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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 06:00
Par Michel Servet - Publié dans : Chansons françaises
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 06:00

 

gresh

 

Voici un discours qui tranche avec la pensée dominante, venant d’un pays qui compte sur la scène internationale et, de plus, démocratique. Dans un entretien au quotidien Le Monde, Antonio Patriota, le ministre des relations extérieures du gouvernement brésilien de Dilma Rousseff, tente de faire entendre la voix de la raison (« Brasilia défend le dialogue avec Damas en vue d’une transition politique »).

Question : Avant sa venue à Brasilia, en février, Catherine Ashton, la haute représentante de l’Union européenne aux affaires étrangères, avait tenu des propos assez durs, vous demandant de choisir entre Assad et le peuple syrien...

« Nous choisissons toujours la diplomatie et la paix, les solutions qui entraînent le moins d’instabilité et le moins de danger pour les civils. C’est pourquoi nous avons lancé un débat au Conseil sur la “responsabilité en protégeant” (responsability while protecting) lors d’une action de protection. Même lorsque le Conseil autorise une intervention soi-disant pour protéger les civils, l’histoire n’est pas finie. Il faut que l’action menée sous ce mandat soit responsable et se tienne aux paramètres de la résolution du Conseil. »

Vous pensez à l’intervention en Libye ?

« Je pense à la crédibilité du Conseil de sécurité. Parce que si l’on ne respecte pas le mandat du Conseil, cela peut créer une situation où chacun fait ce qu’il veut. Ce n’est pas pour cela que les Nations unies ont été créées. »

 

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Syrie
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 18:00

rue89 logo Cher Monsieur Zemmour, vos propos sur Christiane Taubira ont provoqué une pluie d’indignation. Mais opposons ici la raison à l’indignation, et voyons si le Garde des Sceaux s’est rendue coupable d’angélisme comme vous le déclarez, ou si vous vous êtes trompé.


 

Cher Monsieur Zemmour,

Vous êtes un homme de grand talent et nul ne vous conteste ce fait. Les propos que vous avez tenus lors d’une de vos dernières tribunes sur l’antenne de RTL appellent cependant à des réflexions de ma part. Tout matou de gouttière que je suis.

Des réflexions que je ne souhaite ni stigmatisantes, ni victimisantes puisque telles semblent être les deux voies ô combien inutiles qu’ont choisi la plupart de ceux ou de celles qui se sont exprimés à votre sujet ces derniers jours. Stigmatisation presque ad Hitlerium pour vos détracteurs. Victimisation sans doute excessive pour vos partisans qui voient en la décision de RTL de, peut-être, vous écarter de l’antenne à la rentrée prochaine, une sombre machination politique visant à faire taire les voix discordantes de la pensée unique, forcément de gauche.

Vous voici ainsi donc devenu l’objet d’un processus que vous dénoncez pourtant à longueur de chroniques, la victimisation. Et votre décision récente de porter plainte contre L’Express pour rumeurs malveillantes procède peut-être de cette victimisation.

Quelle ironie tout de même, vous en conviendrez !

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 08:02

letemps Avant la Révolution islamique, du temps du shah, Téhéran coopérait très bien avec Tel-Aviv en matière d’atome. Retour sur une période où les richesses pétrolières iraniennes s’échangeaient contre le savoir-faire nucléaire israélien et occidental

A propos du nucléaire iranien, Israël est on ne peut plus ferme: Tel-Aviv rejette d’ores et déjà l’idée qu’un accord sur l’inspection des installations nucléaires de Téhéran et sur le contrôle de son processus d’enrichissement d’uranium puisse être conclu dans les prochaines semaines avec la communauté internationale.

«Pour nous, toutes les options restent sur la table», déclare le ministre israélien Matan Vilnaï. Quant au président du Conseil de sécurité nationale, Uzi Dayan, il estime que «l’Iran n’a pas amassé autant de centrifugeuses pour fabriquer des médicaments contre le cancer, ni mis au point des centaines de missiles susceptibles de transporter une tête atomique pour les reléguer ensuite dans ses placards».

Paradoxalement, son potentiel nucléaire et ses armes de destruction massives, c’est en partie à l’Etat hébreu que l’Iran les doit. Car avant révolution islamique qui a porté l’ayatollah Khomeiny au pouvoir à l’automne 1978, Jérusalem et Téhéran menaient une lune de miel vieille de vingt ans.

Avec la bénédiction du shah Mohamed Reza Pahlavi, de nombreuses entreprises israéliennes de travaux publics telles que Solel Boneh bénéficient de marchés civils gigantesques. L’Iran est le principal fournisseur en pétrole de l’Etat hébreu, et 10 000 familles israéliennes vivent en Iran. Principalement à Téhéran, où elles disposent d’une école ainsi que d’un centre culturel.

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Par Michel Servet - Publié dans : Iran
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 07:20

Signalé par Rue 89

 

Le site

 

Celle que j'aime :

http://25.media.tumblr.com/tumblr_m4st5epkCO1rx2w6go1_500.jpg

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 13:02

Nomination du ministre de l’Intérieur :

Le changement dans la continuité … ou Valse avec Guéant !

 

Lors de la campagne électorale, la discrétion de François Hollande sur des sujets aussi importants que les discriminations, l’égalité effective des droits ou la lutte contre la xénophobie d’Etat instituée en doctrine de gouvernement par Nicolas Sarkozy et ses ministres de l’Intérieur successifs laissait déjà entendre que des engagements forts sur ces questions n’étaient pas à l’ordre du jour. Pourtant la redéfinition d’une politique ambitieuse, à même de répondre aux attentes de tous ceux qui avaient eu à souffrir des effets désastreux d’une politique centrée principalement sur la stigmatisation de catégories ciblées de citoyens –musulmans et Roms principalement- appartenant aux populations les plus fragiles et les plus vulnérables, aurait dû représenter un axe fort du programme du candidat comme la régularisation des sans papiers, victimes d’une chasse honteuse exacerbée par la politique du chiffre.

 

La nomination de Manuel Valls comme ministre de l’Intérieur – lui qui, par bien des aspects n’a pas craint d’instrumentaliser le thème de l’insécurité ou du moins d’en faire un thème central de son positionnement politique-, est un signe évident et manifeste que le nouveau gouvernement entend, certes de façon plus « soft »,  poursuivre la même politique que celle du gouvernement précédent jusqu’à mettre en quelque sorte les pieds dans les traces du sarkozysme. Cette nomination apparaît comme un gage donné à un électorat sensible aux discours de l’extrême droite sur l’insécurité. Loin d’inaugurer une nouvelle approche de ces questions essentielles pour la restauration d’un véritable vivre ensemble, cette nomination laisse supposer, qu’en ce domaine, la rupture avec  le sarkozysme  n’est pas une priorité du nouveau gouvernement.

Ce sentiment de continuité avec la politique précédemment menée se trouve renforcé par le fait que, comme auparavant, le ministre de l’Intérieur se voit également en charge de l’immigration. Rattachement décidé sous Sarkozy,  décision contestée à l’époque, mais qui se voit malencontreusement confirmé sous la présidence Hollande. Alors qu’une approche nouvelle et débarrassée de tout amalgame entre immigration et insécurité mérite d’être engagée, ce rattachement au ministère de l’Intérieur ne marque-t-il pas la volonté de cantonner la question de l’immigration et de ses solutions à la seule dimension policière, dans le droit fil du sarkozysme voire de l’extrême droite ?

Promouvoir en matière d’immigration une politique nouvelle rompant avec la politique des quotas qui ne répond qu’aux intérêts les plus égoïstes des pays d’accueil, est une exigence  qui ne semble pas être prise en compte par le nouveau gouvernement dès lors que l’immigration se trouve rattachée au ministère de l’Intérieur. Considérer les immigrés du seul point de vue de la rentabilité capitaliste, en instituant une main d’œuvre de sans-droits, jetable, c’est ouvrir grand la porte à l’exploitation maximum, à une nouvelle forme d’esclavage moderne. En ce domaine, la rupture doit être claire et franche et la régularisation de tous les sans papiers doit être un des premiers actes symbolique et fondateur d’une autre politique.


Le nouveau ministre de l’Intérieur est-il à ce niveau la personne la mieux qualifiée pour mener à bien cette rupture ? Ses positionnements antérieurs comme certaines de ses inadmissibles déclarations ont de quoi semer le doute sur la capacité et la volonté de changement du gouvernement.


Aujourd’hui le ministre de l’Intérieur se doit également de répondre aux attentes des habitants des quartiers populaires souvent « d’origine immigrée », appellation qui en dit long  sur les difficultés à considérer comme Français à part entière ces Français mis à part.


Egalité des droits, lutte contre les discriminations, mise hors la loi des violences policières, interdiction des contrôles au faciès, abrogation des lois anti-immigrés, fermeture des centres de rétention, lutte contre l’islamophobie, droits des migrants, promotion d’une laïcité ouverte à l’opposé d’une laïcité qui exclut (le ministre de l’Intérieur ayant en charge les cultes),  restauration des valeurs républicaines et leur application effective …Dans tous ces domaines, il est urgent d’agir fort en affichant une volonté inébranlable d’assurer la rupture avec la période précédente. Il est urgent d’agir sans retard car on sait ce qu’il advient des promesses remises à plus tard comme il en a été du droit de vote des immigrés. Cette promesse de François Mitterrand,  renouvelée par François Hollande, et qui ne doit pas connaître le même sort...

La proximité des élections législatives, dans la logique électoraliste qui semble prévaloir au Parti socialiste, ne peut servir d’excuse pour différer dans le temps une remise en cause fondamentale des politiques menées dernièrement  par la droite sous l’influence de l’extrême droite.


Il est hors de question de remettre à demain la satisfaction des revendications de justice, d’égalité et de dignité partagées par l’ensemble des immigrés et des habitants des quartiers populaires. Solidaires de ces combats, n’entrons pas dans une logique électoraliste qui ne peut entraîner que reculs et abandons.

Mouloud Aounit

Président d’honneur du MRAP

Source.

Par Michel Servet - Publié dans : Politique française
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 12:59

«Seuls les Syriens ont la clé d’une issue pacifique»

 

letemps Le chef des observateurs insiste sur les succès de la mission de l’ONU tout en reconnaissant les limites. Il revient sur le massacre de Houla qui a fait plus d’une centaine de morts, dont près de la moitié sont des enfants


Chargé de superviser la trêve en Syrie, le général norvégien Robert Mood est à la tête de la mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus), créée le 21 avril par la résolution 2043 du Conseil de sécurité.

– Damas rejette toute responsabilité dans le massacre de Houla et accuse des groupes terroristes. Quelles sont vos conclusions?

Robert Mood: Ces accusations n’ont rien de surprenant. Si le régime syrien accuse les groupes de l’opposition – qu’il qualifie de «terroristes» –, l’opposition accuse, elle, les forces gouvernementales. Je ne dirai qu’une chose: quels qu’ils soient, ceux qui ont commencé, ceux qui ont riposté et ceux qui ont contribué à un tel acte déplorable de violence doivent être tenus pour responsables, car il s’agit d’un usage aveugle et disproportionné de la force visant des civils. Les observateurs de l’ONU ont pu recueillir les témoignages de la population locale et constater par eux-mêmes qu’au moins 108 personnes avaient été tuées, dont 49 enfants et 24 femmes.

Une équipe est maintenue sur place pour collecter des informations et procéder à la reconstitution la plus exacte des circonstances dans lesquelles cette tragédie s’est déroulée. Une grande majorité des victimes présentaient des blessures causées par des éclats d’obus, mais plusieurs semblaient avoir été tuées par d’autres types d’armes, à bout portant.

 

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Par Michel Servet - Publié dans : Syrie
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 06:00
Par Michel Servet - Publié dans : Chansons françaises
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 08:09

Exemple à partir d'un fait divers malheureusement fréquent : le vandalisme dans les cimetières.

Le quotidien régional L'Union L'Ardennais signale un cas dans une commune ardennaise. L'article est très descriptif, mais ne donne aucune indication sur les motivations et auteurs présumés de l'acte: pas d'inscription, pas de revendication, etc..

Comme dans toutes les affaires similaires, la droite extrême hurle au racisme anti-blanc et/ou antichrétien.

Alors qu'aucun élément ne laisse supposer une telle motivation. La piste "soirée d'ivresse" est plus probable, puisque l'article du quotidien signale qu'on a retrouvé une bouteille d'alcool vide (c'est une explication, pas une excuse).

Par Michel Servet - Publié dans : Racisme
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 21:22

Selon certains intellectuels médiatiques parisiens, “islamophobie” est un terme à bannir absolument du vocabulaire français. Un des principaux arguments mobilisés pour justifier ce bannissement symbolique réside dans l’affirmation selon laquelle le terme a été forgé par les “intégristes iraniens” dans les années 1970 soit pour disqualifier les femmes refusant de porter le tchador, soit pour empêcher toute forme de critique de la religion musulmane:

« Le mot “islamophobie” a une histoire, qu’il vaut mieux connaître avant de l’utiliser à la légère. Il a été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de “mauvaises musulmanes” en les accusant d’être “islamophobes”. (…) En réalité, loin de désigner un quelconque racisme, le mot islamophobie est clairement pensé pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes : à commencer par les féministes et les musulmans libéraux.1 »

« Forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 70 pour contrer les féministes américaines, le terme d’«islamophobie», calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme.2 »

Pourtant, il n’existe pas de réel équivalent à “islamophobie” en persan. “islam harâssi” semble être le terme persan pour signifier “hostilité contre l’islam”, tandis que “eslam setizi” signifie “antagonisme à l’islam”. Mais il n’existe pas d’adjectif comme “islamophobe”: “eslam setiz” semble possible, mais il n’est pas très utilisé (merci à Farhad Khosrokhavar!).

Qu’en est-il de l’arabe? Deux termes arabes sont utilisés et forment rarement un mot composé comme le terme “islamophobie” en français (mais ce genre de néologisme, en arabe comme en persan, est très rare). On a donc le “classique” عداءالاسلام (‘adâ’ al-islâm, “hostilité à l’islam”) et le terme un peu plus savant, رهابالاسلام (ruhâb al-islâm, “phobie de l’islam”), mais il semble que ce dernier mot ne soit apparu que dans les années 1990 (merci à Yves Gonzalez-Quijano!).

La difficulté à trouver des origines persanes ou arabes au terme “islamophobie” réside dans le fait que, loin d’être une invention “orientale”, il s’agit en fait d’une invention… française! Ce billet vise à présenter et à contextualiser les premiers usages du terme d’islamophobie.

 

En effet, on doit l’invention du néologisme « islamophobie » et ses premiers usages à un groupe d’« administrateurs-ethnologues3 » spécialisés dans les études de l’islam ouest-africain ou sénégalais : Alain Quellien, Maurice Delafosse4 et Paul Marty. Au début du XXe siècle, la connaissance de l’islam apparaît comme une nécessité pour les administrateurs coloniaux qui souhaitent préserver la domination impériale sur les populations musulmanes colonisées. La production d’un savoir à prétention scientifique est donc intrinsèquement liée au projet de domination coloniale. Cette volonté de savoir se traduit par la multiplication d’études ethnologiques, souvent denses et érudites, sur l’« islam noir ». Le lien entre savoir ethnologue et politique coloniale est incarné par deux éléments : i) la publication de la prestigieuse revue de la mission scientifique du Maroc, la Revue du monde musulman ; ii) la circulation de ses administrateurs-ethnologues entre l’espace administratif colonial et l’espace académique, notamment le passage, en tant qu’élève ou enseignant, dans des lieux de formations spécifiques tels que l’École coloniale et l’École spéciale des langues orientales5. Pour ces administrateurs, l’enjeu principal consiste à définir la « bonne » politique coloniale en vue de gagner la confiance et une certaine légitimité auprès des colonisés. Dans cette perspective, l’islamophobie est définie selon deux acceptions : une islamophobie de gouvernement et une islamophobie savante.


 

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J'avais moi-même signalé ces études.

Par Michel Servet - Publié dans : Islamophobie
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