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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:02

gresh On le savait depuis longtemps, le Parti socialiste a rompu avec le marxisme sur le terrain économique et ne réclame plus, au mieux, qu’une gestion un peu moins brutale du capitalisme. En pleine crise économique, la plus grave que l’on ait connue depuis 1929, les recettes du candidat François Hollande sont bien timorées et, sur le fond, proches de celles de la droite (n’est-il pas partisan de la « règle d’or » qui interdirait tout déficit budgétaire ?).

En revanche, il y a un domaine dans lequel le PS se glorifie de son ancrage à gauche : celui de la laïcité. Et, le Sénat étant passé à gauche, il a décidé de s’en servir pour prouver ses convictions et pour s’attaquer une fois de plus au cléricalisme et à la calotte. Pas celle de l’Eglise catholique évidemment – jamais le PS n’a mis en cause, quand il était au gouvernement, le statut particulier de l’Alsace-Moselle et la place qu’y occupent les religions ; le PS ne parle plus non plus de s’attaquer à l’enseignement religieux financé par l’Etat –, mais celle de cette nouvelle Eglise, si puissante dans notre société, dont les membres ont infiltré tous les rouages de l’Etat, du Parlement, du Sénat (on ne compte plus le nombre de ses élus dans cette assemblée), des médias, etc. : celle de ces musulmans qui s’attaquent aux fondements mêmes de notre société.

Délaissant donc la crise, le chômage, le mal-logement et autres détails de la vie publique, la nouvelle majorité de gauche au Sénat, dans une de ses premières manifestations d’indépendance, a décidé d’examiner une « Proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité ». Après avoir, en décembre, décrété la neutralité des crèches et des centres de loisirs et de vacances, elle s’attaquait, le 17 janvier, à celle des assistants maternels.

L’article adopté est ainsi rédigé : « Art. L. 423-23 A. — À défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d’accueil d’enfants. »

Il est ironique de noter que Mme Françoise Laborde, à l’initiative de ce texte, expliquait le 17 janvier qu’elle aurait « pu préciser qu’il s’agissait, dans cet article, de neutralité religieuse et politique ; cela m’aurait peut-être épargné les mauvais procès en islamophobie ». Mais pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Pourquoi la mention de la neutralité politique n’est-elle pas précisée ? Faut-il rappeler que la commission Stasi avait proposé l’interdiction du port par les élèves de signes religieux ET politiques ? Si l’Assemblée nationale a réduit l’interdiction aux signes religieux, c’est bien par... islamophobie, quoi qu’en dise Mme Laborde.

Intervenant dans le débat, Mme Esther Benbassa, sénatrice Verts, demandait ce qu’était la neutralité au domicile d’un assistant maternel : « Une représentation de La Mecque ? Une reproduction d’une annonciation de Fra Angelico ou d’un “Judith et Holopherne” ? Une manière de préparer le repas ? » On pourrait ajouter : faudra-t-il qu’un policier reste en permanence au domicile de l’assistant maternel pour vérifier qu’il ne prie pas cinq fois par jour ? qu’il ne cuisine pas hallal ? qu’il ne lit pas le Coran ?

Et si le texte s’était étendu à la neutralité politique, comme prétend le souhaiter Mme Laborde, aurait-il fallu un policier pour vérifier les lectures subversives ? ou l’absence de portraits de Guevara ou de de Gaulle (il est peu probable que quelqu’un affiche un portrait de Hollande) ?

Le groupe socialiste s’indigne sans aucun doute quand la police religieuse iranienne vérifie que les femmes sont correctement voilées à Téhéran, mais exige que l’on aille vérifier, au domicile personnel, les convictions de chacun.

Il n’y a pas que dans le domaine économique que le PS a oublié ses racines marxistes. En 1874, Friedrich Engels épinglait ceux qui avaient « la prétention de transformer les gens en athées par ordre du mufti ». Et, l’année suivante, Karl Marx écrivait : « Chacun doit pouvoir satisfaire ses besoins religieux et corporels sans que la police y fourre son nez. »

 

Source

Par Michel Servet
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 19:53
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:23

La stratégie a été théorisée par Jean-Yves Le Gallou, qui est loin d'être un imbécile. Et elle est appliquée !!

C'est à cette adresse, sur son site Polémia, consacré aux questions de défense :

 

Conclusion de Le Gallou :

 

Je souhaite donc que le camp libertaro-identitaire ou communautaro-conservateur l’utilise encore davantage, toutes générations confondues.

Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre l’arrivée d’Internet dans les années 1995 et la montée progressive des mouvements populistes en Europe : en Suède, en Norvège, au Danemark, aux Pays-Bas, en Flandre, en Suisse, en Autriche, en Italie et même plus récemment en Grande-Bretagne et en Irlande.

Je ne peux m’empêcher d’interpréter non plus, de manière optimiste, les résultats des dernières élections autrichiennes. Les 16/18 ans sont ceux qui passent relativement le moins de temps devant la télévision et le plus de temps sur Internet : or ils ont voté à plus de 50% pour deux partis populistes qui incarnent la liberté et les valeurs traditionnelles de l’Autriche. Ne boudons pas les bonnes nouvelles !

Par Michel Servet - Publié dans : Internet
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 22:07

4246694403_acf91f315b.jpgDans l'imaginaire collectif, ce sont les religions monothéistes qui sont intolérantes, qui prétendent détenir la vérité, et qui même parfois tentent de faire taire leurs détracteurs en criant au blasphème, pire encore en le faisant condamner pénalement.

Et pourtant, la bêtise et la méchanceté sont des choses bien partagées.

Dans le numéro du 5 janvier 2012, Courrrier international relate les difficultés rencontrées en Inde par une auteure qui a démontré la multiplicité et la diversité des versions du Ramayana, patrimoine communs des hindouhistes, des musulmans, des bouddhistes.

 

"Mais la vision universaliste et humaniste du Ramayana véhiculée par Ramanujan se heurte à celle de groupes  hindous extrémistes pour lesquels “il n’y a qu’un Ramayana, celui de Valmiki, c’est-à-dire la version aryenne et sanskrite du récit, venue de l’Inde du Nord”, comme l’explique la journaliste Sudha Ramachandran dans le magazine en ligne Asia Times. Au terme de trois ans de combat, les militants hindouistes ont obtenu en octobre dernier de l’université de Delhi qu’elle retire de sa liste de lectures recommandées en licence d’histoire ce texte, jugé “blasphématoire et insultant pour les croyances de millions d’hindous”. Les militants avaient saisi la Cour suprême et obtenu la constitution d’un comité d’experts chargé de statuer sur le sort de Three Hundred Ramayanas. L’argumentation d’un seul de ces experts a suffi pour faire pencher la balance en faveur de la mise à l’index, déplore le magazine Open.
“Cette décision m’effraie, car elle contribue à asseoir l’idée que le Ramayana est la propriété exclusive des hindous et feint d’ignorer que ce récit a été raconté et re-raconté par des musulmans, des bouddhistes et des gens d’autres confessions”, réagissait l’auteure de Sita’s Ramayana, Samhita Arni, dans le quotidien Indian Express. Les futures générations d’étudiants seront mal armées pour comprendre la réalité de l’Inde, redoutait-elle aussi dans le magazine Tehelka."

 

Voilà une critique "défétichisante" qui devrait mobiliser les gens qui se font gloire de pisser sur les livres.

Par Michel Servet - Publié dans : Religions
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 08:00

Dans Courrier international n° 1105 du 5 janvier 2012

 

Ancienne terre du Saint-Empire germanique, le Tyrol a fait partie de l’Empire des Habsbourg de manière pratiquement ininterrompue du XIVe au début du XXe siècle.A partir des années 1920, la région connaît une histoire fortement agitée sous l’impact du fascisme et du nazisme. En 1946, sous la pression des Alliés, un accord y garantit la protection des minorités. Non respecté, il donne lieu à une vague de terrorisme dans les années 1960. Il faudra attendre l’entrée en vigueur d’un nouveau statut d’autonomie en 1972, garantissant de larges compétences aux minorités, pour que la situation se pacifie.

 (..)

 

Tout cela apporte de l’eau au moulin des trois partis d’opposition “allemands”, qui [forts de 8 sièges au total au Parlement] plaident pour un “Etat libre du Tyrol du Sud” ou pour un “retour à la patrie autrichienne”. En dépit de quelques nuances et frictions, ils se rejoignent dans leur volonté de “se séparer de Rome” [slogan à tonalité pangermaniste de la fin du XIXe siècle]. ­Derrière ce type de revendications se ­rassemble une grande partie des associations traditionalistes à l’histoire séculaire, mais pas seulement. Dans la jeunesse également, les tendances séparatistes trouvent un écho favorable et même les milieux économiques ne rejettent pas (plus) l’option d’un “Tyrol du Sud indépendant de l’Italie”, sûr de lui et autonome. Les commerçants, les milieux du tourisme, les industriels et les artisans évoquent très ouvertement l’idée que, plus “la crise de l’Italie prend de l’ampleur”, plus ils songent à “réorienter” leurs affaires. Nombreux sont ceux qui commencent à investir davantage en Autriche et en Allemagne.

 

(..)

  bolzano.gif

 

Cette actualité pose la question du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui peut aussi servir : 

- aux "peuples riches" à se débarrasser des moins riches. Cf le divorce tchéco-slovaque et les revendications flamandes

- à recycler des idéologies dangereuses (le pangermanisme).

 

 


Par Michel Servet - Publié dans : Europe
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:57

Signalé par Médiapart.

 

En demandant à Ranjit Singh, 76 ans, de retirer son turban sur un document d'identité, la France a violé la liberté religieuse, selon le Comité des droits de l’homme des Nations unies. Il a considéré que le turban, que les hommes sikhs – même non pratiquants – portent en toutes circonstances (même pendant le sommeil ou la toilette), était « partie intégrante de leur être » et que la France « n’avait pas réussi à expliquer en quoi le port d’un turban empêchait l’identification, le visage étant bien visible avec le turban ».

A lire dans le Times of India.

 

C'est malheureux pour ce brave homme, mais nous échapperons grâce à lui pour une fois aux poncifs habituels des débats sur les signes religieux : le voile instrument d'oppression de la femme, etc..

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Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 20:56

Le statut des étudiants étrangers mis en place par le gouvernement est-il acceptable ?

Guéant souille l’image de la France

Par Fayçal Megherbi, Juriste.

 

humalogo La loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration, loi dite Sarkozy II, avait transposé le principe de l’« immigration choisie » au détriment de l’immigration familiale. Un ensemble de règles a été prévu pour faciliter justement l’admission au séjour permanent des « bons immigrés ». Pour cela, ce texte avait instauré l’autorisation provisoire de séjour pour étudiants diplômés de six mois non renouvelable s’ils remplissent des conditions assez simplifiées par cette loi. À l’issue des six mois, l’intéressé qui a un emploi ou une promesse d’embauche, satisfaisant aux conditions légales, est autorisé à séjourner en France pour exercer cette activité professionnelle, sans que lui soit opposable la situation de l’emploi.

Une carte pluriannuelle (jusqu’à quatre ans) a été créée pour l’étudiant admis à suivre une formation en vue de préparer un diplôme au moins équivalent au master (liste fixée par arrêté). La mise en place d’un visa « étudiant concours » permet aux étudiants qui doivent passer un examen ou toute autre épreuve pour être inscrit dans un établissement d’enseignement de demander directement un titre de séjour en préfecture, en cas de succès, sans avoir à revenir dans leur pays d’origine pour solliciter un visa de long séjour.

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Migrants et étrangers
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 22:40

Fin du feuilleton "Tapages nocturnes" sur Mediapart, et cette idée de réforme institutionnelle : le projet avant les candidats !

 

Les règles en cours dans ces cités n'étaient pas tombées du ciel. En tâtonnant, les habitants avaient mis au point un mécanisme de désignation de leurs élus qui s'appuyait sur un processus électoral à deux tours tout à fait novateur. Au premier tour, les électeurs n'étaient pas invités à voter pour un nom mais pour un projet de société. Les textes soumis aux votants émanaient des longues discussions qui avaient préalablement animé pendant des mois les soirées des ZATHRA. Une fois le projet choisi, le second tour servait à désigner celles et ceux qui le mettraient en oeuvre. C'était un scrutin de listes. On ne cherchait pas une incarnation mais une équipe compétente et motivée, portée par une feuille de route issue d'une réflexion commune. On cueillait le fruit  de la volonté populaire.

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:43

Blog de Laurent Mucchielli.

 

Extrait :

 

La réalité est plus prosaïque. D’abord, le métier de policier présente effectivement des risques supérieurs à la moyenne, mais bien inférieurs à ceux d’autres professions. S’agissant des morts violentes, en 2009, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire a publié un tableau comparatif des taux de décès imputables au service pour différentes professions, pour la période 2000-2006. Il en ressort que ce taux est de 3,3 pour 100 000 chez les policiers, ce qui est deux fois et demi supérieur à la moyenne de la fonction publique d’Etat mais qu’il n’est pas différent de celui des salariés du secteur privé, et surtout qu’il est presque quatre fois inférieur à celui des pompiers et plus encore des employés du bâtiment et travaux publics.

 

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 06:00

Dans le Républicain Lorrain du 2 janvier 2012, ce communiqué de l'Union nationale des parachutistes (pourquoi le sigle UNC ?)

bigeard.jpg

 

 

Que signifie "il faut espérer qu'il y aura encore des gars comme bigeard qui prendront leur responsabilité et aussi des hommes qui les suivront" ?

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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