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Droits de l'homme

Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 20:31

Plein droit, n°80 (Sans papiers, mais pas sans voix). Mars 2009. Édition Gisti, Paris, p.21-25.

 

Meryem Marzouki

Première publication : 30 mars 2009 -  Dernière mise à jour : 1er avril 2009

Résumé : L’immense mobilisation citoyenne contre le fichier Edvige a porté ses fruits : initialement publié le 1er juillet 2008, le décret a été retiré en novembre 2008, et sa nouvelle version n’était toujours pas annoncée fin février 2009. Même sans trop d’illusion sur la suite des événements, on ne peut qu’estimer cette première victoire exemplaire à plus d’un titre, en ce qu’elle a mobilisé syndicats, associations, élus et simples citoyens audelà des cercles militants traditionnels. Ce succès est-il dû à un simple sursaut conjoncturel ou à une prise de conscience durable du fichage ?

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Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 16:07

Rarement une conférence des Nations unies aura donné lieu, en Occident, à une campagne aussi puissante de désinformation, de fantasmes et de mensonges.


Libération, le 21 avril, titre à sa Une : « Un antisémite à l’ONU ». Avec, en explication : « Après le discours du président iranien, qui s’en est pris à Israël avec une rare violence, la conférence Durban II est mal partie ».

Le président Ahmadinejad est un personnage peu recommandable. Il a fait des déclarations négationnistes. Il dirige un régime qui poursuit les opposants, restreint les libertés, accapare les richesses du pays. Faut-il, pour autant, refuser de négocier avec ses adversaires ? Ce n’est en tout cas pas ce que pense le président Obama : « Iran : Obama veut continuer l’effort de dialogue malgré les propos d’Ahmadinejad. »


Faut-il déformer ses propos ? On peut lire son intervention intégrale : « President Ahmadinejad’s speech at the Durban Review Conference on racism ». Reprenons la phrase qui a déclenché les polémiques. « A la suite de la seconde guerre mondiale, ils (les pays vainqueurs) ont recouru à l’agression militaire pour transformer toute une nation en peuple sans abri sous le prétexte de la souffrance juive et ils ont envoyé des immigrants d’Europe, des Etats-Unis et d’autres parties du monde pour mettre sur pied un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée. Et, pour compenser les terribles conséquences du racisme en Europe, ils ont aidé à amener au pouvoir le régime le plus cruel et le plus répressif en Palestine. » Dans tout le discours, on ne retrouve aucune des négations de l’holocauste dont le président s’était fait le porte-parole. Il a supprimé de son discours, à la demande du représentant des Nations unies, une phrase qui disait que l’holocauste était « ambigu et douteux » (« Ahmadinejad Anti-Israel Speech Was Toned Down : UN », par Bradley S. Klapper et Alexander G. Higgins, The Huffington Post, 21 avril).

 

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 22:36

Dans ce sondage :

http://srv3.cawi.fr/cgi-bin/cawi/Q/profiling/profiling.pl?source=3


Au sein de votre foyer, vous êtes…

 

Marié, de sexe masculin, considérant que je n’étais ni chef de famille, ni conjoint du chef de famille, j’ai choisi la troisième réponse.

puis

 

Parlons maintenant du chef de famille…

Indiquez dans quelle situation il se trouve…

Veuillez choisir un réponse –> Exerce actuellement une profession à temps complet ou à temps partiel Chômeur ayant déjà travaillé En congé maternité, parental ou sabbatique Stagiaire pour une durée de 6 mois et + ou apprenti Retraité ou pré-retraité Étudiant, lycéen, scolaire ou stagiaire pour une durée de moins de 6 mois Autre situation (chômeur à la recherche d’un premier emploi, homme / femme au foyer, sans profession, invalide)
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 21:36

Collectif de soutien des exilés du Xème arrondissement de Paris
exiles10@rezo.net
www.exiles10.org et http://actu.exiles10.org/

Paris, le 14 Avril 2009

Madame

Une fois de plus, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation des mineurs isolés étrangers présents dans le 10ème arrondissement.

Ces jeunes, principalement originaires d’Afghanistan, sont encore et toujours plus nombreux à arriver à Paris. Nous en avions rencontré 450 en 2006, 483 en 2007, 668 en 2008. Durant les trois premiers mois de cette année, nous en avons vu 223, soit une cinquantaine de plus que durant la même période en 2007 et 2008.

Comme vous le savez, ils ne viennent pas ici par plaisir, ni parce que les conditions d’accueil sont attirantes mais parce qu’ils fuient une situation qui, après trente années de guerre, ne cesse de se dégrader de mois en mois. Ne pas prendre acte de cette évolution en Afghanistan, et s’accrocher, comme le font les pouvoirs publics, au phantasme de l’appel d’air nous semble irresponsable.
De même parler encore de « jeunes en transit », déterminés à aller nécessairement ailleurs qu’en France, ne correspond pas à la réalité. Ces jeunes, qui sont « en transition », comme l’avait justement dit Madame Gueydan lors de la réunion de 12 décembre 2007, cherchent d’abord et avant tout à construire leur avenir dans le pays qui les accueillera dans les meilleures conditions. Et ce pays peut parfaitement être la France si elle se rend acceptable.

Ces jeunes mineurs isolés doivent par ailleurs être d’abord considérés comme des mineurs en danger qui doivent être protégés et non comme des étrangers. Or, en s’appropriant la question des mineurs étrangers isolés par la récente création d’un groupe de travail ad hoc, le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire renverse la problématique. Dans un tel cadre administratif, ils seront compris comme étrangers avant d’être éventuellement appréhendés comme mineurs. Pour espérer une approche correcte, le Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville aurait éventuellement été un meilleur pilote.

Pour nous, la loi française sur la protection de l’enfance et la Convention internationale des droits de l’enfant doivent être appliquées.

Et pourtant chaque jour cette loi et cette convention sont bafouées.

Devant les défaillances de l’ASE à assurer la protection de ces mineurs isolés, des dispositifs dérogatoires au droit commun se multiplient, de plus en plus précaires.

L’extension du dispositif parisien de primo accueil, augmentant le nombre de places à l’hôtel sans fournir les moyens humains nécessaires à une véritable prise en charge socio-éducative, nous posait déjà problème. Les jeunes hébergés dans les hôtels gérés par France Terre d’Asile ne sont pas « pris en charge ». Ils sont seulement « mis à l’abri », faute du suivi indispensable qui pourrait les convaincre de rester en France et de cesser de se mettre en danger. Ils sont livrés à eux-mêmes, non scolarisés, passant leur journée dans les rues faute d’un accueil de jour adapté, beaucoup allant même chercher leur repas dans les distributions caritatives. Lorsque certains finissent néanmoins par prendre la décision de rester, ils attendent trois mois voire plus avant d’être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. Découragés, certains reprennent la route.

Certains de ceux voulant rester en France, décident d’aller eux-mêmes se présenter à l’Aide Sociale à l’Enfance. Ils sont alors systématiquement soumis à l’expertise médicale pour déterminer leur âge. Et la plupart, comme d’habitude, sont déclarés majeurs.

Le dispositif actuel s’est révélé insuffisant pour la protection des jeunes présents dans le 10ème et nous vous avons interpellée plusieurs fois au sujet de ceux, souvent près d’une vingtaine, restant à la rue.
La réponse de la DASS nous semble inacceptable.
Le 10 février 2008, nous vous avions adressé une lettre dans laquelle nous dénoncions une première tentative de précarisation de la protection avec l’organisation d’une mise à l’abri de nuit dans un accueil de jour pour personnes sans domicile fixe. Nous indiquions alors qu’il s’agissait « d’un nouveau cache-misère au rabais qui continuait à ignorer l’obligation de protection de ces mineurs en danger en leur refusant un hébergement digne de ce nom ainsi que le droit à l’information et au suivi socio-éducatif ».
Cette année, ce dispositif a été réactivé, cette fois avec l’Armée du Salut. Il en est à son quatrième mois d’existence. Les jeunes hébergés dans des conditions précaires de 20h à 7h30 sont de fait abandonnés. Ils ne bénéficient d’aucun suivi socio-éducatif, d’aucune aide notamment pour leurs repas, de très peu d’information. Ils ne disposent même d’aucun document des associations attestant de leur mise à l’abri, qui pourrait leur prouver l’amorce d’un processus quelconque en leur faveur.

De plus malgré ce dispositif, chaque soir des mineurs restent dans la rue. Ils étaient une dizaine le 10 avril à devoir dormir dehors.

Comment imaginer que ces jeunes puissent prendre la décision de rester en France ? Comment pourraient-ils croire en leur avenir ici, dans une possible régularisation conforme à la loi, si déjà les lois censées les protéger ne sont pas appliquées ?

La multiplication des dispositifs dérogatoires et précaires ne semble avoir pour but que de les décourager et de les renvoyer le plus rapidement possible sur les routes de l’exil.

Il est urgent de repenser l’accueil et la protection des mineurs isolés étrangers à Paris.

Il est nécessaire de redéfinir ce dispositif, dans le cadre du droit commun et de mettre fin à cette précarisation croissante.

Aucun mineur ne doit rester sans protection, et l’hébergement dans des hôtels ne peut être une solution acceptable si les moyens humains et financiers nécessaires ne sont pas mis en place. Il n’est pas impensable d’envisager la création dans le 10ème d’un ou de plusieurs foyers où ces jeunes pourraient être accueillis, suivis par des éducateurs et également bénéficier des informations et d’un temps de réflexion absolument nécessaire après des mois d’errance afin de prendre une décision concernant leur avenir. Enfant du Monde Droit de l’Homme avait par exemple indiqué sa disponibilité pour ce faire lors de la réunion de décembre 2007. Ce dispositif pourrait être géré par l’ASE de Paris, avec l’aide de l’Etat.

Pour finir nous réaffirmons ce que nous avions dit à Myriam El Khomri il y a un an

Il faut assurer la protection de TOUS les mineurs isolés étrangers présents dans le 10ème arrondissement sans limitation des places. C’est au dispositif de s’adapter et non aux mineurs de rester dehors en situation de danger

Le temps de primo accueil doit permettre aux jeunes de se poser après leur parcours, de disposer des informations et du temps nécessaires à la prise d’une décision qui engage leur avenir

Ceci suppose une réelle prise en charge socio-éducative et non seulement une mise à l’abri, ce qui nécessite de débloquer d’urgence les moyens financiers et humains nécessaires. Si FTDA n’est pas à même de réaliser seule cette prise en charge, il faut envisager d’inclure d’autres organisations dans ce dispositif

La présomption de minorité doit être la règle qui s’impose aux structures du primo accueil
Les documents d’état civil doivent être reconnus par le parquet et le juge pour enfants, si aucun élément n’indique qu’il y a eu falsification
Le recours aux expertises médicales doit être abandonné compte tenu du peu de fiabilité prouvé de cet examen

Le passage dans le dispositif de droit commun doit se faire rapidement dès que le jeune en manifeste l’envie et la décision du juge doit suivre aussi rapidement. Il n’est pas concevable que des jeunes ayant décidé de rester en France puissent rester dans une situation incertaine en hôtel et sans aller à l’école durant trois mois.

Une évaluation du dispositif de primo accueil à Paris devrait être mis en place et réalisé par une structure indépendante. Cette évaluation devrait comprendre une analyse du devenir des jeunes passés par ce dispositif (comme Hors la Rue l’avait fait pour les jeunes roumains)

Nous sommes prêts à en discuter avec vous, et dans l’attente de votre réponse,

Veuillez agréer, Madame, l’expression de notre considération

Pour le Collectif
Jean michel Centres

Contact : c/o MRAP 43 boulevard Magenta 75010 Paris

Copies :

Comité pour les droits de l’Enfant, Haut Commissariat aux droits de l’homme, 1211 Genève 10 Suisse
Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Conseil de l’Europe, 67075 Strasbourg cdx
Président du Conseil de Paris, place de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris
Président du tribunal pour Enfants de Paris, 4 boulevard du Palais 75001 Paris
Procureur de la République de Paris, TGI, 4 boulevard du Palais 75001 Paris
Directeur de la DDASS, 75 rue de Tocqueville 75850 Paris cdx 17

 

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 21:33
 IMMIGRATION. Interrogé sur France Inter mercredi 8 avril, en pleine polémique sur le « délit de solidarité », le ministre de l’Immigration a multiplié les contrevérités. Démonstration.

1 « Toutes celles et ceux qui, de bonne foi, aident un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu’ils ne risquent rien. »

Au contraire, l’article L. 622-1 amalgame passeurs et humanitaires en punissant « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ». L’article L. 622-4 exonère de poursuites les « ascendants ou descendants » de l’étranger, les « frères, soeurs », le « conjoint », ainsi que « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché était, face à un danger actuel ou imminent, nécessaire à la sauvegarde de la vie ou de l’intégrité physique de l’étranger ». Nulle mention de « bonne foi ». Si un citoyen héberge un sans-papiers qui n’est ni en danger de mort ni son frère, il tombe sous le coup de la loi.

 

Lire la suite.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 13:08
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 21:46

Verso d’une enveloppe de soutien à un des plus vieux prisonniers politiques du monde. Amnesty international avait refusé de parrainer Mandela, car il était le leader d’un mouvement qui employait la violence.

http://www.nobel-paix.ch/bio/mandela.htm

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 20:04
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 12:58

http://www.amnestyinternational.be/doc/article14437.html

 

France. Des policiers au-dessus des lois ?

jeudi, 2 avril 2009 / Françoise Guillitte

Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures racistes et l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France, les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice, affirme Amnesty International dans un nouveau rapport, qui paraît ce jeudi 2 avril 2009.
Le rapport est téléchargeable ICI au format PDF

 


France - Des policiers au-dessus des lois ?
envoyé par AmnestyBE

« Dans un climat où les violences policières ne sont pas toujours contrôlées, l’impunité de fait dont bénéficient régulièrement les agents de la force publique en France est inacceptable », a déclaré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Le rapport d’Amnesty International intitulé France : des policiers au-dessus des lois condamne le fait que des mauvais traitements policiers, des injures racistes et des utilisations abusives de la force continuent d’être signalés tandis que les procédures d’enquête sur ces allégations ne sont toujours pas à la hauteur des normes requises par le droit international. L’organisation constate par ailleurs une tendance croissante à l’inculpation pour « outrage » ou « rébellion » des victimes ou des témoins de mauvais traitements commis par des agents de la force publique.

Les nombreux cas étudiés par Amnesty International dans le cadre de la préparation de ce rapport montrent que, si les victimes de mauvais traitements et d’autres violations des droits humains sont aussi bien des hommes que des femmes et appartiennent à toutes les tranches d’âge, la grande majorité des plaintes concernent des ressortissants étrangers ou des Français appartenant à une minorité dite « visible ».

« La tâche des responsables de l’application des lois en France est difficile et dangereuse, et les expose souvent à des risques importants. Il n’en demeure pas moins que, quand des fautes sont commises par la police, elles doivent faire l’objet dans les plus brefs délais d’enquêtes exhaustives, indépendantes et impartiales », a souligné David Diaz Jogeix.

« Les gens doivent pouvoir faire confiance à leur police. Or, aujourd’hui, ce n’est souvent pas le cas. Cette confiance ne sera possible que lorsque les gens verront que des mesures disciplinaires appropriées sont prises en temps voulu, et que les policiers responsables d’actes criminels sont traduits en justice selon une procédure impartiale et indépendante. Une telle confiance est aussi indispensable pour protéger la réputation de la majorité des représentants de l’ordre qui remplissent leur devoir avec professionnalisme et dans le respect de la légalité. »

Certes, les plaintes déposées contre la police ne sont pas toutes fondées, mais l’écart entre le nombre de plaintes reçues et le nombre de sanctions disciplinaires prises permet de s’interroger sur l’exhaustivité et l’impartialité des enquêtes. D’après les informations limitées qu’Amnesty International a pu obtenir, sur 663 plaintes examinées par l’organe d’inspection de la police en 2005, seulement 16 ont conduit à la radiation des agents concernés ; en 2006, seules huit allégations de violence sur 639 ont abouti à une telle radiation. De très nombreuses plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre sont classées sans suite par le parquet avant même d’arriver jusqu’au tribunal.

« Les gens ont le droit de porter plainte mais, dès qu’il s’agit de plaintes contre des policiers, les chances d’obtenir gain de cause sont très minces. Institutionnellement, le système judiciaire favorise les agents des forces de l’ordre. Les victimes, dont beaucoup sont des ressortissants étrangers ou des Français issus de minorités ethniques, sont trop souvent privées de justice », a ajouté David Diaz-Jogeix.

Amnesty International continue d’appeler les autorités françaises à prendre des mesures pour réformer le système actuel et à créer une commission indépendante pour s’occuper des plaintes, avec des pouvoirs et des moyens suffisants pour mener des enquêtes exhaustives et efficaces.

« Les autorités françaises doivent prendre les mesures nécessaires pour que personne ne soit au-dessus des lois. Il est indispensable que le grand public ait confiance en la police », a conclu David Diaz-Jogeix.

Complément d’information

Les informations selon lesquelles des responsables de l’application des lois commettraient en France des violations des droits humains inspirent depuis longtemps des inquiétudes persistantes à Amnesty International, qui est également préoccupée par le faible taux de comparution en justice des responsables présumés, faute d’enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces. En 2005, l’organisation a publié à ce sujet un rapport intitulé France. Pour une véritable justice (index AI : EUR 21/001/2005), qui s’intéresse à plusieurs affaires de graves violations présumées des droits humains commises par des agents de la force publique depuis 1991.

Voir les exemples de cas ICI

 

Pour l’affaire Ajimi à Grasse, voir aussi :

http://www.mrap.fr/communiques/manifgra

http://www.mrap.fr/communiques/justiaji

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 21:08

COMITE DE SOUTIEN DE YVES CUSSET, SOPHIE FOCH-REMUSAT, PIERRE LAURET : Pour la liberté d’expression et parce qu’il est légitime de dire ce qu’on pense devant l’inacceptable
http://resf.info/P988

*LA POLITIQUE DE L’IMMIGRATION DE N. SARKOZY ET LES LIBERTES PUBLIQUES*

Conférence-débat
*Lundi 6 avril 2009 à 20h00*
à l’Ecole Normale Supérieure
Salle Jules Ferry
29, rue d’Ulm 75005 Paris

avec

*Eric Fassin*, sociologue , ENS, département des sciences sociales
*Michel Feher*, philosophe, Président de l’association cette France-là
*Pierre Lauret*, philosophe, Collège International de Philosophie
*Mathieu Potte-Bonneville*, philosophe, Collège International de Philosophie

Le 16 décembre 2008, trois philosophes (Yves Cusset, Sophie Foch-Rémusat, Pierre Lauret)  se rendaient à Kinshasa pour  participer à un colloque de l’Agence Universitaire de la Francophonie  sur « La culture du dialogue et le passage des frontières ». Pour avoir seulement posé des questions à des policiers escortant deux Africains menottés et expulsés, P. Lauret, a été débarqué de l’avion, placé en garde à vue, et inculpé d’ « opposition à une mesure de reconduite frontière » et d’ « entrave à la circulation d’un aéronef ».  A leur retour Yves Cusset et Sophie Foch-Rémusat ont eux aussi été placés en garde à vue, sous l’accusation d’outrages et de menaces contre l’escorte policière.

Cette affaire pose une première question : que reste-t-il des libertés publiques lorsqu’il n’est pas permis aux citoyens de poser des questions à des policiers sur la nature de leurs actes? Plus généralement, elle s’insère dans le dispositif législatif, administratif et policier de la politique d'immigration conduite sous l’égide du Président Sarkozy.  Elle est donc l'occasion d’interroger la nature de cette politique, ses intentions, la pertinence de ses arguments, et les résultats auxquels elle parvient, à partir du livre récent cette France-là, qui en dresse un premier état des lieux annuel, et en renouvelle l’analyse.  Avec E. Fassin, M. Feher et M. Potte-Bonneville, qui y ont contribué, nous examinerons deux questions. La politique d’immigration de N. Sarkozy, qui engage notre responsabilité historique, mérite-t-elle d’être soutenue ? Que révèle-t-elle de l’impact de la présidence de N. Sarkozy sur l’état de la démocratie en France ?

 

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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