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Economie, société

Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 06:00

« Laurent Wauquiez propose également que chaque citoyen résidant plus de trois mois en France soit assujetti à l'impôt (contre six mois actuellement). »

(Le télégramme)

« En contrepartie, afin de promouvoir le "sens de l'équilibre (...) au bénéfice des classes moyennes", le ministre s'est prononcé pour que chaque citoyen résidant plus de trois mois en France soit assujetti à l'impôt, contre six mois actuellement. »

(Le Monde)


Les déclarations concernant les minima sociaux ont suscité à juste titre un tollé. Celles sur la fiscalité n’ont pas été relevées. Et pourtant, il y a de quoi dire.

Si les propos rapportés par la presse sont fidèles, on pourrait croire que  les citoyens (d’autres pays je suppose) ne sont pas imposés sur leurs revenus s’ils résident moins de 6 mois en France.

Visiblement, Laurent Wauquiez ne connait pas la législation fiscale.

Explications, en ne parlant que du seul impôt sur le revenu :

Le code général des impôts et les textes complémentaires ignorent la nationalité, sauf comme critère subsidiaire pour trancher certains cas délicats de double imposition.

Le seul critère retenu au départ est celui du domicile fiscal :

Sont donc imposées en France sur la totalité de leurs revenus, français ou étrangers, les personnes qui y ont leur domicile fiscal, qu’elles soient ou non françaises.

Pour avoir son domicile fiscal, il suffit qu’une seule de ces conditions soit remplie :

Le foyer de la personne (conjoint et enfants) est en France

ou

Le lieu de séjour principal est en France (il est principal si la personne a séjourné plus de 183 jours en France[1])

ou

Une activité professionnelle est exercée en France (les activités accessoires ne sont pas prises en compte)

ou

Le centre des intérêts économiques est en France.


Les autres personnes sont elles aussi imposables en France, mais sur leurs seuls revenus de source française. Et dans ce cas, elles sont imposées selon le même barème que les résidents, avec parfois un taux d’imposition minimal. Dans les certains cas, les systèmes de retenue à la source sur les sommes versées par des entreprises françaises à des personnes résidant à l'étranger sont tels qu’il vaut mieux être considéré comme résidant en France que le contraire.

Bref, on ratisse large !!


La plupart des pays (sauf les paradis fiscaux) ont des législations comparables, avec le même but : s’attribuer le maximum d’impôt sur les revenus, des résidents et des non-résidents.

Il y a donc de nombreux cas de doubles-impositions :

Exemple simple : un résident français (qui peut être de nationalité turque ou marocaine) qui habite dans une zone frontalière et travaille en Belgique ou en Allemagne. Il sera taxé à la fois par l’État de résidence (la France) et celui d’origine des revenus. Même principe dans le cas inverse. Des conventions internationales bilatérales permettent de régler ces situations pour éviter les doubles impositions.

Exemple plus rare et plus complexe : un propriétaire foncier, (sans activité professionnelle), perçoit la majeure partie de ses revenus d’immeubles situés en France : il est donc considéré comme y ayant le centre de ses intérêts économiques, donc son domicile fiscal, même s’il ne réside en France que quelques jours par an, ou pas du tout. Et son pays de résidence effective le considérera également comme un domicilié. Il y aura donc double imposition, sauf convention fiscale prévoyant comment éviter cette situation.


Supposons que l’on adopte l’idée géniale de M. Wauquiez et considère comme ayant leur domicile fiscal en France les personnes qui y résident plus de 92 (en non pas 183) jours.

Qui sera concerné ?

Pas les salariés migrants saisonniers qui de toute façon ne seraient pas imposables. Pas les chibanis qui vivotent avec de maigres pensions en France et ne sont pas imposables. Pas les résidents de certaines zones frontalières étrangères, qui ont remarqué que l’impôt français était plus faible que celui de leur pays de résidence, seront tentés plus facilement de se déclarer domiciliés en France.


Mais il y aura des victimes collatérales :

Les milliardaires étrangers (oligarques russes et émirs du Golfe) qui passent plus de trois mois (mais moins de six) dans des palaces sur la Côte d'azur et seront désormais imposables en France sur la totalité de leurs revenus !!

Les sportifs et vedettes du spectacle, qui avaient obtenu l’asile fiscal en Suisse ou ailleurs et devront être très prudents pour ne pas dépasser les trois mois de séjour en France.


exodefiscal

 

"L'assiette au beurre" No du 4 mai 1907 consacré au projet d'impôt sur le revenu.


Est-ce à eux que pensait Laurent Wauquiez ?



[1] Les fameux 6 mois ….

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 07:55

 

J'ai reçu un courrier de mon banquier, la Caisse d’Épargne. Enfin, presque mon ancien banquier, puisque mécontent de la façon dont ils avaient traité une affaire de chéquier volé, j'ai changé de crèmerie et suis allé voir ailleurs. J'ai gardé un compte courant avec l'équivalent d'une petite semaine de RSA, un livret A et un livret développement durable. Je rappelle que le montant des dépôts sur ce type de comptes est plafonné.

J'ai reçu une très belle lettre circulaire me demandant, dans le cadre de la lutte anti-blanchiment, de justifier mon identité (au cas où j'en aurais changé depuis l'ouverture du compte?) , mes ressources (activité, secteur économique) et mon patrimoine.

Deux textes officiels sont cités : les articles L561-6 et R561-2 du code monétaire et financier.

Je les ai lus et souligne ce qui me semble important :

 

Article L561-6

Créé par Ordonnance n°2009-104 du 30 janvier 2009 - art. 2

Avant d'entrer en relation d'affaires avec un client, les personnes mentionnées à l'article L. 561-2 recueillent les informations relatives à l'objet et à la nature de cette relation et tout autre élément d'information pertinent sur ce client.

Pendant toute sa durée et dans les conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, ces personnes exercent sur la relation d'affaires, dans la limite de leurs droits et obligations, une vigilance constante et pratiquent un examen attentif des opérations effectuées en veillant à ce qu'elles soient cohérentes avec la connaissance actualisée qu'elles ont de leur client.

 

Article R561-12 En savoir plus sur cet article...

Créé par Décret n°2009-1087 du 2 septembre 2009 - art. 1

Pour l'application de l'article L. 561-6, les personnes mentionnées à l'article L. 561-2 :

1° Avant d'entrer en relation d'affaires, recueillent et analysent les éléments d'information, parmi ceux figurant sur la liste dressée par un arrêté du ministre chargé de l'économie, nécessaires à la connaissance de leur client ainsi que de l'objet et de la nature de la relation d'affaires, pour évaluer le risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ;

2° Pendant toute la durée de la relation d'affaires, assurent une surveillance adaptée aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en vue de conserver une connaissance adéquate de leur client ;

3° A tout moment, sont en mesure de justifier aux autorités de contrôle l'adéquation des mesures de vigilance qu'elles ont mises en œuvre aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme présentés par la relation d'affaires.

 

 

Mon dernier dépôt de fonds, hors virements internes, remontant à plusieurs années, d'un montant inférieur au SMIC, je ne vois pas où est le risque de blanchiment de capitaux.

Par contre, je vois très bien l'intérêt pour la banque de mettre à jour mon dossier, afin que je mette fin à mon infidélité et souscrive les merveilleux placements financiers dont ils ont le secret.

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 19:01

Comme chacun sait, l’administration (et le secteur public en général) ne sait pas gérer, ne sait pas faire de calcul de rentabilité, tandis que le privé, lui, sait optimiser ses coûts et ce depuis longtemps !!

La preuve : j’ai retrouvé dans des papiers de famille un courrier adressé à mon père par un notaire en 1966. Mon père avait acheté un bout de terrain, et le notaire lui écrit pour lui réclamer un solde d’impôt foncier à payer de 0,63 franc !!

A l’époque, le timbre-poste coûtait 0,30 franc. Ce notaire a donc gagné 33 centimes à envoyer ce courrier, avant de déduire le coût de conception et de dactylographie de ce monument.

Mon père a dû faire un chèque, l’envoyer par la poste, seule gagnante dans cette opération.

Quel rat, ce notaire !!

(les Nancéiens comprendront l’allusion)

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 08:49

alger-republicain.jpg

Gérard Destanne de Bernis Grand ami du combat anti-colonialiste du peuple algérien vient de nous quitter

Source

mardi 28 décembre 2010
par algerep


En l’espace d’un mois, l’Algérie vient de perdre deux de ses grands amis français.


C’est avec une immense tristesse que nous venons d’apprendre que le professeur Gérard Destanne de Bernis vient de s’éteindre le 25 décembre, un mois à peine après notre ami André Prenant. Tous les deux ont soutenu activement, chacun à sa manière, la guerre de Libération nationale du peuple algérien. Tous les deux aussi se sont mis à l’indépendance au service de l’Université algérienne pour contribuer à former les cadres dont l’édification de l’Algérie avait grand besoin. Ils se connaissaient, s’estimaient mutuellement, s’influençaient réciproquement dans leur désir de soutenir les efforts d’émancipation économique de l’Algérie après son indépendance. Le géographe et l’économiste, engagés l’un et l’autre dans le combat pour une société fondée sur d’autres bases que le profit et l’exploitation suivaient attentivement l’évolution de l’Algérie. Ils étaient meurtris par le processus de confiscation de l’Algérie par une minorité de profiteurs davantage intéressés par leur enrichissement que par la fidélité aux espoirs soulevés par la guerre de libération. Quand le terrorisme islamiste s’est abattu sur l’Algérie, l’un et l’autre ont déployé tous leurs efforts pour venir en aide aux progressistes algériens menacés. De Bernis a été particulièrement bouleversé par l’assassinat en 1994 d’Abderrahmane Fardeheb, professeur d’économie à l’Université d’ Oran, qui avait été son étudiant. Il en était arrivé à penser que derrière ces assassinats de masse devait se tenir une force puissante résolue à décimer l’intelligentsia algérienne, fraîchement née de l’indépendance toute récente.


Anti-colonialiste et humaniste influencé par les idées de transformation du monde au profit des classes laborieuses, De Bernis a enseigné l’économie à la Faculté de droit et de sciences économiques d’Alger jusqu’en 1970. Mettant en œuvre son immense savoir économique il a beaucoup aidé à frayer dans la tête de ses étudiants l’idée qu’il fallait rompre avec les structures économiques héritées du colonialisme qui constituaient un frein au développement de l’Algérie. Ses thèses ont été résumées dans la théorie des « industries industrialisantes ». Beaucoup de gens en parlent de façon sarcastique, mettant sur son compte les désastres vécus par l’Algérie depuis plus de 20 ans sans jamais l’avoir étudiée. A la moindre évocation de cette approche, des plumitifs aussi désinvoltes qu’ignares se croient obligés de lui accoler les épithètes les plus négatives et les plus péjoratives.


De Bernis était parti du constat que l’Algérie disposait d’un certain nombre d’atouts extraordinaires, le pétrole et le gaz, le fer et le phosphate, et qu’elle pouvait les exploiter dans l’intérêt de son peuple pour passer du stade d’exportateur de matières premières et de produits énergétiques bruts à celui de pays industrialisé capable de réduire ses importations de produits manufacturés et de fournir à l’agriculture les engrais et les équipements nécessaires à sa modernisation. Pour cela il fallait faire des revenus tirés de l’exportation des hydrocarbures un moyen de financement de son développement et non pas une source d’enrichissement du capital étranger ou de satisfaction des besoins de prestige et de dépenses improductives d’une minorité de couches sociales possédantes.


L’exploitation du pétrole et gaz pouvait servir à créer des industries pétrochimiques, à fournir des matières premières pour la production d’engrais, de divers matériaux et de produits synthétiques dérivés, nécessaires aussi bien pour l’agriculteur que pour le consommateur. L’argent du pétrole devait être utilisé pour lancer des industries de base dans la sidérurgie, la métallurgie, la mécanique, etc., afin de transformer le minerai de fer, alors exporté, en tubes pour alimenter la population en gaz et en eau, à développer le système d’irrigation, à pourvoir les industries de transformation de tout ce qui leur était nécessaire dans le cadre d’un développement de plus en plus intégré. C’est ce que les étudiants apprenaient sous l’expression ramassée de « noircissement de la matrice des échanges inter-industriels ». Cette expression « savante » signifie que les branches économiques se livrent mutuellement de plus en plus les matières premières, les pièces détachées, les machines, les outils et les équipements dont elles ont besoin.


A la place d’un appareil de production qui dépend entièrement pour tout de l’importation, le pays devait pouvoir créer un système productif qui se procure de plus en plus ses équipements et ses moyens de production. Le phosphate devait lui aussi être transformé sur place. De proche en proche l’Algérie devait pouvoir densifier son tissu industriel, se dotant ainsi de la capacité à répondre à ses besoins internes. A travers ces grandes transformations, elle fournissait en même temps à ses cadres, ingénieurs, techniciens et ouvriers - dont la formation à grande échelle devenait réalisable grâce à l’argent du pétrole - la possibilité et les moyens de maîtriser peu à peu les processus industriels modernes, d’innover, d’adapter les technologies aux besoins algériens, et de se préparer dans de bonnes conditions à tirer profit des relations économiques internationales. Ce processus profond d’investissements productifs devait conduire à la résorption du chômage, entraîner une distribution de revenus et créer par là même le marché interne qui devait déclencher un cycle ininterrompu appelé « développement national autoentretenu ». L’Algérie devait au bout du compte créer les deux sections de production interdépendantes sur lesquelles repose l’économie de tout pays indépendant : la section des moyens de production et la section des biens de consommation.


Evidemment, ces actions économiques supposaient la transformation des rapports sociaux, dans les villes et les campagnes, l’élimination des freins opposés par les couches compradores improductives de la société. Ces idées simples avaient commencé à pénétrer parmi les intellectuels sous l’influence du combat pour s’affranchir de la domination économique néo-colonialiste et impérialiste. Elles convergeaient avec l’aspiration nationale, reflétée dans le programme de Tripoli, à donner pour les masses populaires un sens concret et palpable à l’indépendance politique.


Zoheir Bessa

 

Personnellement, j'ai eu comme professeurs des gens pas moins anti-colonialistes de Gérard Destanne de Bernis, et qui étaient très critiques sur la pertinence de son modèle de développement.

Le débat reste ouvert.


Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 07:44

 

Dans le jargon budgétaire, on appelle ça les "recettes de poche", par opposition aux principales recettes du budget : TVA, impôt sur le revenu, sur les sociétés.

On y trouve les droits sur les tabacs, les alcools… et les timbres fiscaux (passeports, etc..).

timbres-2-2.jpg Parmi ceux-ci, les timbres "travailleurs étrangers", pour paiement des premiers titres des séjour. Contrairement au principe d'universalité budgétaire (pas d'affectation de recettes à un type de dépense), les fonds sont destinés à financer le fonctionnement de l'OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration). Ce dernier doit s'autofinancer essentiellement et viser à l'équilibre budgétaire.

Par exemple, le PLF 2009 prévoyait une subvention de fonctionnement de 15 millions d'euros et 108 millions payés par les immigrés et leurs employeurs.

Le montant des droits sur les titres de séjour est donc fixé en conséquence, dans les limites de plafonds fixés par la loi de finances.

Le plafond fixé pour 2009 (340 €) pour la taxe à payer sur le premier titre de séjour ne suffisant plus, la loi de finances pour 2011 l'a porté à 385 euros.

Au cas particulier, ces "recettes de poche" sont prises dans celles des immigrés et de leurs employeurs. Et s'il y a plus de dossiers à gérer, donc de frais de fonctionnement, et de moins en moins de titres de séjour accordés, les bénéficiaires paieront de plus en plus cher.

A coté de ça, le droit de timbre sur les armes à feu (8 euros) est supprimé….

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 13:28

Le Forum des droits sur l’internet est dissous
Dix ans après sa création, le Forum des droits sur l’internet est contraint de fermer ses portes faute de subvention des pouvoirs publics.
http://www.foruminternet.org/squelettes/img/logo-forum-droits-internet.pngRéuni en Assemblée générale extraordinaire ce matin, le Forum des droits sur l’internet a voté la dissolution anticipée de son association. Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente du Forum des droits sur l’internet, a été désignée pour assurer la liquidation.
Cette dissolution fait suite à la décision des pouvoirs publics d’interrompre la subvention du Forum à la fin du mois de décembre 2010. Versée par le ministère de l’Industrie, cette subvention complétait les cotisations des membres et permettait à cet organisme de mener des missions d’intérêt général en matière de droit et d’usages de l’internet. Conscient de la nécessité d’évoluer, à l’heure où la France compte plus de 35 millions d’internautes, le Forum des droits sur l’internet était dans l’attente d’une transformation qui n’est pas intervenue.
En dix ans, le Forum des droits sur l’internet a contribué à « construire la civilité de l’internet », en faisant en sorte que le réseau ne constitue pas un espace de non droit, en recommandant des bonnes pratiques et en permettant aux Français de connaître les « nouvelles » règles d’usages de cet espace en construction. Plus précisément, le Forum des droits sur l'internet a, depuis 2001, émis 34 Recommandations sur des sujets très divers ; élaboré, pour le grand public, une large collection de guides et de fiches pratiques. En outre, sa plate-forme de médiation en ligne, mise en place en 2004, a traité près de 13 000 différends ; le service d'information a répondu à plus de 25 000 questions des internautes.


À propos du Forum des droits sur l’internet
Le Forum des droits sur l'internet est un organisme créé en 2001 avec le soutien des pouvoirs publics, compétent sur les questions de droit et de société liées à l'internet. Il a pour mission d'informer le public et d'organiser la concertation entre les pouvoirs publics, les entreprises et les utilisateurs sur ces questions. Il propose également un service de médiation à destination du grand public. Plus de 120 organismes publics, associations et entreprises privées ont adhéré au Forum depuis sa création.

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 13:09

Vu cette petite annonce :

http://www.marche.fr/petite_annonce_sante-fitness-occasion-achat-vente-divers-sante-vente-d-un-rein-ville- (j'ai effecé le reste)

 

Vente d'un rein

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Annonce j'aime bien vendre un de mes reins pour besoin d'argent de la tunisie
Prix
0 €  
Ville
 
vues Nombre de vues de l'annonce gratuite
Téléphone Information sur l'affichage des numéros de téléphone
Rubrique Santé - Fitness - Divers Santé
Type Offre passée le 29/11/2010
N° Annonce 42477521

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Economie, société - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 20:28

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2010/11/15/201011151712_w350.jpgL'ancien patron de la police toulousaine, Jean-Pierre Havrin, revient sur son éviction par Nicolas Sarkozy en 2003 dans un livre qui paraît mercredi, « Il a détruit la police de proximité ».

C'est un réquisitoire contre l'action de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. « Il a détruit la police de proximité » est le livre de Jean-Pierre Havrin, adjoint à la sécurité de la mairie de Toulouse. Ancien patron de la police toulousaine, cet artisan de la police de proximité avait été viré en 2003 par Nicolas Sarkozy.

Quel souvenir gardez-vous de la visite de Nicolas Sarkozy à Toulouse ?

Lire l'article

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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 10:27

snui sudT 10L'Union SNUI-Sud Trésor (solidaires) vient de mettre en ligne un rapport très intéressant et documenté sur les expatriations fiscales. J'en cite les conclusions.

 

Certains constats s’imposent au terme du présent rapport.
- Les expatriations de redevables de l’ISF constituent certes une réalité, mais ils ne représentent qu’une part marginale de l’ensemble des redevables de l’ISF.
- Le nombre d’expatriations de contribuables, autres que ceux imposés à l’ISF, et les raisons qui ont conduit à leur départ ne sont pas rendus publics.
- Les raisons des départs à l’étranger sont diverses, la fiscalité joue un rôle parfois même prépondérant dans certains cas, mais elle demeure globalement secondaire au regard de l’ensemble des départs.
- Globalement, les retours de personnes imposables à l’ISF qui ont précédemment quitté la France ne sont pas régulièrement évalués.
- Plus largement, le nombre de retours et d’installation d’étrangers qui se retrouveraient donc à payer des impôts en France n’est rarement (voire jamais) rendu public.
- Les raisons des retours ne le sont pas davantage. Si la crise devrait jouer un rôle certain dans l’ampleur de ces retours dans la période actuelle, il existe également d’autres facteurs qui peuvent jouer un rôle dans ces retours comme le rapport coût/efficacité du système éducatif ou de la protection sociale16.
- Les motivations de l’installation d’étrangers en France ne sont pas précisément connues.

 

Egalement disponible sur ce blog.

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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 04:28

Près d’une loi sur six ­n’entre jamais en vigueur ! Et le mal ne cesse de s’aggraver depuis l’arrivée de Sarkozy. A la clé, une énorme perte de temps et d’énergie.

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/rea/assemblee-nationale5/6528276-1-fre-FR/assemblee-nationale_large.jpg

Grâce à Nicolas Sarkozy, les choses avancent. Auparavant, par exemple, lorsque les enseignants se mettaient en grève, des millions de familles se retrouvaient devant des portes d’école fermées avec leurs enfants sur les bras, c’était malcommode et scandaleux, surtout pour les foyers modestes, bien en peine de se payer une baby-sitter. Mais, depuis le vote de la loi du 20 août 2008, qui oblige les établissements en grève à assurer l’accueil des élèves, la situation s’est améliorée. Certes, des millions de familles se retrouvent toujours devant des portes fermées avec leurs enfants sur les bras, car la plupart des maires n’ont pas les moyens (ou refusent tout net) d’appliquer ce texte, et rien n’est prévu pour les y contraindre. Mais les parents sont désormais autorisés à protester contre ce déni de droit. C’est un progrès.

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