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Palestine

Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 22:11
conférence/débat : Israël-Palestine - Ce qui bloque, ce qui bouge

vendredi 1er octobre 2010 - Villerupt - 54

Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud & Thionville
 

La Ville de Villerupt, en partenariat avec l’Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud & Thionville,

propose une conférence/débat

Israël-Palestine Ce qui bloque, ce qui bouge

Avec Dominique Vidal Journaliste au Monde diplomatique

Au cinéma le RIO de VILLERUPT

6 Rue Georges Clemenceau

54190 Villerupt

03 82 89 07 27

Vendredi 1 octobre 2010 à 20h

Après le massacre de Gaza durant l’hiver 2008-2009, après l’attaque contre la « Flottille de la liberté », à l’heure où sévit la politique de colonisation du gouvernement le plus extrémiste de l’histoire d’Israël, quelles perspectives offre la reprise des négociations israélo-palestiniennes ?... Qui sera en mesure d’imposer une solution conforme au droit international ?…


La conférence sera précédée par l’intervention de Guy Perrier , Président de L’AFPS de Lorraine Sud, qui présentera le projet eau en Cisjordanie mis en place par les AFPS du Grand Est ( Metz/ Nancy/ Colmar/ Thionville)

Dominique Vidal

dominique-vidal.jpg

 

Dominique Vidal, historien, journaliste, spécialiste du Proche-Orient

Membre du Bureau National de l’Association France Palestine Solidarité

Né à Paris en 1950, Dominique Vidal a fait des études de philosophie et d’histoire avant de devenir journaliste en 1973 dans diverse publications, notamment de 1988 à 1991 au quotidien La croix. De 1991 à 1995, il est coordinateur des activités internationales du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ). En 1996, il entre au Monde diplomatique dont il devient rédacteur en chef adjoint en 1998. Il quitte cette fonction début 2006. Il reste membre de sa rédaction.

Principaux ouvrages

-  Palestine 1947, un partage avorté (A. Versailles éditeur, 2008)

-  Les 100 clés du Proche-Orient (Ed. Hachette, 2003)

-  Le péché originel d’Israël (Ed. de l’Atelier, 1998)

-  Le Mal-être juif (Ed. Agone, 2003)

-  Le Mal-être arabe (Ed. Agone, 2005)

-  Les banlieues, le Proche-Orient et nous (Ed. de l’Atelier)

-  Les historiens allemands relisent la Shoah (Complexe, 2002)

-  Comment Israël expulsa les Palestiniens (Ed. de l’Atelier, 2007)

-  Israël, une société bousculée (Ed. du Cygne, 2007)

Il vient de coordonner, avec Bertrand Badie, L’Etat du monde 2011 : la fin du monde unique (Ed. La Découverte )

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 06:00
Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 08:06

De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, envisagent désormais le conflit israélo-pale4701254780_0150cb67fa.jpgstinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’islam.

Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais qui est devenu la troisième force du pays aux élections législatives de juin, vient d’affirmer ses vues sur le conflit (« Geert Wilders : Change Jordan’s name to Palestine », Y-Net, 20 juin) :

« Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique. »

Il a donc proposé comme solution de... rebaptiser la Jordanie et de l’appeler « Palestine ». Cela, selon lui, suffirait à régler le problème palestinien.

Rappelons que cette idée, « la Palestine c’est la Jordanie », fut longtemps défendue par la droite israélienne (notamment après 1967). Le Parti travailliste, lui, prônait l’option jordanienne, c’est-à-dire la négociation avec le régime hachémite (plutôt qu’avec l’OLP) pour arriver à un compromis territorial qui aurait permis de laisser le soin à la Jordanie de gérer la majorité des habitants de Cisjordanie (et d’éviter ainsi qu’Israël ne se retrouve avec « trop » de citoyens palestiniens).

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Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 06:00
En quoi l'armée israélienne est elle "morale"?
par Pascal BONIFACE (Libération, 23 juin 2010)



4673398682_77e4b649d7.jpgBernard- Henri Lévy déplore la "désinformation" à l'encontre d'Israël autour de cet événement. Il a certes raison d'insister sur le fait que le blocus n'est pas seulement israélien, car l'Egypte en est coresponsable, cela est trop souvent oublié. Mais, dans cette affaire, la pire des désinformations n'a t-elle pas été celle de certaines sources israéliennes faisant état de liens entre des membres de la flottille humanitaire et Al-Qaeda? La veille de cet assaut, Bernard Henri Lévy qualifiait l'armée israélienne d'"armée la plus morale du monde". Comment peut-on dire d'une armée de n'importe quelle nation qu'elle est la plus morale du monde, dépassant celle des 191 autres pays? Qu'est - ce qui permet à BHL de dire que l'armée israélienne est plus morale que l'armée française, qu'il n'a jamais ainsi qualifiée? En quoi l'armée israélienne est - elle plus morale que l'armée suédoise ou finlandaise? Cette affirmation sur l'armée la plus morale du monde serait d'ailleurs démentie par de nombreuses ONG israéliennes. Est-ce que ce concept d'armée "la plus morale du monde", accolé régulièrement à Tsahal, n'est pas justement le fruit d'une campagne de désinformation ?

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Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 19:47

Meeting Palestine

MARDI 29 JUIN 2010

à 20 HEURES

Bourse du travail de St Denis

(métro ligne 13 porte de Paris)

Avec :

- Vangelis Pissias militant Grec (coorganisateur des flottilles de la liberté «Gaza»

- Thomas Sommer (participant à la flottille de la liberté)

Et la présence exceptionnelle de :

- Docteur Rabah Mhana

Membre du bureau politique du front populaire de libération de la Palestine FPLP - Leader de son parti à Gaza, sortie de la bande de Gaza il y a 8 jours.

Gaza – Palestine – Moyen Orient

drapeau arc triomphe

- Les actions : pour mettre fin au blocus de Gaza, contre l’impunité d’Israël, l’action du mouvement de solidarité pour les droits du peuple palestinien.

- Aujourd’hui Gaza - la Palestine - l’unité nationale - la résistance à l’occupation - Palestine/Israël et le Moyen Orient : le point de vue d’un parti palestinien anti impérialiste, membre de l’OLP et ayant plusieurs députés au conseil législatif palestinien !

Le Front populaire de libération de la Palestine F.P.L.P: est une organisation palestinienne militante issu du Mouvement nationaliste arabe, qui combine nationalisme arabe et marxisme, fondée en 1967 sous la direction de Georges Habache, son secrétaire général Ahmed Saadat est actuellement en prison israélienne.

 

Organisé par : Association France Palestine solidarité (AFPS) - Campagne civile pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) – Confédération nationale du travail, secrétariat international (CNT) - Génération Palestine - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti des indigènes de la république (PIR) – Réseau international juif anti sioniste (IJAN) - Union générale des étudiants palestiniens (GUPS) - Union juive française pour la paix (UJFP) -

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 06:00

Association France-Palestine-Solidarité (AFPS)

Groupes locaux de METZ et THIONVILLE

vous invitent à la RENCONTRE-DEBAT :

RESISTANCE POPULAIRE NON VIOLENTE EN PALESTINE

Avec

Mahmoud ZAWAHRA

Maire de Al Maassra en Palestine

Porte-parole du Comité populaire contre le mur et les colonies d’al Maassra

Mahmoud ZAWAHRA est membre d’une délégation de Palestiniens et Israéliens représentant la résistance populaire non violente en Palestine invitée au Sénat à Paris pour un colloque sur ce thème le vendredi 25 juin de 9h30 à 17h.

Ne manquez pas de le rencontrer à Metz :

Samedi 26 JUIN 2010 à 20h30

Ecole des Coquelicots, 1 rue St Clément

METZ – PONTIFFROY

 

La salle est située entre la médiathèque du Pontiffroy et le parking dit « de la police », face au café « La Tasse Amos ». Possibilité de se garer sur le parking gratuit. Ensuite suivre le fléchage.

Renseignements complémentaires :

afps57@free.fr - afpsthionville@yahoo.fr

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 22:48

14 juin 2010

Nous soussignés, citoyens israéliens, cinéastes, enseignants et ouvriers de la culture, nous souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de décaler la programmation du film israélien “A 5 heures de Paris” et de programmer le film “Rachel” en réaction à l’attaque menée par l’armée israélienne sur la flottille de la Liberté. “Rachel”, de la cinéaste marocaine-israélienne-française Simone Bitton, raconte l’histoire de Rachel Corrie, une militante américaine de 23 ans écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne alors qu’elle se posait en bouclier humain pour les habitants de Gaza. Un des bateaux de la flottille “Free Gaza” repoussée par les bulldozers israéliens portait le nom de Rachel Corrie. La décision du réseau Utopia a été prise au moment où le bateau “Rachel Corrie” faisait route vers la Bande de Gaza sous blocus et alors que la comédie sentimentale “A 5 heures de Paris” sort dans 50 salles à travers la France.



Nous voyons dans la décision d’Utopia la continuation d’une longue tradition de programmation de films israéliens et palestiniens et d’un engagement profond aux côtés de la culture, des spectateurs et des cinéastes. C’est à la lumière de cet engagement qu'Utopia a modifié son programme et a proposé à ses spectateurs de connaître en profondeur la réalité à Gaza – à travers les yeux d’une cinéaste israélienne. Il ne s’agit pas de censure. Personne n’appelle au boycott des artistes israéliens. Il s'agit d'un acte de solidarité citoyenne, solidarité avec les civils palestiniens de Gaza, avec les membres du mouvement international de solidarité et avec des citoyens israéliens comme nous, qui aspirent à une vie fondée sur l’égalité et la justice en Israël-Palestine.


Malheureusement, la machine de propagande israélienne utilise également la création artistique, y compris le cinéma, pour donner d'Israël l’image d’un Etat démocratique et éclairé, afin de camoufler des crimes de guerre, la ségrégation, l’occupation et la répression.
L'establishment israélien inaugure des campagnes de “repositionnement” publicitaire et des opérations d'image de marque en collaboration avec le ministère des affaires étrangères et celui de la culture, alors qu'en Israël, la ministre de la culture répète que "le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’Etat”. La même ministre s'en prend violemment et publiquement à toute critique de l’occupation et de l'apartheid, que celle-ci soit exprimée par des artistes citoyens israéliens ou étrangers.


Le gouvernent israélien emploie un appareil de terreur et de censure contre toute possibilité d’expression artistique palestinienne libre. Cet appareil persécute des artistes et des intellectuels palestiniens, empêche des projections de films, des conférences académiques et des évènements culturels. Et interdit l’entrée sur le territoire aux artistes et intellectuels internationaux qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les opprimés.


Nous refusons de faire partie de cette machine bien huilée de propagande, nous refusons de prendre part au camouflage de l'occupation et de la répression et de contribuer à la création d’une image de “démocratie éclairée”. Nous refusons toute tentative de transformer le persécuteur en persécuté, et l’agresseur en agressé – que ce soit dans les eaux internationales ou dans le monde de la culture.

 

Nous sommes heureux que les gens d’Utopia soient nos alliés et partenaires dans notre combat pour l’égalité et la justice.

Merci Utopia !

 

Premiers Signataires :

Udi ALONI, réalisateur

Ariella AZOULAY, cinéaste et essayiste
Mohammad BAKRI, réalisateur et comédien

Daphna BARAM, écrivaine

Yael BERDA, sociologue, poète  

Tamar BERGER, écrivaine

Haim BRESHEETH, cinéaste et universitaire

Amit BREUER, productrice

Shai CARMELI POLLAK, réalisateur

Sami Shalom CHETRIT, cinéaste, écrivain, poète

Scandar COPTI, réalisateur

Anat EVEN, réalisatrice

Jack FABER, artiste visuel

Yael FREIDMAN, enseignante en cinéma 

Natalie HAZIZA, réalisatrice

Ala HLEHEL, écrivain et scénariste

Avi HERSHKOVITZ, réalisateur

Rachel Leah JONES, réalisatrice

Hagit KEYSAR, artiste visuelle

Yael LERER, éditrice, éditions Andalus

Juliano MER-KHAMIS, cinéaste, metteur en scène, comédien

Erez MILER, artiste visuel

Ruchama MARTON, présidente de PHR

Rela MAZALI, écrivaine

Judd NE'EMAN, réalisateur, lauréat du Prix Israël du Cinéma  

Ofer NEIMAN, universitaire

Ilan PAPPE, historien

Erez PERI, directeur du Festival des Films de Sud à Sderot

Zmira RON, metteur en scène

Oz SHELACH, écrivain

Eyal SIVAN, réalisateur

Renee SIVAN, muséologue

Mati SHEMOELOF, poète

Amir TERKEL, cinéaste

Eran TORBINER, réalisateur

Einat WEIZMAN, comédienne

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 12:43
UTOPIA, Se réveiller

Par Eyal Sivan

Cinéaste et enseignant Israélien

Cela fait des années que les salles du réseau Utopia accueillent à la fois les films et les débats autour d'importants sujets de société dont la France d'en-haut n'aime pas discuter. Les salles Utopia font le lien entre un cinéma indépendant, les réseaux associatifs locaux et les spectateurs. Mais parmi tous les débats, c'est le conflit israélo-palestinien qui soulève le plus de passions.

Qu'on soit pour ou contre la décision prise par le réseau Utopia de se désengager de la sortie nationale du film israélien "A 5 heures de Paris" de Leonid Prudovsky en décalant sa sortie de quelques semaines, pour programmer un autre film réalisé par une cinéaste israélienne "Rachel", de Simone Bitton, le réseau Utopia doit être salué pour avoir utilisé sa liberté d'action et d'expression.

rachel.jpgSalué pour avoir désenclavé le débat complexe à propos du boycott académique et culturel du régime israélien et l'avoir transformé en un mode d'action qui mérite d'être discuté. L'appel au BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) a été émis par des sociétés civiles palestiniennes et relayé par des centaines d'associations à travers le monde, y compris par des organisations et personnalités israéliennes. L'amalgame entre l'appel au boycott (dont les règles sont précises et n'impliquent pas des individus, mais des organisations) avec l'acte de solidarité d'Utopia a permis, malgré la campagne de désinformation, de désenclaver un débat ouvert depuis un long moment déjà, partout en France, y compris dans les salles Utopia, mais qui était boycotté par les médias et donc ignoré du grand public.

En agissant ainsi,  Utopia a répondu à un appel pressant de relayer la critique, l'opposition et la contestation exprimées dans le cinéma palestinien et dans certains films israéliens, et de les transformer en une action citoyenne.

Il s'agit de changer les relations entre les films, les diffuseurs / programmateurs et les spectateurs du cinéma en provenance d'Israël-Palestine. Car, grand consommateur de cinéma israélien, et parfois palestinien, le public français (et européen) n'est pas que l'otage de la machine de soutien à la distribution cinématographique du gouvernement israélien. Le public français et européen est aussi avide de comprendre, et avide d'espoir.

A la question incessante posée par le public lors de débats dans les quelques salles qui accueillent les films boycottés par les grand circuits : "Que peuvent faire des citoyens lorsque le gouvernement français et les hommes et femmes politiques n'ont pas seulement démissionné d'un quelconque rôle dans le conflit israélo-palestinien, mais qu'ils se sont alignés, en solidarité, parfois obscène (comme ce fut le cas au lendemain de l'attaque Israélienne sur Gaza), derrière la politique criminelle des autorités israéliennes ?" L'équipe de Utopia a répondu par un acte citoyen et professionnel.

Car le métier d'un programmateur consiste aussi à contextualiser les films. Utopia a donc décidé de décaler la programmation d'une comédie sentimentale israélienne (sans que sa qualité cinématographique soit remise en question), pour programmer un film qui prouve malheureusement à la fois la qualité prémonitoire du documentaire, et son actualité. "Rachel", le film de Simone Bitton, raconte l'histoire d'une militante pacifiste de 24 ans participant à un mouvement international de solidarité qui fut écrasée par un bulldozer de l'armée israélienne alors qu'elle protestait contre la démolition des maisons de Palestiniens dans la Bande de Gaza. "Rachel Corrie", c'est aussi le nom d'un des bateaux de la flotille qui a tenté de rejoindre Gaza, sans succès.

C'est parce que les programmateurs d'Utopia regardent et connaissent les films qu'ils programment, parce qu'ils connaissent si bien le cinéma israélien et palestinien, qu'ils ont pu agir immédiatement et marquer ainsi leur colère et leur protestation. Alors qu'à nouveau les autorités israéliennes employaient brutalité et censure des images, Utopia a décidé de programmer "Rachel", exprimant sa solidarité avec la Flotille Free Gaza, s'opposant à la version officielle israélienne, et refusant que ce crime d'Etat ne soit aussitôt oublié parmi la dramatique actualité des faits divers.

En privilégiant une forme de cinéma à une autre, un discours face à un autre, un petit film indépendant que 99% des salles françaises n'ont pas programmé à un film qui bénéficie d'une sortie nationale dans 50 salles, Utopia a agi en programmateur professionnel, libre et (certes) engagé.

Depuis des années, Utopia sert de réseau de distribution aux films israéliens comme palestiniens refusés par les grands circuits de distribution français. Aujourd'hui, Utopia montre que la protestation à l'égard de la politique israélienne et le rappel permanent au respect du droit international peuvent se faire à tous les échelons de notre société. Mais il faut oser rendre le débat public.

En effet, c'est la question des relations entre le cinéma israélien et le pouvoir israélien qui a été soulevée. Il n'est pas surprenant que ce soit le boycott académique et culturel qui soulève les débats les plus vifs. Ce n'est pas seulement à cause de sa complexité, mais surtout à cause de l'utilisation des produits culturels israéliens par l'appareil de propagande et de markéting d'Israël (ce n'est pas le propos ici, mais il faudra par ailleurs prendre le temps d'étudier le phénomène du succès du cinéma israélien, ainsi que la relation entre son contenu et la promotion étatique dont il bénéficie).

Limor Livnat, ministre de la culture israélienne, ne cesse de le répéter : "Le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l'Etat". En effet, alors que le cinéma israélien (et particulièrement le cinéma documentaire) ne bénéficie d'aucun soutien pour sa diffusion/distribution en Israël, il est largement soutenu et financé par les services culturels des ambassades israéliennes. Pour exemple, s'ouvrira le 21 juin à Marseille un Festival de films israéliens soutenu par le consulat d'Israël. Ce type de manifestations officielles se déroule parfois à l'insu des auteurs, qui ont déjà appelé plusieurs fois à ne pas être instrumentalisés par le gouvernement israélien, quelquefois avec des pressions commerciales des distributeurs sur les réalisateurs, comme ce fut le cas cet hiver au Forum des Images à Paris lors de la rétrospective Tel-Aviv, et souvent par le refus des auteurs eux-mêmes d'exprimer un quelconque engagement politique.

Les détracteurs diront que la promotion par les autorités israéliennes d'un cinéma qui peut être considéré comme critique est un signe de santé démocratique. Nous savons tous qu'aucun Etat démocratique en guerre ne promeut ses opposants, et quand il le fait ça s'appelle de la propagande. La promotion de certains films dits "critiques" est un intérêt d'Etat, ce qui explique que même le ministre des affaires étrangères actuel, le leader d'extrême-droite Avigor Liebermann, n'a pas donné l'ordre aux services consulaires de cesser le soutien à la distribution à l'étranger de certains films, considérés à l'étranger comme "critiques". Il s'agit naturellement de maintenir l'illusion démocratique, alors que le régime d'apartheid dans les territoires occupés par Israël prive plus de trois millions de personnes d'accès à la culture et à l'éducation, et cela depuis plusieurs dizaines d'années.

Le cinéma israélien a été clairement désigné par les autorités israéliennes comme un produit d'exportation dans lequel il vaut la peine d'investir, même si les spectateurs et cinéastes israéliens n'en profitent pas. A l'ouverture du Festival International du Film à Haïfa en 2007, le président israélien Shimon Peres a rappelé que "le cinéma américain a créé l'image de la grande Amérique dans le monde, car ce cinéma a plus d'influence que l'armée ou l'administration américaines. Les films nous permettent de rêver d'être plus beaux, plus intelligents et meilleurs. Et si le rêve américain a été créé par Hollywood, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous aussi, rêver ?"
Peres appelle à une augmentation des investissements, considérant le cinéma comme un moyen d'endormissement des masses.

J'espère qu'Utopia incitera beaucoup d'autres à réveiller les Israéliens du rêve illusoire dans lequel ils se sont enfermés, avant que la réalité ne devienne un cauchemar pour nous tous.

Merci Encore

Eyal

Eyal Sivan
Cineaste Israelien
Associate Professor in Media Production
University of East London (UEL)

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 04:59

Je viens de découvrir ce blog, riche d'analyses très fouillées.


A titre d'exemple, sur un sujet ultra-sensible :

La Nazification d’Israël et de la Palestine

dont je partage la conclusion :

 

Ainsi n’est-il rien d’original dans le meeting de Dieudonné et Faurisson où le second expose que la répression de son négationnisme l’assimile à un Palestinien, rien de probant ni de neuf dans ses chaînes emails qui nous épuisent d’images et de slogans nazifiant Israël. Que faire face à cette perpétuation et cette hégémonie d’une propagande initiée par un Etat, l’Union soviétique, ayant lui-même été balayé par l’Histoire ?

Les soutiens aux Palestiniens comme ceux d’Israël doivent en finir avec cette pose qui consiste à se saisir de la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a ici nul nouveau nazi, ni le Hamas ni Tsahal n’étant comparables au phénomène national-socialiste. Ni l’islamisme ni le sionisme ne sont idéologiquement proches du nazisme. Il y a des crimes de guerre, non un génocide (c’est-à-dire, si l’on parle en raison, l’extermination d’un groupe par l’assassinat de chacun des membres qui le composent selon la puissance homicide).

L’extermination des juifs d’Europe n’est pas le mètre-étalon de la concurrence des victimes. Il n’y a aucune raison de la communautariser et de lui donner un sens mystique en la nommant « Shoah » (« la Catastrophe » en hébreu) et en l’affirmant inintelligible. Bien au contraire : le judéocide doit être ramené à sa particularité historique pour être compris en-soi et non pour être manœuvré par des camps important le conflit moyen-oriental. Bannir de son discours toute facilité qui consiste à travestir notre actualité en histoire de la Seconde Guerre mondiale devient une urgence civique.

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 18:00

 

 

"Amazigh KATEB" pour le soutien du tribunal Russell sur la Palestine
Soirée de soutien au Tribunal Russell sur la Palestine, jeudi 20 mai 2010, à 19:00, au Le Cabaret Sauvage, Parc de la Villette
http://www.facebook.com/home.php#!/ev...

http://www.facebook.com/pages/Soutien...

 

 


 


"Gaâda Diwane de Béchar" pour le soutien du tribunal Russell sur la Palestine
Soirée de soutien au Tribunal Russell sur la Palestine, jeudi 20 mai 2010, à 19:00, au Le Cabaret Sauvage, Parc de la Villette

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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