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Racisme

Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 13:42

Article original (payant)

 

Extraits :

 

Bilan : « La France n'a pas seulement un problème d'intégration ou d'immigration ; elle doit aussi agir pour donner une place aux musulmans dans l'identité française », indique l'ambassade dans un télégramme secret du 17 août 2005.

 

« Les gangs de jeunes exclus qui commettent des incendies de voitures et des violences urbaines en France ne sont pas des islamistes et ne sont absolument pas motivés par la religion. C'est une confusion majeure de les qualifier d'«insurgés» ou de jeunes «musulmans», comme le font souvent les médias », note l'ambassadeur Craig Stapleton dans un « mémo » confidentiel du 17 novembre 2005.

 

« Les institutions françaises ne sont pas révélées suffisamment souples pour s'adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe », constate Charles Rivkin dans un mémorandum confidentiel du 19 janvier 2010.

 

« Le vrai problème est l'échec de la France blanche et chrétienne à considérer ses compatriotes à la peau sombre et musulmans comme des citoyens à part entière », jugeait ainsi l'ambassadeur Craig Stapleton dans un « mémo » du 9 novembre 2005, en se demandant si le modèle français d'intégration n'était pas « parti en fumée » avec les émeutes.

 

« Nous estimons que si la France, sur une longue période, ne réussit pas à améliorer les perspectives de ses minorités et à leur offrir une véritable représentation politique, elle pourrait s'affaiblir, être plus divisée, peut-être encline à des crises et repliée sur elle-même - en conséquence, être un allié moins efficace », écrit l'ambassadeur dans un télégramme confidentiel du 19 janvier 2010 pour justifier un nouveau renforcement des programmes américains en faveur des minorités françaises.

 

 

Également sur le Bondyblog :

 

http://yahoo.bondyblog.fr/images/bb/articles/Idir_SamuelJackson2.jpg

 

Anticipant les suspicions, Nordine Nabili, directeur de l’ESJ Bondy, demande à monsieur l’ambassadeur la raison pour laquelle les Etats-Unis s’intéressent tant aux banlieues françaises. Charles Rivkin répond : « Je suis l’ambassadeur des Etats-Unis en France, pas à Paris. J’adore la France dans toute sa diversité, ses villes, ses campagnes, ses banlieues. Le visage de la France n’est pas différent de celui des Etats-Unis. Ce sont des sociétés où il y a beaucoup de diversité. »

Pour Nordine Nabili, il en va aussi de l’intérêt des Etats-Unis : « L’Amérique veut comprendre cette banlieue française. D’une certaine façon elle croit à son potentiel. Je pense qu’elle fait le pari que demain des élites issues des banlieues émergeront, comme ce fut le cas pour les minorités aux Etats-Unis. Il est donc logique pour les Américains de vouloir entretenir dès aujourd’hui de bonnes relations avec nos quartiers. »


Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 06:53

hortefeux1Après le remplacement de l'UMP Patrick Gaubert par Alain Jacubowicz, on avait cru que la LICRA allait se recentrer. Espoirs vite déçus. Un dépêche AFP, reprise par la presse, nous apprend qu'elle va travailler main dans la main avec le ministère de l'intérieur et son ministre, condamné en première instance pour injures raciales, sur plainte du MRAP.

Collaboration entre autres choses pour améliorer l'accueil des victimes du racisme dans les commissariats et gendarmeries...

Le même jour, le même ministre sanctionnait une policière qui avait justement dénoncé le racisme (et d'autres choses) qui sévissent dans la police.

Autre surprise, le CRAN, qui voulait porter plainte contre le dir'cab  d'Hortefeux à cause de la circulaire anti-Roms, s'est calmé contre la promesse de la présidence d'un "Observatoire" de plus.

Reste que le MRAP, qui avait annoncé une campagne après son succès judiciaire (en première instance), a du mal à transformer l'essai.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 06:00

UJFP2

Assemblée Générale des 13 et 14 novembre

 L’Assemblée Générale de l’UJFP s’est tenue à Paris les 13 et 14 novembre. Elle a entendu et approuvé les rapports d’activité et financier.  

 

L’UJFP contre toutes les formes de racisme

 

L’UJFP est partie prenante des combats contre le racisme sous toutes ses formes et toutes les discriminations, pour que le « vivre ensemble » ait encore un sens, en France comme au Proche Orient, pour que des voix juives laïques et progressistes se fassent entendre.

Force nous est de constater que ce « vivre ensemble » s’est dégradé cette année encore, en France et en Europe  comme au Proche Orient.

En France, la politique de stigmatisation des étrangers a connu de nouvelles progressions, la plus spectaculaire étant probablement la désignation des Rroms comme population suspecte. Alors que de très nombreuses municipalités ne respectent pas les obligations légales en matière d’aires d’accueil des « gens du voyage », ce sont eux qui sont traqués.  Face aux déclarations honteuses de Messieurs N. Sarkozy et B. Hortefeux cet été, nous saluons les déclarations courageuses des instances européennes et celles de l’Eglise de France, nous dénonçons le silence du CRIF et du Consistoire oublieux qu'ils sont du sort qui était celui des Juifs sous Vichy, occupés à la seule défense de la politique israélienne. 

La politique du chiffre en matière d’expulsions se poursuit et la suspicion à l’égard de « l’étranger » vise à protéger les vrais responsables de l’insécurité sociale. De façon non moins systématique, se poursuit une politique de restriction des libertés publiques de tous, de maintien en détention abusif, de généralisation de la vidéosurveillance, d’atteinte aux droits des journalistes - une logique de criminalisation du mouvement social, de répression sans précédent.

L’UJFP a été partie prenante des mobilisations du 4 septembre et du 16 octobre pour dire non à la politique du pilori. Elle s’inquiète en cette période de crise de la remontée des phénomènes d’intégrisme religieux et des manifestations de violence raciste, notamment des dégradations commises à plusieurs reprises dans des cimetières juifs et musulmans, de celles de plus en plus fréquentes de mosquées. Elle constate que nombreux sont les glissements qui font de la religion musulmane la matrice du terrorisme.

L'UJFP restera mobilisée sur ces thèmes aujourd'hui essentiels, elle réaffirme son adhésion aux combats de RESF, son soutien aux luttes des sans-papiers.

 

L’UJFP pour le respect des droits des Palestiniens

 

Concernant la Palestine et le Proche Orient, l’UJFP lutte depuis sa fondation contre la politique de conquête systématique de la Palestine, de séparation (apartheid), d’expropriation des territoires et des biens des non –Juifs (Palestiniens, Bédouins).

Elle prône une paix entre Palestiniens et Israéliens fondée sur l’égalité des droits et la justice, affirme que seule l'application du Droit International permettra de mettre fin à ces injustices. Elle soutient les revendications légitimes du peuple palestinien, dispersé et cloisonné aujourd’hui entre territoires occupés de Cisjordanie et Gaza, Jérusalem Est, Israël (les « Palestiniens de « 48 »), celles des réfugiés tant dans les territoires occupés qu'au delà (Jordanie, Syrie, Liban,…) et celles des Bédouins dans le Néguev, dont les villages non-reconnus (comme el-Araqib) sont régulièrement rasés.

 

L’UJFP témoigne

 

L’Assemblée Générale a entendu les conclusions de la mission commune que l’UJFP a accomplie avec l'Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF), l'association Immigration Développement Démocratie (IDD), la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) en Israël/Palestine du 23  au 31 octobre dernier. Nos 4 organisations juive et arabes laïques ont pu constater à quel point était méthodique la politique de colonisation visant à prendre mètre par mètre, puits par puits, la terre et les ressources du peuple palestinien. Elles ont pu voir comment se poursuivait non un « processus de paix » totalement inexistant, mais bien un processus de guerre faisant alterner des périodes violentes et des périodes de « basse intensité » contre la population civile palestinienne. Les Palestiniens sont  repoussés et encerclés dans un espace de plus en plus réduit par le mur et par les dispositions administratives décidées par l’occupant au nom de « sa sécurité ».

 A Silwan, prochain quartier de Jérusalem Est visé par les expulsions et les démolitions, les enfants vont à l’école avec leur bagage : ils ne sont pas sûrs de retrouver en rentrant leur maison qui aura pu être démolie ou occupée.

Nous avons constaté à quel point effrayant la société israélienne connaît une dérive de type OAS[1]. Partout où nous nous sommes rendus,  nous avons  rencontré les représentants d’un peuple toujours debout dans sa résistance. Nous avons également rencontré des Juifs israéliens qui ne sombrent pas dans l’hystérie générale et maintiennent haut et fort leur action anticolonialiste, notamment en répondant à l’appel palestinien pour une campagne internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS)  par le « boycott from within », le boycott de l'intérieur.

 

L’UJFP dans le camp de la justice et du droit

 

 L’UJFP et ses partenaires poursuivront leur travail en commun de façon plus systématique. Le Bureau national est mandaté pour en mettre au point les modalités. Nous participerons à la diffusion des travaux et conclusions du Forum Mondial de l’Education auquel nous avons participé.

Cette année le gouvernement israélien est monté d’un cran dans la violence guerrière contre les soutiens pacifistes à la lutte du peuple palestinien, avec l’agression meurtrière de la première flottille de la paix contre le blocus de Gaza, dans les eaux internationales.

De façon dramatique, la « communauté internationale » accorde à Israël une totale impunité, malgré ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité (imprescriptibles), minutieusement analysés dans le Rapport Goldstone. 

Mais l'ONU ne se donne pas les moyens de faire appliquer sa Charte ni même de sanctionner ses membres qui ne la respectent pas.

Nous notons à ce sujet que cela ne concerne pas que le Proche Orient : cette politique entre dans un processus alarmant de déstructuration du droit politique contenu dans la Charte des Nations Unies et il nous appartient de participer à la résistance à cette destruction des normes internationales.

 Avec la même détermination qui nous porte à soutenir le BDS en France, nous lutterons contre la poursuite de jumelages de villes françaises avec des villes israéliennes parce qu’elles  perpétuent  le racisme et la discrimination  à l’égard des Palestiniens, fussent-ils citoyens israéliens.

Notre combat pour la paix est inséparable d’exigences de respect des droits humains, du droit de tous les peuples à disposer d'eux mêmes.

Il découle de cet état de fait que l’UJFP réitère sa participation pleine et entière à la Plateforme des ONG pour la Palestine, au Collectif national pour une Paix Juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, à la campagne BDS France, à la coalition contre l’installation d’Agrexco dans le port de Sète, à la campagne « un bateau pour Gaza ». L’UJFP sera présente à Dakar en février prochain au Forum Social Mondial. Elle poursuivra sa participation au Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID).

 

L’UJFP dans BDS

 

L’UJFP répond en effet à l’appel de la société civile palestinienne au boycott d’Israël, tant que ne seront pas satisfaites les revendications légitimes et conformes au Droit International exprimées par les Palestiniens

-      Mettant fin au blocus de Gaza, à l’occupation, à la colonisation de toutes les terres palestiniennes Arabes et  au démantèlement du Mur

-      Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens et Bédouins d’Israël à une égalité absolue,

-      Libérant l'ensemble des prisonniers palestiniens détenus  en Israël.

-      Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU : droit au retour.

L’UJFP soutient le refus de toute collaboration avec les institutions israéliennes, y compris les institutions culturelles et académiques. Elle soutient la demande de suspension de la participation des fédérations sportives israéliennes aux instances sportives européennes et internationales. Elle estime légitime le boycott de l’ensemble des productions israéliennes.

Le choix tactique de certains d’un boycott ciblé sur les produits des colonies ne peut selon nous s’accompagner d’une réduction des trois revendications avancées par les Palestiniens comme motifs de leur appel et dont la satisfaction seule justifierait la levée de ce mot d’ordre.

De ce point de vue, nous sommes pleinement partie prenante de la pétition de défense de toutes les personnes poursuivies pour avoir appelé au boycott, nous sommes solidaires de Stéphane Hessel calomnié de façon insupportable par des officines sionistes. Nous mènerons la bataille contre tous ceux qui prétendent voir de l’antisémitisme dans la critique de la politique d’Israël et des structures institutionnalisant les discriminations qu’il s’est données. Quels que soient les Etats et frontières qui s’établiront dans la région, il n’y aura pas de paix juste et durable possible sans que l’ensemble des habitants bénéficient des mêmes droits.

 

Le sionisme contre le Droit des peuples et contre la Paix

 

C’est en cela qu’une parole juive doit se faire entendre contre la manipulation de l’histoire, de la mémoire et de l’identité juives dans la dénonciation de la politique menée par les gouvernements israéliens successifs, menant inexorablement la société israélienne  dans une impasse criminelle et suicidaire.

 Le sionisme, que des Juifs persécutés ont vécu comme un mouvement de libération nationale, a abouti à la création d’un Etat qui nie un peuple et ses droits, où domine une idéologie raciste construite sur une manipulation de l'Histoire, de la mémoire, des identités, des relations immémoriales entre Juifs et Arabes, entre juifs et musulmans, au Maghreb et au Moyen-Orient - manipulations que l’UJFP dénonce depuis sa création. Jamais une communauté juive ne pourra trouver la paix en poursuivant là cette aventure coloniale. Pire, en poussant les communautés juives du monde entier à un soutien inconditionnel, en prétendant faire accepter l’identité Juif = sioniste = soutien d’Israël malgré ses crimes avérés, c’est la garantie du développement de l’antisémitisme ici et là bas.

C’est cette parole que l’UJFP portera, y compris à chaque fois que nous le pourrons dans les prétoires où sont traînés ceux qui scandaleusement sont accusés d’antisémitisme par ceux qui sont les premiers responsables de sa résurgence. L'UJFP se félicite du jugement de Pontoise, soutiendra les recours contre le jugement de Bordeaux, sera présente à Mulhouse et Perpignan à l’occasion de prochains procès.

  Enfin, la politique israélienne est un élément d'une situation au Proche Orient grosse de risques de guerre généralisée. La dénonciation d'Israël en tant que concepteur et exportateur de matériel de répression à grande échelle dépasse le seul soutien au peuple palestinien, doit retenir toute notre attention.

 C'est pourquoi, l'UJFP continuera à participer aux mobilisations anti-guerre.

 

L’UJFP se donne les moyens de ses objectifs

 

L’Assemblée Générale mandate le Bureau national pour développer sur ces bases une véritable stratégie de développement de l'association par l’information, la formation, la communication : développement de la diffusion de la Revue « De l’Autre Côté », développement d’un bulletin plus régulier et faisant plus de place à l’activité menée par les militants sur le terrain, plaquette de présentation, développement du site internet,… Elle le mandate pour organiser à nouveau des « Journées de printemps ». Elle appelle tous les militants à s’investir dans les collectifs locaux et à diffuser notre matériel ainsi qu’à prendre toute initiative pour faire entendre notre voix.


 


[1]    OAS : Organisation de l’Armée Secrète, groupe d’extrême droite mené par des militaires français contre l’Indépendance de l’Algérie, responsable d’un putsch, d’assassinats et d’attentats contre des militants algériens, qui a bénéficié d’un  soutien massif de la part des « Français d’Algéri e »

 

Bureau National de l'UJFP le 24 Novembre 2010

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 16:36

J'ai écrit un long texte il y a deux ans et j'en extrait aujourd'hui ce passage :


Qu'est que l'antisémitisme ?

A première vue, « noir », « jaune » peuvent sembler caractériser des groupes humains homogènes, localisés géographiquement, au moins à l'origine.

Il n'en est pas de même pour « juif », s'agissant de communautés très différentes par la langue, l'aspect physique, la localisation.

Si on peut soutenir, vu d'Europe, que Japonais et Birmans ont des points communs concernant leur apparence physique, c'est impossible entre Juifs éthiopiens et russes.

Il s'agit donc simplement d'un groupe humain défini par une unité de religion et le sentiment d'une origine commune, l'unité de culture étant plus réduite entre personnes de langues véhiculaires très différentes et de modes de vie, de relation avec leur environnement social très différentes.

L'origine commune « palestinienne » des différentes communautés juives du monde est aujourd'hui remise en cause par les historiens:

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/ROULEAU/15885

Il n'y a plus guère que Laurent Joffrin1 pour parler de « race juive » :

« Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second. On choisit sa religion, on ne choisit pas sa race. »2

Or, nul ne conteste que l'antisémitisme soit un racisme. Pourquoi n'en serait-il pas de même de l'islamophobie ?

Le MRAP est né de la lutte contre l'antisémitisme sous l'occupation nazie. A sa création, en 1949, les fondateurs ont voulu déjà élargir leur combat à toutes les autres formes de racisme.

Ce fut la raison de l'engagement du MRAP au coté des peuples en lutte contre le colonialisme, des noirs des États-Unis et d'Afrique du Sud.

En 1979, le MRAP devient le mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, sans renoncer à sa lutte contre l'antisémitisme.

Il lutte également contre les racismes anti-noir, anti-gens du voyage. Il affirma sa solidarité avec les travailleurs migrants.

Il prend conscience de la montée d'un racisme anti-musulman, avec différents évènements et affaires qui défrayent la chronique :

la révolution iranienne et l'affaire Salman Rushdie

les affaires de « voile islamique », des collégiennes de Creil au vote de la loi de mars 2004,

les caricatures danoises

Redeker

le gîte des Vosges (Fanny Truchelut)

Le MRAP en a pris « plein la figure », il a été accusé d'antisémitisme larvé parce qu'il avait refusé de stigmatiser les habitants de quartier populaires et parce qu'il avait critiqué la politique israélienne.

Ces accusations étaient parfois pernicieuses, notamment quand un journaliste attribuait ces orientations jugées condamnables à son principal responsable, Mouloud Aounit, identifié comme un « beur de Seine-Saint-Denis »

Or, il y a, dans cette démarche du MRAP, continuité avec les « fondamentaux », notamment la lutte contre l'antisémitisme.

En effet, avant d'être à prétexte scientifique et biologique, ce dernier trouve sa source dans l'anti-judaïsme chrétien.

Avant la première croisade, il y eut la « croisade des gueux », qui commença par massacrer les Juifs dans la vallée du Rhin, avant que celle des chevaliers ne massacre les habitants de Jérusalem, juifs, chrétiens et musulmans confondus.

Il y eut aussi un « antisémitisme des Lumières ». L'article « juifs » du « Dictionnaire philosophique » de Voltaire vaudrait aujourd'hui à son auteur des poursuites pénales.

On peut aujourd'hui distinguer quatre grandes sortes d'antisémitisme, les trois premières pouvant être qualifiées d'antisémitisme « de mentalité », à prétexte culturel ou idéologique.

 

antisemitisme.jpg

 

 



notes  : de mauvais Français4 et des traitres en puissance5.

Identitaires : quand ils évoquent les "solidarités charnelles"


Il faut aussi rappeler que le terme « antisémitisme » désigne le racisme anti-juif et non pas le raciste anti « sémites ». Je dis cela pour tous les amis arabes qui affirment en toute sincérité : « on ne peut pas être antisémites, car nous sommes aussi des sémites. » Ils ont étymologiquement raison et politiquement tort.

Le mot sémite désigne d'abord un ensemble de langues voisines (arabe, hébreu, araméen, akkadien, etc..) parlées par des peuples que la Bible désigne comme descendant de Sem. Il aura confusion au XIXème siècle avec de soi-disant races. C'est un contresens, il n'y a pas plus de race sémite ou aryenne que de grammaire dolichocéphale.

Le terme d'antisémitisme a été inventé par un raciste allemand, Wilhelm Marr, pour donner un masque scientifique à la haine des juifs.

Les trois premières catégories d'antisémites français ont souvent affirmé ne pas être racistes au sens nazi du terme. Et cela d'autant plus facilement que les Français n'étaient pas les mieux classés dans la hiérarchie raciale nazie.

Georges Bernanos écrira par exemple que les nazis ont « déshonoré l'antisémitisme ».

Cette attitude doit être rapprochée de celles des islamophobes d'aujourd'hui qui affirment ne pas être racistes, puisqu'il n'existe pas de race musulmane.

Deux autres points communs :

Ceux qui, avant 1939, s'opposent à l'antisémitisme ou simplement défendent les droits de l'homme sont qualifiés « d'enjuivés » par l'extrême-droite raciste, qui qualifie aujourd'hui de « dhimmis » ceux qui s'opposent à l'islamophobie.

Comme les juifs de cette époque, les musulmans sont dénoncés comme une cinquième colonne.

Les islamophobies.

L'islamophobie existe, des journalistes, des écrivains s'en réclament.

La plupart des institutions internationales la reconnaissent comme un forme de racisme, au même titre que l'antisémitisme.

Un rapport de l'UE en donne une définition (page 72/135)

http://eumc.europa.eu/eumc/material/pub/muslim/Manifestations_FR.pdf

http://www.fra.europa.eu/fraWebsite/attachments/Manifestations_FR.pdf


1. L’Islam est considéré comme un bloc monolithique, statique et réagissant peu au changement.

2. L’Islam est considéré comme distinct et «autre». Il n’a pas de valeurs communes avec les autres cultures, n’est pas affecté par ces dernières et ne les influence pas.

3. L’Islam est considéré comme inférieur à l’Occident. Il est perçu comme barbare, irrationnel, primitif et sexiste.

4. L’Islam est considéré comme violent, agressif, menaçant, enclin au terrorisme et à la confrontation entre les civilisations.

5. L’Islam est considéré comme une idéologie politique utilisée pour acquérir des avantages politiques ou militaires.

6. Les critiques de l’Occident formulées par l’Islam sont rejetées d’emblée.

7. L’hostilité à l’égard de l’Islam est utilisée pour justifier des pratiques discriminatoires à l’encontre des musulmans et l’exclusion des musulmans de la société dominante.

  1. L’hostilité à l’égard des musulmans est considérée comme naturelle et normale.


Il existe de fait des islamophobies, avec des points communs et des connexions.

  1. Celle des chrétiens fondamentalistes, catholiques ou protestants, qui prêchent la guerre religieuse, envoient les missionnaires derrière les tanks.

  2. Celle des « laïcistes » et « anti-communautaristes », qui font de la laïcité une super religion d'État et un marqueur d'identité nationale. Riposte laïque en est l'exemple le plus marquant, qui n'hésite pas à adopter un ton chauvin et franchouillard.

  3. Celle des sionistes racistes, de la droite israélienne (et d'une partie de la gauche) pour qui Israël est « une villa au milieu de la jungle ». Elle est relayée en France par de nombreux sites internet.

  4. Celle des adeptes du « choc des civilisations », thèse de Bernard Lewis et Samuel Huntington6. On peut la regrouper avec celle des néo-cons pour qui le monde musulman est un ennemi de substitution, après la chute du bloc soviétique.

  5. Celle des racistes classiques et généralistes. Le dogme identitaire est « l'opposition au métissage ethnique et à la culpabilisation permanente des peuples européens ». Il faut signaler le cas particulier, dans cette mouvance, des racialistes néo-païens.

Les catégories 1 et 2 ont leur pendant dans les deux premières catégories d'antisémitisme énumérées supra. Les catégories 3 et 4 correspondent à la catégorie « politique et social ». Là aussi, il y a utilisation du phantasme de la « 5ème colonne », les musulmans de France étant l'objet de la même suspicion que les juifs au siècle dernier.

La 5ème catégorie a des points communs avec l'antisémitisme à prétexte biologique.

Le résultat de tout cela est que l'islamophobie est une des formes du racisme les plus présentes en France et dans d'autres pays.

http://pewglobal.org/reports/display.php?ReportID=262

Commentaire en français sur ce site :

http://www.lapaixmaintenant.org/article1850

Avec ce commentaire :

De plus, de manière générale, il y a une corrélation claire entre les attitudes anti-juives et anti-musulmanes : les catégories ayant tendance à considérer les juifs de façon négative ont la même tendance à l’égard des musulmans.

On peut aussi citer les sondages effectués à l'initiative de la CNCDH.

Rapport 2007

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000167/0000.pdf

Opinions positives, négatives et neutres concernant (pages 321 à 323) :

sondage CNCDH

 

 

 

 

Notes : Islam7

Dans un sondage effectué pour le rapport 2006, 54 % des Français estimaient que ce sont les personnes d'origine étrangère qui ne se donnent pas les moyens de s'intégrer. 37 % estimaient que le défaut d'intégration était imputable à la société.


1 Libération du vendredi 25 juillet 2008



2 Devant le tollé de nombreux lecteurs, Laurent Joffrin a alors entrepris de modifier son texte en ligne (pour la version papier, c’est trop tard). La version corrigée sur le net devient donc : « (...) attaquer une religion n’est pas attaquer une communauté. Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second. ».



3 Comme les gens qui invoquent ce genre d'arguments n'en sont pas à une contradiction près, il leur arrive d'affirmer que capitalistes et révolutionnaires sont complices.

 

4 Avec des versions différentes à décliner selon les pays.

 

5 L'affaire Dreyfus n'est pas un accident. Les thèmes antisémites du juif traitre à son pays seront développés longtemps, prenant prétexte du nombre de juifs originaires de pays d'Europe centrale ou avec des noms à consonance germanique.

 

6 On oublie souvent que ce dernier désigne aussi deux autres ennemis : « le monde chinois » et le « péril brun », c'est-à-dire l'immigration hispanique aux États-Unis.

 

7 On peut légitimement s'interroger sur la raison du questionnaire de la page 324, dont il n'existe pas d'équivalent pour les autres religions.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 21:10

Trois articles de blogs le concernant :

Une condamnation pour diffamation envers les militants de la cause palestinienne.

A-t-il oui ou non signé en connaissance de cause avec des négationnistes notoires une pétition demandant l'abrogation de la loi Gayssot ?

Abel Mestre et Caroline Monnot continuent d'affirmer que oui, malgré ses dénégations.

 

On arrive à cette situation paradoxale :

Il suffit d'être contre la politique israélienne pour être accusé d'antisémitisme

A contrario, dès lors qu'on soutient le gouvernement israélien, on croit pouvoir tout se permettre.

 

Le premier article d'Abel Mestre et Caroline Monnot classe les signataires de cette pétition et signale les cas les plus emblématiques. Très intéressante et excellente leçon de géographie du "Fascistan."

Là où je suis en léger désaccord, c'est quand ils qualifient le soi-disant "manifeste judéo-nazi d'Ariel Sharon" de faux antisémite. J'y reviendrai.

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 19:31

Trouvé sur le site ammistia.net :

(..)

 

La personnalité que l'on ne s'attendait pas à trouver dans un pareil environnement est lui aussi une figure de proue du CNRS où il exerce le difficile métier de chercheur en sociologie. Membre du comité scientifique de Politica Hermetica depuis de longues années, Pierre-André Taguieff, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne peut prétendre qu'il est entré là simplement parce qu'il avait vu de la lumière. Ses liens avec certains animateurs de la revue sont anciens comme en atteste la lettre qu'il signait en octobre 1997, en leur compagnie, pour protester contre l'enquête de Serge Faubert, parue dans l'Evénement du Jeudi, où le journaliste dénonçait déjà "Ces universitaires qui flirtent avec les sectes" sous-titrant son enquête: "Les plus honnêtes se sont fait embrigader dans une mauvaise croisade. Les autres poursuivent un combat militant, en s'abritant derrière le masque de la rigueur scientifique. Enquête sur les errements de quelques sommités universitaires".

 

Le 13 juin 1999, alors qu'éclatait l'affaire Jean Plantin, du nom de cet éditeur négationniste titulaire d'une maîtrise d'histoire octroyée par le professeur Régis Ladous, Pierre-André Taguieff était l'un des premiers signataires d'une pétition de soutien (voir le document) à ce professeur de Lyon III, collaborateur de Politica Hermetica et membre influent du CESNUR. Voici ce qu'il était affirmé:

"L'honnêteté et le bon sens nécessitent donc que l'on apporte à Régis Ladous un soutien à sa personne et à son travail scientifique, que nous savons tous étrangers, l'un comme l'autre, au monde sectaire du négationnisme".

Personne n'a jamais prétendu que Régis Ladous était négationniste, mais il est surprenant que pas un mot ne soit dit sur le fait qu'un éditeur de textes néo-nazis puisse se prévaloir d'un titre universitaire accordé "pour plaisanter" par ce professeur! Quelques temps après la lourde condamnation de Plantin par le tribunal correctionnel de Lyon, la faute du professeur Ladous était enfin reconnue par la hiérarchie et, chose exceptionnelle, le diplôme qu'il avait accordé au négationniste Plantin était annulé.

Le bon sens aurait dû conduire Pierre-André Taguieff à préciser lors de la constitution de la commission que ses rapports avec Régis Ladous ne se limitaient pas au monde universitaire.

Le bon sens aurait dû conduire Pierre-André Taguieff à refuser de siéger dans cette commission formée par Henry Rousso et chargée par Jack Lang d'analyser les menées négationnistes dont l'Université Lyon III est depuis plus de vingt années le théâtre.

 

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 20:37

Excellente tribune de Guillaume Weil-Raynal dans Mediapart, dont j'extrait ce passage :

 

4143349174_4a5762af9a.jpgTaguieff abonde, et se lâche contre Hessel :
«Stéphane Hessel a bien été déporté politique –triangle rouge– à Buchenwald et à Dora, mais sa maîtrise de la langue allemande lui a permis d'obtenir rapidement un emploi au sein de la hiérarchie, au service des gardes-chiourme du camp (...) Quand on le présente comme un rescapé de la Shoah, c'est une imposture (...) Son identité juive inexistante, il l'utilise quand ça lui sert pour légitimer ses appels à la haine contre Israël (...) On connaît un certain nombre de gens qui, effectivement, ayant de lointaines origines juives, sont passés à l'ennemi sans états d'âme, et avec la main sur le cœur.»
Sans commentaires. On notera simplement un renversement de perspective pour le moins tordu: dans l'immédiat après-guerre, les déportés politiques étaient glorifiés en tant que combattants-résistants, et les déportés «raciaux» laissés dans l'ombre, presque honteux de s'être laissé mener passivement à l'abattoir, comme on disait alors. C'est à présent le contraire. Ne pas avoir été déporté «comme juif», mais seulement comme politique, s'apparente donc pour Taguieff à une imposture et Hessel n'était donc qu'un complice des gardes-chiourmes nazis. Pas étonnant, donc, qu'il passe à présent « à l'ennemi » en soutenant les Palestiniens... Difficile de pousser plus loin la paranoïa communautaire. 

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 20:28

5111414371_c308c0e606.jpgVivant, la question était : "comment s'en débarrasser", mais le bougre avait un poids électoral indéniable et il avait su se constituer un réseau de fidèles. On l'avait bien vu lors des dernières élections régionales.

Je retiendrai deux types de déclarations : celles de tous ceux qui ont juré qu'il n'était pas antisémite parce qu'il aimait Israël et celle de Mouloud Aounit, du MRAP, qui a dénoncé le" bal des hypocrites." Sur cette dernière, je suis d'accord à 100 %.

Quant à tous ceux qui expliquent la main sur le coeur qu'un ami d'Israël ne peut pas être antisémite, je dirai que les sionistes chrétiens (évangéliques) y arrivent très bien puisque leur projet politico-religieux est le suivant :

Le départ pour Israël, que ça leur plaise ou non, condition nécessaire au retour du Messie, qu'ils reconnaitront comme tel sinon ils seront précipités dans les flammes de l'enfer.

En clair : l'exil, puis le choix entre la conversion ou le bûcher. L'Inquisition n'avait pas rêvé autre chose.

Les partis au pouvoir en Israël s'accomodent de ces gens-là car ils engrangent les soutiens financiers et politiques en estimant pour leur part que l'hypothèse "Messie" n'est pas celle des évangéliques et qu'ils ne risquent rien.

Quand Frèche confond systématiquement dans ses propos publics juifs (une religion, des cultures, des mémoires) et Israéliens (une nationalité) il contribuen à donner des arguemts à tous ceux qui essaient de faire croire que les juifs français, américains, iraniens, etc.. ne sont pas tout à fait des citoyens comme les autres.

Par exemple, ce discours de Frèche avait été magistralement décortiqué par Alain Gresh dans son blog.

Ce qui a échappé à Alain Gresh, c'est le caractère peu vraisemblable de la rencontre en 1967 à Tibériade avec Nicolas Sarkozy, qui avait alors 12 ans !!

Mais il n'y a pas que les soupçons d'antisémitisme. Frèche avait parfois un vocabulaire qui rappelait de mauvais souvenirs.

Et comme j'ai beaucoup écrit sur Frèche et que je ne renie rien, notamment :

La dernière de Georges Frèche : assimiler luthériens et nazis

Frêche veut karchériser les Libanais

Mémorial 98 : Frêche raciste et antisémite.

La Ligue de défense juive soutient Georges Frêche


Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 13:49

letemps

 

Les partis d’obédience nationaliste marquent beaucoup de points en Europe. S’il ne faut pas la dramatiser, cette évolution politique est préoccupante car la vitalité de l’Europe vieillissante passera toujours plus par les migrants

 

Lire la suite

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 07:02
SOS Racisme
SOS Racisme,
avec le journal Libération et la Règle du Jeu, lance une grande pétition

TOUCHE PAS A MA NATION !


Parce qu’il est inadmissible que le Chef de l'Etat fasse l’amalgame entre délinquance et immigration ;

Parce que nous ne pouvons accepter que l’on distingue des « Français de souche » et des « Français de papiers » ;

Parce que les étrangers doivent cesser de servir de boucs émissaires aux maux de la société.


Il est urgent de prononcer un triple « NON » face au projet de loi d’Eric Besson :


Non à l’extension des possibilités de déchéance de la nationalité !

Non à la stigmatisation des roms et des gens du voyages !

Non au recul des droits des étrangers contenu dans le projet de loi Besson !

 

 

 

JE REFUSE AVEC FORCE CETTE DERIVE :

JE SIGNE SUR WWW.TOUCHEPASAMANATION.COM

 

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : les anti-capitalistes
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