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Palestine

Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 06:00

Association France-Palestine-Solidarité (AFPS)

Groupes locaux de METZ et THIONVILLE

vous invitent à la RENCONTRE-DEBAT :

RESISTANCE POPULAIRE NON VIOLENTE EN PALESTINE

Avec

Mahmoud ZAWAHRA

Maire de Al Maassra en Palestine

Porte-parole du Comité populaire contre le mur et les colonies d’al Maassra

Mahmoud ZAWAHRA est membre d’une délégation de Palestiniens et Israéliens représentant la résistance populaire non violente en Palestine invitée au Sénat à Paris pour un colloque sur ce thème le vendredi 25 juin de 9h30 à 17h.

Ne manquez pas de le rencontrer à Metz :

Samedi 26 JUIN 2010 à 20h30

Ecole des Coquelicots, 1 rue St Clément

METZ – PONTIFFROY

 

La salle est située entre la médiathèque du Pontiffroy et le parking dit « de la police », face au café « La Tasse Amos ». Possibilité de se garer sur le parking gratuit. Ensuite suivre le fléchage.

Renseignements complémentaires :

afps57@free.fr - afpsthionville@yahoo.fr

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 22:48

14 juin 2010

Nous soussignés, citoyens israéliens, cinéastes, enseignants et ouvriers de la culture, nous souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de décaler la programmation du film israélien “A 5 heures de Paris” et de programmer le film “Rachel” en réaction à l’attaque menée par l’armée israélienne sur la flottille de la Liberté. “Rachel”, de la cinéaste marocaine-israélienne-française Simone Bitton, raconte l’histoire de Rachel Corrie, une militante américaine de 23 ans écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne alors qu’elle se posait en bouclier humain pour les habitants de Gaza. Un des bateaux de la flottille “Free Gaza” repoussée par les bulldozers israéliens portait le nom de Rachel Corrie. La décision du réseau Utopia a été prise au moment où le bateau “Rachel Corrie” faisait route vers la Bande de Gaza sous blocus et alors que la comédie sentimentale “A 5 heures de Paris” sort dans 50 salles à travers la France.



Nous voyons dans la décision d’Utopia la continuation d’une longue tradition de programmation de films israéliens et palestiniens et d’un engagement profond aux côtés de la culture, des spectateurs et des cinéastes. C’est à la lumière de cet engagement qu'Utopia a modifié son programme et a proposé à ses spectateurs de connaître en profondeur la réalité à Gaza – à travers les yeux d’une cinéaste israélienne. Il ne s’agit pas de censure. Personne n’appelle au boycott des artistes israéliens. Il s'agit d'un acte de solidarité citoyenne, solidarité avec les civils palestiniens de Gaza, avec les membres du mouvement international de solidarité et avec des citoyens israéliens comme nous, qui aspirent à une vie fondée sur l’égalité et la justice en Israël-Palestine.


Malheureusement, la machine de propagande israélienne utilise également la création artistique, y compris le cinéma, pour donner d'Israël l’image d’un Etat démocratique et éclairé, afin de camoufler des crimes de guerre, la ségrégation, l’occupation et la répression.
L'establishment israélien inaugure des campagnes de “repositionnement” publicitaire et des opérations d'image de marque en collaboration avec le ministère des affaires étrangères et celui de la culture, alors qu'en Israël, la ministre de la culture répète que "le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’Etat”. La même ministre s'en prend violemment et publiquement à toute critique de l’occupation et de l'apartheid, que celle-ci soit exprimée par des artistes citoyens israéliens ou étrangers.


Le gouvernent israélien emploie un appareil de terreur et de censure contre toute possibilité d’expression artistique palestinienne libre. Cet appareil persécute des artistes et des intellectuels palestiniens, empêche des projections de films, des conférences académiques et des évènements culturels. Et interdit l’entrée sur le territoire aux artistes et intellectuels internationaux qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les opprimés.


Nous refusons de faire partie de cette machine bien huilée de propagande, nous refusons de prendre part au camouflage de l'occupation et de la répression et de contribuer à la création d’une image de “démocratie éclairée”. Nous refusons toute tentative de transformer le persécuteur en persécuté, et l’agresseur en agressé – que ce soit dans les eaux internationales ou dans le monde de la culture.

 

Nous sommes heureux que les gens d’Utopia soient nos alliés et partenaires dans notre combat pour l’égalité et la justice.

Merci Utopia !

 

Premiers Signataires :

Udi ALONI, réalisateur

Ariella AZOULAY, cinéaste et essayiste
Mohammad BAKRI, réalisateur et comédien

Daphna BARAM, écrivaine

Yael BERDA, sociologue, poète  

Tamar BERGER, écrivaine

Haim BRESHEETH, cinéaste et universitaire

Amit BREUER, productrice

Shai CARMELI POLLAK, réalisateur

Sami Shalom CHETRIT, cinéaste, écrivain, poète

Scandar COPTI, réalisateur

Anat EVEN, réalisatrice

Jack FABER, artiste visuel

Yael FREIDMAN, enseignante en cinéma 

Natalie HAZIZA, réalisatrice

Ala HLEHEL, écrivain et scénariste

Avi HERSHKOVITZ, réalisateur

Rachel Leah JONES, réalisatrice

Hagit KEYSAR, artiste visuelle

Yael LERER, éditrice, éditions Andalus

Juliano MER-KHAMIS, cinéaste, metteur en scène, comédien

Erez MILER, artiste visuel

Ruchama MARTON, présidente de PHR

Rela MAZALI, écrivaine

Judd NE'EMAN, réalisateur, lauréat du Prix Israël du Cinéma  

Ofer NEIMAN, universitaire

Ilan PAPPE, historien

Erez PERI, directeur du Festival des Films de Sud à Sderot

Zmira RON, metteur en scène

Oz SHELACH, écrivain

Eyal SIVAN, réalisateur

Renee SIVAN, muséologue

Mati SHEMOELOF, poète

Amir TERKEL, cinéaste

Eran TORBINER, réalisateur

Einat WEIZMAN, comédienne

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 12:43
UTOPIA, Se réveiller

Par Eyal Sivan

Cinéaste et enseignant Israélien

Cela fait des années que les salles du réseau Utopia accueillent à la fois les films et les débats autour d'importants sujets de société dont la France d'en-haut n'aime pas discuter. Les salles Utopia font le lien entre un cinéma indépendant, les réseaux associatifs locaux et les spectateurs. Mais parmi tous les débats, c'est le conflit israélo-palestinien qui soulève le plus de passions.

Qu'on soit pour ou contre la décision prise par le réseau Utopia de se désengager de la sortie nationale du film israélien "A 5 heures de Paris" de Leonid Prudovsky en décalant sa sortie de quelques semaines, pour programmer un autre film réalisé par une cinéaste israélienne "Rachel", de Simone Bitton, le réseau Utopia doit être salué pour avoir utilisé sa liberté d'action et d'expression.

rachel.jpgSalué pour avoir désenclavé le débat complexe à propos du boycott académique et culturel du régime israélien et l'avoir transformé en un mode d'action qui mérite d'être discuté. L'appel au BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) a été émis par des sociétés civiles palestiniennes et relayé par des centaines d'associations à travers le monde, y compris par des organisations et personnalités israéliennes. L'amalgame entre l'appel au boycott (dont les règles sont précises et n'impliquent pas des individus, mais des organisations) avec l'acte de solidarité d'Utopia a permis, malgré la campagne de désinformation, de désenclaver un débat ouvert depuis un long moment déjà, partout en France, y compris dans les salles Utopia, mais qui était boycotté par les médias et donc ignoré du grand public.

En agissant ainsi,  Utopia a répondu à un appel pressant de relayer la critique, l'opposition et la contestation exprimées dans le cinéma palestinien et dans certains films israéliens, et de les transformer en une action citoyenne.

Il s'agit de changer les relations entre les films, les diffuseurs / programmateurs et les spectateurs du cinéma en provenance d'Israël-Palestine. Car, grand consommateur de cinéma israélien, et parfois palestinien, le public français (et européen) n'est pas que l'otage de la machine de soutien à la distribution cinématographique du gouvernement israélien. Le public français et européen est aussi avide de comprendre, et avide d'espoir.

A la question incessante posée par le public lors de débats dans les quelques salles qui accueillent les films boycottés par les grand circuits : "Que peuvent faire des citoyens lorsque le gouvernement français et les hommes et femmes politiques n'ont pas seulement démissionné d'un quelconque rôle dans le conflit israélo-palestinien, mais qu'ils se sont alignés, en solidarité, parfois obscène (comme ce fut le cas au lendemain de l'attaque Israélienne sur Gaza), derrière la politique criminelle des autorités israéliennes ?" L'équipe de Utopia a répondu par un acte citoyen et professionnel.

Car le métier d'un programmateur consiste aussi à contextualiser les films. Utopia a donc décidé de décaler la programmation d'une comédie sentimentale israélienne (sans que sa qualité cinématographique soit remise en question), pour programmer un film qui prouve malheureusement à la fois la qualité prémonitoire du documentaire, et son actualité. "Rachel", le film de Simone Bitton, raconte l'histoire d'une militante pacifiste de 24 ans participant à un mouvement international de solidarité qui fut écrasée par un bulldozer de l'armée israélienne alors qu'elle protestait contre la démolition des maisons de Palestiniens dans la Bande de Gaza. "Rachel Corrie", c'est aussi le nom d'un des bateaux de la flotille qui a tenté de rejoindre Gaza, sans succès.

C'est parce que les programmateurs d'Utopia regardent et connaissent les films qu'ils programment, parce qu'ils connaissent si bien le cinéma israélien et palestinien, qu'ils ont pu agir immédiatement et marquer ainsi leur colère et leur protestation. Alors qu'à nouveau les autorités israéliennes employaient brutalité et censure des images, Utopia a décidé de programmer "Rachel", exprimant sa solidarité avec la Flotille Free Gaza, s'opposant à la version officielle israélienne, et refusant que ce crime d'Etat ne soit aussitôt oublié parmi la dramatique actualité des faits divers.

En privilégiant une forme de cinéma à une autre, un discours face à un autre, un petit film indépendant que 99% des salles françaises n'ont pas programmé à un film qui bénéficie d'une sortie nationale dans 50 salles, Utopia a agi en programmateur professionnel, libre et (certes) engagé.

Depuis des années, Utopia sert de réseau de distribution aux films israéliens comme palestiniens refusés par les grands circuits de distribution français. Aujourd'hui, Utopia montre que la protestation à l'égard de la politique israélienne et le rappel permanent au respect du droit international peuvent se faire à tous les échelons de notre société. Mais il faut oser rendre le débat public.

En effet, c'est la question des relations entre le cinéma israélien et le pouvoir israélien qui a été soulevée. Il n'est pas surprenant que ce soit le boycott académique et culturel qui soulève les débats les plus vifs. Ce n'est pas seulement à cause de sa complexité, mais surtout à cause de l'utilisation des produits culturels israéliens par l'appareil de propagande et de markéting d'Israël (ce n'est pas le propos ici, mais il faudra par ailleurs prendre le temps d'étudier le phénomène du succès du cinéma israélien, ainsi que la relation entre son contenu et la promotion étatique dont il bénéficie).

Limor Livnat, ministre de la culture israélienne, ne cesse de le répéter : "Le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l'Etat". En effet, alors que le cinéma israélien (et particulièrement le cinéma documentaire) ne bénéficie d'aucun soutien pour sa diffusion/distribution en Israël, il est largement soutenu et financé par les services culturels des ambassades israéliennes. Pour exemple, s'ouvrira le 21 juin à Marseille un Festival de films israéliens soutenu par le consulat d'Israël. Ce type de manifestations officielles se déroule parfois à l'insu des auteurs, qui ont déjà appelé plusieurs fois à ne pas être instrumentalisés par le gouvernement israélien, quelquefois avec des pressions commerciales des distributeurs sur les réalisateurs, comme ce fut le cas cet hiver au Forum des Images à Paris lors de la rétrospective Tel-Aviv, et souvent par le refus des auteurs eux-mêmes d'exprimer un quelconque engagement politique.

Les détracteurs diront que la promotion par les autorités israéliennes d'un cinéma qui peut être considéré comme critique est un signe de santé démocratique. Nous savons tous qu'aucun Etat démocratique en guerre ne promeut ses opposants, et quand il le fait ça s'appelle de la propagande. La promotion de certains films dits "critiques" est un intérêt d'Etat, ce qui explique que même le ministre des affaires étrangères actuel, le leader d'extrême-droite Avigor Liebermann, n'a pas donné l'ordre aux services consulaires de cesser le soutien à la distribution à l'étranger de certains films, considérés à l'étranger comme "critiques". Il s'agit naturellement de maintenir l'illusion démocratique, alors que le régime d'apartheid dans les territoires occupés par Israël prive plus de trois millions de personnes d'accès à la culture et à l'éducation, et cela depuis plusieurs dizaines d'années.

Le cinéma israélien a été clairement désigné par les autorités israéliennes comme un produit d'exportation dans lequel il vaut la peine d'investir, même si les spectateurs et cinéastes israéliens n'en profitent pas. A l'ouverture du Festival International du Film à Haïfa en 2007, le président israélien Shimon Peres a rappelé que "le cinéma américain a créé l'image de la grande Amérique dans le monde, car ce cinéma a plus d'influence que l'armée ou l'administration américaines. Les films nous permettent de rêver d'être plus beaux, plus intelligents et meilleurs. Et si le rêve américain a été créé par Hollywood, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous aussi, rêver ?"
Peres appelle à une augmentation des investissements, considérant le cinéma comme un moyen d'endormissement des masses.

J'espère qu'Utopia incitera beaucoup d'autres à réveiller les Israéliens du rêve illusoire dans lequel ils se sont enfermés, avant que la réalité ne devienne un cauchemar pour nous tous.

Merci Encore

Eyal

Eyal Sivan
Cineaste Israelien
Associate Professor in Media Production
University of East London (UEL)

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 04:59

Je viens de découvrir ce blog, riche d'analyses très fouillées.


A titre d'exemple, sur un sujet ultra-sensible :

La Nazification d’Israël et de la Palestine

dont je partage la conclusion :

 

Ainsi n’est-il rien d’original dans le meeting de Dieudonné et Faurisson où le second expose que la répression de son négationnisme l’assimile à un Palestinien, rien de probant ni de neuf dans ses chaînes emails qui nous épuisent d’images et de slogans nazifiant Israël. Que faire face à cette perpétuation et cette hégémonie d’une propagande initiée par un Etat, l’Union soviétique, ayant lui-même été balayé par l’Histoire ?

Les soutiens aux Palestiniens comme ceux d’Israël doivent en finir avec cette pose qui consiste à se saisir de la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a ici nul nouveau nazi, ni le Hamas ni Tsahal n’étant comparables au phénomène national-socialiste. Ni l’islamisme ni le sionisme ne sont idéologiquement proches du nazisme. Il y a des crimes de guerre, non un génocide (c’est-à-dire, si l’on parle en raison, l’extermination d’un groupe par l’assassinat de chacun des membres qui le composent selon la puissance homicide).

L’extermination des juifs d’Europe n’est pas le mètre-étalon de la concurrence des victimes. Il n’y a aucune raison de la communautariser et de lui donner un sens mystique en la nommant « Shoah » (« la Catastrophe » en hébreu) et en l’affirmant inintelligible. Bien au contraire : le judéocide doit être ramené à sa particularité historique pour être compris en-soi et non pour être manœuvré par des camps important le conflit moyen-oriental. Bannir de son discours toute facilité qui consiste à travestir notre actualité en histoire de la Seconde Guerre mondiale devient une urgence civique.

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 18:00

 

 

"Amazigh KATEB" pour le soutien du tribunal Russell sur la Palestine
Soirée de soutien au Tribunal Russell sur la Palestine, jeudi 20 mai 2010, à 19:00, au Le Cabaret Sauvage, Parc de la Villette
http://www.facebook.com/home.php#!/ev...

http://www.facebook.com/pages/Soutien...

 

 


 


"Gaâda Diwane de Béchar" pour le soutien du tribunal Russell sur la Palestine
Soirée de soutien au Tribunal Russell sur la Palestine, jeudi 20 mai 2010, à 19:00, au Le Cabaret Sauvage, Parc de la Villette

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 16:03
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 10:22

Vendredi 28 mai 2010 à 20 h 30

Ecole Normale Supérieure - 45, rue d’Ulm - 75007 PARIS (Amphi. DUSSANE)

Conférence, autour du livre :

 

"Les Arabes et la Shoah"


arabesshoah.jpgEn présence de l’auteur Gilbert Achcar : Professeur à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de l’Université de Londres, d’Henry Laurens, professeur au Collège de France, chaire "Histoire contemporaine du monde arabe" et auteur de "la Question de Palestine" (Fayard 1999-2007) et de Dominique Vidal, journaliste au Monde diplomatique.


Gilbert Achcar, collaborateur du Monde diplomatique, est originaire du Liban qu’il a quitté en 1983. Il a été enseignant à l’Université de Paris VIII, puis chercheur au centre Marc-Bloch de Berlin, avant d’être nommé professeur à la SOAS de l’Université de Londres. Auteur traduit en plus de quinze langues, il a notamment publié le Choc des barbaries l’Orient incandescent (2003) ; La guerre des 33 jours (2006 avec une contribution de Michel Warschawki) ; et conjointement avec Noam Chomsky, la Poudrière du Moyen orient (2007) ; les Arabes et la Shoah (Actes Sud, 2009). (2002/2004) ;

 

 

 

 

 

 

"Les Arabes et la Shoah"


La collaboration entre le Grand Mufti de Jérusalem, Mussolini et Hitler durant la Seconde Guerre mondiale revient régulièrement dans le débat sur la question palestinienne ? 

Jusqu’où est allé Amin Al-Hussein ? Son comportement reflétait-il une tendance significative du mouvement national palestinien ? 

Le nationalisme arabe était-il inspiré par le nazisme dans l’entre-deux-guerres ? 

Les dirigeants et les opinions arabes ont-ils, depuis, manifesté de la complaisance à l’égard de l’antisémitisme et des thèses négationnistes ?

Pour la première fois, un intellectuel arabe Gilbert Achcar, aborde de front l’ensemble de ces questions sensibles. Son livre " Les Arabes et la Shoah" en propose une analyse honnête, profonde et documentée. Mais la plupart des media français l’ont ignoré à ce jour.


Pour connaître cette approche et en débattre, les Amis du Monde diplomatique, l’Association France Palestine Solidarité et l’Union Juive Française pour la Paix vous proposent un échange entre l’auteur, et Henry Laurens. Cette soirée sera animée par Dominique Vidal.


Table de presse :

  • "Les Arabes et la Shoah" La guerre israélo-arabe des récits. 528 pages, prix indicatif 26 euros (Actes Sud 2009)- Gilbert Achcar
  • "La question de Palestine" : Tome 1 "L’invention de la Terre sainte" 1799-1922 ; Tome 2 "Une mission sacrée de civilisation" 1922-1947 ; Tome 3 " L’accomplissement des prophéties 1947-1967. (Fayard, environ 30 euros par ouvrage 1999-2007)). Henry Laurens
  • "Comment Israël expulsa les Palestiniens "1947-1949" (Editions de l’Atelier 2007) Dominique Vidal.
  • Le Monde diplomatique du mois de juin : 4,90 euros
  • Les grands reportages du Monde diplomatique (Hors-série 12 euros)

Les associations France Palestine Solidarité (AFPS) et l’ Union Juive Française pour la Paix (UJFP) vous proposeront lors de cette soirée toute leur documentation.

 

 

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)  -  21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

Téléphone : 06 61 33 48 22  ·  e-mail : contact@ujfp.org  ·  Site : www.ujfp.org

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 18:53
Une campagne de mels massive est indispensable très rapidement pour convaincre les pays européens qui respectent encore le droit international de ne pas laisser entrer dans le riche club occidental un Etat qui le bafoue quotidiennement.

ocde_janv_2010_liebermann_guria-2.jpg Un mauvais coup se trame dans notre dos. Le club des trente pays les plus riches, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), s’apprête ( en ce mois de mai) à accueillir en son sein Israël avec les territoires arabes qu’il occupe.


Cette décision, alors même que l’Etat israélien relance la colonisation tout en sabotant les efforts de paix, américains comme européens, est une provocation. Il faut tout faire pour l’empêcher.


Si la France est, comme toujours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, favorable à ce resserrement des liens avec Israël, d’autres pays membres - notamment le Mexique, la Turquie, la Suède, la Belgique et la Suisse - hésitent à franchir ce pas. A nous de les convaincre, en les inondant de mels et de fax : un seul refus suffira à bloquer l’adhésion d’ Israël.


Vous trouverez ci-dessous la position de l’AFPS, un modèle de lettre en anglais et en français aux ambassadeurs des trente Etats membres de l’OCDE et une liste d’adresses mels.

Faites passer ce message le plus largement possible.


APPEL du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens à faire barrage à l’entrée d’Israël à l’OCDE.

Le Collectif National, indigné par la perspective de l’intégration d’Israël à l’OCDE, tient à souligner qu’Israël est un Etat qui s’est mis hors la loi à de nombreux titres : l’occupation et la colonisation illégales de territoires palestiniens depuis 1967 ; des crimes de guerre, au Liban et à Gaza notamment, ainsi que l’indique le rapport Goldstone voté par l’Assemblée Générale des Nations Unies ; d’innombrables violations des droits humains, des accords et conventions signés par lui, dont l’accord d’association avec l’UE, les conventions de Genève sur les prisonniers ; l’édification d’un mur d’annexion, en grande partie à l’intérieur des territoires qu’il occupe, mur dont la Cour de Justice Internationale a dénoncé l’illégalité et demandé la démolition.


L’entrée d’Israël à l’OCDE reviendrait au blanchiment de toutes ces violations par les Etats membres de l’OCDE. Mais plus grave encore peut-être, l’OCDE, organisation de développement et de coopération économique, en définissant un « territoire économique israélien » qui inclut le Golan syrien occupé, les territoires palestiniens de Cisjordanie occupés, et Jérusalem Est illégalement annexée, prend l’extraordinaire responsabilité, hors de son champ de compétence, d’entériner les annexions pures et simples d’Israël, et de prédéterminer les frontières politiques d’Israël contre toutes les règles et les normes de la législation internationale. Ainsi l’OCDE franchirait une étape très dangereuse pour l’ensemble du monde en reconnaissant l’inacceptable état de fait créé par Israël sur le terrain par la violence, mais aussi en participant au démantèlement du droit international auquel nous sommes très attachés comme garant de la paix.


Le Collectif National appelle les citoyens à adresser en nombre la lettre ci-annexée aux représentants des pays membres auprès de l’OCDE dont les adresses électroniques jointes, ainsi qu’au Ministère des Affaires Etrangères.


Modèle de lettre aux ambassadeurs :

Mister Ambassador,


This very month, the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD) is expected to decide on Israeli membership. Now, Israel’s lack of respect of human rights and international law and its tendency to obstruct any realistic peace process is met with widespread international criticism. Despite the criticism, this state has repeatedly shown that it has no intention to modify its policy. On the contrary, Israel continues its unlawful policies without having to face any real, concrete consequences. In contrast to the statements and condemnations by words of mouth, Israel is given « special treatment » in international politics and co-operations, special treatment lacking any justification. A granted membership to the OECD would be another example of this special treatment, and a way to encourage Israël to keep on its denial of the rule of law and of peace.


We believe that there are many reasons to deny Israel membership in the OECD, including :

The production in the occupied territories is in conflict with international law, and the European Court of Justice clarified as recently as February that products from the West Bank cannot be classified as Israeli. In the figures forming the basis for the decision on membership, no distinction has been made with regards to place of production. Instead of being punished for crimes under international law, the figures benefit Israel. To welcome Israël in such conditions, would be a de facto recognition of the « Eretz Israël » concept. This is unthinkable for anyone who wants to reach peace by the rule of law.


According to the OECD convention the member countries must share a commitment to the rule of law and the respect of human rights. Several of the current member countries have claimed repeatedly that this commitment is not shared by the Israeli authorities.


In the text of the convention one can read that co-operation makes a vital contribution to peaceful and harmonious relations among the peoples of the world. The member countries have on several occasions expressed criticism that Israel’s actions are counterproductive to the development of such relations. As recently as March, the US, EU, Russia and the UN issued a joint condemnation of Israel’s policies in Jerusalem, claiming that these policies undermine the peace process. The Israeli ignore the criticism with complete impunity.


We therefore urge you to act in order to reverse the expected positive response to the Israeli membership application, which would be received as an encouragement to Isarêl to keep on acting against peace. Each country has a right to veto available. We urge you to make use of it, in accordance with other country representatives if possible.


We look forward to receiving your reply, which we expect to be a positive one, and of which we will keep our activist members informed.


Yours faithfully.

Signature :

 

 


en français :


Monsieur l’Ambassadeur,


Ce mois-ci, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique doit se prononcer sur la candidature d’Israël. Or le manque total de respect de l’Etat israélien pour les droits humains et le droit international ainsi que son obstruction à tout processus de paix ont fait l’objet de nombreuses critiques internationales. Cependant, cet Etat a montré de façon répétée qu’il n’a en rien modifié pour autant sa politique malgré ces critiques. Tout au contraire il poursuit sa politique illégale sans avoir à affronter aucune conséquence réelle qui soit concrète. Par contraste avec les résolutions et les condamnations verbales dont il fait l’objet, Israël reçoit donc un « traitement spécial » sur le plan de la politique, un traitement que rien ne justifie. Lui offrir de devenir membre de l’OCDE serait un exemple de plus de ce traitement spécial, et une façon de l’encourager dans son déni du droit et de la paix.


A ces raisons majeures nous pensons qu’il en existe de nombreuses autres pour refuser l’adhésion d’Israël à l’OCDE, parmi lesquelles :


La prise en compte de la production dans les territoires occupés viole le droit international, et pas plus tard qu’en février dernier, la Cour de Justice des Communautés Européennes a rappelé clairement que les produits des colonies ne peuvent en aucun cas être considérés comme des produits israéliens. Dans les chiffres qui servent de fondement à la demande d’adhésion, il n’y a aucune distinction en fonction de la zone de production : ces paramètres économiques incluent les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et du plateau du Golan syrien. Accepter cette adhésion, dans ces conditions, ce serait accepter de fait l’idée du « Grand Israël ». Ce n’est pas concevable pour quiconque veut la paix par le droit.


D’après la convention de l’OCDE, les Etats membres doivent partager un même engagement à respecter le droit international et le respect des droits de l’homme. Plusieurs des membres actuels de l’OCDE ont exprimé de façon répétée que cet engagement n’est pas partagé par les dirigeants israéliens.


Dans le texte de la convention on peut lire que la coopération est une contribution majeure aux relations pacifiques et harmonieuses entre les peuples du monde. Les Etats membres ont, à plusieurs reprises, critiqué les actions d’Israël au motif qu’elles sont contre-productives vis-à-vis du développement de telles relations. Pas plus tard qu’en mars, les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Russie et les Nations Unies ont publié une condamnation commune de la politique israélienne à Jérusalem. Les dirigeants de ce pays ignorent ces déclarations en toute impunité.


Nous vous prions donc instamment d’agir de façon à inverser la réponse positive attendue à la demande d’adhésion d’Israël qui serait comprise comme un encouragement à ses entreprises qui tournent le dos à la paix. Chaque pays membre de l’OCDE dispose en la matière d’un droit de veto concernant ce type de décision. Nous vous demandons de l’utiliser, si possible avec d’autres Etats membres.


Dans l’attente de votre réponse, que nous espérons positive, et dont nous tiendrons nos militants informés, nous vous prions de croire en nos salutations distinguées.


signature



Adressez vos courriers à :

France Représentant auprès de l’OCDE

dfra.ocde-paris@diplomatie.gouv.fr

Telephone : +33 (0)1 43 17 57 50

Fax : +33 (0)1 43 17 58 02 MAE

Belgique

parisocde@diplobel.fed.be

Telephone : + 33 (0)1 56 75 34 50

Fax : +33 (0)1 56 75 34 70

Grèce

Telephone : +33 (0)1 45 02 24 10

Fax : +33 (0)1 45 00 71 55

13
Fax : +33 (0)1 44 17 67 70

Mexique

mexico.contact@oecd.org

Tel : (5255) 91 38 62 33

Fax : (5255) 52 80 04 80

Norvège

oecd.paris@mfa.no

Telephone : +33 (0)1 45 24 97 84

Fax : +33 (0)1 45 20 08 82

Suède

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photo de focus : Liebermann, ministre israélien des Affaires étrangères et Guria, secrétaire-général de l’OCDE , signant déjà en janvier dernier des accords privilégiés entre Israël et l’Ocde.

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 19:35
Une pétition intitulée Jcall initiée par plusieurs personnalités européennes qui se revendiquent juives a obtenu de nombreuses signatures. Face à la politique du gouvernement Nétanyahou et au soutien inconditionnel dont il bénéficie de la part d’associations comme le CRIF, l’appel se veut être une alternative pour une paix « raisonnable ».
Quelle est la réalité de cette guerre ?
Celles et ceux qui défendent les droits du peuple palestinien expliquent inlassablement que la politique israélienne vis-à-vis des PalestinienNEs est criminelle. Il y a le crime fondateur, l’expulsion de la majorité des PalestinienNEs de leur propre pays en 1948 (puisque, paraît-il c’était une terre sans peuple), la confiscation des terres, les villages rasés, l’interdiction faite aux réfugiés de rentrer chez eux. Il y a les crimes qui ont suivi : les guerres, les assassinats dits ciblés, l’occupation, les discriminations inscrites dans la loi, les colonies, la construction du mur, les check-points, les emprisonnements massifs …Les signataires veulent défendre l’Etat d’Israël qualifié de démocratique. Mais les 50% de PalestinienNEs qui vivent entre Méditerranée et Jourdain ne connaissent aucune démocratie. Ils ont le « choix » entre le blocus impitoyable de Gaza, l’occupation et la colonisation en Cisjordanie, les destructions de maison et les expulsions à Jérusalem Est ou la sous-citoyenneté dans l’Israël d’avant 1967.
En prônant une paix « raisonnable », les signataires renvoient en apparence sur un pied d’égalité les « extrémistes des deux camps » comme si l’occupant et l’occupé vivaient des situations symétriques. Ils reprennent à leur compte le complexe de Massada. Ils évoquent la menace pour les IsraélienNEs de devenir minoritaires face aux PalestinienNEs. Pour eux, le point central, c’est la sécurité d’Israël. Comme si celles et ceux qui vivent l’insécurité quotidienne et qui ont été jetéEs (*) à la mer n’étaient pas les PalestinienNEs. La pétition parle à peine de la Palestine, comme si cette guerre était une affaire intérieure juive. Peut-on faire une paix « raisonnable » en ignorant « l’autre » à ce point ?
Un point de départ intéressant mais bien limité.
Ce qui différencie les signataires de la pétition de J Call des supporters de Nétanyahou, c’est que les premiers ont enfin réalisé que la politique israélienne est suicidaire pour celles et ceux qu’Israël prétend défendre. Effectivement, il est tout à fait improbable que le peuple palestinien soit écrasé à terme (comme l’ont été les peuples indigènes d’Amérique du Nord et d’Australie) et donc incapable de réclamer ses droits. Personne ne peut sérieusement penser qu’une politique basée sur la domination, la violence et l’humiliation puisse être éternelle.
Ce qui les différencie aussi, c’est qu’ils réalisent que la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, Sanctions) initiée par la société civile palestinienne et reprise dans le monde par des associations, des syndicats ou des Etats commence à écorner sérieusement l’image d’Israël et à provoquer son isolement.
Pas de remake d’Oslo
En 1988, l’OLP a fait une concession incroyablement généreuse : accepter de limiter le futur Etat palestinien à 22% de la Palestine historique. Les accords d’Oslo qui ont suivi ont été dès le départ un marché de dupes : on a parlé de la sécurité d’Israël mais jamais de la réalité : l’occupation, les colonies, les discriminations, l’inégalité. Entre la signature des accords et l’assassinat de Rabin, 60000 nouveaux colons ont été installés. L’Autorité Palestinienne n’a jamais été considérée comme l’embryon d’un futur état. Elle avait pour mandat essentiel de « faire la police ». Les signataires de l’appel Jcall doivent comprendre que recommencer un tel processus n’a strictement aucun sens. Être raisonnable, ce sera aborder les questions essentielles, ce sera régler la question fondamentale des 500000 Israéliens installés en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Puisque le texte propose une solution sur la base de deux Etats, comment peut-il être silencieux sur la question des frontières ? Pourquoi ne dit-il pas par exemple que les IsraélienNEs installéEs dans les territoires conquis en 1967 devront partir ou accepter la citoyenneté palestinienne ?
Et les signataires de Jcall peuvent-ils expliquer pourquoi Oslo a échoué alors que les PalestinienNEs ont été les seuls à faire des concessions ? Sont-ils capables de comprendre tout ce qui n’est pas abordé dans leur texte : la question du sionisme qui ne donne aucune place aux Palestiniens, la question de la manipulation des histoires et des identités juives, l’incapacité pour la société israélienne d’accepter l’égalité ? 
Gauche/droite
L’appel Jcall voudrait incarner dans le monde juif européen un courant de gauche, humaniste. C’est très important, il faut se référer aux droits fondamentaux. Pourtant dans l’histoire d’Israël, celles et ceux qui disent incarner la gauche ont participé à tous les mauvais coups contre la Palestine : Ben Gourion est au pouvoir en 1948 quand le pays est nettoyé ethniquement et que les biens des réfugiés sont confisqués. La gauche travailliste est au pouvoir lors de la guerre de 1967 et c’est elle qui décide de coloniser. C’est un ministre travailliste (Ben Eliezer) qui décide la construction du Mur qui balafre la Cisjordanie. Les travaillistes Peretz ou Barak ont joué un rôle important dans la guerre contre le Liban ou le massacre de Gaza. Plusieurs signataires de l’appel Jcall ont d’ailleurs approuvé ces deux guerres.
Bien sûr, il est fondamental qu’à l’intérieur d’Israël il y ait une « rupture du front intérieur » et les Juifs du reste du monde ont un rôle important à jouer. Encore faut-il qu’il s’agisse d’une rupture. Il existe en Israël une courageuse minorité qui se bat pour l'égalité des droits et contre l'occupation. Mais la gauche et la droite sionistes sont d’accord sur l’essentiel et partagent les mêmes valeurs. D’ailleurs les gouvernements d’Union Nationale se multiplient. Barak gouverne avec Lieberman et Pérès avec Nétanyahou. Peut-on penser qu’une solution « raisonnable » n’aborde pas cette question ? Ne remette pas en cause la base idéologique de cette guerre ? Les paix en Algérie, au Viêt-Nam, en Afrique du Sud ont été rendues possible par un important virage idéologique. Les signataires de Jcall pensent-ils qu’une paix « raisonnable » est possible sans une remise en cause des fondements même de l’idéologie qui a conduit Israël de guerres en guerres ? Ces signataires se disent attachés à un un Etat juif et démocratique. Ne croient-ils pas, comme l'a écrit Shlomo Sand, qu'il s'agit d'une contradiction totale et qu'un Etat juif est totalement contraire au droit international qui ne différencie pas les citoyens selon leurs origines ? 
Boycott et image
L’initiative Jcall intervient alors que le gouvernement israélien se moque ouvertement de ses désaccords avec Obama et continue d’être soutenu avec parfois de vagues critiques par l’Union Européenne. Mais l’image d’Israël est ternie. Les opinions publiques bougent. Le BDS remporte des succès. Les signataires de l’appel Jcall critiquent Nétanyahou, pas par désaccord avec la violence et l’occupation, mais parce que cette politique met en danger Israël et qu’ils veulent sauver ce pays.
Il faut aller plus loin. À l’image de l’universitaire israélien Névé Gordon qui a dit être pour le boycott « parce que c’est la seule façon de sauver mon pays ».
À partir de leurs préoccupations et de leurs peurs, les signataires doivent se poser les questions fondamentales. En tant que Juifs, ils seront obligés de revenir sur le processus qui a transformé des descendants de parias en bourreaux d’un peuple. Ce n'est pas d'une fêlure dont la paix a besoin ou d'une relégétimation d'Israël mais d'une vraie rupture.
La paix passe par le droit international, par les droits fondamentaux, par l’égalité des droits. Il n’y aura pas de paix sans remettre en cause le colonialisme, l’occupation, l’apartheid. Il n’y aura pas de paix en ignorant les Palestiniens.
Encore un effort camarades !
Pierre Stambul
(*) Dans son film « la Mécanique de l’Orange », Eyal Sivan montre comment la population de Jaffa a été jetée à la mer en 1948.

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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 21:13

UJFP

La politique intransigeante du gouvernement Netanyahou, qui, en poursuivant la judaïsation de Jérusalem, va jusqu’à narguer le gouvernement Obama, ne peut que susciter des protestations dans les grandes communautés juives du monde occidental, y compris au coeur des communautés organisées. Ainsi aux USA, un groupe de pression nommé « J Street » s’est fixé comme horizon de mettre en oeuvre des conceptions plus proches de celles d’Obama que de celles de Netanyahou.

Dans cet état d’esprit, il a été lancé au niveau européen un appel « Jcall », dont les initiateurs en France sont diverses personnalités telles que Daniel Cohn Bendit, Bernard Henry Lévy ou Alain Finkielkraut. Cet appel dénonçant la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie, il ébranle le monolithisme arrogant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), courroie de transmission de la politique israélienne, et suscite des remous dans la population juive, ce qui ouvre l a voie à des remises en cause que nous espérons de plus en plus profondes.

Toutefois, l'Union Juive Française pour la paix ne peut apporter sa signature à ce texte ni le soutenir de quelque façon que ce soit.

En effet, il se présente clairement comme une façon de faire accepter au monde un « Etat juif et démocratique » dont les Juifs du monde entier serait par définition solidaires, un Etat démocratique pour les Juifs mais Juif au regard des Palestiniens.

Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte, Gaza n'y existe pas, le droit des réfugiés n'y existe pas, le droit de tous les habitants d'Israël à une citoyenneté complète n'y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n'appartient qu'aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux palestiniens. Car ses rédacteurs l'écrivent clairement, ce qui les guide c’est sauver l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël, c’est la crainte d’un processus de délégitimation de cet Etat, en dehors de toute référence au droit international.

Pour l'UJFP, le peuple israélien ne peut espérer une paix durable qu'en acceptant une solution faisant droit aux revendications légitimes du peuple palestinien. Le rôle des Juifs dans le monde n'est pas d'entretenir le peuple israélien dans l'idée suicidaire que sa mission serait d'établir entre Méditerrannée et Jourdain un Etat juif refuge exempté de toute obligation de respect des règles du droit international et de simple humanité à l'égard d'un peuple qu'il continue d'ignorer.

Le Bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix
26 avril 2010

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