.aura la curiosité d'en revisiter les trois « corbeilles », sur la sécurité mutuelle, les Droits de l'Homme et les relations économiques, se demandera pourquoi ce qui était possible quand l'Europe était divisée en deux blocs antagonistes ne le serait pas davantage encore aujourd'hui où elle ne l'est plus.


ON Y AVAIT CRU  Dans notre numéro de novembre, nous avions cru pouvoir saluer une « grande première » avec l'annonce que le Procureur de la CPI enquêtait en Cote d'Ivoire sur les crimes commis de part et d'autre. L'information était exacte, mais l'hommage était-il prématuré, et l'avenir le démentira-t-il ? C'est à craindre dans la mesure où à ce jour Bagbo est déféré, mais pas Ouattara ni personne de son camp. A suivre !

DEMOCRATIE MADE IN ANKARA  La répression contre les Kurdes vient de franchir une étape d'une extrême gravité que nous ne pouvons mieux exprimer qu'en reproduisant ci-après la déclaration que DS a émise à ce sujet : 
Droit Solidarité a été informée des faits extrêmement graves de répression contre les avocats turcs assurant la défense des militants kurdes. L'association s'apprêtait déjà à exprimer sa plus vive protestation, et à appeler toutes les organisations de défense des droits de l'Homme à exprimer la leur quand de surcroit est parvenue l'information qu'un avocat italien venu en mission d'observation et de défense avait été arrêté à la frontière et détenu avant d'être refoulé. Ces faits sont extrêmement graves et disqualifient toute prétention des autorités turques à une qualification démocratique. Il est urgent, si elles veulent bénéficier de ce crédit, qu'elles mettent fin à cette situation, reconnaissent et garantissent le dorit des kurdes à la libre expression de leurs droits, et à leurs défenseurs de bénéficier des garanties attachées à leur mission.


MUMIA : UNE VICTOIRE A PARACHEVER Sauvé de la mort, c'était la priorité et une preuve de plus que l'action paie.  Mais ce n'est pas suffisant. Mumia a été déclaré coupable à la faveur d'un procès où aucune des règles d'un procès équitable n'a été respectée. Il a été établi que les témoins à charge ont menti. Il ne doit pas rester en prison, et le principe de présomption d'innocence impose au minimum un procès en révision.  


UN « PHILOSOPHE » A PRENDRE TRES AU SERIEUX Jaurès n'a-t-il pas dit que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage » ? Marx n'a-t-l pas écrit que le capitalisme fait la guerre pour détruire du capital mort et se procurer ainsi le capital vivant de la reconstruction ? Des experts militaires mal pensant ne nous ont-ils pas expliqué que les guerres en Asie occidentale visaient de la part de l'Occident à s'assurer des positions dans la perpective stratégique d'une guerre avec un Orient axé sur le Russie et la Chine ? N'est-il pas vrai que l'acuité de la crise systémique actuelle du capitalisme peut faire craindre qu'il la résolve par une fuite en avant dans les pires aventures ? Et voilà que, dans le Monde l'éminent expert Gluksman prenant le relais de son confrère BHL  pourfend en bloc et dans un ciblage solidiaire « les autocrates post-soviétiques  et post-maoistes », dans une démarche ô combien prometteuse, puisque le titre est tout simplement « Après Khadafi, Poutine ?». On n'est pas obligé d'être un défenseur de Poutine pour en conclure qu'il ne s'impose pas d'envoyer sur Moscou les drones de l'OTAN.


LE NIVEAU DE L'ATLANTIQUE MONTE ENCORE On avait déjà remarqué depuis lontemps qu'avec le réchauffement climatique le niveau de l'Atlantique avait dû fortement monter pour que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord s'applique jusqu'en Afghanistan. Voilà maintenant qu'il étend ses compétences jusqu'au Pakistan Mais on dit que si les flots de l'Atlantique gonflent ce n'est pas en raison du réchauffement climatique, mais par l'apport de la bave de quelques bavures......


BILANS  Alors que les Etats Unis quittent l'Irak, après y avoir sévi neuf ans, de nombreux commentaires parmi les  moins suspects de complaisance s'accordent sur le mot « échec », en confrontant la place prise par les talibans et la facture en pertes humaines, et, comme le dénonce l'article 26 de la Charte, en sommes détournées des besoins de l'Humanité. Mais on ne pense pas toujours à y intégrer les bénéfices (notamment) d'Halliburton, dont l'un des principaux dirigeants des Etats-Unis était aussi l'un des principaux dirigeants, et acteurs de l'aventure, Mais comment donc se dit « conflit d'intérêts » en anglais ? Et pour faire pendant à ce glorieux bilan, on nous rapporte de Tripoli, que la population, comme à d'autres endroits majeurs tels que Syrte, ne supportent plus, en raison de leur brutalité et de leurs exactions, les Bons Héros Libérateurs, symboles de la liberté et de la démocratie made in BHL.Vive l'ingérence humanitaire !

De l'AIJD et d'ailleurs

On rend compte
9 décembre  DS a reçu une victime des attaques à l'acide qui sévissent au Bangla Desh et dans la région, et un représentant de la Fondation de solidarité. Plutôt qu'un résumé nous publierons un compte-rendu en annexe de notre prochain numéro.
15 décembre DS a fêté ses 20 ans. De nombrex amis s'étant excusés pour raison de santé ou d'autres obligations de cette fin d'année, nous publions ci-après l'allocution de notre co-président Manfred Gouett, où l'on verra combien, avec nos faibles moyens, le bilan est astisfaisant et encourageant.


On annonce :
Le 24 janvier à Paris de 18 à 20.30, Assemblée Nationale Salle 6403, 26 Rue de l'Université 75007 Paris            « Où va la politique extérieure de la France? Où va la France? » avec participation de Droit-Solidarité.   
Le 3 ou le 10 mars, à Paris, journée d'échanges sur le thème : « La Dette, la rigueur, mais de quel droit ? »
Du 14 au 17 mars, à Marseille DS participera au Forum Alternatif International de l'Eau.
Fin 2012 à Paris Conférence internationale de l'AIJD pour un nouvel Ordre Economique International Démocratique.
 
On nous écrit


Des Philippines Nous avons eu l'occasion en son temps de donner écho à l'action de l'AIJD pour les 43 médecins et infirmiers emprisonnés sous l'accusation de terrorisme sous la présidence d'Arroyo pour avoir participé à un stage de formation dans une structure populaire d'opppsition. Lors de la tenue à Manille de la 5è conférence des pays d'Asie et du Pacifique de l'AIJD une délégation avait rencontré la ministre de la justice sous la nouvelle présidence Aquino, et les 43 ont été libérés. Mais nos amis de l'association philippine (l'Union Nationale des Juristes du Peuple) agissent maintenant pour que les crimes commis par le régime Arroyo ne restent pas impunis.
De Colombie ;   Le syndicat des Travailleurs des entreprises de Cali a saisi l'OIT du cas des 51 travailleurs licenciés par l'entreprise Sitraemcali. La démarche est à suivre. Ils demandent l'appui de l'AIJD. Nous les avons assurés du nôtre.

Pas de quoi rire
« In cauda venenum » : « ils veulent abolir la prostitution.?...,.....Pu...tain! »
Aux écologistes : On ne commencera à vous situer à gauche que quand vous mettrez dans votre programme une réforme des règles de la circulation qui veulent que pour que les Verts puissent passer, il faut que les Rouges s'arrêtent !
Le parti communiste, première force d'opposition à Poutine : Au secours ! Les Russes reviennent !
De vrais sauvages  Les Coréens du Nord, bien sûr ! Rendez-vous compte: ils ne savent même pas compter sur leurs doigts. C'est le 3è Kim, et ils l'appellent Kim Jong Un !
Droit au logement :  Ils sont déjà combien sur la liste, pour avoir un logement social à l'Elysée ?
Rassurant: Dans le Monde du 23 décembre : « Les orang-outangs en péril d'être décimés ». Pas grave, ils ne seront pas exterminés, et il restera 9 sur 10.
« Rien de ce qui est humain ne nous est étranger »  Belle devise. Dommage que Claude Guéant soit dislexique . Ca donne : « Rien de ce qui est étranger ne m'est humain »
On n'avait pas compris Quand on nous a dit que pour enrayer le chômage il fallait remettre en question les 35 heures, on a crié au fou, car augmenter le temps de travail de chacun allait encore réduire les emplois disponibles. Mais après tout, s'ils veulent remettre en cause les 35 heures pour enrayer le chômage, c'est peut être pour faire la semaine  de 24 h ?

CE QUE NOUS FAISONS VOUS PLAIT ? VENEZ LE FAIRE AVEC NOUS !
Droit Solidarité n'est pas une association de juristes mais de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit, dont des juristes. C'est le moment d'adhérer, notamment pour mener avec nous la campagne « le droit est un combat citoyen »!


ANNEXE


 15 décembre 2011 - 20 ANS DE DROIT-SOLIDARITE :
 Le mot du co-président, Manfred Gouett.
Chères dames, chers messieurs
  DROIT-SOLIDARITE a 20 ans. Mais avant de nous réjouir de cela, je voudrais vous inviter à revisiter ensemble notre parcours.
 L’association s’est créée en 1991, et l’objet indiqué par ses statuts est :
 Le développement et l’approfondissement de la coopération et de la solidarité des juristes et des non juristes qui veulent oeuvrer dans le domaine du droit, pour apporter, par l’outil du droit, notre contribution à l’action de tous ceux qui luttent contre un ordre fondé sur la domination, et pour l’instauration d’un nouvel ordre de libération, de justice et de paix, en France et dans le monde, par la coopération de peuples libres et égaux .


 DROIT-SOLIDARITE a ainsi œuvré à assurer la continuité, dans la nouvelle situation mondiale, de la présence des juristes français dans le mouvement international interdisciplinaire des juristes sur la base de la Charte des Nations Unies et des pactes de 1966 sur les Droits de l’Homme.
 Au plan national , DROIT-SOLIDARITE a organisé diverses réunions -débats, notamment pour la judiciarisation du Pacte de 1966 sur les Droits économiques, sociaux et culturels


.DROIT-SOLIDARITE  publie régulièrement depuis novembre 2003 une « Lettre » mensuelle de 4 pages diffusée par Internet à près de 300 adresses en France et une quarantaine d'adresses de juristes francophones de l'étranger, et a publié en son temps un supplément consacré au « NON » au projet de constitution européenne,


 DROIT-SOLIDARITE a engagé depuis octobre 2006, un cycle de débats sur « le Droit entre régression et progrès » pour valoriser la prééminence des textes de droits fondamentaux sur les « lois-écrans »
.Dans ce cadre elle a d’abord tenu une rencontre de mise en place générale, puis :
-une, sur le droit au logement,
 -une, sur le droit à la santé et sur le droit au travail avec en perspective d’autres dont, le droit à l’éducation, etc.…


 DROIT-SOLIDARITE a organisé en janvier 2011 une rencontre pour le lancement d'une campagne sur le thème « Le Droit est un combat citoyen », à laquelle elle en articule une autre, pour le respect de l'article 11 du Pacte des Nations Unies , reconnaissant le droit de toute personne et de sa famille à un niveau de vie suffisant.
  Cette campagne pour le DROIT COMBAT CITOYEN , a déjà donné lieu à de premières réunions-débats que nous ambitionnons de démultiplier.
  Nous projetons également pour le début de mars 2012 la tenue d'une rencontre-débat sur le thème « La dette, la rigueur, de quel droit ? »


  DROIT-SOLIDARITE a édité des brochures reproduisant nos débats sur les droits fondamentaux, sur le droit au logement et sur le droit à la santé, ainsi que sur « le Droit combat citoyen ».

  Au plan International,


 DROIT-SOLIDARITE a publié un guide de lecture de la Charte des Nations Unies sous le titre « La Paix, les Peuples, les Nations Unies » qui a été la matière dans diverses villes de France de nombreuses réunions débats organisées par divers comités de paix ou autres structures dont des établissements scolaires, ainsi qu'une brochure sur l'illégalité de l'OTAN ,au regard du Droit International.


  DROIT-SOLIDARITE, a participé et participe aux collectifs -contre l'OTAN et contre la guerre en Irak et en Afghanistan, -pour la Palestine, -pour la réparation des dommages causés au Vietnam par l’agent orange,
 Nous avons organisé en 2006, une conférence de solidarité avec les 5 cubains de Miami.

 Nous avons reçu en novembre 2006, une délégation de juristes japonais en lutte contre l’abrogation de l’art. 9 de leur constitution qui leur interdit les campagnes militaires, et avons lancé une campagne de pétition mondiale contre cette abrogation et pour l’inscription de cet article dans toutes les constitutions


  Depuis 2007, DROIT-SOLIDARITE a envoyé plusieurs missions d’observateurs et d’enquête au Sahara Occidental et participé à de nombreuses conférences de solidarité avec le peuple sahraoui.
  DROIT-SOLIDARITE vient de tenir une réunion d'information et de solidarité avec les femmes du Bangla Desh et de pays voisins, victimes d'attaques au vitriol.


 DROIT-SOLIDARITE fait également circuler actuellement une pétition pour le remboursement par la France à Haïti de la rançon dont le paiement a été exigé sous la menace d'une escadre pour en reconnaître l'indépendance


DROIT-SOLIDARITE
  -Participe activement à l’Association Internationale des Juristes Démocrates et
a été substantiellement représentée à ses congrès de 1996 au Cap, de 2000 à la Havane et de 2009 à Hanoi
      j’ouvre une parenthèse pour signaler avec fierté que deux de nos amis y occupent des fonctions importantes : Roland Weyl, celle de premier vice-président ; Augustin Kemadjou celle de trésorier.

 DROIT-SOLIDARITE a organisé pour l’Association Internationale
-    En 1999 à Paris une commission internationale de juristes pour l’évaluation de l’action de l’OTAN contre la Yougoslavie au regard du droit international
-    - En 2001 à Bobigny avec l’aide du Conseil Général, pour la protection du Peuple Palestinien, dans l’esprit d’une perspective de respect mutuel des peuples et des Etats israélien et palestinien
-  En mai 2003 à Marseille une autre, avec l’aide financière et dans les locaux du Conseil Régional PACA, pour une nouvelle conception  d’un Ordre Public International et Universel.
   En décembre 2004 une commission de juristes français pour l’évaluation de l’intervention de la coalition contre l’Irak
   En juin 2005 à Paris le 16ème congrès sur le thème « Le Droit et les juristes au service des peuples » qui a réuni 370 juristes de 50 pays
  - En octobre 2005 la tenue à Lille d’une coordination de la liaison des juristes des pays d’Europe, avec l’AIJD
 - En août 2006 à Bagnolet une conférence internationale d’urgence de l’AIJD sur l’agression israélienne contre le Liban
-    En décembre 2008 une conférence internationale de juristes à Paris pour la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
-     - En mai 2009 un Tribunal International d’opinion sur les responsabilités des Etats-Unis et des firmes productrices, pour les dommages causés au Vietnam par l’épandage des défoliants à base de dioxine.
 - En 2010 une conférence internationale pour l'éradication complète de l'arme nucléaire
-    Elle projette pour fin 2012  l'organisation d'une conférence internationale sur  l'exigence d'un Nouvel Ordre Economique International Démocratique.
-    En voilà pour un bilan rapide.
Ce travail est l’œuvre d’un groupe d’amis composé de juristes et de non juristes, qui se réunit une fois par mois, sans les nommer ( la liste est longue) je les invite à lever la main pour vous permettre de les repérer. Je tiens à excuser ma co-présidente, France  Weyl qui pour cas de force majeure n’est pas avec nous ce soir, croyez-moi, elle le regrette:

Mais je manquerais à mon devoir de reconnaissance ( je parle au nom de toute l’association ) si je ne vous présente pas  l’incarnation humaine de l’esprit et de la conscience de DROIT ET SOLIDARITE, cette cheville ouvrière de notre association n’est autre que Me Roland Weyl  ici présent. j’invite toute la salle à lui offrir une salve d’applaudissements bien méritée. Accepte nos remerciements Roland , c’est tout ce que nous avons à t’offrir, mais je sais que cela te suffit
Je ne saurais clore mon propos , en ce jour anniversaire, sans évoquer  la mémoire de certains membres fondateurs aujourd’hui disparus, ceux-là qui ont consacré l’essentiel de leur vie à la défense des valeurs que nous portons fièrement aujourd’hui, j’ai nommé MONIQUE WEYL, NURI ALBALA, et PIERRE KALDOR,mes dames messieurs je vous invite à observer  une minute de silence pour eux.
Je suis convaincu qu’il ne vous a pas échappé que le chantier est immense à en juger par les foyers de conflits et les violations de la charte des Nations Unis et des Pactes de 1966 sur les droits de l’homme à travers le monde. Alors soyons toutes et tous les acteurs du combat pour le droit et la solidarité dans le monde.
Je vous invite à lever nos verres pour fêter les vingt ans de DROIT ET SOLIDARITE,
mais avant cela,  permettez-moi de conclure cette brève intervention avec les mots de  France Weyl, ma co-présidente: « je nous souhaite à tous et à DROIT-SOLIDARITE, les meilleures choses dans les au moins vingt prochaines années , et que nos luttes à venir soient couronnées de succès
 Je vous remercie
                                              Manfred Gouett
                       Adjoint au Maire délégué à la démocratie locale, à la citoyenneté, et aux conseils de quartiers
                               
                         DROIT-SOLIDARITE
Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD)
c/o cabinet Weyl-Porcheron, 160 rue du Temple 75003 PARIS - fax 01 42780357

BULLETIN D’ADHESION

                       -------------------------
LE DROIT EST UN COMBAT CITOYEN
Le Droit a un rôle de référence dans les rapports sociaux, différent selon la place que l'on a dans la société: Il y a le « bon droit » de ceux qui traitent les êtres humains en objets de pouvoir, C'est un droit compliqué, réservé  à des spécialistes. Et il y a le bon droit qui légitime l'action des êtres humains pour leur maîtrise de leurs conditions de vie et leur développement. Ce sont les droits fondamentaux proclamés par des textes internationaux clairs, simples, et que les citoyens doivent s'approprier pour en imposer le respect.
C'est un combat citoyen de tous les jours dans tous les domaines, celui que DS offre à tous de mener ensemble et de contribuer ensemble à promouvoir.
Affiliée à l'Association Internationale des Juristes Démocrates, fondée en 1946 avec le même objectif, l'association s'assigne non seulement d'assumer ce rôle dans notre hexagone et pour ce qui concerne les responsabilités internationales de la France, mais pour participer à toutes les actions de solidarité internationale et d'action commune dans tous ces domaines. Dans cet esprit, DS est à la fois une association de juristes et de citoyens voulant agir dans le domaine du Droit.

   Parce que le Droit est un combat citoyen, j'adhère à Droit -Solidarité
                   ------------------------------
Nom :                                                                                 Prénom :

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Téléphone Fixe :                                                      Portable :

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Je verse :               €  (minimum 5 €, plus selon possibilités)

Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 06:00

Médiapart diffuse en feuilleton une fiction politque d'Alain Le Gouguec, qu'il présente lui-même  :

 


Alain le gouguec4 par Mediapart

 

 

Ce portrait à clés d'Eugène Dieulefit, ami du président :

 

"Dieulefit était comédien. Le mémorable soir des funérailles nationales du Général Albert Prudon, on l'avait entendu ânonner l'hommage ampoulé qu'avait rédigé à la hâte un autre ami du Président.

Cet acteur doué mais dépourvu d'éducation avait séduit les Français par son côté grande gueule. Très vite, le personnel politique l'avait adopté. Il fallait être sur la photo quand Eugène Dieulefit était là. Sa réputation avait passé les frontières. Il avait soupé à toutes les tables, avec une étrange prédilection pour celles que faisaient dresser pour lui les dictateurs les plus vils. Famélique lors de ses débuts à l'écran, il avait enflé au fil des ans jusqu'à devenir énorme. Dieulefit était un excès à lui seul. Boulimique de nourriture, d'alcool, de femmes, de vitesse, d'argent, de pouvoir, ce quadragénaire aviné grossissait à mesure que sa réputation grandissait. Il acceptait tous les rôles sans même se demander s'il était le mieux placé pour les incarner. Le grotesque fut atteint quand il endossa pour un téléfilm le sinistre costume rayé d'un déporté de la Seconde guerre mondiale voué à mourir de faim. Dans les journaux, on salua la performance, on cria au génie. On s'extasia devant la «préparation physique» à laquelle l'acteur s'était astreint : il avait perdu vingt-quatre kilos pour le tournage. Pensez donc ! Il pesait toujours le quintal au terme de sa cure d'amaigrissement."

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 12:08

C'est très bien fait !!

 

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 18:00

turquie-europeenne.jpg

 

La loi récemment votée à l’Assemblée nationale ne nomme pas explicitement le génocide arménien. Mais, la pénalisation de la négation de la Shoah étant déjà inscrite dans la loi, c’est bien la négation des évènements de 1915 qui en est l’objectif.

Soutenue par l’importante minorité arménienne en France, cette loi, d’après son instigatrice la députée UMP Valérie Boyer ne vise pas un Etat, et n’est pas “dirigée contre la Turquie”. Devant le tollé majeur provoqué en Turquie, à tous les niveaux, on ne peut que constater que le message n’est pas passé.

Cette loi est une loi contre-productive, car ses effets provoqués, et attendus, sont précisément l’inverse du but affiché : aider à la reconnaissance du génocide arménien. Les réactions étonnées de Valérie Boyer, “stupéfaite par le niveau de réactions des Turcs”, face à la violence du ressenti en Turquie, sont, au mieux la preuve d’une tendre naïveté soit plus surement, celle d’une cynique hypocrisie.

On peut aisément comprendre la colère et l’impatience de la population arménienne de France, qui se bat depuis maintenant des décennies pour faire reconnaître à la Turquie le drame vécu par ses grands-parents, en 1915, qui a conduit à la déportation massive et à l’extermination d’une population qui représentait une profonde richesse, à la fois économique, et culturelle, pour l’Anatolie.

On comprendra moins le choix des députés français, dont le rôle ne devrait pas être de jouer sur l’émotion et se plier aux influences des lobbies, mais au contraire, d’adopter une position pragmatique pour favoriser un contexte favorable à la reconnaissance du génocide en Turquie.

Le problème de la création de la République de Turquie est connu. Depuis 1923, une amnésie collective autour du passé pré-républicain s’est mise en place. Changements d’Etat, de langue, d’alphabet, d’habillement, de mode de vie, d’éducation, de noms de famille, des noms des villes,… tout fut entrepris pour mener une rupture sans précédent avec l’Empire Ottoman. Le but : oublier un passé multiethnique, jugé responsable de son effondrement. La nouvelle Turquie sera mono-ethnique et laïque : le Turc, sera un homme nouveau, calqué sur le modèle de l’Europe Fasciste des années 1920. Un modèle figé depuis, alors que l’Europe, elle, a évolué depuis, comme le remarque Baskın Oran dans son article “Plein ou creux, ce nationalisme d’Atatürk ?

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Turquie
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 08:08

filter-bubble eli-pariserLes médecins et pouvoirs publics ne cessent de nous interpeller au sujet de notre régime alimentaire : une alimentation variée et équilibrée est in-dis-pen-sable à notre santé, disent-ils en substance.

Et si nous décidions d'accorder la même attention à notre régime informationnel ?

Lorsque nous allons chercher de l'information en ligne, les contenus qui nous sont servis sont-il bien variés et équilibrés, ne contiennent-il pas trop d'informations grasses ou sucrées ?

La question ainsi posée par Eli Pariser dans le texte que nous vous proposons ci-dessous peut paraître étrange au premier abord, mais seulement si l'on ignore comment les grands restaurants d'information du Web que sont Google, Facebook ou Yahoo composent les assiettes qu'ils nous servent.

Imaginez un restaurant qui affinerait en permanence sa carte en fonction de ce que vous avez commandé précédemment et, si vous êtes un habitué, en fonction de ce que vous commandez le plus souvent. Seriez-vous étonné, au final, de ne plus avoir le choix qu'entre un steak-frites, une pizza à la viande hachée et des pâtes à la bolognaise, quand votre voisine de table se voit systématiquement proposer un choix de trois salades composées ? Comment pourrions-nous alors découvrir de nouveaux plats ou tout simplement varier nos menus ?

NB : terminons cette présentation en citant le moteur de recherche DuckDuckGo dont le manifeste exclut toute personnalisation des résultats (ainsi que tout pistage )

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Internet
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 06:00

Durant le XIXème siècle, le service militaire n'était pas égal pour tous :

Il y avait un tirage au sort et les riches qui avaient "tiré un mauvais numéro" pouvaient se faire remplacer par des conscrits plus chanceux et moins fortunés.

Et il y avait des agences pour mettre en rapport l'offre et la demande, comme en témoigne cette publicité de 1868.

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Par Michel Servet - Publié dans : Lorraine. Histoire
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 15:10
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Mémorial du génocide à Erevan (Arménie)
Il est en apparence aisé de réitérer les professions de foi d’indépendance des historiens. Nous savons très bien, tous, que la liberté de l’historien est davantage menacée par les lectures officielles du passé – enfermées par exemple dans un pseudo Musée d’histoire de France –, que par une quelconque loi dite « mémorielle ». Si, dans le passé récent, le CVUH a refusé d’entonner l’hymne de la liberté pour l’histoire, c’est que certaines de ces lois parvenaient à faire entendre l’héritage d’un passé malmené. De notre point de vue, le temps était venu de répondre aux attentes en réhabilitant la mémoire des héritiers des victimes des exactions passées auxquelles l’Etat français avait pris largement sa part. Le CVUH n’a jamais pris parti en faveur des lois dites mémorielles, il s’est seulement préoccupé de tous ceux qui, dans l’histoire, telle qu’elle avait été écrite jusque là, ne retrouvaient pas trace des expériences douloureuses du passé. Le génocide des juifs ou la réalité de l’esclavage n’ont pas été écartés de l’histoire en tant que faits. En revanche, la participation active et/ou passive de l’Etat français à ces exactions a été déniée puis passée sous silence, ce qui a conduit à l’effacement des traces des expériences vécues par les acteurs dans le processus historique.

Si les historiens ont pour tâche d’établir et de transmettre des connaissances précises sur le passé, nous le répétons, l’histoire ne leur appartient pas. La Nation, si longtemps mobilisée pour justifier les multiples formes d’assujettissements et d’humiliations, est en droit, si elle le juge nécessaire à un moment de son histoire, de défendre par la loi des valeurs qui touchent au passé, de rendre une forme de justice d’après coup pour compenser, en quelque sorte, une responsabilité engagée dans les catastrophes passées, à condition de s’exprimer dans le respect des connaissances du moment. Nous avons toujours considéré que chacune de ces lois devait être appréhendée dans sa singularité. L’action de la loi Gayssot (juillet 1990) visait par exemple spécifiquement le négationnisme pro-nazi – négation de l’extermination industrielle des juifs d’Europe – dont les méthodes d’imitation perverse des procédures historiennes avaient rendu nécessaire la condamnation. Ces méthodes avaient pour but et en partie pour effet de produire une confusion telle que tout travail de recherche pouvait apparaître faussé. Ni cette loi, ni la loi Taubira (mai 2001) n’ont entravé le travail de recherche historique. Seul larticle 4 de la loi du 23 février 2005 nous apparaissait inacceptable parce que, dans son injonction à porter un jugement éthique sur un fait historique, il portait atteinte à la liberté de l’historien et de l’enseignant.


Le cas du génocide arménien est encore différent. Le CVUH avait approuvé la loi déclarative de janvier 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien, et considère toujours que la responsabilité du déni incombe d’abord à l’Etat Turc. En revanche, le texte voté le 22 décembre dernier par les députés français nous paraît inopportun et politiquement contestable car, en cherchant à pénaliser toute contestation de ce génocide, il entrave plutôt qu’il ne favorise les nécessaires débats avec les intellectuels, les responsables et l’opinion turcs sur la qualification de ce crime et l’écriture de son histoire. Une première version de ce texte, rapportée par le député socialiste Didier Migaud, avait déjà été adoptée par l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2006, avant d’être finalement déclarée irrecevable par le Sénat le 4 mai 2011. Aujourd’hui, la proposition de loi de la députée UMP Véronique Boyer fait suite à la visite du Président de la République en Arménie les 6 et 7 octobre 2011. La France retrouve ainsi les traditions d’ingérence européenne dans la « question d’Orient », quand les grandes puissances instrumentalisaient les frustrations nationales dans la région quitte à attiser les haines. Le dernier acte de la tragédie arménienne s’est d’ailleurs joué loin d’Erevan, lors des traités de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923). L’initiative actuelle, nullement justifiée par la nécessité de réagir à une forme particulière de discours raciste dans la société française, reflète des positionnements idéologiques et électoralistes qui relèvent d’une instrumentalisation de l’histoire.

Le CVUH.

Retrouvez cette tribune sur le site de Mediapart.
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 07:57

Racisme anti-blancs : un problème social, pas ethnique

Par Selami Varlik

 

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Le racisme anti-blanc, expression employée par l’extrême droite à l’occasion notamment du procès contre la porte-parole du Parti des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, soulève de nombreux paradoxes. Pour la doctorante Anissa Ben Hamouda, si le phénomène existe bien, il n’est pas d’ordre ethnique mais social car le blanc représente indirectement le système dominant. 

 

Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), comparaissait mercredi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Toulouse, pour propos racistes. La procédure a été initiée par l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), présentée comme une organisation d’extrême droite visant le respect de l’identité française et chrétienne. Cette accusation fait suite à une émission de télévision au cours de laquelle Houria Bouteldja a employé le terme « souchiens » pour désigner les « français de souche ». L’AGRIF a interprété le terme comme étant orthographié « sous-chiens » et lui prête une connotation raciste.Le Dictionnaire de l’extrême droite indique que c’est cette même AGRIF qui aurait introduit l’expression « racisme anti-blanc » au début des années 80. Pour ces milieux d’extrême droite, qui ont fait de ce thème un cheval de bataille, il s’agissait de retourner l’accusation de racisme. Tarik Yildiz, auteur de Le racisme anti-blanc – Ne pas en parler : un déni de réalité(Puits de Roulle), estime que le constat doit être fait afin de « poser le débat ».

 

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 20:35

zaman

La rédaction est proche du parti au pouvoir AKP. C'est ce qui donne son intérêt à cet éditorial du 24 décembre 2011 :

 

La France a donc maintenu avec beaucoup d’obstination sa volonté d’adopter un texte de loi réprimant d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende toute déclaration niant le génocide arménien. Un texte qui vise directement la Turquie qui reconnaît le massacre de centaines de milliers d’Arméniens mais nie le caractère planifié de leur mort. Pourtant, cette arme politique brandie par Paris contre Ankara, loin d’exprimer la force d’une conviction historique, aura démontré toute les incohérences et le désordre caractéristique de la position française sur ce dossier.  D’abord, les nombreux efforts de rapprochements diplomatiques entre Ankara et Paris qui s’étaient illustrés par la visite du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et par l’adoption d’une position commune sur la crise syrienne. Ce rapprochement qui intervenait après un long gel de ces relations en raison du refus français d’accepter l’adhésion de la Turquie dans l’UE, est maintenant réduit à néant. La principale victime de ce recul politique sera évidemment le peuple syrien qui voit s’envoler, à travers l’effritement de l’alliance politique turco-française, tous ses rêves de démocratie. Ensuite, la terrible contradiction de la position juridique de la France, capable de faire voter en 2005 une loi vantant les bienfaits de la colonisation française, en Algérie notamment, puis six ans plus tard, défendre la condamnation de tous les génocides et crimes contre l’humanité, les siens y compris. S’agit-il ici d’une position schizophrénique des autorités françaises, d’amnésie ou plus prosaïquement, de cynisme politique à l’approche des élections ? Ce qui est certain, c’est que le lent processus de travail critique mené en Turquie sur l’histoire officielle se voit soudain fauché par une autre version officielle de l’histoire. Il n’est pas sûr que les peuples européens sortent victorieux de ce nouvel acte des relations mouvementées entre la Turquie et la France. Il est surtout dommageable qu’une nation comme la France qui a su faire la paix avec son vieil ennemi allemand n’ai pas souhaité le même destin au couple turco-arménien.   

 

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Turquie
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