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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 23:21

Ouverture de la première session du Tribunal Russell sur la Palestine à Barcelone


www.russelltribunalonpalestine.org

Session en Direct http://www.bcnsolidaria.tv/tv/ 
Images : http://www.comedia.cat/es/comediateca/tribunal-russell-palestina

Dans l’imposante « Sala d’Actes de l’Illustre Collegi d’Advocats de Barcelona » s’est ouverte ce lundi 1er mars 2010  la première session du Tribunal Russell sur la Palestine. Du 1er au 3 mars, experts et témoins vont mettre en évidence les manquements de l’Union européenne par rapport à l’application des règles du droit international par l’Etat d’Israël, puissance occupante de la Palestine.

 

Au séance d’ouverture, Pierre Galand, ancien sénateur belge, président de ECCP (European coordination of comitees over Palestine) présenta les objectifs de ce tribunal d’opinion et son président d’honneur, Stephane Hessel, Ambassadeur de France et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. 


Celui-ci exprima son plaisir de se trouver à Barcelone, ville qui a montré son attachement au droit international et à la paix pour y vivre une expérience remarquable se situant dans le sillage de Bertrand Russell qui mis sur pied le premier tribunal d’opinion dédié au Vietnam afin que ce pays bénéficie de la paix. « Nous sommes dans une situation comparable : nous sommes scandalisés de la façon dont les Palestiniens subissent de telles destructions et que les pays qui devraient défendre le droit international ne font pas respecter, pour la Palestine, les droits imprescriptibles figurant dans les textes internationaux. Nous agissons au nom du droit de chaque individu de faire pression sur les instances internationales afin de mettre en œuvre les mesures pour faire appliquer la paix mais aussi les sanctions envers ceux qui n’appliquent pas le droit et violent les prescriptions des Nations unies. Nous ne pouvons laisser impunis ceux qui violent ces droits. »

 

Plusieurs personnalités (1) ont lu le long « réquisitoire » détaillant les violations des règles du droit international, perpétrées par Israël depuis 1948 dans les territoires occupés. Une politique visant avant tout à priver le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination, un « Droit acquis de haute lutte par les peuples colonisés », signé Hocine Ouazraf, rédacteur de ce rappel des textes juridiques et déclarations politiques qui fondent le droit international.

 

Pierre Galand présenta ensuite l’organisation du tribunal et les nombreux appuis dont il bénéficie et notamment celui de la municipalité de Barcelone qui a soutenu cette session malgré les pression dont elle a fait l’objet et le soutien des comités nationaux d’appui, des nombreuses organisations et des particuliers qui ont financé ce tribunal afin qu’il soit parfaitement indépendant sur le plan financier.

 

Il souligna le souci exprimé par le président européen M. Van Rompuy concernant la Palestine et son ouverture vis-à-vis de la société civile et ce travail de l’opinion publique qui pourra aider les Etats à trouver une solution pour la Palestine et Israël. Pierre Galand rappela les principes qui fondent le travail, du tribunal : la coexistence de deux Etat, la reconnaissance de deux peuples. Une solution est donc possible, dit-il,  grâce à la mobilisation des opinions publiques comme ce fut le cas lors de la guerre du Vietnam, contre les dictatures en Amérique latine, contre le régime d’apartheid. Ce sont les mobilisations de l’opinion publique qui ont pu rétablir les droits fondamentaux des peuples et la construction d’Etats nationaux. Une mobilisation qui se poursuivra pendant les sessions suivantes du tribunal qui se tiendront dans  d’autres pays pour se pencher sur d’autres violations du droit international frappant le peuple palestinien.

 

 

Un jury de réputation internationale

Le jury est composé de personnalités de premier plan au niveau mondial : Michael Mansfield (avocat britannique), Gisèle Halimi (France, présidente de la commission d’enquête du tribunal Russell sur les crimes de guerre internationaux au Vietnam), José Antonio Martin Pallin (juge à la Cour suprême espagnole), Ronald Kasrils (leader anti-apartheid et ancien ministre d’Afrique du Sud), Mairead Corrigan-Maguire (Irlande du Nord, lauréate du prix Nobel de la Paix 1976), Cynthia McKinney (USA, ancienne membre du Congrès et candidate présidentielle pour le Green Party), Aminata Traoré (Mali, militante pour les droits humains, écrivaine et ancienne ministre), Alberto San Juan (espagnol, acteur et militant pour les droits humains), Arcadi Oliveres (Espagne, professeur d’économie à l’université autonome de Barcelone et militant pour la justice sociale et la paix), Juan Guzman Tapia (Chili, juge retraité, n’était pas présent lors de cette session mais siègera lors des sessions suivantes du tribunal).

 

Les six points portés devant le tribunal

Ce jury, lors de cette session, devra se prononcer sur les manquements de l’Union européenne à ses obligations de faire respecter la loi internationale sur les six points suivants : le droit à l’autodétermination du peuple palestinien,le blocus de Gaza et l’opération « Plomb fondu »

le droit du peuple palestinien à la pleine souveraineté sur ses ressources naturelles,
l’annexion de Jérusalem-est par Israël

la construction du Mur par Israël dans les territoires palestiniens occupés
les accords signés entre l’union européenne et l’Etat d’Israël.


 Le droit à l’autodétermination du peuple palestinien

Durant cette première journée, neuf témoins et experts ont détaillé les trois points suivants : le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, l’annexion de Jérusalem-est, les colonies et le pillage des ressources naturelles.

Ainsi, l’Algérien Madjid Benchikh, professeur émérite à l’Université de Cergy-Pontoise (Paris Val d’Oise), ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger, expliqua que la mise en échec du droit à l’autodétermination du peuple palestinien n’aurait sans doute pas connu le succès si plusieurs grandes puissances dont l’UE, n’avaient pas choisi de soutenir Israël et de sauvegarder son impunité. Il  rappela  l’importance de la résolution 242 du Conseil de sécurité qui interdit le recours à la force et en tire les conséquences en demandant le retrait d’Israël des territoires occupés par la guerre de juin 1967 ; cette même résolution 242 doit servir de base pour déterminer l’assiette territoriale de l’Etat palestinien. Le droit à l’autodétermination doit dès lors s’exercer sur les territoires palestiniens de Cisjordanie y compris Jérusalem-Est et sur la bande de Gaza, tels que tous ces territoires étaient configurés avant la guerre de juin 1967.


Cette position a toujours été affirmée par l’Union européenne. Cependant, l’UE n’a pas mis en œuvre ses moyens diplomatiques et politiques pour faire respecter le droit international. Bien plus, en prônant le rehaussement de ses relations avec Israël, elle encourage cet Etat dans son recours à la force pour occuper et exploiter des territoires qui ne lui appartiennent pas. L’Opération « Plomb durci » à Gaza en fut la conséquence.

Tout en reconnaissant la réalité des violences, des crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés par Israël, « aucune initiative n’est sérieusement avancée par l’UE, ou par la France ou le Royaume Uni de Grande Bretagne, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et en tant que membre influent du Quatuor, pour décider des sanctions contre les agressions perpétrées contre le peuple palestinien. », explique M. Benchikh. Ceci implique donc une responsabilité, souligne l’expert. « En faisant passer la sécurité d’Israël avant le droit international on fait payer au peuple palestinien des crimes qu’il n’a jamais commis ! », conclut-il.

Quelle solution apporter à cet état de fait ? Il est possible d’engager un processus pour stopper les violations du droit international en réunissant le Conseil de sécurité et mettre à l’ordre du jour ce droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Il y a des précédents lorsque cela menace la paix et la sécurité internationale. Or, le bombardement de Gaza le justifie. De plus, les violations des accords d’association EU-Israël, dont les points liés aux droits de l’homme, justifient aussi des mesures de rétorsion. Enfin, il faut continuer avec à lutter avec la société civile afin de faire pression sur les pays membres de l’UE pour mettre à l‘ordre du jour les sanctions et les réparations nécessaires en faveur des Palestiniens.

Un deuxième expert, l’Espagnol David Bondia, s’attacha à démontrer si Israël est oui ou non coupable de crime d’apartheid.  Celui-ci est défini comme « des actes inhumains commis dans le contexte d’un régime institutionnalisé ou de l’oppression systématique  et la domination par un groupe racial sur n’importe quel autre groupe et commis dans l’intention de maintenir ce régime. »


Point par point, l’expert démontra que cet Etat est bien responsable du crime d’apartheid : en assassinant de manière ciblée des militants palestiniens, en restreignant la liberté de circuler, en  démolissant des maisons et des infrastructures ce qui inflige des dommages physiques et moraux aux populations vivant dans les territoires occupés, en torturant des prisonniers palestiniens, adultes et enfants, par des arrestations arbitraires et illégales (les détentions administratives prolongées même pour des personnes de moins de 18 ans), la fermeture des frontières de Gaza empêchant l’approvisionnement en médicaments, en nourriture et condamnant ainsi la population à la famine… Selon l’expert, tout le système légal israélien vise à créer la ségrégation entre les populations palestiniennes et israéliennes en favorisant les juifs par rapport aux arabes palestiniens, en interdisant le retour des réfugiés sur leurs terres et d’y jouir de leur nationalité. L’Etat occupant a détruit l’infrastructure économique palestinienne, bloque les exportations, rend les Palestiniens dépendant plus que jamais de l’aide internationale et empêche les travailleurs de gagner leur vie en Israël.


Enfin, Israël persécute et impose des restrictions aux opposants à ce régime de ségrégation et à ceux qui dénoncent les violations des droits humains, il interdit les manifestations de ceux qui s’opposent au Mur et à toutes les discriminations en matière de terre, d’eau et d’infrastructure.


L’expert souligne le silence consternant de l’Union européenne et de ses Etats membres qui ne dénoncent pas ce crime d’apartheid et donc s’en rendent complices et permettent sa perpétuation. Or, la société civile réclame l’application du droit international. Les Etats devraient s’en inspirer. Des possibilités juridiques s’ouvrent également : ainsi la révision du traité concernant le Tribunal pénal international dont la Palestine pourrait devenir membre et aussi l’application de la loi sur la juridiction internationale et enfin les mesures de boycott et de désinvestissement économique sur des produits provenant de zones de violations de droits humains et d’apartheid.


Pour clôturer la matinée, la parole a été donnée à Daragh Murray (Irlande/Palestine), avocat au Centre palestinien pour les Droits de l’Homme. Il remplace Rajiv Surani qui n’a pu quitter Gaza à cause du blocus israélien. Il souligne que le silence de la communauté internationale permet à Israël de perpétrer ses crimes. Pourquoi la population de Gaza est-elle privée de ses droits élémentaires ? La fermeture illégale de la bande de Gaza, la violation du droit de disposer des ressources naturelles et enfin, le refus du droit à une nationalité propre. La dignité humaine est un choix mais comment avoir le choix lorsque les commerces doivent fermer leurs portes, lorsque les étudiants n’ont plus droit à l’école, lorsque les ressources naturelles sont inaccessibles et que l’on dépend entièrement de l’aide internationale ? Les Palestiniens ne disposent pas de carte d’identité, pas d’existence propre, Israël les soumet à un régime sans précédent en violation claire au droit humanitaire. Et le témoin de dresser le portrait catastrophique de la situation des habitants de Gaza, plongés dans le dénuement le plus total à cause du blocus. Le droit à l’autodétermination est violé par Israël de manière cohérente ; tant que l’occupation continuera les droits humains seront bafoués.


Ainsi les assassinats extrajudiciaires (plus de 700 personnes depuis 2001) sont une habitude chez Israël. Or, les Etats ne réagissent pas. Le fait que des passeports européens aient été détournés par Israël est une opportunité pour les gouvernements européens de réagir.


Se pose aussi la question de l’utile réforme des Nations unies…


Gaza est un précédent dangereux et ne pas réagir est périlleux pour tous.

 

L’annexion de Jérusalem-Est

 

L’annexion de Jérusalem-Est fut le thème de l’intervention de la palestinienne Ghada Karmi. L’ experte décrivit les formes prises par la colonisation israélienne dans Jérusalem-Est : colonisation politique en faisant de la ville la capitale d’Israël, colonisation physique avec la démolition de maisons arabes remplacées par des colonies juives, changement démographique par des politiques de judaïsation en limitant le droit de résidence des habitants arabes, en limitant leurs droits, en ne leur donnant pas de permis de construire. Ainsi, une population 100 pc arabe en 1967 est passée à 30 pc ! Même l’archéologie a servi cette politique par des fouilles extensives dans la vieille ville et à Silwan afin de prouver la présence historique juive de ces sites. Ces fouilles menacent les fondations des sites islamiques anciens et menacent de détruire les traces historiques des périodes islamiques et pré-islamiques.

Des colonies et l’extension du Mur ont privé les Palestiniens de parties considérables de leur territoire. Et la restriction sévère de la mobilité des Palestiniens les coupe de ce qui fut un centre majeur de la vie palestinienne.

Or, tout en rappelant le droit et en condamnant maintes fois ces agissements, l’Union européenne n’a jamais exercé de véritables pressions ni sanctions contre l’Etat d’Israël et n’a jamais demandé réparation des destructions des installations qu’elle avait financé. Au contraire, elle a renforcé ses liens politiques, économiques et scientifiques avec cet Etat, se rendant ainsi complice de ses violations des lois internationales.

 

Cette première session s’est terminée par la question des colonies et le pillage des ressources naturelles, évoquée par l’Irlandais James Phillips, expert et par Michael Sfard (israélien et témoin) ainsi que le témoin Charles Chamas.

La deuxième journée de la session devait répondre aux questions suivantes : les accords d’association EU-Israël, le blocus de Gaza et l’opération « plomb durci », le mur construit dans les territoires palestiniens occupés.   

(1) Felicia Langer (Allemagne), Bruno Kreisky (Allemagne), Vicky Pena (Espagne), Gustave Massiah (France), Pilar Sampietro (Espagne), , lluis Llach (Espagne).

 

 

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 21:04

LA LETTRE de

DROIT-SOLIDARITE

(Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)

_________________________________________________________

c/o weyl-porcheron, 160 rue du Temple 75011 PARIS - septième année. Mars 2010 n° 72

 

 

DE LA RELATIVITE D’UN PROGRES

Une loi vient de consacrer la possibilité de l’exception de constitutionalité, en en faisant une question préjudicielle aux termes de laquelle dans toute procédure, cette exception soulevée, le Conseil Constitutionnel doit être consulté. C’est sans doute une apparente avancée Mais porte-t-elle sur l’ensemble des dispositions constitutionnelles ou seulement sur la partie organisationnelle, à l’exception du Préambule, demeurant soumis à la vieille doctrine classique selon laquelle ce n’est pas du ‘jus cogens » ? Et portera-t-elle seulement sur la censure des lois, ou aussi sur celle d’actes administratifs ? Et sur l’abus par les Préfets de l’exception d’inconstitutionnalité de décisions municipales ? Et ne va-t-elle pas fonctionner comme un passage obligatoire remédiant au risque que des juges, d’eux-mêmes, déclarent cette inconstitutionnalité ? Il est prévisible que cela aussi va être matière à batailles.

 

GARDE A VUE ET HABEAS CORPUS

Le Président Dintilhac, le Conseiller Favard et l’Avocat Général Kessous viennent de publier une tribune commune revendiquant la substitution au régime actuel de la garde à vue l’introduction de l’Habeas Corpus, qui consisterait à limiter la garde à vue au temps nécessaire, sans interrogatoire, à la conduite devant un juge qui seul aurait compétence d’interrogatoire. On ne peut que marquer d’une pierre blanche cette initiative, mais non sans rappeler que c’était le régime de la République. Jusqu’à ce que la 5è qui n’en est pas véritablement une institue cette garde à vue, le règlement de la gendarmerie, qui était applicable à la police, ne leur permettait d’entendre que des gens libres et volontaires, et pour ce qui est des détenus, de ne les garder, sans interrogatoire, que le temps nécessaire à leur conduite devant un juge. Et lorsque la garde à vue a été instituée, ce fut très explicitement sur la demande des policiers qui se plaignaient que si les gens étaient aussitôt défendus, avec communication du dossier, cela gênait leur efficacité !: Il n’est donc pas besoin de chercher des modèles étrangers, qu’ils soient d’Habeas ou d’Amparo, mais de revenir à notre vieille culture républicaine.

 

GARE AUX FAUSSES FENETRES

Le projet de suppression du juge d’instruction soulève heureusement une large protestation. Cela ne suffit pourtant pas, car les réactions qu’elle provoque n’ont hélas pas la même unanimité. Une grande partie des protestataires ne s’élève pas contre le principe de cette suppression, mais la conditionne par des garanties telles que la présence permanente de l’avocat et l’indépendance du procureur. Les partisans de ce marchandage admettent le principe de la suppression, ce qui signifie tout bonnement la substitution de notre régime « inquisitoire » par le régime « accusatoire » anglo-saxon, dans lequel le procureur a réputation d’être parfaitement indépendant. Tout le système repose même sur la fiction d’une égalité des parties. Or il n’est plus a démontrer que cette égalité est celle du libéralisme économique, où la défense doit à égalité avec le procureur faire sa propre instruction dans l’inégalité de leurs moyens institutionnels et économiques. Notre système appelle certes des améliorations, qui ne sont pas nécessairement celles identifiées à propos d’Outreau, mais alerte au changement d’un borgne par un aveugle !

 

« J’SAIS PAS »

Voilà revenue la saison électoralisto-sécuritaire de l’obsession de la délinquance des jeunes. La faute aux enseignants, la faute aux parents, surtout pas la faute à cette société dont il n’est vraiment pas pensable et surtout pas dicible que c’est sa crise qui génère toutes les autres crises. Une société où la loi du profit déchaîne le consumérisme où les violences sur les consoles de jeux le disputent à celles des petits comme des grands écrans et tout cela aide à faire oublier le chômage des parents, les compressions en personnel scolaire, et l’absence de perspectives offertes aux jeunes eux-mêmes L’un de nous visitant en prison un adolescent qui venait de faire une bêtise lui demandait, pour lui faire comprendre le gâchis, « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » avait reçu en gifle un terrible « j’sais pas ». Il est bien évident qu’à cela il n‘y avait qu’une réponse : la police et la prison.

 

SUR LA PUBLICITE DES AUDIENCES

Le procès du gang des barbares remet au devant de l’actualité la question du huis clos. C’est une question qui rejoint celle du secret de l’instruction, et dont la solution demande simplement un retour aux valeurs qui doivent la déterminer, et qui sont inséparablement liées à la notion fondamentale de la présomption d’innocence. La publicité peut, comme la langue d’Esope, être le meilleur ou le pire. Elle est le pire si elle est un moyen d’alimenter un ameutement ; Elle est le meilleur si elle garantit à la défense de ne pas être jugée en catimini. Elle est donc d’abord une garantie de défense, et donc le choix doit en être réservé à celle-ci, selon qu’elle préfère la discrétion qui protège son image ou la publicité qui lui procure soutien.

 

MARINADE DE JUSTICE

On aura compris qu’il s’agit de la façon dont un certain M. Marin accommode le fonctionnement du judiciaire. Que le Parquet prenne ses instructions auprès du pouvoir exécutif, après tout pourquoi pas ? Il n’est qu’une partie devant le juge du siège, et représentant théoriquement la société il n’est pas nécessairement choquant qu’il reçoive des instructions de l’éxécutif qui est aussi censé la représenter. Que, lorsque des prévenus font appel, il en fasse également un n’est pas davantage choquant en soi, car il n’est pas exceptionnel que dans un tel cas il estime n »cessaire, coimme contributeur à une bonne administration de la justice que la Cour soit saisie dans la plénitude de ce dont le tribunal était saisi. Là où cela se gâte, c’est quand un procureur prête le flanc, par son comportement, à ce qu’on puisse considérer qu’il en fait une affaire personnelle, que non seulement il s’offre une tribune d’une pleine page dans un quotidien pour expliquer sa conviction (à ne pas confondre avec son devoir administratif de parquetier) et surtout qu’avant même d’avoir régularisé cet appel et de se donner prétexte à s’en expliquer, il estime nécessaire, dès le prononcé, de dire en quoi la décision le choque. Quand on sait les relations privilégiées et personnelles qui lui sont attribuées avec César, sa prudence devrait être celle de la femme dudit César. A défaut, on est obligé de noter l’écart avec le minimum de devoir de réserve qui oblige un magistrat saisi d’une affaire à ne pas confondre ses sentiments personnels et les devoirs de sa charge. Après tout, cela n’encourrait-il pas au moins, par indulgence, un « rappel à la loi » ? Affaire Villepin ou pas, c’est une affaire de principe.

 

« MORTS POUR LA FRANCE » ?

L'actuel secrétaire d'État aux anciens combattants envisage d'inscrire le 26 mars prochain, sur la colonne centrale du Mémorial national de la guerre d'Algérie quai Branly à Paris, les noms de personnes mortes au nom et pour le compte de l'OAS, voici quarante-huit ans, rue d’Isly, à Alger : ces noms s’ajouteraient à ceux des soldats qui y figurent déjà. Or, aux termes de l'arrêté du 3 mars 1998, seuls les combattants ont vocation à cet hommage. On aurait pu s'attendre que soit au moins consultée une commission ad hoc comme il en avait été constitué une par un arrêté du 29 décembre 1992 pour « établir la liste des personnes décédées en Indochine entre 1939 et 1957 à qui la mention Mort pour la France a été attribuée en vue de leur inscription sur le Mur du souvenir du mémorial des guerres en Indochine à Fréjus, », d’autant que reste parfaitement aléatoire toute mention des victimes de l’OAS. Ainsi va ce révisionnisme revanchard.

 

« FUSILLES POUR L’EXEMPLE »

On parle (enfin !) de la « réhabilitation » des soldats français fusillés en 1915 à la suite des mutineries. Il est plus que temps effectivement de rendre justice à ces victimes d’un sort qui constitue une page particulièrement odieuse de notre histoire militaire. Mais s’agit-il seulement de « réhabilitation » ? ll faut savoir que ce fut ce qu’on appela des « décimations », savoir « un sur dix », pour l’exemple, mais sans jugement, et pas nécessairement « coupable ». Certains d’entre nous ont encore l’exaspérant souvenir de leurs visites à René Coty, alors Président de la République, pour soutenir des recours en grâce de combattants algériens condamnés à mort par nos Tribunaux. Et Coty leur disait : « En 1915, je suis allé au front comme parlementaire et j’ai croisé u peloton d’exécution. J’ai arrêté le peloton pour dire au jeune soldat ‘sois fier, tu vas mourir pour la France’. Eh bien votre algérien, il est sans doute innocent, mais il va mourir pour l’Algérie ». Oui, ces fusillés aussi étaient innocents, et en prendre un sur dix revenait à fusiller des otages. Pour ceux-là, ce n’est pas seulement une réhabilitation, c’est la réparation d’un crime.

 

PAS JUSQU'A L’OURAL

Il n’y a pas si longtemps que nous pouvions nous inquiéter de certaines manifestations russes de complaisance envers l’OTAN, voire même d’un risque de la voir s’y intégrer. Quand on voit aujourd’hui la Russie non seulement refuser de s’y associer mais même le dénoncer, on ne peut qu’être soulagés, en se disant que ce sera toujours cela de moins dans la prétention de l’OTAN à être reconnue comme une police mondiale, et donc que cela va dans le bon sens, celui de la multilatéralité universelle et égalitaire du droit international résultant de la Charte.

 

PAUVRE EUROPE !

Hier le gouvernement français se voyait interdire de protéger les travailleurs de chez Renault (et du même coup l’économie nationale) contre la délocalisation de la Clio en Turquie. Aujourd’hui c’est le branle-bas de combat général parce que la Grèce est malade, et que l’Europe entière risque être contaminée. D’où les appels à sauver la Grèce. Mais quelle Grèce ? Celle qui s’apprête à réduire les dépenses publiques (en les réduisant dans toute l’Europe), ou celle qui lutte contre les solutions conformes aux critères de choix de ceux qui précisément l’ont rendue malade ? Il n’a pas été possible de dissimuler que si Grèce est en crise, c’est parce qu’elle a été victime des spéculations du marche, et que c’est la logique de spéculation mondialisée du marché qui vous tous les peuples d’Europe à en être semblablement les victimes. Si bien qu’en identifiant la solution dans u gouvernement économique européen on ne fait qu’institutionnaliser le mal encore davantage. La leçon de la crise grecque et de sa généralisation annoncée, c’est de rendre aux peuples d’Europe la maîtrise de leurs affaires, économiques comme politiques, et de les affranchir ainsi de leur statut européen d’objets d’exploitation par les maîtres des marchés spéculatifs.

 

LES TEMPS MODERNES

C’est sous ce titre que Charlot consacrait un film à la dénonciation du travail à la chaîne symbolisant le productivisme à l’étatsunienne. Cette culture du maximum de résultat au moindre coût est d’application totalement polyvalente, comme les haïtiens viennent d’en faire l’expérience, si l’on en croit la colère des sauveteurs français qui ont dû, pour les soigner et réduire leurs fractures, arracher des .blessés aux médecins texans qui, pour aller plus vite, avec un peuple qui ne méritait pas davantage, préféraient amputer en série. Une seule règle, le rendement au moindre coût.

 

L’ENFANCE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Le problème n’est pas nouveau, même s’il est habituellement mal perçu par les couples en mal d’enfants. L’adoption est souvent un bien pour les orphelins à qui vaut bien donner une famille que de les abandonner à l’orphelinat collectif, si dévoué soi-il, de l’Assistance publique. Mais à condition qu’ils soient réellement « disponibles ». Trop souvent on a dû mettre en garde contre une tendance à faciliter les adoptions d’enfants de mères en difficultés dont le la liberté de consentement était recueilli de façon un peut trop laxiste et complaisante, et ferrailler pour que d’abord leur soit assurée le possibilité de les élever elles-mêmes. Le problème revient en force avec les enfants d’Haïti. On ne peut que partager l’exaspération de ces parents adoptifs, dont l’adoption avait été reconnue par des procédures incontestables, et qui simplement ne parvenaient pas à en obtenir l’exécution prioritaire. Autre chose est ce marché providentiel ouvert par la catastrophe, et c’est aux côtés des autorités haïtiennes que l’on ne peut que clamer le droit pour les enfants d’Haïti de se voir d’abord assurer la possibilité de grandir Haïtiens.

 

HONNEUR AUX « TRAITRES » 

Ainsi le déchaînement des nationalistes israéliens qualifie-t-il les ONG de leur pays qui luttent pour la reconnaissance des droits des palestiniens. Non seulement c’est leur honneur, non seulement de mener ce combat pour lequel il leur faut ne pas manquer de courage, mais que cela vaille l’outrage du vice à la vertu. Ne soyons pas défaillant dans le devoir de solidarité que cela nous impose.

 

LA CHARTE OU LA POLICE

Deux évènements récents s’inscrivent dans l’incessant combat contre une gestion du monde par la police des grandes puissances,, et pour la mise en œuvre d’un Droit international fondé sur la solution négociée des leurs différends par les intéressés eux-mêmes, En Irak, d’abord, où il est ô combien symbolique que, lorsque le gouvernement Karzai, tout dépendant qu’il est des puissances qui l’ont créé, engage des négociations avec les talibans, et où lesdites puissances crient à l’alerte rouge. Et en Afrique, lorsque l’exploitation du conflit entre le Tchad et le Soudan, se voit couper l’herbe sous le pied par les négociations qui s ‘engagent entre les deux pays, tandis que l’OUA dénonce la Cour Pénale Internationale comme ne poursuivant que des Africains. L’avenir viendra-t-il une fois de plus des « non-alignés » ?

 

PERIPLE AFRICAIN

Ce n’est évidemment pas du tourisme que Qui-Vous-Savez aura fait en Afrique. Il y a simplement là un nouvel épisode du jeu de concurrence entre l’ impérialisme français et celui qui, de Reagan et Bush en Clinton et Obama tend de plus en plus à prendre sa place. Et il n’en est pas différemment du pèlerinage à Kigali, qui, s’il a été l’occasion du déchaînement contre un camp en ignorance obstinée de ce qu’avait fait l’autre, n’a pas été la repentance que les mêmes attendaient, car il s’agissait simplement de remettre là le pied qu’on y avait perdu, et Kigali valait bien une messe..

 

 

 

De l’AIJD et d’ailleurs

 

On rend compte

 

DS a donné son adhésion au Comité d’appui au Tribunal Russel sur la Palestine, qui siégera à Barcelone les 1er et 2 mars.

 

R. Weyl a passé une semaine au Tribunal Pénal International sur le Rwanda à Arusha en qualité d’observateur de l’AIJD et son rapport, relevant les multiples problèmes que celui-ci pose au regard des principes fondamentaux du droit à un procès régulier. On y relèvera notamment : 1) l’unilatéralité du bilan, 2) la très grave inégalité entre accusation et défense dans l’administration des preuves, celle-ci étant, du fait du choix de la procédure de « cross-examination », en dépendance des témoignages, dont les uns sont sous la dépendance d’une des parties, au pouvoir çà Kigali, et les autres dispersés dans le monde 3) pour la même raison, la durée anormale des procédures (sur plusieurs années) nuisant à une saisie cohérente des termes du procès, sans compter la question particulièrement irritante des acquittés après plusieurs années de détention, et ne trouvant pas de pays d’accueil parce qu’ils demeurent frappés de l’opprobe d’avoir été traités en suspects.

 

L’ARAC a tenu à Gennevilliers du 18 au 21 février son 54è congrès, qui mérite une mention particulière dans ce bulletin en raison de la convergence de l’unité polyvalente de ses motivations et objectifs avec ceux de DS et- de l’AIJD. Son président, Raphael Vahé pouvait en clôture, le résumer ainsi : dans la défense des valeurs inséparable de la nation et de la République, fidélité au programme du Conseil National de la Résistance,…. suppression du ministère de l’immigration…rassemblement de toutes les générations héritières de la « Génération du Feu », Pais et démocratie où dans un monde où il fasse bon vivre chacun puisse s’épanouir…Ne pas laisser le Sarkozysme gommer l’ « anomalie française »… partager la mémoire pour construire l’avenir, et en objectifs immédiats, le désarmement, la Charte et l’Organisation des Nations Unies, la Palestine, le retrait d’Afghanistan, réparation de l’écocide au Vietnam, fin du blocus contre Cuba….Tout ce en quoi nous nous retrouvons..

 

On annonce

 

23 et 24 avril à Paris (attention : la date a changé) : Conférence internationale pour le 60è anniversaire de l’appel de Stockholm contre l’arme nucléaire (organisée par un comité préparatoire français composé, avec Droit Solidarité, de Abolition des armes nucléaires/Stop essais, l’Association Internationale pour la Défense d’un Droit International Humanitaire, l’Association Internationale des Juristes contre l’Arme Nucléaire, l’Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, ATTAC, le Bureau International de la Paix, la Fédération Internationale et Association Française des femmes des Carrières Juridiques,la Ligue internationale et Ligue Française des Femmes pour la Paix, le Mouvement Français de la Paix

 

18-19 septembre à Manille, 5è conférence des juristes (démocrates) de l’Asie et du Pacifique (« COLAP V »)*

 

Pas de quoi rire

 

« plus » ou « plus » ? Un titre dans le Monde : « :plus de missiles américains dans le Golfe ». On se réjouit. Voilà bien ce qu’on attendait d’Obama : ils vont retirer leurs missiles : «  il n’y aura plus de missiles ». Mais quand on descend dans le texte, on déchante, car il fallait comprendre : il y aura davantage de missiles »

 

Permis de séjour à points : L’idée vient d’Italie. Elle est à retenir….pour le permis de séjour à l’Elysée : « casse-toi, pauvre con », 1 point, « il faut condamner les coupables », 1 point. Ca irait vite !

 

Sécurité aérienne (suite) : Après notre préconisation du laxatif on nous fiat remarquer que déjà, pour le sécuritaire, on procède au lavage de cerveaux

 

Encore un titre du « Monde » : « la Saône et Loire adopte un « impôt local » pour les personnes âgées et des handicapés ». Rassurons-nous, ce n’est pas un impôt qui va frapper les personnes âgées et les handicapés, mais « en faveur » d’eux .

 

En marge de la campagne anti-tabac Il ne semble pas qu’y soit encore programmée une campagne anti-« passage à tabac. »

Par Michel Servet - Publié dans : Lettre de Droit -Solidarité
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 19:36


mrap60.gif Le MRAP a publié fin 2009 un rapport sur « Internet et les enjeux de la lutte contre le racisme ». Il fallait s'attendre à ce que la publication d'une sorte de catalogue des sites racistes ou supposés entraine des réactions polémiques :

  • ceux qui sont accusés de racisme et s'en défendent

  • ceux qui se glorifient d'être « ennemis du MRAP »

  • ceux qui trouvent qu'on a oublié les autres, car c'est bien connu, ce sont les autres qui sont racistes, pas les nôtres.


La dernière polémique, plus surprenante, concerne le site « Causeur », animé notamment par Élisabeth Lévy. Cette dernière et Jérôme Leroy n'ont visiblement pas apprécié de se trouver mentionnés dans ce rapport, même s'il n'y a aucune critique du contenu, « proche des thèses néo-conservatrices » n'étant pas en soi diffamatoire, exact ou pas.

Cette polémique a été reprise sur Rue 89, par Hugues Serraf, auquel a répondu Guillaume Weill-Reynal.


Hugues Serraf trouve « Causeur » parfois agaçant, parfois prétentieux, parfois même un peu réac, mais reproche au MRAP de mettre Causeur dans le même sac que Fdesouche et autres poubelles « identitaires ».

Guillaume Weill-Reynal (à ne pas confondre avec Clément), après avoir fait une mise au point sur certaines polémiques concernant le MRAP, est plus nuancé : La mention de Causeur.fr n'était peut-être pas absolument nécessaire. De là à la considérer comme une mise à l'index sur une liste noire ou une délation…

(..)

D'autant que le Mrap s'est en réalité montré plutôt gentil avec Causeur.fr, évitant d'appuyer là où ça pouvait faire mal ; probablement parce que certains des dérapages les plus graves commis par le site d'Elisabeth Lévy risquaient d'être un peu hors-sujet dans une étude consacrée au racisme.

Et il cite les prises de position de « Causeur » dans les « affaires » Pascal Boniface et Charles Enderlin.


Reprenons les choses à zéro et essayons de comprendre ce que faisait Causeur dans cette liste, à qui le MRAP ne reproche aucun contenu, dans un rapport sur « Internet et les enjeux de la lutte contre le racisme. » Relisons donc ce rapport, pour lequel le MRAP n'a d'ailleurs pas fait de publicité particulière (il n'est pas particulièrement signalé sur leur site).


Visiblement, il est très inégal et donne l'impression d'avoir été rédigé en plusieurs fois. La partie juridique à la fin est un peu faible, certains types de sites sont bien détaillés (les antisémites de tout poil, avec des citations à faire vomir), d'autres moins.


La méthode de travail retenue et annoncée a des avantages et des inconvénients :


Avantages : elle permet de découvrir des sites, certains blogrolls étant très fournis.

Inconvénients : soit un ensemble de sites pratiquant le référencement réciproque, mais peu ou pas référencés par ceux hors groupe, ils échapperont au recensement. Le point de départ étant un site dénommé « France blanche », il est évident que ceux du même acabit seront les premiers repérés et donc bien représentés.


Les listes de liens doivent aussi être analysées avant de tirer des conclusions de proximité idéologiques. La mention sous les rubriques « sites bien », « journaux » ou « anti-France » n'a pas la même signification.


Quant à la comparaison avec les « cinq poignées de main » développée par Causeur, elle n'est pas pertinente :

Certes, dans l'absolu, il suffit qu'une personne serre la main à 100 autres, qui en font de même pour qu'après 5 poignées de main, nous en soyons à 1005 soit 10 milliards de personnes. Le problème est que, dans la vraie vie, la deuxième poignée de main saluera des personnes souvent concernées par la première, et l'effet multiplicateur sera plus faible.

Je ne suis pas sûr qu'il suffise de cinq poignées de main pour relier un ouvrier salarié de PSA et un paysan bolivien.

Enfin, serrer la main ne signifie pas avoir une proximité idéologique, je serre la main de mon député quand j'ai l'occasion (rare) de le rencontrer, car lui et moi sommes des gens polis. Je n'ai pas mis de lien vers son site sur ce blog. Nuance.


Ainsi, le MRAP affirme avoir trouvé des liens vers « Causeur » sur des sites ayant des orientations idéologiques suspectes à ses yeux. Voyons de plus près.


Les sites notés comme renvoyant vers « Causeur » sont les suivants. Examinons donc s'il s'agit de liens « amis », neutres ou « ennemis ».


Citation extraite du rapport du MRAP :


Site

tendance

http://www.5-yearslater.com/

Droite extrême

http://chrnniques.blogspirit.com

Identitaire

http://culturalgangbang.blogspot.com/

Droite extrême

http://didiergouxbis.blogspot.com

Droite extrême

http://ilikeyourstyle.net/

Identitaire

http://lacageauxphobes.blogspot.com

ED catholique

http://legrandcharles.wordpress.com

Identitaire

http://www.nouveau-reac.org/

Néo-cons

http://pkk.hautetfort.com

Identitaire

http://regardnaif.wordpress.com/about/

Droite extrême

http://www.stello-backstage.net/

Culturel

http://voxfnredekker.canalblog.com

FN


5-yearslater

Ce site n'est plus accessible.


Chrnniques.

Le dernier article est du 25 mai 2009.

J'ai noté rapidement :

1er avril 2009 :

Si un noir s'assoit à côté de votre mère ou de votre grand-mère, si elle ne lui dit rien mais qu'il croit deviner chez elle des pensées racistes, il peut l'agresser, et ça lui est même fortement recommandé par les pouvoirs publics: Elle sera ainsi justement puni, et lui aura fait reculer l'indifférence et la haine de l'autre.

18 décembre 2008, à propos de déclarations de Mme Lagarde sur la « finance islamique » :

La ministre des finances du frankistan vous parle:


Le site propose plus de 50 liens, dont 15 « sites infos » :


Site

Analyse personnelle

Blog Dei :

fondamentaliste chrétien

Causeur

Objet du litige

Changement climatique

Accès impossible

Daniel Pipes :

Une référence pour les néo-conservateurs, islamophobe, parle du « cheick Obama »

Encyclopédia :

Encyclopédie libérale (au sens économique de terme)

Euro-synergies :

« Forum des résistants européens »

Fick the fusc

Contrepèterie, « Blog d'un anarcho-capitaliste mais pas que » 

François Desouche :

principal site de référence de la droite extrême

Islamisation :

dénonce « l'islamisation »

Musée de l'immigration :

Rien à voir avec le Musée officiel, il s'agit d'une catégorie de fdesouche

Objectif liberté :

libéral (économique)

Point de bascule :

Dénonce l'islamisme radical

Polémia :

site de Jean-Yves Le Gallou, ex-FN, ex-MNR


CulturalGangBang (CGB):

Se revendique Webréac.

webreac.gif Donne dans la provocation, du style (6 janvier 2009):

C’est désormais officiel. À partir du 1er juillet 2009, nous n’aurons plus le droit de féconder une femme d’une couleur de peau similaire. C’est en effet le 1er juillet prochain que la loi « bouillabaisse raciale » entre en application. Tout manquement à notre devoir républicain se verra sanctionner par un avortement obligatoire pour les femmes et d’une ablation testiculaire pour le « délinquant raciste ». La survie de la civilisation en dépend.

Le site propose 48 liens vers des sites d'opinion, dont Causeur (Shalala Poï Poï ) et plus rarement d'information.

Certes, il y a Bakchich, Jean-François Kahn, Régis Debray, mais majoritairement des sites très à droite.


Didier Goux.

Récuse le classement à droite dans ces termes :


De droite, moi ? Connard !

(..)

Et qui donc, qui donc se soucie de l'ouvrier français, depuis que le PCF s'en fout, ne se préoccupe plus que des clandestins, des pédés, des gouines, de ces folkloreux sans intérêt, pas dérangeants pour trois ronds ? Qui s'occupe encore, à part moi, de ce type, mégot aux lèvres, poils sous les bras, odeur de sueur, hmm ? Et c'est moi qui suis de droite ? Mes amis de gauche, vous êtes en train de vous perdre, je vous le dis tout franchement. Il y a des gens qui comptent encore sur vous – et vous êtes en train de tromper leurs espérances. Un de ces jours, ils vont vous exploser à la gueule, et il y aura du sang partout, et, comme d'habitude, vous direz que ce n'est pas votre faute...


Effectivement, comme l'a noté « Arrêt sur Image », il n'y a pas actuellement de lien vers Causeur sur ce site. Le MRAP affirme en avoir vu un (en 2008 ou 2009). On ne peut pas conclure de l'absence actuelle que le MRAP a commis une erreur, les blogrolls n'étant pas figés dans le temps.

De plus, pourquoi @SI signale-t-il les deux liens non confirmés et pas tous ceux encore présents ?


I like your style (ILYS).

Très fier d'être cité par le MRAP

certificationmrap.png

Ce site propose une quarantaine de liens, dont Causeur.

Je n'ai pas vu de sites d'information, mais un site « Etudes rebatiennes », Polemia et j'ai l'impression que la plupart sont du même bord.






La cage aux phobes.

Propose 20 liens vers des sites d'opinion, dont Causeur, CGB, ILYS, Didier Goux. Tendance générale bien à droite.


Le Grand Charles.

reacosphere.jpg « Certifié Réacosphère »

Propose environ 80 liens dans la rubrique « Réacosphère et dépendances ».

Il y a Causeur, la Droite strasbourgeoise, François Desouche, Maurras, un « observatoire de l'islamisation », un blog qui définit Israël comme la synagogue de Satan, etc..











Le nouveau Réac

Il n'y a pas (plus ?) de lien vers Causeur sur ce site. 7 liens au total. Même remarque personnelle sur la partialité d'ASI que pour Didier Goux.


PKK

N'est plus accessible.


Regard naïf.

Effectivement à droite.

Propose une douzaine de liens, dont Causeur.


cert-reacStello Backstage

Lui aussi « certifié réacosphère », propose une cinquantaine de sites, donc Causeur dans la rubrique « Sites bien ».





Vox FN Redekker

Propose des dizaines de sites, dont Causeur au milieu de sites d'information très divers. La mention est donc erronée.


Sur 12 sites mentionnés :

une mention non significative (Vox FN)

deux sites ne sont plus accessibles

deux sites ne proposent pas ou plus de liens vers Causeur

sept sites sont, à des degrés divers, entre la droite et l'extrême-droite, et la mention de « Causeur » n'est pas la simple mention d'un site d'information ou d'opinion parmi d'autres.


Ce n'est donc pas seulement le MRAP qui a mis « Causeur » dans le même sac que Fdesouche et autres poubelles « identitaires », mais d'abord et en premier les occupants de la poubelle.


Il y a une autre référence à « Causeur », dans ce rapport, qui semble avoir échappé à Élisabeth Lévy, personnellement visée dans un article sur un site qualifié d'identitaire par le MRAP : « le grand Charles ».

« Commentaires de l'actualité assez distanciés et esthétisants, avec une grille d'analyse racialiste et »pouvant servir d'aliment à l'antisémitisme (la « puissance juive ») »


Extrait mentionné :


Lévy est incapable de répondre à la question pourtant simple : pourquoi peut-on moquer tout le monde sauf

les juifs ? “Parce que ma communauté est plus puissante que la tienne, ducon !” qu’elle devrait répondre, choquée de devoir revenir sur de telles évidences. Encore faudrait-il être dans une époque normale…

(..)

La vérité, la simple vérité, c’est que les juifs sont puissants, pas les pygmées ni les franchouillards qui cravachent pour 1200 net. Pourquoi ne pas le dire ? Parce qu’Elizabeth Lévy est “sioniste” et républicaine, et marche donc sur des oeufs.

(page 81)

et toujours en ligne1...



Une dernière question :

Et si toute cette polémique n'était qu'un moyen pour éviter d'aborder la question de fond : le développement de la parole raciste sur Internet ?

Par Michel Servet - Publié dans : MRAP - Communauté : Membres de Facebook
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 19:34
Par Michel Servet - Publié dans : Palestine - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 21:38

http://www.france-palestine.org/article14049.html


A la demande de l’administration douanière du port de Hambourg en conflit avec la firme Brita, associée à la société israélienne Soda Club, la Cour européenne de justice (CEJ) a réaffirmé, le 25 février 2010, que les avantages fiscaux découlant, pour les produits israéliens, de l’Accord d’association Union européenne-Israël ne s’appliquaient pas aux produits des colonies venant de Cisjordanie.


Cette décision constitue une nouvelle défaite pour Israël, qui s’approprie frauduleusement la production des colonies israéliennes en territoire palestinien, afin de les exporter sans acquitter de droit de douane en Europe. C’est, à l’inverse, une nouvelle victoire pour la campagne citoyenne et pacifique Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS), appuyée maintenant, entre autres, par les gouvernements irlandais et britannique qui exigent l’étiquetage clair et précis des produits des colonies.


Cette décision rappelle opportunément que les colonies israéliennes en territoire occupé ne peuvent en aucune manière être considérées comme faisant partie d’Israël.


Il faut veiller à ce que le gouvernement français, jusque-là complice par son silence des manœuvres israéliennes, mette sérieusement en œuvre et sans plus tarder l’arrêt de la CEJ. Il doit, en particulier, poursuivre tous ceux – exportateurs israéliens comme distributeurs français – qui vendent frauduleusement aux consommateurs comme « made in Israël » des productions réalisées dans les colonies - toutes illégales -de Cisjordanie. Il doit aussi bloquer immédiatement l’entrée de l’ensemble des produits concernés, notamment ceux de la firme Agrexco qui ne doit s’installer à Sète.


Puisse cet arrêt inciter l’Union européenne à aller plus loin, en suspendant son accord d’association avec Israël, en vertu de l’article 2 qui exige le respect des droits humains et des principes démocratiques. L’Association France Palestine Solidarité (AFPS), considère que la décision de la CEJ doit encourager tous les militants de la campagne BDS à poursuivre et amplifier celle-ci, en ciblant prioritairement les produits des colonies israéliennes, à commencer par la marque Brita/Soda Club directement visée par cet arrêt.


Paris, le 26 février 2010.

Par Michel Servet - Publié dans : Palestine BDS - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 10:41

ICI C’EST MARSEILLE, PAS ALGER !

Non à la Grande Mosquée.

Non à l’islamisation.

La Ligue du Sud appelle tous les habitants de Marseille à venir manifester leur attachement à l’identité provençale.

 

C'est l'appel que lance la "Ligue du sud", qui rassemble Jacques Bompard, ex-FN, ex-MPF et les Identitaires.

Mais ils sont trahis par leur affiche :

Ils voulaient sûrement bien montrer la "Bonne mère", avec en arrière-plan la ville et la mer. Et ça donne ceci, pour le haut de l'affiche :


notre-damegarde2.jpg

A comparer avec cette vue d'Alger, avec la basilique Notre-Dame d'Afrique.

 

3884901458_8a88179efa.jpg


Avouez qu'on pourrait confondre !!

Quant au style de Notre-Dame de la Garde, il est qualifié à Marseille de romano-byzantin, mais on pourrait aussi parler de néo-mauresque.


 


Par Michel Servet - Publié dans : Racisme - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 10:18
Début du message, sur le blog du FN de Villeurbanne :

Un sympathisant nous écrit :

 

Lettre réponse au Président du MRAP

Monsieur,

Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l'Assemblée nationale intitulé.
Du racisme anti-arabe à l islamophobie.

(..)

Cette lettre ouverte est régulièrement diffusée sur les sites et blogs des extrêmes-droites françaises et israéliennes.

Le seul problème, c'est que le colloque a eu lieu en 20 septembre 2003, ce qui n'est pas très récent, que cette lettre a été écrite le 9 octobre 2003, par Serge de Beketch, qui est mort le 6 octobre 2007 !!

Plus de détails.

Par Michel Servet - Publié dans : Extrême-droite - Communauté : Membres de Facebook
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 08:41

Entretien avec Karim Lahidji ,

président de la Ligue des Droits de l’Homme iranienne,

Vice-président de la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’Homme)

  Réalisé le 5 février 2010

IRAN : LENTE DEGRADATION DE L’ETAT DE DROIT VERS UN REGIME AUTORITAIRE ET THEOCRATIQUE

REFORMATEURS ET CONSERVATEURS EN IRAN

IRAN : POURSUITE DE LA REPRESSION

LE REGIME IRANIEN APRES LA PRESIDENTIELLE DE 2009


L’IRAN ET LE NUCLEAIRE



http://www.differences-larevue.org/
Par Michel Servet - Publié dans : Iran - Communauté : Membres de Facebook
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 07:39
Par Barah Mikaïl, Chercheur à l’IRIS - 24 février 2010

On attribue à l’islamisme l’origine de bien des maux contemporains. Troisième –isme prévalant à l’échelle de la planète, successeur de ces ennemis globaux que furent le nazisme et le communisme, l’islamisme sera ainsi allé jusqu’à susciter bien des guerres, dans la foulée des attentats du 11-Septembre. L’Afghanistan en témoigne amplement à ce jour encore. L’’Irak, aussi controversés aient été les motifs de son invasion en 2003, continue à en faire foi. Quant à l’onde de choc du moteur islamiste contemporain, elle n’a pas fini de faire parler d’elle. Des Etats-Unis à l’Indonésie en passant par le Maroc, l’Egypte, le Mali, la Somalie, l’Arabie saoudite, le Yémen, le Pakistan, l’Inde, mais aussi la France, la Grande-Bretagne, ou encore la Russie, rares sont finalement les pays qui évoluent en marge de la question islamiste contemporaine.

Lire la suite
Par Michel Servet - Publié dans : Dialogue des civilisations - Communauté : Membres de Facebook
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 20:47
Le court métrage de soutien aux travailleurs sans-papiers réalisé par un collectif de cinéastes français.


"On bosse ici! On vit ici! On reste ici!"
par liberation
Par Michel Servet - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : les anti-capitalistes
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