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Economie, société

Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 18:20

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !!!!

À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.

NE LAISSONS PAS FAIRE !

Début juin 2010, les parlementaires auront entre les mains l’avenir du service public de l’électricité.

En effet, débutera dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.

Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas - plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) -, le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

Si la loi passe, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d ‘électricités vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.

C’est une première d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Trois points cruciaux sont en question :

• Point n° 1 : les tarifs
Les tarifs vont mathématiquement augmenter puisqu’il est reconnu que la concurrence ne peut s’exercer parce qu’ils sont trop bas. Quelque soit le prix de rachat, tous les fournisseurs chercheront à faire une marge. Des chiffres circulent déjà et les fournisseurs de tous bords se frottent les mains.
Cela touchera lourdement tous les usagers et risque de porter un coup supplémentaire au secteur industriel, déjà mal en point, quand on sait que le prix de l’électricité est un facteur important de localisation industrielle.
Déjà certains industriels annoncent que, dans ce cas de figure, ils préféreront transférer leurs usines dans des pays qui leur permettent une stabilité et une visibilité à long terme à un tarif intéressant, comme le Canada ou les Etats-Unis, voir d’autres pays d’Europe.
L’originalité de la France dans cette affaire, c’est d’accepter d’auto saborder son avantage compétitif, son système électrique.

• Point n° 2 : les investissements
Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !

• Point n° 3 : la clause de destination
La loi stipule que les fournisseurs accédant à la « rente nucléaire » devront justifier d’un portefeuille de clients équivalent sur le territoire national.
Tout le monde sait pertinemment que cette clause ne tient pas juridiquement, et qu’au moment opportun elle sera remise en cause et permettra à n’importe quel fournisseur d’aller spéculer partout en Europe.

Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ?

Le résultat de ce mauvais compromis risque de mettre à mal, non pas l’entreprise EDF mais toute l’organisation du secteur électrique.

La CGT des Mines et de l’énergie vous propose d’agir, en partageant les informations que vous venez de lire et/ou de voir, en participant au sondage ci-contre et en signant la pétition en ligne.

 

http://www.poursavoir.fr/accueil.php

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 20:02
Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 20:05

3 questions à Anicet le Pors, membre du conseil d’État, économiste, Ancien ministre communiste de la Fonction Publique.

 

1) La fonction publique, et notamment la fonction publique territoriale, est présentée aujourd’hui comme un luxe que nous ne pourrions plus nous payer, en tout cas en l’état. Est-il possible de démontrer qu’elle représente au contraire un bien inestimable pour notre pays ?

La conception française de l’intérêt général est qu’il constitue une catégorie spéciale, éminente, et qu’il n’est pas la somme des intérêts particuliers. Le service public en est le vecteur principal et la fonction publique le cœur. La fonction publique territoriale, comme les autres fonctions publiques est fondée, en vertu du statut général des fonctionnaires, sur des principes républicains : d’égalité d’accès aux emplois publics, d’indépendance vis-à-vis des pressions politiques ou économiques, de responsabilité qui suppose que le fonctionnaire soit un citoyen à part entière. C’est pour cette raison que la fonction publique française est reconnue comme efficace et intègre aussi bien par les usagers quand ils sont honnêtement consultés qu’à l’étranger.

 

2) La France peut-elle conserver, voire développer, notamment dans le cadre de l’Europe, une fonction publique spécifique et primordiale ?

Chacun s’est plu à considérer au plus fort de la crise qu’avec un secteur public représentant le quart de la population active, la France disposait là d’un « amortisseur social » important. Amortisseur social en ce qui concerne le pouvoir d’achat du fait de la masse salariale considérée, l’emploi en raison de la garantie dont bénéficient les agents sous statuts, la protection sociale et les retraites de leurs régimes spécifiques. Amortisseur social aussi d’un point de vie éthique, face à l’immoralité spectaculairement affichée par le système financier, car il n’y a pas de corruption significative dans la fonction publique française. Une économie jamais chiffrée mais que la plupart des pays du monde doivent payer.

 

3) Les élus de la population et les fonctionnaires peuvent-ils travailler ensemble pour défendre et développer une fonction publique territoriale répondant aux besoins de notre société ?

Compte tenu de l’expérience, aussi bien les élus que les fonctionnaires et l’opinion publique peuvent considérer que l’existence d’un statut général des fonctionnaires « à trois versants » : fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, est une pièce maîtresse du pacte républicain, c’est-à-dire de notre démocratie. Cela n’a pas été toujours été le cas. Certains élus ont pensé au moment de l’adoption du statut qu’il était peut être de nature à contraindre leurs compétence et à constituer une gène dans la gestion des affaires locales. Ce n’est pas le cas. C’est l’intérêt de tous de combiner, par le débat démocratique les principes républicains d’unité de la République, de libre administration des collectivités territoriales, et d’intégrité de la fonction publique. Élus, fonctionnaires et usagers doivent donc unir leurs efforts dans la défense et la promotion de la fonction publique française.

 

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 06:16
Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 10:47

J'ai reçu avec un certain retard, et même un retard certain une revue à laquelle je suis abonné, avec cette merveilleuse étiquette :

 

laposte

 

Le pli non distribuable a été renvoyé à son expéditeur, qui a tardé à me le renvoyer.

Je précise que le nom, le numéro dans la rue et le nom de la rue étaient exacts.

Le seule erreur était dans le code postal, du type  :

 

99500 Commune X

au lieu de

99550 Commune X

 

Bien sûr, la commune X n'existe pas avec le code postal 99500, mais une simple consulatation de l'annuaire des codes postaux montrait qu'elle avait, dans le département 99, le code 99550. Cette vérification rapide s'imposait d'autant plus que les erreurs sur le nom des communes  sont beaucoup plus rares que celles sur le code postal.

Il n'y a pas si longtemps, cette vérification aurait été faite au bureau 99500 et le pli aurait été réacheminé avec le tampon gras  FD : fausse destination.

C'est un exemple de plus de la lente dégradation d'un service public, comme si tout était fait pour qu'au moment de l'ouverture à la concurrence, des sociétés concurrentes raflent les marchés en expliquant qu'elles distribueront les plis rapidement et avec intelligence.

Qu'on ne me parle pas de sous et de coûts salariaux: le prix du timbre-poste est passé de 0,46 à 0,58 € de 2000 à 2010 !!

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 07:36

Sur ce site "alter" qu'il ne faut pas confondre avec son presque homonyme contreinfo.com, beaucoup moins sympathique.

 

Le précédent de l’apurement des dettes de la seconde guerre mondiale - bien supérieures - montre sans équivoque quelle est la seule issue possible hors défaut de paiement. Elle requiert un taux de croissance nominal du PIB supérieur au taux d’intérêt. Ce qui en clair signifie une augmentation sensible de l’activité accompagné par une inflation soutenue. Willem Buiter, l’a rappelé récemment : aux USA la dette a été ramenée de 121% du PIB en 1946 à 31% en 1974. Dans ce désendettement nominal la contribution du facteur inflation a été aussi importante que celle de la croissance. Plus encore, la contribution budgétaire a été négative. Durant ces 28 ans, 20 exercices ont été déficitaires.

 

Suspectant la complaisance des politiques, la très vertueuse Europe s’est privée du bras armé de la politique monétaire, en déléguant la responsabilité de la création de la monnaie au seul privé - crédité contre toute vraisemblance d’un meilleur jugement et d’une plus grande prudence en la matière. Funeste erreur. En multipliant sans retenue les créances, qui sont une autre forme de la monnaie, les banques ont gravement compromis la valeur de celle-ci, bien avant que la crise n’atteigne sa phase aigüe. Nous sommes ces jours-ci tympanisés de discours se présentant comme empreints d’un épais bon sens sur la nécessaire rigueur, bien que le mot soit banni, afin de mieux faire passer la chose. Mais, comme dans les années 1930, cette rationalité n’est qu’apparente : en exigeant d’insupportables ponctions sur l’activité pour rembourser une dette odieuse, l’appauvrissement généralisé est garanti, aussi bien pour les débiteurs que pour les créanciers.

 

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 21:30

4982013583_81ac58ff0b.jpgCe n'est pas n'importe quel sénateur : Philippe Marini est rapporteur général du budget au Sénat. Il est connu pour défendre des positions libérales,  c'est lui qui avait proposé en 2008 que les pertes boursières soient déductibles du revenu imposable. Proposition que même le gouvernement n'osa pas reprendre à son compte.

Mais il passait jusqu'ici pour quelqu'un qui connaissait son sujet, indépendamment de ses opinions.

Soucieux de défendre la politique du gouvernement en fustigeant le Luxembourg, il vient de passer le mur du ç.. et le ministre luxembourgeois a parlé justement d ' "idées (qui) sont nulles du point de vue historique et culturel."

En effet,  Marini a successivement expliqué :

1. "il aurait préféré qu'en 1867 Napoléon III et Bismarck aient un entretien qui débouche autrement et que le Luxembourg n'existe pas"

2. "Il y a beaucoup de livres, de travaux historiques sur ce tournant et c'est la faiblesse de Napoléon III qui a permis à ce pays d'exister"

3. "Le Luxembourg, ce pays qui n'a même pas besoin de recouvrer ses impôts"

 

1. Le grand-duché de Luxembourg est un héritage de l'ancienne Lotharingie et de son émiettement féodal. En 1815, le congrès de Vienne l'attribue aux Orange-Nassau, souverains des Pays-Bas (le pays actuel plus la Belgique). Plus vaste que l'actuel Grand-Duché, il inclut aussi l'actuelle province belge du Luxembourg, francophone.

En 1830, la Belgique devient indépendante des Pays-Bas et le Luxembourg francophone y est rattaché en 1839. La partie germanophone reste à la famille d'Orange-Nassau et fait partie de la confédération germanique depuis 1815 et du Zollverein (l'union douanière qui préfigure l'unité allemande) depuis 1842.

Napoléon III essaie de réussir la même opération avec Bismarck qu'avec Cavour : son appui à la cause de l'unité (allemande/italienne) contre des gains territoriaux (Luxembourg / Savoie + Nice).

Il essaie également d'acheter le Luxembourg à son souverain.

Bismarck,qui avait vaincu l'Autriche en 1866 et qui n'a pas besoin de l'appui militaire français, refuse de donner un "pourboire" à Napoléon III.

Ce dernier s'étant finalement "pris les pieds dans le tapis", accepte le traité de Londres, qui fait du Luxembourg un état souverain et neutre.

Il est probable que s'il avait insisté, la guerre franco-prussienne aurait eu lieu trois ans plus tôt, et on sait comment elle s'est terminée.

Le pays de 1867 est pauvre. L'exploitation du minerai de fer en fera ensuite un pays prospère. La finance prendra le relai. Le Luxembourg est aujourd'hui le principal employeur des Lorrains.

2. La plupart des pays du monde sont nés de circonstances historiques, la France n'échappe d'ailleurs pas à cette règle. Ce mépris pour les autres pays est intolérable.

3. Il y a des impôts au Luxembourg, la TVA fonctionne comme en France, harmonisation européenne oblige. Il y a un impôt sur le revenu, prélevé à la source pour les salariés.

Le Luxembourg est un paradis bancaire, pas un paradis fiscal, sauf pour les sociétés holding (comme les françaises qui bénéficient maintenant de la niche Copé).

 

 


Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 18:00

exigences citoyennes

Communiqué des signataires de l’appel national « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

 
16 juin 2010


Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.


Refusant de reconnaître que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait reculé de 15 à 20 % parce que nombre de salariés ne pouvaient déjà pas satisfaire à l’obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d’entre eux étaient déjà hors emploi à 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020.


Alors que l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ans, le gouvernement recule l’âge légal de départ à 62 ans dès 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui était envisagé, et, de manière parallèle, celui auquel on peut partir à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Seront particulièrement pénalisés, non seulement ceux qui auront commencé à travailler tôt, mais aussi de nombreux salariés, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de précarité, l’âge du taux plein pour ne pas subir de décote. Annoncé comme devant être une « réforme juste », le projet présenté ne comporte rien qui soit à même de réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.

Donnant pleine satisfaction au patronat, il n’envisage de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas et ce sera au salarié de faire la preuve médicale que son métier à été pénible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît.


Poursuivant la même tactique politicienne de division du salariat, les fonctionnaires sont encore montrés du doigt et pénalisés, alors que, à qualification égale, le niveau de leur pension est équivalente à celle des salariés du privé comprenant le régime général de base et le régime complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n’est en fait qu’une façon déguisée de baisser leur salaire.


Par petits bouts, à tour de rôle, toutes les catégories voient leurs conditions se dégrader, chaque recul de l’une servant à justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs précaires et ceux qui sont restés longtemps au chômage. En condamnant les salariés âgés à travailler toujours plus tard, on aggrave les difficultés d’entrée dans la vie active des jeunes. L’Insee vient d’établir que dans le contexte de la crise, le taux de chômage des jeunes s’est encore accru, de même que la proportion de salariés, hommes et femmes, en sous emploi.


Commencée sur la base d’un mensonge grossier « il n’y a qu’une solution, travailler plus », la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Parisot s’achève en prévoyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont nié la possibilité de trouver de véritables sources de financement supplémentaire parce qu’ils entendaient conserver « l’acquis » des classes possédantes au cours des dernières décennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est entérinée. Pourtant, la soumission à cotisation des revenus financiers distribués par les entreprises à leurs actionnaires et créanciers permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite, et cela dès aujourd’hui et pour demain. Le gouvernement se contente de prévoir un prélèvement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le déficit annoncé dépasse 32 milliards.


Au-delà des contrevérités que gouvernement et patronat assènent quotidiennement en matière de financement des retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.


Tout cela serait simplement absurde si cela n’intervenait pas dans un moment caractérisé par une crise majeure, inédite par les multiples dimensions qu’elle comporte, du financier à l’économique, du social à l’écologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par répartition est la figure de proue de la stratégie des classes dominantes cherchant à faire d’une pierre deux coups : faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces à la marchandisation et à l’accumulation financière. Ce n’est pas simplement absurde, c’est mortifère pour la société.


Contacts presse :
• Jean-Marie Harribey 06 85 71 25 82
• Christiane Marty 06 86 25 23 88
• Willy Pelletier 06 75 25 77 76

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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 19:39

Publié le 11 juin 2010 par Mathias Reymond

2996570867_dcc167052a.jpgDeux semaines après une chronique sur Dominique de Villepin lui valant un avertissement et un sermon de Philippe Val, Didier Porte, chroniqueur dans la matinale de France Inter et dans l’émission « Le Fou du Roi », a pu apprécier le soutien que ses collègues ont apporté… à leur direction, sur Canal Plus et en son absence. Alors que sa chronique matinale semble devoir s’arrêter à la rentrée prochaine, après deux ans et demi d’existence, il faut sans doute y voir une sorte de pot de départ par contumace. Mais si c’est la « vulgarité » de Porte ou de sa chronique qui est en cause, comme le veut la version officielle, le patron de France Inter a la mémoire bien courte…

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Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 18:00

Cela fait longtemps que je suis agacé par cette manie de réduire toute question, tout problème, à la réalisation d'un diaporama PowerPoint avec des "slides", pour ne pas dire des vues en bon français.

On place souvent plus de temps à réaliser ce diaporama qu'à comprendre un problème. Quant à trouver une solution...

J'ai donc lu avec beaucoup de plaisir cet article de Courrier International, repris du New York Times.

Le pire ennemi du Pentagone s’appelle PowerPoint

L’armée américaine consacre de plus en plus de temps et de ressources à la présentation de sa tactique, au détriment de la réflexion stratégique.

 

Et le schéma est extraordinaire !! Celui qui a tout compris aura gagné la guerre !!


2005-powerPoint.jpg


Et cette conclusion :

 

Les officiers concèdent cependant que le programme se révèle pratique lorsqu’il s’agit de ne pas divulguer d’informations stratégiques – lors des briefings avec la presse, par exemple. Ces séances avec les médias durent souvent vingt-cinq minutes, dont cinq minutes réservées, à la fin, aux questions des quelques journalistes qui ne se sont pas assoupis en cours de route. Dans le jargon des militaires, ces présentations en PowerPoint spécialement destinées à la presse servent à “hypnotiser les poulets”.

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : Membres de Facebook
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