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Droits de l'homme

Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 06:00

3973901280_e5fef55419.jpgBHL a affirmé qu'il était "fou de joie" à la nouvelle que le cinéaste ne serait pas extradé vers les États-Unis. Je trouve cette joie indécente.

Moi aussi, au début, j'ai eu un a priori défavorable sur la demande américaine :

- les institutions et médias de ce pays ont très souvent des réflexes d'un extrême pudibonderie. Ce qui passe chez nous pour simple gaudriole et gauloiserie choque là-bas. Le film "Les Choristes" a subi des restrictions de diffusion parce qu'on y parlait de branlette. Les affaires de "coeur" de Clinton sont devenues des affaires d'État.

- plus grave, de nombreuses procédures judiciaires sont marquées des erreurs judiciaires, des instructions hâtives, des condamnations contestables : Les Rosenberg, Mumia Abu Jamal et tant d'autres...

Ce n'est qu'ensuite que j'ai su quels étaient les faits reprochés et reconnus par leur auteur : viol sur mineure préalablement droguée, ce qui est très grave.

Je n'ai pas les moyens de me prononcer sur le respect ou non des règles de procédure (prescription, etc..), ni sur l'opportunité de poursuivre dans cette affaire, mais ces considérations ne doivent pas nous conduire à faire de Polanski un nouveau capitaine Dreyfus.

C'est d'ailleurs uniquement pour des raisons de procédure que la justice suisse a refusé l'extradition.

Alors, pas de quoi être fou de joie, d'autant plus qu'il y a des situations plus contraignantes qu'être assigné à résidence dans son chalet à Gstaad.

Et il reste dans le monde des milliers de personnes incarcérées, le plus souvent dans des conditions très dures, pour des délits d'opinion.

Que BHL garde une réserve de joie pour leur libération !!

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 22:43

Pourquoi cette question  ? Ce n'est pas à cause du mélange des genres, des possibles conflits d'intérêt entre la gestion d'une écurie de course par Madame et les fonctions gouvernementales de Monsieur. D'autres sont beaucoup mieux placés que moi pour en débattre.

Mon motif est tout autre :

Rappelez-vous : de bonnes âmes ont feint de découvrir qu'il existait des associations exclusivement féminines, ou plus exactement qu'il en existait sur des bases confessionnelles, musulmanes notamment. Ce fut en particulier le cas lorsque ces associations avaient demandé à réserver une piscine pour que les adhérentes puissent se baigner à l'abri des regards masculins.

La séparation des sexes ayant été déclarée sexiste, machiste, totalitaire, anti-laïque, il y eut même des membres de la commission Stasi pour demander qu'on interdise les associations unisexes, avant d'y renoncer lorsqu'ils comprirent qu'il demandaient donc aussi la dissolution du Grand Orient de France, sans compter les clubs sportifs féminins, les associations de femmes victimes de violences conjugales, etc..

Chacune de ces associations a des motifs, bons ou mauvais, pour être unisexe.

L'écurie de Mme Woerth est réservée aux femmes, enfin pas aux innombrables Mmes Michu de notre beau pays, mais à des "femmes de qualité".

Comme l'adhésion à cette écurie ne donne pas droit à des avantages particuliers, et que les messieurs qui veulent perdre de l'argent en investissant dans le cheval trouveront de multiples écuries pour le faire, il n'y a pas discrimination.

C'est la même chose pour les associations de baigneuses. Alors qu'on leur fiche la paix. Reste le problème des plannings de réservation des piscines publiques, qui là est un vrai problème.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 23:22

Le titre est de moi.

Pour les libertés publiques. Contre le projet de loi sur le voile intégral

Liberté, liberté chérie….

 

La messe est dite, avant même que le rituel ait commencé !. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, J.-M. Ayrault, l’a confirmé dans une interview à La Croix (2 juillet 2010) : « Je ne ferai pas obstacle au vote d’une loi interdisant le voile intégral » titre le journal.

Autrement dit, les socialistes ne sont plus arc-boutés sur leur contre proposition d’une interdiction relative.

Ayrault  précise :

« Le gouvernement veut une loi qui s’étende à l’espace public en général. J’ai considéré qu’il fallait (…) avoir une attitude responsable. Je ferai en sorte de ne pas faire obstacle au vote d’une loi, sinon les Français ne comprendraient pas notre position. »

Et il ajoute qu’il ne sait pas encore s’il va s’abstenir ou voter pour.

 

Propos étranges : le fait qu’il envisage de s’abstenir, qu’il parle de « ne pas faire obstacle », etc montre bien qu’il n’est pas véritablement partisan de la loi. Il s’y rallie pour ne pas susciter (selon lui) l’incompréhension des Français.

Mais… comment les Français ne pourraient-ils pas comprendre si on ne leur explique pas le pourquoi de ces réserves ?

(Précisons qu’en Commission les députés PS se sont abstenus)

Il me semble d’ailleurs que les dits Français sont beaucoup préoccupés par bien d’autres problèmes. Bien sûr quand on médiatise le port du nicab, que l’on parle de « burqa », que l’on on met en scène, de façon démesurée, l’histoire de la conductrice en voile intégral, la majorité est, je dirai, passivement favorable à la loi.

Passivement, car dés que les médias n’en parlent plus, ils ne s’intéressent guère à  ce problème marginal. Il n’y aurait pas eu, finalement, de dépôt d’un projet de loi et discussion de ce projet la semaine qui vient,  aucun mouvement d’opinion ne les auraient réclamés.

Et si on avait autant médiatisé (c’est dire si on avait fait un feuilleton télévisuel, comme celui de la conductrice en nicab et de son mari) les oppositions des juristes, celle du Conseil d’Etat,…. Cette opinion passive serait différente.

 

Mais quand le projet est passé en Commission, les médias n’ont plus parlé de cela. Et ils se sont focalisés sur le contenu de l’interdiction, pas les attendus du projet.

Or c’est sur les attendus que le PS devrait se battre, parce qu’ils sont très révélateurs… et inquiétants.

 

La notion « d’ordre public » est changée ; elle dépend maintenant, dixit l’exposé des motifs, publiés par Le Figaro (14 mai 2010)[1] de la manière, subjective, arbitraire, dont on comprend les « exigences fondamentales du ‘vivre ensemble’ ».

Il est explicitement dit que l’on élargit la notion de l’ordre public, qu’on ne la limite plus à des éléments mesurables ayant trait à la « tranquillité ou à la sécurité » (et le texte oublie le troisième motif : la salubrité publique !)

 

L’ordre public désormais permettra de « prohiber des comportements qui IRAIENT INDIRECTEMENT à l’encontre du contrat social républicain »

Le conditionnel, qui montre qu’on peut se dispenser de preuves avérées ; le « indirectement » qui permet une interprétation très large ,  tout cela dépasse de loin le problème du nicab.

De même, on fait référence à « nos concitoyens » qui « voient » dans le nicab un refus de l’égalité homme-femme et une renonciation à  (pour celles qui le portent) à « une part de leur  dignité » de femme.

On peut être d’accord avec cette appréciation (même si, à mon sens, le problème est beaucoup plus complexe) et refuser que ce qu’est supposé « voir » « nos concitoyens » soit source de loi.

Car là encore, c’est un raisonnement qui va très loin, et à un enjeu beaucoup plus général que le seul problème du nicab.

Autrement dit, ce projet de loi est TOUT A FAIT CONGRUENT AVEC D’AUTRES PROJETS OU MESURES PREVUES OU ADOPTEES DEPUIS TROIS ANS ;

Le Sens général est UN DEPLACEMENT CONSIDERABLE DU CURSEUR QUI SEPARE CE QUE L’ON ACCORDE AUX LIBERTES PUBLIQUES ET CE QUE L’ON ACCORDE A L’ORDRE PUBLIC.

 

En outre, il faut rappeler que le projet de loi n'invoque pas la laïcité: autrement dit même le gouvernement reconnaît qu'il est impossible d'interdire le nicab dans l'espace public, au nom de la laïcité: à dire et à redire, à chanter sur tous les tons car je rencontre chaque jour des personnes qui sont persuadées que c'est en raison de la "défense de la laïcité" que ce projet de loi est déposé..

 

Enfin, ce projet de loi est anti-musulman : il comporte des expressions comme « réclusion publique » (et non « réclusion »), et « coupé des autres tout en vivant au milieu d’eux » (et non pas simplement « coupé des autres ») pour ne pas viser les religieux et religieuses catholiques[2] ou d’autres confessions.

Autrement dit : vous avez le droit à un engagement religieux radical, mais pas dans n’importe quelle religion

Autrement dit : vous avez le droit à la réclusion, à vous couper des autres, mais alors vous devez le faire totalement : cela montre que l’invocation des principes du « vivre ensemble » est, en fait, un prétexte.

 

 

Je suis persuadé que si des femmes et des hommes politiques avaient martelé cela depuis que ce projet est connu, une bonne part de l’opinion l’aurait compris.

Plusieurs personnalités politiques m’ont dites qu’elles étaient réservés (ou hostiles) à la loi, mais que c’était une position « incompréhensible » pour les Français.


Je pense qu’ils se trompent.

Affirmer haut et fort

-que, sous prétexte de nicab, ce gouvernement nous entube pour diminuer une fois de plus les libertés publiques

-que ce gouvernement montre par ailleurs (et notamment –mais pas seulement-  par le projet de loi sur le mode d’élection des collectivités territoriales : j’ai été très surpris de constater à quel point cela était peu connu) fort peu soucieux de l’égalité femmes-hommes

-que la laïcité ne peut pas être invoquée

-qu’il y a une entourloupe et qu’en parlant de « réclusion publique », le gouvernement ne respecte pas l’égalité entre religions,

Bref qu’on est en train de nous faire prendre des vessies pour des lanternes

Un tel propos n’est pas si incompréhensible que cela.

Et c’est un pente dangereuse, d’être ainsi obnubilé par ce qui serait incompréhensible ou pas.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 06:48

LA FRANCE QUE NOUS AIMONS, VOUS LA QUITTEZ

 

La France que nous aimons, c’est celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirmant : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.» (Article 1er)

 

La France que nous aimons, c’est celle d’Olympe de Gouges, qui a complété cette Déclaration en l’écrivant au féminin : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » (Article 1er de la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791)

 

La France que nous aimons, c’est celle de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), qui instaure la laïcité en supprimant les « cultes reconnus » (Article 2), et en proclamant : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes » (Article 1er).

 

Cette France là, nous sommes ses « citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » (Article 1er de la Constitution).

 

Cette France que nous aimons, vous la quittez, hier par le calamiteux débat sur l’identité nationale, aujourd’hui par trois mesures dont la cohérence profonde ne nous échappe pas :

 

halde - La suppression de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui, depuis cinq ans, a largement démontré son utilité et a acquis une notoriété dans la population française - et au niveau international - grâce à son expertise rigoureuse, à ses actions auprès des tribunaux, des entreprises, des administrations et à ses prises de position  juridiquement fondées et souvent courageuses. Son indépendance, son autorité, son efficacité, son identification auprès des victimes  se trouvent gravement menacées par son absorption dans un  organisme généraliste de Défense des droits, où « qui trop embrasse, mal étreint », et dont l’autonomie à l’égard du pouvoir n’est nullement assurée.

 

4688849879_a9242cbe70.jpg- Un projet de loi contreproductif d’interdiction du voile intégral dans l’espace public, élaboré au mépris des avis de juristes de toutes tendances, de l’opposition du Conseil d’Etat et contre les conclusions de la Mission d’Information Parlementaire elle-même. Ce projet de loi, insidieusement, change complètement la notion d’ordre public et constitue, à ce titre, un acte « attentatoire aux libertés individuelles et démocratiques » comme l’indique le  représentant de la Fédération nationale de la Libre pensée (auditionné par la Mission d’Information Parlementaire sur le Voile intégral, 16 septembre 2009). Il poursuit : « Cela s’inscrirait dans la logique actuelle tendant à restreindre toujours plus la liberté de comportement, la population se trouvant davantage surveillée, contrôlée, fichée. »

 

- Un changement du mode de désignation des élus des collectivités territoriales qui, au mépris de l’Article 1er de la Constitution  (« la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives »),  va produire une régression sans précédent de la parité femme-homme dans les Assemblées de ces collectivités. Cette future loi montre très clairement votre hypocrisie et le peu de cas que vous faites de « l’égalité entre les hommes et les femmes », en contraste flagrant avec ce que vous affirmez par ailleurs.

 

Citoyennes et citoyens de convictions très diverses, nous vous retournons  votre formule stigmatisante (« la France on l’aime ou on la quitte ») en vous affirmant : la France que nous aimons, vous la quittez. Cette France là, nous comptons bien la défendre pour pouvoir continuer à l’aimer et à ne pas nous retrouver mentalement étranger dans notre propre pays.

 

Source

 

Les illustrations sont de moi.

 

Signature :

 

Prière d’envoyer vos remarques, critiques, suggestions et votre adhésion à cette pétition à : declarationlaicite@hotmail.fr

(Ou dans la rubrique Commentaires du Blog( de Jean Baubérot))

En indiquant vos nom et prénom, et aussi, si possible, votre appartenance (voire responsabilité) associative et/ou votre profession et toute autre précision que vous jugeriez utile.

 

Prière de diffuser largement la pétition par tous les moyens en votre disposition.

MERCI.




Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 06:00

Die Zeit via Courrier International

 

Extraits :


On dirait que le mot musulman n’existe plus au singulier. En tant qu’individus, les musulmans sont devenus invisibles ; leur adhésion au club de football local ou leur travail d’infirmier semble moins important que leur origine bosniaque ou afghane. Aujourd’hui, les musulmans ne sont pas des enseignants ou des mécaniciens, des fans de Neil Young ou de Mounir Bashir, ils ne sont pas croyants ou homosexuels, athées ou ouvriers chez Opel. Non qu’il n’y en ait pas, mais ils ne sont pas perçus ainsi.


(..)


Au contraire, les attaques contre l’islam se présentent sous les habits du libéralisme et de la défense de la modernité. Ce sont ces valeurs propres à une société éclairée et pluraliste qui sont régulièrement opposées à l’islam.


(..)


La question est moins de savoir si certaines jeunes filles et femmes musulmanes sont con­traintes à porter le voile – cela ne fait aucun doute –, que de savoir ce qui opprime. Est-ce vraiment le morceau de tissu lui-même ? Ou bien le système patriarcal, qui ignore l’autonomie des femmes ? L’interdiction du voile supprime-t-elle la structure à l’origine de l’oppression ?


(..)


Lorsqu’on interdit le voile, il faut se demander s’il est absolument impensable qu’une femme puisse avoir envie de le porter. Car si une femme musulmane souhaite être voilée, l’Etat libéral doit protéger sa décision tout autant que celle d’une femme qui ne souhaite pas l’être. Défendre les femmes, c’est leur permettre de décider librement pour elles-mêmes, réprimer les violences qui leur sont faites (qu’elles soient le fait de musulmans ou non) et poursuivre en justice ceux qui les maltraitent.

(..)

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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 09:05

Oberlin.jpg Je ne connaissais pas et je viens de découvrir la personnalité et la vie (1740-1826) de ce pasteur protestant de Waldersbach, qui modifia considérablement la vie de ce village de la haute vallée de la Bruche (Bas-Rhin) : enseignement, agriculture, etc..


Il fut un défenseur des idées nouvelles, lutta contre l'antisémitisme.

 

Sa notice sur Wikipedia

 

 

Le musée Oberlin à Waldersbach

 

Le Musée Jean Frédéric Oberlin de Waldersbach


waldersbachAutour d'une figure de proue de l'Alsace du XVIIIe siècle, Jean Frédéric Oberlin, pasteur, pédagogue, animateur rural, défenseur des Droits de l'Homme.


Le Musée Jean-Frédéric Oberlin a fait l'objet d'un programme de développement pour devenir un véritable lieu d'apprentissage où la pédagogie de J.F. Oberlin est mise en oeuvre.

- Le pasteur Oberlin s'adresse à nous par ses écrits, des objets collectionnés ou fabriqués par lui-même et à partir de manipulations et d' expérimentations dans la logique de ses recherches pédagogiques.

Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : Membres de Facebook
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 19:58

Le collectif Banlieues respect regroupe des associations des quartiers populaires.


Ses objectifs sont les suivants :

Fédérer le tissu associatif

Nous assistons depuis plusieurs années à une atomisation du tissu associatif, conjuguée à une précarisation sociale des acteurs associatifs.
Le premier objectif de « Banlieues Respect » est d´essayer de fédérer les associations travaillant dans les quartiers sensibles sur le thème de la citoyenneté depuis plusieurs années. Le second objectif est de coordonner les actions du réseau ainsi constitué, tant par l’échange des idées que des expériences.
Enfin et de façon corollaire, d’être l’interlocuteur des pouvoirs publics dans le cadre d’une politique concertée et effectivement relayée sur le terrain.

Se mobiliser pour les quartiers difficiles

Les soubresauts plus ou moins nombreux et accentués des banlieues n’en finiront pas tant que de réelles solutions n’auront pas été trouvées. A cet égard, il est plus que nécessaire que les problèmes soient à la fois traités en profondeur et en considérant tous les aspects, mêmes ceux qui sont souvent ignorés ou considérés comme trop sous-jacents. De même, qu’il apparaît plus qu’évident que sans les moyens adéquats, y compris financiers, il n’y aura au mieux que des accalmies de courtes durées avant de nouvelles explosions qui risquent d’être plus violentes encore.

Le silence observé depuis la fin des émeutes de novembre 2005, ne doit pas donner l’illusion que les problèmes ont disparu ou qu’ils ont été réglés. Les responsables politiques ne semblent pas avoir intégré l’urgence de la situation. Aussi, est-Il de notre devoir de leur rappeler la nécessité d’une véritable égalité, notamment sociale, dans les zones dites sensibles.


On ne peut qu'approuver cette démarche.


Conscients qu'il a des tensions très vives (euphémisme) avec les forces de police, ils ont souhaité engagé le dialogue avec ces dernières, via leurs syndicats représentatifs. FO a accepté de jouer le jeu.

Il y a donc eu une table ronde le 10 mai 2010 sur les thèmes suivants :

  • l’état des lieux des relations jeunes/polices.
  • la « culture du résultat » avec pour conséquence principale   l’explosion des gardes  à vue.
  • la formation des policiers.
  • la révision générale des politiques publiques (RGPP) et son impact négatif dans la mise en œuvre d’une police de proximité.

Selon la presse, la rencontre s'est bien passée, même si certains commentateurs (les Inrocks) estiment qu'il s'agit d'une rencontre sans lendemain et de voeux pieux.

Je pensais qu'à ce bémol près, tout le monde louerait cette initiative et approuverait les deux postulats de base :

les jeunes ne sont pas tous des délinquants

les flics ne sont pas tous des salauds


Mais il y a des gens que ça dérange, les syndicats de police qui se font d'habitude les porte-cotons du pouvoir :

Dans un communiqué, Alliance déclare que ce syndicat concurrent, Unité police/SGP-FO (première organisation) "accorde du crédit à un collectif  (d'associations) qui n'a de cesse de stigmatiser l'action des forces de  l'ordre".
   "Les policiers n'ont pas pour mission de +dialoguer avec les voyous+",  ajoute-t-il, "mais les mettre hors d'état de nuire".


Selon ces gens-là, les habitants des quartiers populaires sont tous des voyous, surtout quand ils veulent dialoguer avec la police !!


 

 

 

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 16:52

 

Le rendez-vous était pris samedi à 14h30. Deux ans, jour pour jour après le décès d'Hakim Ajimi, mort d'asphyxie le 9 mai 2008, à la suite de son interpellation par la police. Les proches du jeune homme s'étaient rassemblés « dans le calme et la dignité » sur les lieux de sa mort, pour protester contre le non-lieu en faveur des deux policiers de la BAC et pour soutenir la famille d'Hakim.

08 mai 2010 19:02

 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 21:11
Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création
La Fnac, qui se promeut comme agitateur de curiosité, a publié la photographie d’un jeune Niçois désignée comme coup de cœur dans la catégorie « politiquement incorrecte » lors d’un concours organisé par elle à Nice en mars. Pour la censurer le lendemain, en « accord avec l’auteur ». De quoi s’agit-il ? D’un homme de dos qui se frotte le postérieur avec un drapeau de la République.

L’Observatoire de la liberté de création tient à dénoncer cette censure, mais il tient à féliciter la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, pour la notoriété que son agitation procure au cliché en question. En revanche, l’Observatoire de la liberté de création s’inquiète des connaissances juridiques de la ministre.

En effet, alors que le délit de l’article 433-5-1 du Code pénal ne vise l’outrage au drapeau qu’au cours d’une manifestation organisée ou règlementée par les autorités publiques, il est manifestement inapplicable à un concours organisé par la Fnac. Pourtant, la ministre n’a pas hésité à demander une enquête pénale, tout en reconnaissant par la voix de son porte-parole que, peut-être, la loi ne s’appliquait pas.

Ce peut-être est même certain puisque le Conseil constitutionnel a, dans sa décision du 13 mars 2003, imposé une réserve d’interprétation à cet article qui est tout à fait claire : sont exclus du champ d’application de l’article critiqué les œuvres de l’esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementés par elles.

La ministre fait savoir depuis hier, puisque le parquet de Nice lui a répondu qu’il avait, en bonne logique juridique, classé sans suite cette « affaire » il y a un mois déjà, qu’elle réfléchissait à la création par décret d’une contravention de cinquième classe sanctionnant de tels agissements. Voilà une copie qui vaudrait à un étudiant en droit un zéro pointé.

L’Observatoire de la liberté de création rappelle à la ministre que la loi pénale ne peut avoir d’effet rétroactif, d’une part, et que la voie réglementaire se doit, tout autant que la loi, de respecter la Constitution, laquelle protège le principe de la liberté d’expression. L’Observatoire de la liberté de création invite la ministre à lire attentivement la décision du Conseil constitutionnel, qui invalide par avance toute tentative de sa part de soumettre les œuvres de l’esprit à un tel interdit.

Paris, le 23 avril 2010

Signataires
- Acid, Association du cinéma indépendant pour sa diffusion
- Cipac, Fédération des professionnels de l’art contemporain
- Fraap, Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens
- Groupe 25 images
- Ligue des droits de l’Homme
- SFA, Syndicat français des artistes interprètes
- SRF, Société des réalisateurs de films
- UGS, Union Guilde des scénaristes

 

Source

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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 16:37

Trois cousins en vacances chez leurs grands-parents dans la Meuse ont été auditionnés sans que les parents soient avertis.

C'est une histoire de caravane ouverte comme une boîte de sardines dans un jardin de Bantheville, commune du nord du département de la Meuse. L'homme à qui la mésaventure est arrivée, prévient les gendarmes qui se transportent pour enquêter, le lundi 5 avril. Très vite, ils aperçoivent des traces de pas d'enfants autour. « Il n'y avait pas d'enfants à proximité, sauf ceux qui sont en vacances à côté du domicile », explique le capitaine Letrong commandant de la compagnie de Verdun.


Eugénie, 11 ans, Augustin, 8 ans, Clément-Charles, 9 ans et Victorien, 5 ans, sont en effet depuis la veille chez Angèle et Charles Lefebvre, leurs grands-parents de 79 et 81 ans. Mardi matin, deux gendarmes se présentent au domicile. « On veut entendre vos enfants. Il y a une plainte pour des dégâts sur une caravane. Il faut emmener Eugénie à la brigade de Dun, c'est là qu'il y a l'ordinateur », explique le grand-père encore chamboulé par l'affaire.


http://www.estrepublicain.fr/fr/lorraine/info/2970803-REGION-REGION-Verdun-trois-enfants-a-la-brigade

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