Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 18:37

Communiqué

 

SalahHamouri2 Madame Denise Hamouri, la mère de Salah, accompagnée de Jean-Claude Lefort, a rencontré hier lundi, rue de l’Elysée, Jean-David Levitte, Conseiller diplomatique du Président de la République, en présence de Nicolas Galey, Conseiller technique sur le Proche et le Moyen-Orient.


Le Conseiller diplomatique a indiqué d’emblée que le Président Nicolas Sarkozy aurait une égale attention et une même détermination pour obtenir la libération de Gilad Shalit et de Salah Hamouri. Pour le Président, les deux jeunes sont des Français et il les défendrait également.


S’agissant de Salah Hamouri il a été noté par le Conseiller que l’acte d’accusation du tribunal militaire israélien ne mentionne aucun fait ni acte répréhensibles mais une simple « intention », notion qui relève d’un pur arbitraire.


C’est pourquoi, selon le Conseiller, parmi les 2.000 Français détenus à l’étranger, le Président concentre son attention sur les cas les plus patents d’iniquité et donc qu’il serait mobilisé en cela pour obtenir la libération de Salah Hamouri qu’il a déjà, selon le Conseiller, demandé à plusieurs reprises auprès des actuelles autorités israéliennes.


Il a été fait observé au Conseiller que ses paroles dénotaient assez nettement de ce qui avait été dit jusqu’ici sur Salah Hamouri et que si les deux cas signalés étaient traités sur un pied d’égalité il était alors difficilement compréhensible que, par exemple, le Président n’ait toujours pas encore reçu la famille de Salah Hamouri à la différence notoire de la famille Shalit.


Il a également été relevé que Salah Hamouri n’a pas été jugé par un « Etat de droit » mais par un Etat en guerre qui condamne par ses tribunaux militaires ceux-là mêmes qu’il occupe quand bien même ils étaient innocents des charges accusatrices qui pesaient sur eux ou bien qui procédaient de l’arbitraire pur et simple. Il a été redit que de ne pas avoir pris en compte et d’emblée ce fait majeur constituait une faute grave.


De même il a été signalé que ce même Etat ne libère jamais, quand il y a échange de prisonniers, de Palestiniens originaires de Jérusalem.


Il a été rappelé la demande de remise de peine déposée par Salah, au 2/3 tiers de sa peine accomplie, s’est soldée par un net refus de la Commission ad hoc et par une aggravation des charges portées contre lui.


L’idée israélienne selon laquelle Salah, qui est innocent, devrait en plus présenter des « excuses » étant une humiliation inacceptable ajoutée à l’injustice lourde qui le frappe depuis plus de 5 ans.


De même il a été redit hautement que l’expulsion de Salah ou son extradition en France était clairement refusée. Salah a le droit comme tout être humain de vivre là où il le souhaite.


Le Conseiller a insisté sur le fait que rien ne sera de nature à faire cesser la demande de libération de Salah alors qu’il a déjà passé plus de 5 ans en prison pour une « intention » supposée. Il a indiqué aussi que de nouvelles initiatives seront prises auprès des autorités israéliennes. L’entretien a duré ¾ d’heure.



Commentaires


Le changement de ton et d’approche énoncés verbalement au cours de cet entretien sont, sans aucun doute possible, à mettre au compte des multiples initiatives prises dans un esprit de large rassemblement pour demander la libération de Salah. Malgré les affirmations du Conseiller, on peine à voir une même volonté pour libérer Salah Hamouri et Gilad Shalit.


Le Président de la république vient d’écrire aux parents de Gilad à l’occasion du 4ème « anniversaire » de sa capture. On attend encore qu’il les reçoive.


Et quand donc écrira-t-il à Monsieur et Madame Hamouri une lettre se terminant, ainsi que celle envoyée aux parents de Gilad le 25 juin dernier, par ces mots : « Je mesure la lassitude, la colère ou l'incompréhension que, jour à après jour, depuis le 25 juin 2006, vous ressentez. La dignité dont vous avez fait preuve, votre courage et votre action de tous les instants ont été exemplaires. Vous pouvez être fiers de vous et de votre fils, comme nous le sommes de Gilad et de ses parents. »

Pour l’heure pas une seule lettre n’a été envoyée à la famille Hamouri et jamais le nom de Salah n’a été cité publiquement par le Président. Et si les demandes de libération ont été faite de manière répétée il est difficile de dire qu’elles aient été efficaces.

Il peut être tiré clairement une conclusion de cette rencontre : l’écho grandissant de l’exigence de la libération de Salah ne peut plus être ignoré en haut-lieu. C’est dire si notre mobilisation rassembleuse, jour après jour, a été utile. Elle doit être poursuivie. Salah est victime et non coupable.

Aucun fait ne lui est reproché – une intention supposée n’étant pas un fait – et donc certainement pas d’avoir voulu faire exploser la voiture du rabbin Yossef Ovadia et d’avoir lancé un cocktail Molotov contre un véhicule de l’armée israélienne comme on a pu le lire mensongèrement dans une dépêche de « Associated Press » publiée hier soir à 21 h 17 par « Yahoo ».

Salah a déjà passé plus de 5 ans en prison pour rien. Sa libération ne dépend pas de lui mais de ses geôliers. Pour Gilad Shalit, le Président a demandé à de multiples occasions sa libération sans condition. Pourquoi devrait-il en aller autrement pour Salah ?

Salah a encore 16 mois de prison à faire. Nous ne nous résignons pas à l’idée qu’il ne soit pas libéré bien avant. Chaque jour qui passe, après ces plus de 5 ans en prison, est donc un jour de trop qui voit Salah embastillé. A la différence notable de Gilad Shalit, et ce n’est pas de notre fait, le sort de Salah n’est pas lié à des négociations obscures.

Sa libération dépend uniquement des autorités israéliennes.

C’est la seule certitude que nous ayons – nous, mais aussi les autorités françaises.

Nous n’avons pas à nous substituer à ces dernières ni à leur manière de faire mais il nous revient de l’exiger auprès d’elles comme nous n’avons cessé de le faire. Nous avons quelques raisons de continuer et de ne pas relâcher la pression.

Les propos nouveaux tenus par le Conseiller du Président, le fait que pour la première fois le site Internet de la Présidence évoque publiquement, à sa façon, le cas de Salah montrent que notre mobilisation ne laisse plus indifférent et qu’elle n’est pas vaine.

Salah a déjà bien lourdement et très injustement « payé » l’occupation de Jérusalem et de son pays natal. Il est plus que temps que Salah rentre à la maison.

Les nouveaux mots entendus n’endormiront pas notre volonté et notre action. Tout au contraire puisqu’ils témoignent que nos efforts ne sont pas vains.

C’est pourquoi notre exigence – qui est la seule garantie tangible qui existe de manière certaine pour obtenir sa libération – demeure plus forte que jamais :

Libération de Salah Hamouri ! Et vite !

Paris, le 29 juin 2010

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 08:46

Source :

 

Le ministre qui se présente comme un modèle de vertu et de rigueur a en fait largement participé dans sa région à la mise en place d’une alliance avec le Front National lors des élections régionales de 1998.

 À cette période, la Picardie se distingue comme une région pionnière dans l’institution de ces alliances. Le dirigeant local de la droite JF. Mancel, ancien secrétaire général du RPR et mentor d’Eric Woerth, en est l’architecte principal avant que Charles Baur (UDF) ne prenne le relais au conseil régional.

 

LES ELECTIONS REGIONALES DE MARS 1998 EN PICARDIE

 

Elles donnent une majorité relative à la gauche plurielle avec 23 élus (dont 13 PS et 7 PCF) contre 20 pour la Droite (10 RPR, 9 UDF et 1 CPNT) 3 pour Lutte Ouvrière et 11 pour le Front National.

Grâce à une manœuvre, l' UDF Charles Baur est élu le 20 mars avec les voix de la droite et 11 voix du Front National.

Face aux réticences de certains conseillers de droite qui ne souhaitent pas mélanger leurs voix avec celles de l’extrême droite, une tromperie  a été mise en place par un groupe de conjurés, dont Eric Woerth.

Le président du groupe FN, Pierre Descaves, ancien activiste OAS et qui a déjà permis l’élection de Mancel à la présidence du Conseil Général de l’Oise, se présente au deuxième tour, en prétendant haut et fort qu’il n’a pu s’entendre avec Baur. Les quatre conseillers hostiles à l’alliance votent Baur en toute quiétude. Mais la candidature Descaves est en réalité un pur  leurre puisque toutes les 11 voix du FN se portent sur Baur, permettant ainsi son élection surprise.

 

Woerth justifie ainsi la magouille :" Nous avons pris nos responsabilités pour éviter de livrer la Picardie aux communistes et à leurs alliés trotskistes auxquels ils avaient promis une vice-présidence ".

 La même stratégie est reconduite pour l’élection des 4 vice-présidents. Ils sont élus chacun au troisième tour de scrutin, par 27 voix (11 FN, 15 RPR-UDF, 1 CPNT) contre 23 à gauche.

Éric Woerth écrit  encore dans Le Figaro, le 31 août 1998 : " Nous avions délibérément voté pour (Charles) Baur avec un seul objectif : éviter que cette région ne soit donnée au Parti communiste ". D’après les accords nationaux signés au sein de la gauche, la présidence de cette région doit revenir à un élu communiste. L’argument de "l’exception picarde" sert d’alibi idéologique à l’alliance.

La gauche choisit, comme dans les trois autres régions, de mener une politique d’opposition systématique. En Picardie, elle se trouve renforcée par la dissidence des quelques élus de droite opposants résolus à Baur et à toute alliance avec le FN. Ainsi, Alain Gest (UDF-DL), proche de Gilles de Robien , n’hésite pas à voter plusieurs fois avec la gauche particulièrement pour éviter que des conseillers FN ne représentent la région dans les organismes extérieurs.

 Le 17 juillet ,Gest démissionne de Démocratie Libérale dont il était le président départemental.

Gilles de Robien, député-maire UDF-DL d’Amiens, quitte également, avec éclat ce parti  et déchire sa carte de membre devant les caméras de télévision pour protester contre l’intégration de Jacques Blanc (président de la région Languedoc-Roussillon élu avec les voix FN et actuel membre du groupe de JF Copé) au sein du groupe DL à l’Assemblée Nationale. Celle-ci a été acceptée par son président Alain Madelin, membre fondateur du groupe  fasciste Occident avec Gérard Longuet, Patrick Devedjian, et Claude Goasguen.

Eric Woerth ne se contente pas de faire élire C. Baur avec le Front National ; il poursuit son soutien tant qu’il peut préserver cette alliance.

 

LE VOTE DU BUDGET DE 1999

 

En janvier 1999, la droite se trouve divisée en trois groupes : les sept inconditionnels de Baur qui siègent au sein du groupe UPP (Union pour la Picardie), 3 conseillers RPR et UDF qui comptent ne  pas voter pour le budget d’un exécutif dont ils contestent la légitimité, et l’intergroupe de l’Alliance RPR-UDF (10 élus) qui manoeuvre. Eric Woerth, président de cet intergroupe, se satisfait de cette situation : " Nous avons voté pour lui (Baur), nous n’allons pas faire un putsch ".

Baur menace de démissionner pour prévenir toute tentative de rébellion. Cette pression ne dérange pas Eric Woerth qui déjeune le jour même avec Baur et  refuse une nouvelle élection du président de région,  qui permetrait de le mettre en minorité (cité par Le Figaro du 15 janvier 1999).

 

Le budget est finalement rejeté le vendredi 15 janvier en ne recueillant que 23 voix. La collaboration entre la droite et Front National, soutenue jusqu’au bout par Woerth, s’effondre.

 Woerth n'est jamais revenu sur l'infamie de l'alliance avec le parti de Le Pen


MEMORIAL 98

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /2010 18:00

letemps.gif Ex-conseiller du président Bill Clinton, Robert Malley estime qu’ignorer le Hamas est une grave erreur. Il salue l’approche de la Suisse et pointe du doigt non seulement Israël, mais aussi les Etats-Unis, l’Europe et les pays arabes


Lundi, la commission instituée par Israël pour examiner les questions juridiques du raid israélien, le 31 mai dernier, sur une flottille humanitaire se dirigeant vers Gaza a commencé ses travaux. Mais la tragédie continue de provoquer des remous. Ex-conseiller du président Bill Clinton pour le Moyen-Orient et actuel directeur pour le Proche-Orient de l’International Crisis Group, Robert Malley sera présent mercredi à Genève pour parler de la situation de Gaza*. Il analyse les raisons des blocages politiques dans la région.


Le Temps: Comment réagissez-vous au raid israélien sur les flottilles se dirigeant vers Gaza?

Robert Malley: D’un point de vue opérationnel, les Israéliens n’auraient jamais dû agir ainsi. Cet événement est triste et tragique. Mais l’important, c’est moins ces flottilles que le siège de Gaza. C’est toute la politique menée par rapport à la bande de Gaza qui doit être revue. On peut évacuer la question du Hamas, se concentrer sur la Cisjordanie et penser qu’un accord de paix avec elle permettra de changer le Hamas. C’est un réflexe compréhensible. Mais l’Histoire nous montre que c’est un leurre. D’un point de vue moral et humanitaire, il est inconcevable de punir la population civile de Gaza parce qu’on veut punir ses dirigeants. Gaza n’est pas un problème humanitaire, c’est un problème politique qui nécessite des décisions politiques. La politique menée jusqu’ici est dans l’impasse. Il serait toutefois facile d’en faire porter la responsabilité à Israël seul. Elle est le résultat de l’attitude de plusieurs acteurs, Etats-Unis, Europe et pays arabes compris. C’est l’échec moral, humanitaire et politique du traitement de la question de Gaza qui devrait faire l’objet d’une commission d’enquête!

 

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /2010 06:00
Par Michel Servet - Publié dans : Chants et musiques du monde - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 20:54

hécatombe chez les élues de DieuLa collection "domaine policier" chez 10/18 fait voyager le lecteur dans l'espace et le temps. C'est ainsi que j'ai découvert la Chine des Tangs (le juge Ti), l'Angleterre médiévale (frère Cadfaël), le bush australien (Napoléon Bonaparte), et bien d'autres.

Là, le décor est tout autre : l'enquêteur-narrateur est "une fille née garçon", informaticien de génie le jour, travesti la nuit et homme d'affaires avisé 24 heures sur 24. Plusieurs des "filles" sont victimes d'un tueur sadique et il mène l'enquête, y compris en payant de sa personne. C'est parfois très cru et toujours sans complexes.

Et tout cela se passe à Istanbul, ville de tous les contrastes. A faire réfléchir tous ceux qui ont des idées préconçues sur les Turcs, de tous sexes.

Par Michel Servet - Publié dans : Turquie - Communauté : Membres de Facebook
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