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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:59

http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article/2012-01-26_2013/fourest.jpg

Caroline Fourest qui s’est régulièrement illustrée par sa stigmatisation des musulmans de France et qui écrivait en janvier 2004: «La Tunisie, avec l’Egypte et la Turquie, seraient des démocraties officielles tenues d’une main de fer par l’armée» (330) [Caroline Fourest et Fiammetta Venner,Tirs croisés, janvier 2004], prétend aujourd’hui expliquer la démocratie aux Tunisiens.

Depuis quelque temps Caroline Fourest s’est éprise avec passion du sort des Tunisiens. Elle se sentirait aujourd’hui investie d’une mission de soutien, de tout son corps et de toute son âme auprès des luttes des Tunisiens pour leurs libertés et leurs droits humains, un combat dont elle se désintéressait lorsque Ben Ali bafouait les conventions internationales contre la torture au nom de la lutte contre l’islamisme. Or sa méconnaissance du contexte tunisien (La Tunisie était tenue par un régime policier et non militaire) ne doit pas lui rendre la tâche facile.

 

Lire la suite sur Slate.fr

Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 22:26

Je développe l'article, certains commentateurs n'ayant semble-t-il pas pris le peine de suivre les liens proposés.

 

Quel rapport, me direz-vous ? Aucun ?

 

Et bien si, il existe un site qui porte le beau nom d'"amitié entre les peuples". Certains des articles sont assez surprenants :

Pisser sur le Coran n’est en rien comparable à pisser sur des cadavres afghans ce qu’on osé faire des Marines US.

Commentaire personnel : certes, mais pisser sur un livre n'est pas forcément le meilleur moyen de critiquer son contenu. Mais pour cela, il faut commencer par l'avoir lu.

Brûler et uriner sur le Coran : E. Rojas Abbate ne voulait pas susciter hostilité ou rejet de nature à provoquer la discrimination, la haine ou la violence à l’égard des musulmans.

Commentaire personnel : la cour ne dit pas que l'incontinent ne voulait pas..., mais que la procédure ne permet pas de prover qu'il voulait ...; malgré revêt "un caractère volontairement outrancier et délibérément provocateur". Nuance !!

L'auteur de l'article pose ensuite la question, citant le COJEP : Mais ou se trouve "le raccourci entre les valeurs des citoyens musulmans et les attentats du 11 septembre" .

C'est pourtant élémentaire : les valeurs de citoyens musulmans sont représentées par le Coran , comme celles des citoynes juifs par la Bible, etc. Et la mise ne scène de l'incendiaire pisseur était assez explicite :

 

Agé de 29 ans et domicilié à Bischeim, il avait diffusé le 2 octobre une vidéo le mettant en scène. Il aurait également utilisé des pages pour confectionner un avion en papier qu'il aurait lancé sur des boites censées représenter les twin towers de New York. Choqué, un internaute a prévenu la police qui a interpellé l'homme dont les coordonnées étaient visibles.


Il y avait bien, dans la tête de cet homme, un lien entre le Coran et les attentats du 11 septembre 2001.

ENTRE DEUX FEUX : Peu importe le contenu du Coran !

Suivre le lien en bas du texte.

 

De même auteur, sur Mediapart :

Si les femmes pouvaient pisser aussi aisément que les hommes je dirais pissons allègrement sur tous les livres sacrés : Coran, Bible, Torah, etc... Il faut ajouter que certains passages du Coran appellent ouvertement à la haine et à la violence contre les athées, les homosexuels, les juifs et les femmes. Cela devrait aider à abandonner comme le propose Michel Onfray un athéisme tranquille à la Deleuze (2). Il y a de plus en plus besoin d'un athéisme mécréant, désacralisant et offensif. Il y en a d'autant plus besoin que l'athéisme honteux - celui des athées "habermassiens" - fait le jeux conjoint des intégrismes et du racisme, d'un néoracisme (3).


Ce texte montre que l'auteur ne connait ni le Coran, qui ne parle jamais d'athées, ni la Bible, dont les cinq premiers livres s'appelent la Torah.

 

 

 

Par Michel Servet
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:41

Selon le résumé qu'en donne "Le Monde",

- Inscrire la loi de 1905 sur la laïcité "dans la Constitution" car la laïcité est "une valeur qui libère et qui protège" face "aux communautarismes"


Que dit la loi de 1905 ?

 

ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

 

ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

 

Tout le reste est de la cuisine (dévolution des bâtiments cultuels, fonctionnement des associations cultuelles). Mettre les deux premiers articles dans la Constitution, pourquoi pas ? Ce sera un rappel salutaire pour certaines personnes.

 

Mais qu'est-ce que cette histoire de communautarisme ? Sont-ce les institutions catholiques qui sont visées ?

Par Michel Servet - Publié dans : Laïcité
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:59
Par Michel Servet - Publié dans : Iran
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 10:18

Deux articles du Temps (CH).

 

http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Samedi%20Culturel/2012/01/21/En%20Couverture/ImagesWeb/une%20pierre%20bourdieu--469x239.jpg

 

Pierre Bourdieu, ou l’art d’être désagréable


Il a écrit Les Héritiers avec Jean-Claude Passeron en 1964, un livre qui a été au cœur des débats sur la démocratisation des études
Il a écrit Les Héritiers avec Jean-Claude Passeron en 1964, un livre qui a été au cœur des débats sur la démocratisation des études. Il a inventé le concept de capital culturel et montré que la perpétuation des inégalités ne passe pas que par la transmission du patrimoine financier ou par la propriété mais aussi par l’apprentissage des conduites sociales et des savoirs. Il a enquêté sur la pauvreté et sur l’humiliation, publié La Misère du monde.

Pierre Bourdieu, prophète sectaire ou penseur capital?

Isabelle Rüf

 

Dix ans après sa mort, le sociologue français est un des intellectuels français les plus cités et les plus admirés aux Etats-Unis et en Allemagne. Ses livres, «Les Héritiers» et «La Misère du monde», nourrissent le débat sur l’école et le rôle de l’Etat. Mais le théoricien et ses passions politiques divisent

 

 

Lire la suite

 

Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:02

gresh On le savait depuis longtemps, le Parti socialiste a rompu avec le marxisme sur le terrain économique et ne réclame plus, au mieux, qu’une gestion un peu moins brutale du capitalisme. En pleine crise économique, la plus grave que l’on ait connue depuis 1929, les recettes du candidat François Hollande sont bien timorées et, sur le fond, proches de celles de la droite (n’est-il pas partisan de la « règle d’or » qui interdirait tout déficit budgétaire ?).

En revanche, il y a un domaine dans lequel le PS se glorifie de son ancrage à gauche : celui de la laïcité. Et, le Sénat étant passé à gauche, il a décidé de s’en servir pour prouver ses convictions et pour s’attaquer une fois de plus au cléricalisme et à la calotte. Pas celle de l’Eglise catholique évidemment – jamais le PS n’a mis en cause, quand il était au gouvernement, le statut particulier de l’Alsace-Moselle et la place qu’y occupent les religions ; le PS ne parle plus non plus de s’attaquer à l’enseignement religieux financé par l’Etat –, mais celle de cette nouvelle Eglise, si puissante dans notre société, dont les membres ont infiltré tous les rouages de l’Etat, du Parlement, du Sénat (on ne compte plus le nombre de ses élus dans cette assemblée), des médias, etc. : celle de ces musulmans qui s’attaquent aux fondements mêmes de notre société.

Délaissant donc la crise, le chômage, le mal-logement et autres détails de la vie publique, la nouvelle majorité de gauche au Sénat, dans une de ses premières manifestations d’indépendance, a décidé d’examiner une « Proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité ». Après avoir, en décembre, décrété la neutralité des crèches et des centres de loisirs et de vacances, elle s’attaquait, le 17 janvier, à celle des assistants maternels.

L’article adopté est ainsi rédigé : « Art. L. 423-23 A. — À défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d’accueil d’enfants. »

Il est ironique de noter que Mme Françoise Laborde, à l’initiative de ce texte, expliquait le 17 janvier qu’elle aurait « pu préciser qu’il s’agissait, dans cet article, de neutralité religieuse et politique ; cela m’aurait peut-être épargné les mauvais procès en islamophobie ». Mais pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Pourquoi la mention de la neutralité politique n’est-elle pas précisée ? Faut-il rappeler que la commission Stasi avait proposé l’interdiction du port par les élèves de signes religieux ET politiques ? Si l’Assemblée nationale a réduit l’interdiction aux signes religieux, c’est bien par... islamophobie, quoi qu’en dise Mme Laborde.

Intervenant dans le débat, Mme Esther Benbassa, sénatrice Verts, demandait ce qu’était la neutralité au domicile d’un assistant maternel : « Une représentation de La Mecque ? Une reproduction d’une annonciation de Fra Angelico ou d’un “Judith et Holopherne” ? Une manière de préparer le repas ? » On pourrait ajouter : faudra-t-il qu’un policier reste en permanence au domicile de l’assistant maternel pour vérifier qu’il ne prie pas cinq fois par jour ? qu’il ne cuisine pas hallal ? qu’il ne lit pas le Coran ?

Et si le texte s’était étendu à la neutralité politique, comme prétend le souhaiter Mme Laborde, aurait-il fallu un policier pour vérifier les lectures subversives ? ou l’absence de portraits de Guevara ou de de Gaulle (il est peu probable que quelqu’un affiche un portrait de Hollande) ?

Le groupe socialiste s’indigne sans aucun doute quand la police religieuse iranienne vérifie que les femmes sont correctement voilées à Téhéran, mais exige que l’on aille vérifier, au domicile personnel, les convictions de chacun.

Il n’y a pas que dans le domaine économique que le PS a oublié ses racines marxistes. En 1874, Friedrich Engels épinglait ceux qui avaient « la prétention de transformer les gens en athées par ordre du mufti ». Et, l’année suivante, Karl Marx écrivait : « Chacun doit pouvoir satisfaire ses besoins religieux et corporels sans que la police y fourre son nez. »

 

Source

Par Michel Servet
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 19:53
Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:23

La stratégie a été théorisée par Jean-Yves Le Gallou, qui est loin d'être un imbécile. Et elle est appliquée !!

C'est à cette adresse, sur son site Polémia, consacré aux questions de défense :

 

Conclusion de Le Gallou :

 

Je souhaite donc que le camp libertaro-identitaire ou communautaro-conservateur l’utilise encore davantage, toutes générations confondues.

Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre l’arrivée d’Internet dans les années 1995 et la montée progressive des mouvements populistes en Europe : en Suède, en Norvège, au Danemark, aux Pays-Bas, en Flandre, en Suisse, en Autriche, en Italie et même plus récemment en Grande-Bretagne et en Irlande.

Je ne peux m’empêcher d’interpréter non plus, de manière optimiste, les résultats des dernières élections autrichiennes. Les 16/18 ans sont ceux qui passent relativement le moins de temps devant la télévision et le plus de temps sur Internet : or ils ont voté à plus de 50% pour deux partis populistes qui incarnent la liberté et les valeurs traditionnelles de l’Autriche. Ne boudons pas les bonnes nouvelles !

Par Michel Servet - Publié dans : Internet
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 22:07

4246694403_acf91f315b.jpgDans l'imaginaire collectif, ce sont les religions monothéistes qui sont intolérantes, qui prétendent détenir la vérité, et qui même parfois tentent de faire taire leurs détracteurs en criant au blasphème, pire encore en le faisant condamner pénalement.

Et pourtant, la bêtise et la méchanceté sont des choses bien partagées.

Dans le numéro du 5 janvier 2012, Courrrier international relate les difficultés rencontrées en Inde par une auteure qui a démontré la multiplicité et la diversité des versions du Ramayana, patrimoine communs des hindouhistes, des musulmans, des bouddhistes.

 

"Mais la vision universaliste et humaniste du Ramayana véhiculée par Ramanujan se heurte à celle de groupes  hindous extrémistes pour lesquels “il n’y a qu’un Ramayana, celui de Valmiki, c’est-à-dire la version aryenne et sanskrite du récit, venue de l’Inde du Nord”, comme l’explique la journaliste Sudha Ramachandran dans le magazine en ligne Asia Times. Au terme de trois ans de combat, les militants hindouistes ont obtenu en octobre dernier de l’université de Delhi qu’elle retire de sa liste de lectures recommandées en licence d’histoire ce texte, jugé “blasphématoire et insultant pour les croyances de millions d’hindous”. Les militants avaient saisi la Cour suprême et obtenu la constitution d’un comité d’experts chargé de statuer sur le sort de Three Hundred Ramayanas. L’argumentation d’un seul de ces experts a suffi pour faire pencher la balance en faveur de la mise à l’index, déplore le magazine Open.
“Cette décision m’effraie, car elle contribue à asseoir l’idée que le Ramayana est la propriété exclusive des hindous et feint d’ignorer que ce récit a été raconté et re-raconté par des musulmans, des bouddhistes et des gens d’autres confessions”, réagissait l’auteure de Sita’s Ramayana, Samhita Arni, dans le quotidien Indian Express. Les futures générations d’étudiants seront mal armées pour comprendre la réalité de l’Inde, redoutait-elle aussi dans le magazine Tehelka."

 

Voilà une critique "défétichisante" qui devrait mobiliser les gens qui se font gloire de pisser sur les livres.

Par Michel Servet - Publié dans : Religions
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 08:00

Dans Courrier international n° 1105 du 5 janvier 2012

 

Ancienne terre du Saint-Empire germanique, le Tyrol a fait partie de l’Empire des Habsbourg de manière pratiquement ininterrompue du XIVe au début du XXe siècle.A partir des années 1920, la région connaît une histoire fortement agitée sous l’impact du fascisme et du nazisme. En 1946, sous la pression des Alliés, un accord y garantit la protection des minorités. Non respecté, il donne lieu à une vague de terrorisme dans les années 1960. Il faudra attendre l’entrée en vigueur d’un nouveau statut d’autonomie en 1972, garantissant de larges compétences aux minorités, pour que la situation se pacifie.

 (..)

 

Tout cela apporte de l’eau au moulin des trois partis d’opposition “allemands”, qui [forts de 8 sièges au total au Parlement] plaident pour un “Etat libre du Tyrol du Sud” ou pour un “retour à la patrie autrichienne”. En dépit de quelques nuances et frictions, ils se rejoignent dans leur volonté de “se séparer de Rome” [slogan à tonalité pangermaniste de la fin du XIXe siècle]. ­Derrière ce type de revendications se ­rassemble une grande partie des associations traditionalistes à l’histoire séculaire, mais pas seulement. Dans la jeunesse également, les tendances séparatistes trouvent un écho favorable et même les milieux économiques ne rejettent pas (plus) l’option d’un “Tyrol du Sud indépendant de l’Italie”, sûr de lui et autonome. Les commerçants, les milieux du tourisme, les industriels et les artisans évoquent très ouvertement l’idée que, plus “la crise de l’Italie prend de l’ampleur”, plus ils songent à “réorienter” leurs affaires. Nombreux sont ceux qui commencent à investir davantage en Autriche et en Allemagne.

 

(..)

  bolzano.gif

 

Cette actualité pose la question du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui peut aussi servir : 

- aux "peuples riches" à se débarrasser des moins riches. Cf le divorce tchéco-slovaque et les revendications flamandes

- à recycler des idéologies dangereuses (le pangermanisme).

 

 


Par Michel Servet - Publié dans : Europe
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