On entend régulièrement des critiques du type : "Vous ne parlez que du conflit du Proche-Orient, de la destruction de la Palestine, et pas des autres sujets: le Darfour, la colonisation Han au Tibet, etc.."
C’est vrai, et on pourrait parler aussi de la dictature birmane, des combats incessants et des massacres dans la région des Grands lacs africains, etc..
Parmi ces critiques, je distingue deux catégories :
Ceux qui sont sincères, mettent leurs actes en accord avec leurs paroles, militent à France-Tchétchénie, Tibet-Résistances, dans des organisations humanitaires. Je respecte leur engagement, le soutiendrai éventuellement, et ils n’hésiteront pas à rendre la réciproque en certaines occasions.
Nous pourrons éventuellement avoir un débat, dans l’estime mutuelle, sur les priorités, non pas parce que certaines morts seraient plus insupportables que d’autres, mais à cause des risques différents d’extension des conflits. A la fin du XIX siècle, les guerres entre pays d’Amérique latine y sont restées circonscrites, alors que les guerres balkaniques ont débouché sur une guerre mondiale. Un pacifiste sincère aurait alors pu avoir des priorités.
Mais ceux qui nous reprochent de parler de la Palestine, mais pas du Darfour, etc.. et ne font rien pour réellement aider les gens de cette région, etc.. cherchent simplement à faire diversion. Il faut leur répondre: D’accord, occupes-t’en, vraiment.





Le 16
mars 1968, près de 500 civils vietnamiens sont assassinés par l’armée américaine à My Lai. L’affaire sera révélée dans la presse américaine par Seymour Hersch. Près de 40 ans plus tard, c’est le
même qui révéla les tortures dans la prison américaine d’Abou Ghraïb, en Irak.
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