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Le blog du vieux singe

Ce que dit vraiment Houria Bouteldja sur Dieudonné.

23 Février 2015 , Rédigé par Michel Servet Publié dans #MRAP, #MRAP 40, #Dieudonné

Ce n'est pas la première fois que le MRAP des Landes (MRAP 40) "arrange" des textes pour les besoins de la cause.

J'avoue que je ne suis pas toujours d'accord avec ce que raconte Houria Bouteldja, et que son raisonnement renvoyant dos-à-dos les uns et les autres nécessite qu'on aille jusqu'au bout de la lecture, car se limiter à un seul paragraphe peut donner lieu à des contresens.

Le texte cité par le MRAP des Landes surprend effectivement au premier abord, même si on comprend vite que c'est Dieudonné comme symbole de révolte contre les dominants qui est apprécié.

Je précise, car c'est important, que le texte mis en gras l'a été par le webmestre du MRAP 40.

D’abord, je commencerais par dire que j’aime Dieudonné ; je l’aime comme l’aiment les indigènes ; je comprends pourquoi les indigènes l’aiment. Je l’aime parce qu’il a fait une chose importante en termes de dignité, de fierté indigène, de fierté noire : il a refusé d’être un nègre domestique. Même s’il n’a pas le bon logiciel politique dans la tête, il a une attitude de résistance ». Et j’ajoute, que bien avant la nature de ses alliés, ce que voient les indigènes, c’est ça. Un homme debout. On a trop été contraints à dire « Oui Bwana, oui Bwana ». Quand Dieudonné se lève, il guérit une blessure identitaire. Celle qui est causée par le racisme et qui abîme la personnalité indigène. Ceux qui comprennent « Black is beautiful » ne peuvent pas ne pas comprendre cette dimension, et je souligne, cette dimension de Dieudonné.

Le texte incriminé est en réalité le suivant :

Pour autant, j’ai des sentiments ambivalents. D’abord, je commencerais par dire que j’aime Dieudonné ;  je l’aime comme l’aiment les indigènes ; je comprends pourquoi les indigènes l’aiment. Je l’aime parce qu’il a fait une chose importante en termes de dignité, de fierté indigène, de fierté noire : il a refusé d’être un nègre domestique. Même s’il n’a pas le bon logiciel politique dans la tête, il a une attitude de résistance ». Et j’ajoute, que bien avant la nature de ses alliés, ce que voient les indigènes, c’est ça. Un homme debout. On a trop été contraints à dire « Oui Bwana, oui Bwana ». Quand Dieudonné se lève, il guérit une blessure identitaire. Celle qui est causée par le racisme et qui abîme la personnalité indigène. Ceux qui comprennent « Black is beautiful » ne peuvent pas ne pas comprendre cette dimension, et je souligne, cette dimension de Dieudonné.

La phrase introductive a disparu (sentiments ambivalents) comme la typographie italique de "cette dimension".

La mise en gras de certains termes, l'occultation de la phrase introductive, le chagement de typographie constitue un détournement de sens.

Comme ne sont pas mentionnés d'autres extraits à propos du même Dieudonné. On peut ne pas être d'accord avec cette manière de voir les choses, mais c'est très loin de la déclaration d'amour.

L’anniversaire légitime (de la marche de 1983) n’a donc pas eu lieu. L’anniversaire récupéré n’a pas eu lieu non plus. Mais les bougies ont bien été soufflées. Et par qui ? Par Dieudonné et Farida Belghoul ! Trente ans après l’apparition spectaculaire des indigènes sur la scène politique française en compagnie de leurs amis de gauche, nous revoici. Nouveau surgissement dans l’arène politique. Toujours spectaculaire, toujours tonitruant. Mais cette fois avec « nos amis » non pas de gauche, non pas seulement de droite, mais d’extrême droite. Ça s’appelle un bras d’honneur. Un grand « merde » à la gauche.

(..)

Car pour prétendre combattre Tariq Ramadan, encore fallait-il une alternative à Tariq Ramdan. Que proposaient en échange ceux qui l’accusaient d’être un diable ? Rien. Ou plutôt si : il y avait deux types de propositions : « l’important c’est la lutte de classe » ou encore,  « il faut faire confiance aux valeurs de la république ». No comment. Et comme, il n’y avait pas d’alternative à Tariq Ramadan, c’est en quelque sorte Dieudonné qui tendra à prendre sa place sur la scène publique. Aujourd’hui, si l’on considère strictement l’offre politique incarnée par Dieudonné et Soral, c’est celle qui correspond au plus près au malaise existentiel et politique des 2ème et 3ème générations : la reconnaissance d’une citoyenneté pleine et entière dans le cadre de l’État Nation, le respect de la personnalité musulmane avec les limites et les conditions posées par Soral, la désignation d’un ennemi, le Juif en tant que juif et le Juif en tant que sioniste, à la fois en tant qu’incarnation de l’impérialisme mais aussi en tant que privilégié.

(..)

Je veux surtout souligner, que si nous avons été boycottés par la gauche, nous avons aussi et surtout été boycottés – si j’ose dire – par l’extrême droite. Les amis fachos de Dieudonné et Soral, eux ont compris que nous n’étions pas leurs amis.

 

 

 

Chacun peut maintenant juger sur pièces.

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