Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 22:43

Pourquoi cette question  ? Ce n'est pas à cause du mélange des genres, des possibles conflits d'intérêt entre la gestion d'une écurie de course par Madame et les fonctions gouvernementales de Monsieur. D'autres sont beaucoup mieux placés que moi pour en débattre.

Mon motif est tout autre :

Rappelez-vous : de bonnes âmes ont feint de découvrir qu'il existait des associations exclusivement féminines, ou plus exactement qu'il en existait sur des bases confessionnelles, musulmanes notamment. Ce fut en particulier le cas lorsque ces associations avaient demandé à réserver une piscine pour que les adhérentes puissent se baigner à l'abri des regards masculins.

La séparation des sexes ayant été déclarée sexiste, machiste, totalitaire, anti-laïque, il y eut même des membres de la commission Stasi pour demander qu'on interdise les associations unisexes, avant d'y renoncer lorsqu'ils comprirent qu'il demandaient donc aussi la dissolution du Grand Orient de France, sans compter les clubs sportifs féminins, les associations de femmes victimes de violences conjugales, etc..

Chacune de ces associations a des motifs, bons ou mauvais, pour être unisexe.

L'écurie de Mme Woerth est réservée aux femmes, enfin pas aux innombrables Mmes Michu de notre beau pays, mais à des "femmes de qualité".

Comme l'adhésion à cette écurie ne donne pas droit à des avantages particuliers, et que les messieurs qui veulent perdre de l'argent en investissant dans le cheval trouveront de multiples écuries pour le faire, il n'y a pas discrimination.

C'est la même chose pour les associations de baigneuses. Alors qu'on leur fiche la paix. Reste le problème des plannings de réservation des piscines publiques, qui là est un vrai problème.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 06:00
Par Michel Servet - Publié dans : Chants et musiques du monde - Communauté : Membres de Facebook
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 21:09

Critique dconstantini.jpgu Point :

 

« La clé d e ce job était un mélange de psychologie, d’imagination et d’association d’idées. » A 50 ans passés, Thelonious (dit  « Thel ») connaît son métier. Flic new-yorkais, quand son jeune coéquipier lui annonce qu’ils ont gagné « le c adavre le plus trash de l’année », il ne sait pas à quel point ses talents vont lui être nécessaires. De la piste terroriste à celle du serial killer , d’un bout à l’autre des Etats-Unis et jusqu’en France, Thel n’est pas près de deviner qui  se cache derrière l’égorgeur qui joue au Picasso avec le sang de ses victimes, leur dessinant un drapeau sur le front. Fan de jazz comme son héros et sans doute aussi grand amateur de femmes, le Français Costantini a attendu quarante-neuf ans pour passer à l’écriture. Manifestement, il en a profité pour faire entièrement sienne la noire culture du polar à l’américaine. Au Festival de Beaune, ce jeune écrivain s’est vu décerner le prix du Premier Roman. A suivre, donc

 

Personnellement, j'ai bien aimé ce polar. La paranoïa policière, qui fait voir des complots islamistes dès que des musulmans sont mélés à des faits-divers crapuleux m'a rappelé quelques souvenirs personnels.

 


Par Michel Servet - Communauté : Membres de Facebook
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 08:06

De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, envisagent désormais le conflit israélo-pale4701254780_0150cb67fa.jpgstinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’islam.

Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais qui est devenu la troisième force du pays aux élections législatives de juin, vient d’affirmer ses vues sur le conflit (« Geert Wilders : Change Jordan’s name to Palestine », Y-Net, 20 juin) :

« Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique. »

Il a donc proposé comme solution de... rebaptiser la Jordanie et de l’appeler « Palestine ». Cela, selon lui, suffirait à régler le problème palestinien.

Rappelons que cette idée, « la Palestine c’est la Jordanie », fut longtemps défendue par la droite israélienne (notamment après 1967). Le Parti travailliste, lui, prônait l’option jordanienne, c’est-à-dire la négociation avec le régime hachémite (plutôt qu’avec l’OLP) pour arriver à un compromis territorial qui aurait permis de laisser le soin à la Jordanie de gérer la majorité des habitants de Cisjordanie (et d’éviter ainsi qu’Israël ne se retrouve avec « trop » de citoyens palestiniens).

Lire la suite

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 06:53

horslaloi.jpgDans une tribune publiée le 27 juin 2010 dans "Le Monde", Séverine Labat analyse les enjeux mémoriels du film de Rachid Bouchareb : Hors-la-loi.

Elle écrit notamment :

Ce n'est pas la première fois que nous tardons à entreprendre un travail de mémoire, fût-ce à contre-courant d'une histoire officielle magnifiant à loisir le génie français et volontiers donneuse de leçons à l'adresse du reste du monde.

Il en est ainsi allé de l'histoire du régime de Vichy, dont la responsabilité dans la déportation des juifs de France a tardé à être reconnue et prise en compte dans le continuum du récit national.

 

Sa vision est partielle. Je retiens néanmoins la distinction entre mémoire privée et histoire commune, que je qualifierais plutôt de mémoire publique, puisqu'il faut distinguer l'histoire, discipline scientifique, de la mémoire, création humaine plus ou moins volontaire.

Mais l'occultation du colonialisme et de ses méfaits, quand ce n'est pas sa négation, ne doit pas être réduite à l'histoire franco-algérienne.

La mémoire privée des héritiers de l'immigration marocaine, tunisienne, sahélienne, n'est pas celle des Algériens, et ils ont aussi des problèmes dans leur « sentiment d'appartenance » à la nation.

Ces mêmes discordances existent aussi chez les « hexagonaux ». Séverine Labat cite la reconnaissance par la France de ses responsabilités dans le génocide nazi, mais qui rappelle que le « bon roi Saint-Louis » a été le premier à systématiser les persécutions antisémites ?

La mémoire, qui peut être entretenue par des institutions communautaires, des vaincus et des opprimés, n'est pas la mémoire publique, écrite par les vainqueurs. L'histoire de France racontée au Puy du Fou n'est pas celle des manuels de la République.

Dans un autre registre, la mémoire privée (individuelle, familiale et communautaire) alsacienne et dans une moindre mesure mosellane est différente de la mémoire publique. D'où ce sentiment presque général d'être les oubliés de l'histoire, qui explique en partie les scores de l'extrême-droite.

Quant à la mémoire publique algérienne, elle est aussi critiquable que la française, même si elle s'est légèrement améliorée après la destitution de Chadli.

Le colonisateur avait mis « entre parenthèses » la période musulmane, pour se présenter comme l'héritier des Romains et des Berbères chrétiens.

Le pouvoir algérien a fait exactement l'inverse, en faisant commencer l'histoire algérienne à Sidi Oqba ben Nafi.

La période coloniale a elle aussi été partiellement occultée, officiellement, il n'y avait pas de militants nationalistes entre l'émir Abd-el-Kader et le FLN. Hors de ce dernier, point de salut.

Messali Hadj était ignoré, tout comme Ferrat Abbas. Occultées également, les luttes fratricides au sein du FLN.

N'oublions pas que les massacres du 17 octobre 1961 ont été triplement « oubliés de mémoire » :

- par le pouvoir gaulliste, qui voulait effacer les traces de ses forfaits

- par presque toute la gauche, qui se souvient plus des morts de Charonne que de ceux du 17 octobre

- par le nouvel État algérien, pour une raison très simple : la manifestation avait été organisée par la Fédération de France du FLN. Les dirigeants de celle-ci ont été parmi les vaincus de la mini-guerre civile algérienne de 1962.

Pour conclure, l'article de Séverine Labat apporte un éclairage intéressant, mais incomplet.

Par Michel Servet - Publié dans : Idées, débats - Communauté : Membres de Facebook
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Présentation

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés